Une femme à la tête d’une colonne au combat.

« Je suis incapable de trouver une autre occupation que celle de me faire tuer. Je n’ai pas, comme les miliciens, le droit de traîner dans les bars pour écourter les jours et les nuits sans combats. Mon statut de femme sans peur et sans reproche, de femme à part, me l’interdit. Mes convictions personnelles aussi me l’interdisent. Alors il ne me reste qu’à me plonger dans le manuel de formation militaire que j’essaie d’apprendre par cœur… »

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C’est l’un des textes les plus forts sur la guerre d’Espagne.

Écrit par Mika Etchebéhère (1902-1992), une femme qui dirigea une colonne du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On y croise des minoritaires, des anarcho-syndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d’imminents lendemains qui chantent.

La première édition de ce livre rédigé en langue française par une internationaliste argentine qui a fini ses jours à Paris date de 1976 (Denoël). Maurice Nadeau avait alors favorisé sa publication. Le texte a ensuite été republié en format poche par Actes Sud en 1999, dans la collection « Babel Révolutions », sans le moindre appareil critique.
Cette édition, la plus complète, la plus soignée, la plus luxueuse, doit tout au travail conjoint des éditions Milena et des éditions Libertalia.

Outre des photos inédites et un texte du poète surréaliste Guy Prévan, on y trouvera une longue préface contextualisante (signée par Charles Jacquier), des extraits de la correspondance de Mika avec Alfred et Marguerite Rosmer ainsi qu’une lettre de Julio Cortázar en fac-similé. L’ouvrage comprend par ailleurs un efficace documentaire de 80 minutes de Fito Pochat et Javier Olivera (DVD).

« Rien n’est plus triste que de trouver mauvaise l’œuvre d’un ami, et à l’inverse, on ressent une grande joie lorsque ce texte est beau. Beau, nécessaire et efficace, ton livre est le témoin de la guerre d’Espagne, mais également des ruines de notre époque, et de l’invincible espoir qui est le nôtre. » (lettre de Julio Cortázar, 1974)

 

« Je suis incapable de trouver une autre occupation que celle de me faire tuer. Je n’ai pas, comme les miliciens, le droit de traîner dans les bars pour écourter les jours et les nuits sans combats. Mon statut de femme sans peur et sans reproche, de femme à part, me l’interdit. Mes convictions personnelles aussi me l’interdisent. Alors il ne me reste qu’à me plonger dans le manuel de formation militaire que j’essaie d’apprendre par cœur… »

C’est l’un des textes les plus forts sur la guerre d’Espagne.

Écrit par Mika Etchebéhère (1902-1992), une femme qui dirigea une colonne du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On y croise des minoritaires, des anarcho-syndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d’imminents lendemains qui chantent.

La première édition de ce livre rédigé en langue française par une internationaliste argentine qui a fini ses jours à Paris date de 1976 (Denoël). Maurice Nadeau avait alors favorisé sa publication. Le texte a ensuite été republié en format poche par Actes Sud en 1999, dans la collection « Babel Révolutions », sans le moindre appareil critique.
Cette édition, la plus complète, la plus soignée, la plus luxueuse, doit tout au travail conjoint des éditions Milena et des éditions Libertalia.

Outre des photos inédites et un texte du poète surréaliste Guy Prévan, on y trouvera une longue préface contextualisante (signée par Charles Jacquier), des extraits de la correspondance de Mika avec Alfred et Marguerite Rosmer ainsi qu’une lettre de Julio Cortázar en fac-similé. L’ouvrage comprend par ailleurs un efficace documentaire de 80 minutes de Fito Pochat et Javier Olivera (DVD).

« Rien n’est plus triste que de trouver mauvaise l’œuvre d’un ami, et à l’inverse, on ressent une grande joie lorsque ce texte est beau. Beau, nécessaire et efficace, ton livre est le témoin de la guerre d’Espagne, mais également des ruines de notre époque, et de l’invincible espoir qui est le nôtre. » (lettre de Julio Cortázar, 1974)

 

Livre-DVD

18 euros — 460 pages

DVD 80 mn

Coédition Milena-Libertalia.

Qu’appelle-t-on la RETIRADA ?

