Archives de catégorie : Culture

Coro, Tierra y libertad – Preliminares

Actuación en directo del concurso oficial de agrupaciones carnavalescas de Cádiz (COAC), retransmitidos a través de Onda Cádiz Televisión.

COMPARSA LA CREADORA

COMPARSA LOS MOJARRITAS

CUARTETO ¡ESTO ESTÁ EMPETAO!

CHIRIGOTA LA MISIÓN, EL EVANGELIO SEGÚN SANTANDER

CHIRIGOTA VERANO AZUL

COMPARSA LA BOQUITA PRESTÁ

CORO TIERRA Y LIBERTAD

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ADIOS A FEDERICO

Après neuf créations théâtrales consacrées à l’œuvre de Federico Garcia Lorca d’une richesse et d’une force infinies, José Manuel Cano Lopezcompose un dernier parcours théâtral dans les multiples matériaux littéraires, musicaux et plastiques de son compagnon de route de Granada.

Une soirée pour essayer d’oublier la dernière nuit de Federico sous les étoiles tremblantes des collines arides de Viznar en ce 19 août 1936.

Ses personnages, ses paysages, ses rêves et ses peurs rôdent parmi les oliviers et les chênes lièges et sur le plateau du Plessis : Bernarda Alba, le Metteur en scène, Yerma, le Poète à New York, la Comédienne, Don Perlimplin, Marcolfe, Bélise, Antonito el Camborio, Buster keaton…

« La réalité commence, car l’auteur ne veut pas voir assis au théâtre, mais au milieu de la rue. Pour lui, plus de poésie, plus de rythmes, plus de littérature.
L’odeur des lys m’est agréable, mais je préfère l’odeur de la mer. Je pourrais dire que l’odeur de la mer s’exhale des seins des sirènes : cela lui est égal à la mer ; elle n’entend pas. Elle frappe sans cesse au rivage dans l’attente de nouveaux noyés.

C’est ce qui compte pour l’homme.

Mais comment apporter l’odeur de la mer dans une salle de théâtre,
comment inonder d’étoiles les fauteuils d’orchestre? »

L’ultime étape d’un parcours passionné, engagé il y près de 50 ans, par José Manuel Cano Lopez avec son maître et compagnon de route Federico Garcia Lorca.
Le dernier mois de vie de Federico dans une Espagne qui s’embrase se joue sur un « tablao » du cœur.

Un ultime et vibrant hommage au poète, peintre, musicien et dramaturge andalou pour essayer d’ « apporter l’odeur de la mer dans la salle de théâtre et d’inonder l’orchestre d’étoiles »…

Les étoiles tremblantes de Viznar près de la Fontaine des Larmes en cette nuit du 19 août 1936, nuit de l’assassinat du poète…
Le metteur en scène tourangeau-andalou invite ses amies et amis artistes de tous les horizons à s’emparer d’un univers inoubliable…

Textes : Federico Garcia Lorca

Conception et mise en scène : José Manuel Cano Lopez

Costumes et scénographie : Camille Lebègue

Musique, création sonore : Clément Cano Lopez, Rubin Steiner

Lumière : Clément Cano Lopez

Chorégraphie : Léa Carlosema

Distribution : Reine Bernard, José Manuel Cano Lopez, Françoise Cano Lopez, Léa Carlosema, Jean-Pierre Guitton, Jean-Louis Maitre, Alain Papillon, Matilde Thomas

Production : Compagnie Diotima avec l’aide du Plessis, commun culturel et humaniste et de la Retirada37 .

Jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 avril

19h RESTAURATION
Produits locaux et en circuits courts

20h REPRÉSENTATION THÉÂTRALE – « ADIOS A FEDERICO » D’après l’œuvre de Federico Garcia Lorca, création originale de la COMPAGNIE DIOTIMA

TARIF MINIMAS : 8 euros

TARIF PARTAGÉ : 12 euros

TARIF SOLIDAIRE : 14 euros

INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS : 02.47.38.29.29 ou info@plessis-tierslieu.fr

Le concert de David et Juan Francisco Ortiz

Le vendredi 11 mars, Retirada 37 reprenait ses modestes activités après deux ans d’inaction.

