à l’Université de Tours, deux conférences : 18 mars sur Juan Negrin 25 mars L’anarcho-syndicalisme en Espagne (1917-1939) : les deux visages de l’utopie 

Nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence de Monsieur Antonio ELORZA, écrivain, historien et spécialiste en Sciences Politiques

 

Titre de la conférence

L’anarcho-syndicalisme en Espagne (1917-1939) : les deux visages de l’utopie 

L’anarcho-syndicalisme espagnol entre utopie et stratégie anarchiste.

Lundi 25 mars 2019 de 17 h à 19 h – Salle TA 35 

(site universitaire, 3 rue des Tanneurs. Tours

Département d’Espagnol et de Portugais 

et association Retirada37

Accès libre ‒ Ouvert à tous

                                                                                 

L’anarcho-syndicalisme en Espagne (1917-1939) : les deux visages de l’utopie 

Antonio Elorza a été Professeur de Sciences Politiques à l’Université Complutense de Madrid. Disciple des Historiens Jose Antonio Maravall et Luis Diez del Corral. Sa thèse de doctorat eût comme sujet « L’idéologie libérale dans l’Espagne des Lumières ». En 1984, « La raison et l’ombre » sur Ortega y Gasset reçut le Prix Anagrama . Autres livres:et recherches : « Idéologies du nationalisme basque », « Fédéralisme et réforme sociale (1840-1843) « ,« Utopies de 68 », « Anarchisme et utopies en Espagne », « Chers camarades. Le Komintern et l’Espagne 1919-1939 ») « La formation du PSOE » , « Umma. L’intégrisme dans l’Islam ». Il a été professeur invité à Paris IV, Paris VIII, à l’université de Bourgogne, à l’EHESS, à l’Université de Turin, et au CIDE (Mexique).

Dans les années 60 il a fait des recherches sur l’anarchisme des années 30, après avoir rencontré plusieurs des ses anciens dirigeants (Federica Montseny, Diego Abad de Santillan, Domingo Torres, Joan Manent). Il a élaboré une anthologie sur l’anarchisme publiée par « Cuadernos de Ruedo Iberico. Il collabora à cette revue, ainsi qu’à « Triunfo », « Cuadernos para el dialogo » », « Revista de Occidente », et aujourd’hui dans des journaux comme « El Pais » , « El Correo », et aussi dans la revue « Claves de la razón práctica ».

 

lundi 18 mars de 17h à 19h à l’Université de Tours Conférence Juan Negrín

                     Nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence de  Carmen NEGRIN

Titre de la conférence

L’œuvre de JUAN NEGRIN à la lueur des archives

Carmen NEGRIN, petite-fille de Juan NEGRIN, se propose de mettre en lumière à partir darchives privéesl’œuvre politique de celui qui futde 1937 à 1945, président du Conseil des ministres de lEspagne républicaine, puis chef du gouvernement républicain en exil.

Lundi 18 mars 2019 de 17 h à 19 h Salle TA 35

(site universitaire, 3 rue des Tanneurs. Tours)

Département d’Espagnol et de Portugais

et association Retirada37

Accès libre ‒ Ouvert à tous

Carmen Negrín

Née aux Etats-Unis (Trenton, NJ) en 47, de père espagnol, pilote républicain, de grand père espagnol, dernier président du gouvernement républicain en terre d’Espagne et premier président du gouvernement en exil, de grand mère paternelle russe exilée par la révolution, et de famille maternelle américaine, descendante de pèlerins arrivés dans le Mayflower.

En résumé, la somme d’un mélange d’exils, parfois contradictoires.

Comme beaucoup de descendants d’exilés, j’ai vécu aux Etats Unis, au Mexique, en France, en GB.

Etudes primaires en France, secondaires au Mexique, Université de Berkeley dans les années soixante, Université Paris-La Sorbonne et René Descartes (B.A. Littérature comparée, Licence de lettres, début de maîtrise en sciences de l’éducation).

Travail dans l’enseignement pour adultes, puis pendant 30 ans à l’UNESCO (motif de l’interruption des études universitaires), au Cabinet de trois Directeurs généraux de l’organisation, ainsi que dans les secteurs de l’éducation, des sciences sociales, de la culture et finalement au Centre du patrimoine mondial en tant que responsable du patrimoine mondial de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Ancienne membre du conseil de plusieurs associations concernées par les populations autochtones, et actuellement Présidente d’honneur de la fondation Juan Negrín, située à Las Palmas de Gran Canaria, patrie de la famille espagnole, et présidente du CIIMER (centre d’interprétation et d’investigation de la mémoire de l’Espagne républicaine), situé à Borredon et qui regroupe presque 50 associations de mémoire républicaine espagnole.