TRI

Un peu d’histoire : la seconde République espagnole a été proclamée à la suite des élections municipales d’avril 1931. Le roi Alphonse XIII  abandonne Madrid et part en exil sans avoir abdiqué. Ce fut la fin de la dictature monarchique espagnole (1923-1930).

En juillet 1931, début de la 2ème République espagnole, la gauche espagnole a donc le pouvoir de transformer par voie législative l’ordre social et économique du pays, et de moderniser l’Espagne.

Malheureusement, compte tenu notamment de la complexité de la société espagnole et des divergences entre les différents acteurs politiques (mouvements libertaires et anarchistes défenseurs de la révolution sociale, communistes modérés ou staliniens, socialistes, partis régionalistes), et malgré les nombreuses réformes progressistes mises en place, les espoirs suscités par ce régime républicain seront partiellement déçus.

Néanmoins, les élections du 16 février 1936 ont vu la victoire du Frente Popular (front populaire espagnol).

Mais le coup d’état de juillet 1936 mené par le général Franco, avec l’appui d’une grande partie de l’armée, des grands propriétaires terriens et de la grande majorité du clergé, plongera l’Espagne dans une guerre civile au cours de laquelle Hitler et Mussolini apporteront un soutien militaire décisif aux franquistes. Les estimations actuelles font état d’environ 500 000 victimes majoritairement dans le camp républicain.

La France, l’Angleterre et les USA resteront quasiment neutres dans ce conflit durant lequel les allemands ont pu tester leurs forces, leur stratégie de combat et leurs matériels, avant de poursuivre avec le déclenchement de la deuxième guerre mondiale.

Et malgré l’appui de l’URSS et le déploiement extraordinaire des brigades internationales venues soutenir l’armée de la République, le camp républicain, dont les différentes composantes ont malheureusement été souvent divisées, perdra la guerre à laquelle Franco mettra un terme le 1er avril 1939, après avoir provoqué début 1939 l’exil de près de 500 000 républicains espagnols majoritairement vers la France, pour échapper à la féroce répression des franquistes.

Cet exil sera par la suite appelé « retirada » en espagnol et catalan.

la-foule-des-refugies-au-perthus-29-janvier-1939_451624_516x332 RETIRADA 1939

Ces réfugiés seront « parqués » dans des conditions déplorables dans des camps de concentration mis en place à la hâte notamment sur les plages du Roussillon (Argelès-sur-Mer, Saint Cyprien, Le Barcarès, Rivesaltes,…) et dans d’autres régions (Le Vernet d’Ariège, Gurs, Angoulême, …) avant d‘être ensuite dispersés sur tout le territoire ou envoyés dans les camps de concentration allemands. D’autres partiront vers l’Afrique du nord et certains pays d’Amérique latine, notamment le Mexique et le Brésil.

Beaucoup de combattants espagnols rejoindront la résistance française ou la légion puis la 2ème DB du Général Leclerc notamment.

Certains seront incités par les états français et espagnol à retourner en Espagne. Ceux qui y retourneront seront aussitôt internés dans les geôles du Caudillo.

En Espagne, Franco mettra en place une dictature et une terrible répression perdurera durant de nombreuses années à l’encontre des combattants de la République, de leurs familles, amis, ….

Après la victoire des alliés sur les nazis, les républicains espagnols espéraient qu’ils chasseraient Franco pour rétablir un régime démocratique mais la stratégie des alliés n’était pas celle-ci.

La majorité des réfugiés espagnols ont fait leur vie en France et leurs enfants se sont parfaitement intégrés.

Pour en savoir plus, on pourra se reporter aux très nombreux ouvrages écrits sur la guerre d’Espagne et la retirada, notamment le livre de Geneviève DREYFUS-ARMAND : « L’exil des républicains espagnols en France. De la guerre civile à la mort de Franco ». (Editions Albin Michel), ainsi que sur de nombreux sites internet de diverses associations.

http://www.histoire-immigration.fr/des-dossiers-thematiques-sur-l-histoire-de-l-immigration/la-retirada-ou-l-exil-republicain-espagnol-d-apres-guerre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Retirada

PASSAGE FRONTIERE 39 RETIRADA 1939 2

 

 

 

Un film rare sur l’exode des républicains espagnols en 1939

L’Independant.fr publie un long extrait du film « L’exode d’un peuple », jamais diffusé à la télévision ni sur Internet

Un film rare sur l’exode des républicains espagnols en 1939
L’Indépendant.fr a publié ce vendredi un long extrait (18 des 36 minutes que compte le film) du document de Louis Llech et Louis Isambert tourné à l’hiver 1939 sur l’exode des républicains espagnols dans les Pyrénées-Orientales et intitulé : « L’exode d’un peuple ».