Pour le bonheur de tous, ce fut un succès !!!

Merci à José Manuel et toute son équipe « Le Plessis Tiers-lieu culturel et humaniste », et aux membres de Retirada 37 pour leur implication.

En présence d’un nombreux public, ce sont produit en concert Juan Francisco Ortiz à la guitare et David Ortiz son fils au violoncelle, ce fut une soirée emprunte d‘émotions avec une musique de qualité, les musiciens ont terminé leur concert sous des applaudissements chaleureux.

Merci à eux, ils nous ont offert ce concert gracieusement.

James ( président de Retirada37)

Le 27 janvier dernier Juan Francisco Ortiz et son fils David donnaient un concert pour la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste dans le musée Séfarade à Tolède. Ils étaient ce 11 mars sur la scène du Château du Plessis à l’invitation de notre association en partenariat avec ce nouveau tiers-lieu culturel et humaniste, à La Riche, pour rendre hommage à Francisco Ortiz et à tous les espagnols déportés à Mauthausen-Gusen (Autriche). Les Espagnols portaient un triangle bleu marqué de la lettre « S » pour Spaniers. Plus de 5000 Espagnols y moururent. Les rescapés furent libérés par l’armée américaine le 5 mai 1945. Francisco Ortiz fut de ceux-là.

Aujourd’hui le fils et le petit fils leur rendent hommage à travers leurs concerts de guitare et de violoncelle, avec des œuvres originales composées par Juan Francisco Ortiz et d’autres pièces musicales, de l’art populaire comme le célèbre « Emigrante » de Juanito Valderrama connu de tous les Espagnols réfugiés en France, ou de la poésie avec Federico Garcia Lorca, Antonio Machado et Miguel Hernadez.

Le drapeau républicain que le matricule 4252, Francisco rapporta du camp fut confectionné avec ses camarades. Le fac-similé du drapeau fut offert à José Manuel Cano lopez, responsable du Plessis et sera exposé à la vue du public. Juan Francisco le présenta au Mémorial de Mauthausen lors d’un concert en 2015.

Dans son concert il nous a raconté la vie de son père à travers les morceaux écrits, mais aussi les souffrances de tous ceux qui vécurent sous le franquisme, comme ces 13 jeunes filles qui furent exécutées le 5 août 1939 dans le cimetière de Madrid pour leur seule appartenance aux Jeunesses communistes. Ce fut lors de cet hommage le 5 août dernier que nous rencontrions, mon épouse et moi, Juan Francisco et David à Madrid où ils nous firent la promesse de venir jouer gratuitement à Tours à l’invitation de Retirada37.

La salle était comble, ce 11 mars au Plessis et ils furent nombreux, sur un liste d’attente, à ne pouvoir y participer. L’émotion était forte dans la salle. Juan Francisco et David furent longuement applaudis.
Ce fut une soirée de grande qualité musicale et d’une charge émotionnelle qui restera longtemps gravée dans nos mémoires.

Merci à Juan Francisco, merci à David, merci à José Manuel pour avoir accueilli ce magnifique spectacle. Merci à Viviane et Hervé pour leurs très belles photos. Merci à tous les adhérents de Retirada37 pour leur implication dans cette belle initiative.

Luis et Sylviane (adhérents de Retirada37)

Concierto Juan Francisco y David Ortiz – Memoria
Este 27 de enero pasado, Juan Francisco Ortiz y su hijo David daban un concierto por el día internacional de conmemoración de las víctimas del Holocausto en la Sinagoga del Tránsito (Museo sefardí de Toledo). Este 11 de marzo estaban con nosotros en el escenario del Castillo de Plessis (La Riche – Tours) invitados por nuestra asociación – Retirada37 – en colaboración con este nuevo espacio cultural y humanista, en el pueblo de La Riche, para rendir homenaje a Francisco Ortiz (padre y abuelo de los artistas) así como a todos los españoles exiliados y deportados en el campo de concentración nazi de Mauthausen-Gusen (Austria, 1940-1945). Asignaron a los presos españoles el tristemente famoso Triángulo Azul, con una «S» bordada por «Spaniers». Más de cinco mil españoles murieron durante esos años hasta la liberación del campo el 5 de mayo de 1945. Francisco Ortiz, preso número 4245 fue uno de los que sobrevivieron.