                                               Université de Tours

Lundi 18 mars 2019 de 17 h à 19 h Salle TA 35

(site universitaire, 3 rue des Tanneurs. Tours)

Conférence sur Archives Juan Negrin

Juan Negrin a été président du gouvernement de la République espagnole de 1937 à 1939 et jusqu’à 1945 dans l’exil. Il a été fortement attaqué par ses adversaires, les franquistes, mais aussi par les siens et fut exclu du PSOE en 1948 ; 60 ans après en juillet 2008 le parti socialiste le réhabilita. Ces accusations qui font partie de ce qui est appelé « la légende noire » sont sujettes à caution. L’historien Gabriel Jackson, par exemple, estime que 90% d’entre elles sont infondées. Carmen Negrin, à travers les archives, dans sa conférence, abordera des sujets comme la question de l’envoi de l’or de la République à Moscou, la résistance à l’ennemi jusqu’au bout, la position d’Indalecio Prieto chef du PSOE par rapport à Negrin, autant de sujets qui méritent que l’on porte un regard d’historien pour réhabiliter cette grande figure de la République espagnole. Une meilleure connaissance de l’Histoire de l’Espagne, sur la base d’archives et non de « fake news » comme on pourrait dire aujourd’hui, est utile pour aider les nouvelles générations à mieux comprendre leur actualité, qui voit les idéologies fascistes ressurgirent..

Déroulé de la conférence

Portrait du propriétaire des archives le Dr. Et Président du Conseil des Ministres de la IIème République de l’Espagne, Juan Negrin.

Parcours et circonstances de la sauvegarde des archives.

Importance historique des archives en tant que références et réponse à la « légende noire » sur la IIième République de l’Espagne et sur la guerre d’Espagne.

Conséquences de la transparence historique.

Réhabilitation en Espagne de l’image de Juan Negrin et de la République espagnole

LE POUM : REVOLUTION DANS LA GUERRE D’ESPAGNE (1936-1939)

Nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence de
Monsieur Jean-Louis BARGÈS, membre du CA de l’association Retirada37.

Le POUM (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste) est une organisation communiste antistalinienne qui naît à Barcelone en septembre 1935. Aujourd’hui encore, l’histoire de ce parti qui fut un des protagonistes de la Guerre Civile d’Espagne (1936-1939) reste mal connue.

Lundi 25 février 2019 de 17 h à 19 h – Salle TA 218
(site universitaire, 3 rue des Tanneurs. Tours)

Département d’Espagnol et de Portugais
et association Retirada 37

Mardi 12 février à 18h30 à la Bibliothèque de Saint-Pierre-des-Corps Conférence par Enrique Lister Lopez sur « Un épisode peu connu de l’Histoire de France: l’interdiction du P.C. espagnol en France en 1950 »

Enrique Li­ster Lopez est né à  Moscou en 1941. Il a vécu en France, Hongrie, Tchécoslovaquie et URSS. Il est Docteur en Lettres et diplômé en Histoire moderne de l’Université Lomonosov de Moscou et titulaire d’un DEA de la Faculté de Sciences Humaines de Poitiers, avec une thèse de doctorat sur «L’Exil communiste espagnol en France et un URSS (1936-1950). Contribution a l’histoire d’une émigration ».». Il a été Maître de conférences à  Poitiers et Directeur du Département d’Etudes Slaves jusqu’en 2009, après avoir commencé comme lecteur de russe en 1969. Militant communiste, il a été expulsé du PCE en 1970 et a participé en 1973 à  la fondation du PCOE (Parti Communiste Ouvrier Espagnol). Il a été responsable de la Commission Idéologique du PCOE et a écrit de nombreux articles anti-eurocommunistes et deux livres « Carrillo, les deux faces d’une même pièce»1971 et « Léninisme et opportunisme »1976 et en 2008 « Prague, août 1968. Pages d’un journal personnel »

Enrique Lister Lopez est spécialiste de l’immigration républicaine en France, URSS et pays socialistes d’Europe de l’Est ».

Exposition sur GUERNICA

L’Association « Retirada 37 » vous propose, du 12 au 16 février 2019,
à la médiathèque de La Riche, une exposition sur GUERNICA.