Ce document a été édité en DVD avec l’ouvrage «La retirada en images mouvantes» (ed. Trabucaire ).

http://www.sudouest.fr/2013/02/22/un-film-rare-sur-l-exode-des-republicains-espagnols-en-1939-975042-4803.php

De la part de jacqueline

« Histoire d’une photo »

Qui ne connaît cette célèbre et émouvante photo, souvent reproduite dans les livres, parue le 18 février 1939 dans la revue l’Illustration, photo devenue l’un des symboles emblématiques de la Retirada ?

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Amadeo (5 ans), Mariano le père, Alicia la sœur et Antonio le frère aîné arrivaient de Monzón (Province de Huesca).
(Photo « Satara », inconnue des photographes. Certains auteurs indiquent que ce cliché appartient à l’agence Roger-Viollet –créée en 1938 – mais je ne retrouve aucune copie dans leurs archives). On remarquera que le père porte sur son épaule droite le drapeau républicain où l’on peut distinguer la « grenade » représentant le royaume du même nom qui est placé en bas du blason officiel.

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Voici rapidement ce que l’on sait de leur épopée :
Le 20 novembre 1937, la ville de Monzón est bombardée par des Savoia italiens. La mère, Pilar, prend son ouvrage, empoigne Amadeo et prie Antonio de suivre une voisine qui se saisit au passage d’Alicia et cours se mettre à l’abri, dans les champs, loin des maisons. Elle s’aperçoit rapidement qu’elle a oublié son dé à coudre et prie Antonio d’aller le chercher. Elle se couche sur Amadeo afin de le protéger et, dans le même réflexe, la voisine sur Alicia. Des éclats de bombe atteignent les deux femmes. Amadeo a son pied gauche en partie arraché, sa sœur Alicia la jambe gauche déchiquetée. L’aîné Antonio est miraculeusement indemne, il constate, effondré, le massacre. Le père rentre précipitamment de la sucrerie dans laquelle il travaille (collectivisée par un comité anarcho-syndicaliste). Deux semaines plus tard la maman décède à l’hôpital de Lérida,  Amadeo aura le pied amputé et sa sœur la jambe gauche. Le papa décide de s’installer près de l’hôpital afin de veiller sur ses enfants. Le 23 novembre un autre bombardement atteint la salle d’hôpital où ils se trouvent. Ils en sortent indemnes. Le père a eu la bonne idée de quitter Monzón car la ville est prise par les franquistes le 30 mars et se préparent à investir Lérida. L’hôpital est évacué par camion vers la clinique San Pau de Barcelone, Mariano recherche alors un nouveau lieu d’accueil et, début juin, il trouve une place pour les trois enfants à La Garriga, à 30 km au nord de Barcelone, dans une colonie pour orphelins parrainée par Negrín où le père a pu se faire engager comme gardien. Devant l’avancée franquiste sur Barcelone la famille est conduite à Ripoll puis à Camprodón, puis ensuite vers la frontière française. Etant donné l’état des deux enfants ils bénéficient d’un camion pour accomplir les 18km séparant Camprodón du col d’Ares, frontière et terminus carrossable. De là, le groupe a emprunté l’un des nombreux sentiers conduisant à Prats de Mollo. C’est en chemin que Thomas Coll, un habitant du village, ancien poilu de 14-18, lui aussi amputé, offre sa main à Amadeo pour atteindre le lieu de fouille de la frontière.
Le père décède, probablement dans un camp, entre fin 1939 et début 1940. Amadeo, entouré de ses petits-enfants, vit sa retraite à Alcalá de Henares. Atteint d’un cancer je ne sais pas s’il est encore parmi nous.
En voici l’histoire de cette photo :
Le journal « El País Semanal » souhaite publier un numéro spécial consacré à la Retirada (qui sera mis à la vente le 12 janvier 2003). Il est alors proposé aux lecteurs d’envoyer leurs témoignages. Amadeo envoie un courrier (« Yo ni perdono, ni olvido ») ainsi qu’une copie de cette photo où il s’identifie. L’émotion des lecteurs entraine une vague de sympathie pour cet aragonais au parcours douloureux. Le journal reçoit des appels téléphoniques et aussi de nombreux courriers dont celui d’Irène Suñer de l’Association des Fils et Filles de Réfugiés Espagnols et Enfants de l’Exode (FFREEE) d’Argelés et de Marguerite Planell, présidente de l’association « Prats Endavant » de Prats del Mollo. Amadeo apprend alors que l’homme qui lui tient la main s’appelle Thomas Coll.
Fin 2003, Enrique Líster López, le fils du célèbre général communiste, écrit à la rédaction et adresse une copie d’un film qu’il a retrouvé dans les archives de son père : « Levés avant le jour », réalisé en 1948 par Bertrand Dunoyer. Amadeo découvre l’existence de ce film et revit avec une grande émotion ces instants pénibles, dans la neige et le froid, en compagnie de son père et de ses frère et sœur. Soixante ans plus tard, invité à Prats de Mollo, Amadeo revivra son tragique passé. (Enrique Líster junior, aujourd’hui retraité, a été maître de conférence en Langue, Civilisation et Histoire russe à l’université de Poitiers).