Hoy, el hijo y el nieto de Francisco, les rinden homenaje con un concierto de guitarra y violonchelo con obras originales compuestas por Juan Francisco Ortiz y otras piezas musicales, algunas populares como «El emigrante» de Juanito Valderrama, conocida por todos los españoles exiliados. Otras obras son adaptaciones de obras poéticas de Federico García Lorca, Antonio Machado o Miguel Hernández

La bandera republicana original, echa en Mauthausen por los propios presos sastres y que conservó el preso 4245, fue presentada al público y la familia Ortiz regaló un facsímil al responsable de Plessis, José Manuel Cano López y esta será expuesta en el mismo centro para el público visitante.

En este concierto, a través de la historia de Francisco Ortiz, los artistas cuentan con música y poesía el exilio, la deportación, así como el sufrimiento de las víctimas del franquismo, de las 13 Rosas fusiladas… El pasado 5 de agosto, durante la ceremonia de conmemoración del fusilamiento de las 13 Rosas en el cementerio del Este conocimos a Francisco y a David quienes nos hicieron la promesa de venir a tocar gratis a Tours con la invitación de nuestra asociación Retirada37.

Se llenó la sala este 11 de marzo en el Plessis y hasta tuvimos una larga lista de espera que no pudo asistir. Fue fuerte la emoción durante todo el concierto. Los artistas David y Francisco fueron largamente aplaudidos, una noche de gran calidad musical y con una carga emocional intensa que quedará grabada en nuestra memoria.
Gracias a Juan Francisco y a David. Gracias a José Manuel por haber recibido a los artistas y haber hecho posible este magnífico espectáculo. Gracias a Viviane y a Hervé por las increíbles fotos. Gracias a todos los miembros de Retirada 37 por su implicación en tan bella iniciativa.

Luis et Sylviane (Miembros de Retirada37) traducido por David
James Marco, le président de Retirada37, et José Manuel Cano Lopez, le taulier du théâtre du Plessis.


David et Juan Francisco Ortiz


José Manuel Cano Lopez et Juan Francisco Ortiz déployant le drapeau de république Espagnole.

CONCIERTO PARA LA MEMORIA

Juan Francisco Ortiz à la guitare
et David Ortiz au violoncelle


11 Mars

DÉSIRS PARTAGÉS AVEC LA RETIRADA 37

LE PLESSIS,
tiers-lieu culturel et humaniste
LA RICHE

19h – BAR-RESTAURATION – produits bios et circuits courts

20h – CONCERT – « Concierto para la memoria » Juan Francisco et David Ortiz
TARIF LIBRE

5€ mini (tarif minimas sociaux, enfants, scolaires, étudiants)

8€ mini (tarif partagé)

10€ mini (tarif solidaire)

Réservations au 02.47.38.29.29

ou info@plessis-tierslieu.fr

Entrée sur présentation d’un pass vaccinal.

19h – EXPOSITION – Jean Louis Maître, Alain Papillon, Maxime Leroy Guerlot, Julie Sillard, Josselyn David, Agathe Bordeau, Karin Opolko Gonin.

Pour donner un coup de projecteur sur la gouvernance partagée du nouveau
projet du Plessis, l’exposition du mois de février met à l’honneur le comité
des usagers. Ancrée dans le partage et la solidarité, la première Exposition
des usagers propose la découverte d’œuvres des artistes Maxime Leroy, Guerlot, Alain Papillon, Karin, Opolko Gonin et Julie Sillard autour de la photographie, Jean-Louis Maitre, autour d’un travail sur le papier, et Josselyn David et Agathe Bordeau à travers la peinture, notamment.