Petite localité de la province de Biscaye, Guernica était célèbre pour son chêne, sous lequel les monarques espagnols promettaient, selon la tradition, de respecter les libertés basques. Le bombardement massif de cette ville par la légion Condor, le 26 avril 1937, eut un grand retentissement dans le monde entier, dont s’est fait l’écho Picasso dans son célèbre tableau, « Guernica » :

De riches panneaux thématiques retracent l’histoire de ce bombardement meurtrier, analysent le contexte historique et politique et l’œuvre de Picasso.
Venez les découvrir à la médiathèque de La Riche, près de la mairie, ouverte selon les horaires suivants :

Mardi 14:00–19:00 Mercredi 10:00-18:00 Vendredi 14:00-19:00 Samedi 10:00-18:00

Le samedi 16 février à 15 heures, l’association « Retirada 37 » vous invite à une réunion-débat avec une introduction de Joséphine Bargès sur le martyre infligé au peuple de Guernica par le franquisme et ses alliés nazis.

Un vin d’honneur viendra ensuite clôturer l’exposition.

ROMANCERO DES OMBRES


« Et un matin tout était en flamme
et un matin les foyers sortaient de terre dévorant les vivants,
et dès lors ce fut le feu,
ce fut la poudre dès lors, et dès lors ce fut le sang
. »
Pablo Neruda

En cette année qui marque le quatre-vingtième anniversaire de la
Retirada (l’exil de 500000 républicains espagnols en France), en
ces temps où une Europe nauséabonde renaît de ses cendres, le
«Romancero des ombres» est un geste artistique nécessaire pour
continuer à vivre debout.

Deux matériaux sont au cœur de cette création :

un film documentaire (Compañeras) et le témoignage de Manuel
Cano Lopez (En remontant le temps lointain), le père du metteur.
Compañeras, le film de Jean Ortiz et de Dominique Gautier,
donne la parole à des femmes « courage » qui racontent leur rôle,
effacé de la mémoire collective espagnole, dans la défense de la
République espagnole et dans l’anti-franquisme.

Depuis leur condition d’avant l’avènement de la République,
en 1931, jusqu’à nos jours, elles évoquent leurs espoirs et leurs
souffrances.

En remontant le temps lointain est composé d’une dizaine de
pages, que Manuel Cano Lopez écrivit à la demande de son fils.
Un récit émouvant des souvenirs d’un enfant de onze ans perdu
dans le tourbillon de la guerre civile en Andalousie.

Les témoignages de ces femmes et le récit de ce petit garçon
s’entrelacent étroitement et nous renvoient avec force les douleurs
passées mais toujours vivaces.

Partager aussi ce qui a été profondément enfoui, et nous permettre
ainsi de mieux penser (panser) et vaincre nos incertitudes et nos
peurs d’aujourd’hui.

RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS
02 47 38 29 29 // info@ciecanolopez.fr

1969, Paco Ibáñez : l’Espagnol d’Aubervilliers

Le 2 décembre 1969 le chanteur en exil donnait à l’Olympia un concert devenu légendaire, incarnation fervente de la résistance au franquisme. 50 ans plus tard et avant de ressusciter cette prestation le 24 janvier prochain au Casino de Paris, il revient sur cette histoire.

Né en 1934 à Valence, fils d’anarchiste, forcé par la guerre civile à s’exiler au pays basque puis à Perpignan, Paco Ibáñez débarque à Paris en 1952. Sa rencontre, quelques années plus tard avec Georges Brassens consacre sa révélation pour la poésie. Dès lors, il n’aura de cesse que de mettre en musique les plus grands poètes de langue espagnole (Rafael Alberti, Gabriel Celaya, Antonio Machado, Pablo Neruda, José Agustín Goytisolo etc).

Vivant à Aubervilliers, il fréquente de nombreux artistes espagnols ou latino-américains et publie deux albums en 1964 puis 1967.

En 1968, il assiste aux événements de mai à Paris et, profitant d’un assouplissement temporaire du régime espagnol, se produit pour la première fois en Catalogne et à Madrid. Pourtant début 1969, Franco resserre la vis et instaure l’état d’exception : contraint de retourner à Paris, Paco Ibáñez se produit cette année-là dans la cour de la Sorbonne puis à l’Olympia, au cours de deux soirées restées dans les mémoires en raison de la communion entre le chanteur et son public.

A l’occasion du concert qu’il donnera le 24 janvier prochain au Casino de Paris, recréation de la performance de l’Olympia (augmentée d’autres chansons) Juke-Box modifie sa formule habituelle et reçoit le chanteur espagnol pour une interview exceptionnelle.

Faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains espagnols exilés

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