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Bande extraite du film « Levés avant le jour » dont le titre est tiré de l’ouvrage d’Artur London « Espagne, Espagne… ».
Film réalisé par Bertrand Dunoyer (54’) :
http://parcours.cinearchives.org/Les-films-731-153-0-0.html

La courte séquence sur Amadeo est à 5’08 ’’ (index défilant au centre de l’écran).

presse

Amadeo

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Monument de l’exil à La Vajol, « Mariano en compagnie de sa fille Alicia ».

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Je vous recommande vivement la visite du MUME (Musée Mémorial de l’Exil) à La Junquera.

http://www.museuexili.cat/index.php?lang=fr

Sources :
PRUJA, Jean-Claude, « Premiers camps de l’exil espagnol, Prats de Mollo, 1939 », Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, 2003.
PRUJA, Jean-Claude, « De la République aux camps de l’exil, La Guerre d’Espagne, Réfugiés dans les Pyrénées et sur la côte catalane », Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, 2009.
LONDON, Artur, « Espagne… », Bruxelles, Editions Tribord, 2003.
http://todoslosrostros.blogspot.fr/2009/09/en-algun-oculto-lugar-de-la-memoria.html
Jean-Claude Vanhille Lite

Espagne1931-2006.

Du contexte socio-politique en Espagne à la fin de la Monarchie ; 1931, la 2e République espagnole sans violence ; les réformes de Manuel Azaña ; la victoire de la droite en 1934 ; les forces politiques en présence et la situation explosive ; l’importance de l’anarcho-syndicalisme, le coup d’Etat Franquiste, guerre et révolution en Espagne, la retirada, la répression franquiste, la résistance et la transition démocratique.

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A lire ou à relire : « Révolution et contre révolution en Catalogne, 1936-1937 » de Carlos SEMPRUN MAURA

Présentation1 revolution et contre revLa guerre d’Espagne n’a pas été seulement une terrible guerre civile.

En effet, une tentative de révolution sociale avait vu le jour quelque temps auparavant dans diverses régions d’Espagne et s’est poursuivi pendant la guerre civile.

L’ouvrage « Révolution et contre révolution en Catalogne (1936-1937) » de Carlos SEMPRUN MAURA retrace de façon très détaillée cette tentative en Catalogne et en Aragon.

Il s’appuie notamment sur les écrits, règlements, tracts, lois, déclarations, … des différentes parties antifranquistes (gouvernement républicain légal, staliniens, communistes modérés, socialistes et surtout les mouvements libertaires, acteurs majeurs de cette tentative).

On trouvera sur la deuxième photo jointe à l’article un résumé du sujet du livre (double click pour l’agrandir).

Le livre est passionnant mais le nombre de documents à caractère plus ou moins administratifs rapportés et commentés peut rebuter certains lecteurs.

J’ai noté quelques points qui ont particulièrement attiré mon intérêt :

  • L’étendue des collectivisations et de l’autogestion agricoles et industrielles mises en place dans le cadre de cette tentative de révolution sociale, collectivisations qui ont perduré longtemps en Aragon.
  • La suppression par les anarchistes et leurs milices des anciennes hiérarchies et bureaucratie existantes, afin de mettre en place les leurs non moins pesantes.
  • L’opposition, jusqu’au divorce, au sein des mouvements libertaires, des militants de base et des dirigeants compromis avec les autres parties.
  • Les alliances « contre nature », notamment entre les républicains de la Généralité catalane (le gouvernement légal) et les communistes staliniens dans le but de détruire cette tentative libertaire, y compris avec une terrible violence.

Nous savions depuis longtemps qu’au sein de la guerre civile, une autre guerre fratricide avait eu lieu. Mais la description détaillée de cette période désastreuse inspire consternation et m’interroge : comment les « Républicains » auraient-ils pu gagner …

L’auteur est Carlos SEMPRUN MAURA, frère de l’écrivain Jorge SEMPRUN.

A la lecture du livre, on devine ses sympathies libertaires.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Sempr%C3%BAn_Maura

A noter que le livre a été imprimé par l’imprimerie tourangelle MAME en 1974.

 

Jean-Louis nous informe : un documentaire « Compañera »

Dans l’huma du 7 septembre, un documentaire :

« Compañera », réhabilite le rôle des femmes dans la défense de la République espagnole

Publié le 10 Septembre 2015

« Compañera », le documentaire de Dominique Gautier et Jean Ortiz rend hommage aux femmes et à leur rôle dans la défense de la République espagnole, dans l’anti-franquisme. Une participation décisive longtemps reléguée, comme effacée. Sortie octobre 2015.

La suite :

« Compañera », réhabilite le rôle des femmes dans la défense de la République espagnole

http://www.humanite.fr/companera-rehabilite-le-role-des-fem

Rencontres au détour des vacances…

Au cours de nos pérégrinations ornithologiques, dans les P.O.
(Pyrénées Orientales),nous avons découvert ,au bout d’un chemin
inextricable,d’un petit village de montagne catalane :PY (réserve naturelle),
une plaque commémorative de la retirada (voir pièce jointe ).
Ce qui semble banal ,au premier abord,dans ce département qui reçut plusieurs
centaines de milliers de réfugiés, l’ait beaucoup moins, quand comme nous, avons pu le
constater physiquement, la route empruntée n’était pas la plus naturelle et la plus facile.
-La vallée de la Rotja est très escarpée,avec peu de sentiers ou sentes naturelles dessinées
( peu d’élevage et estives).
-La frontière suit des sommets de plus de 2000m qui forment une barrière très difficile à franchir
-Il est certain qu’au mois de février 1939,cette « route » était fortement enneigée.
Alors pourquoi avoir choisi cet itinéraire ?
Était ce un choix ,ou se sont ils perdu ?
Avaient-ils des contacts avec les catalans du village de Py ou de Mantet ?
Pensaient-ils,que l’accueil français serait meilleur ici que sur les grands passages?
Je crois savoir que la route de Mollo était la dernière à être contrôlée par les fascistes,
ces réfugiés faisaient -ils parti des dernières vagues ?
Qui étaient-ils ?

J’imagine mal des femmes , enfants, vieillards résister à une telle marche!
Que sont ils devenu ?

Quelle est leur histoire ?
Visiblement à PY leur mémoire a perduré,mais en interrogeant un garde de la maison de la nature,
il m’indiqua sans trop de précision, que certains s’étaient établis dans l’arrière pays
(j’ai grand peine à imaginer plus arrière pays que cette vallée ) ou ont étés dirigés vers
Rivesaltes…..Bref rien de bien probant .
Étant seulement de passage, je n’ai pu continuer mes investigations plus loin, auprès du maire,
des résidents etc…..ces questions resteront pour l’instant sans réponse.
Je souhaitais seulement vous faire partager ma stupéfaction devant les conditions extrêmes de
cet « exode ».
Salut et fraternité
Bruno N.

Faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains espagnols exilés

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