Un dialogue entre pratiques professionnelles et amateurs au cœur des droits culturels et du projet du Plessis, /ers-lieu culturel et humaniste.
+ BAR-RESTAURATION

Retrouvez nos produits bios et en circuit court ! Clubs sandwich, soupes, gâteaux, vins, jus et tisanes bios.

20h – « CONCIERTO PARA LA MEMORIA» – Juan Francisco et David Ortiz

Le musicien franco-espagnol rend hommage à son père à la guitare et son fils David à son grand-père au violoncelle, Francisco Ortiz, prisonnier 4252 à Mauthausen-Gusen (Autriche). Il s’agit aussi d’un hommage aux Espagnols qui furent déportés dans les camps d’extermination nazis. Ils jouent en duo avec son fils David Dans ce programme il évoque son père, le camp de Mauthausen et l’histoire d‘un drapeau républicain, œuvre composée par lui-même inspirée par l’escalier de la mort du camp : 190 marches que les prisonniers étaient obligés de monter avec des blocs de pierre de plus de cinquante kilos. « Beaucoup d’entre eux périrent succombant à l’épuisement » rappelle F. Ortiz. Il interprète également « El Emigrante » de Juanito Valderrama, un texte que son père “chantait beaucoup” en souvenir de l’Espagne perdue; une suite juive de trois morceaux ainsi qu’une en Yiddish ; une autre composition de sa création sur les Treize Roses, résistantes républicaines fusillées par les franquistes (Que mon nom ne s’efface pas), un hommage aux poètes Lorca, Machado et Hernandez, avant de terminer sur trois œuvres symboliques de la résistance : La liste de Schlinder, El Cants dels Ocells, et Bella Ciao.

Élève des maîtres Alexandre Lagoya et Andrés Segovia, il a partagé des festivals avec Paco de Lucia, Manolo Sanlucar et Carmen Linares.
Nommé Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques en janvier 1985, en mai 2001, il est récompensé par la Médaille d’Argent de l’Académie des Arts, Sciences et Lettres et en septembre il est décoré de la Croix d’Argent du Mérite et
Dévouement français. En 2003, il obtient pour son travail la récompense « 21st Century Award of Achievement » de l’Université de Cambridge (Angleterre).

David Ortiz a suivi depuis son enfance, des cours de formation musicale aux
conservatoires de Pau et de Perpignan jusqu’à atteindre la Master classe de
Violoncelle et de musique de Chambre. Il a également été professeur de violoncelle au conservatoire de musique de Prades. Il joue pour de nombreuses associations de Mémoire historique et souvent en duo avec son père Juan Francisco Ortiz.

Juan et David Ortiz jouent gracieusement pour cet hommage musical au Plessis.
Cette manifestation vous est proposée en partenariat avec l’association Retirada
37 qui a pour but de faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains
espagnols exilés à travers des expositions, des conférences, des débats mais aussi par un travail de recherche sur cette histoire.

La Retirada désigne l’exode des réfugiés espagnols en 1939 suite à la guerre civile remportée par Franco. « L’association est née suite aux retrouvailles d’un vieil ami qui faisait partie d’Europe de la Mémoire et qui m’a proposé de faire quelque chose ensemble sur les mémoires des Républicains espagnols » explique Luis Lopez, le président à la création de l’association la Retirada 37.

Josep Bartolí. Les couleurs de l’exil

UN CRÉATEUR EN EXIL

À travers une sélection de plus de 150 œuvres, l’exposition « Josep Bartolí. Les couleurs de l’exil » met en perspective des réalisations majeures de l’artiste, toujours inspirées par l’exil, son engagement et ses combats.

Dans une première partie, sont présentés les dessins la guerre et les camps, réalisés au crayon, sans une once de couleur. Ces croquis sont d’une puissance singulière : illustrations politiques riches de détails et de sens, critique du pouvoir, de l’État, de la religion… Pour Bartolí, dessiner est une nécessité, c’est son « œuvre de résistance ». Ces dessins sont également l’apparition d’un genre tout à fait nouveau : le reportage graphique.

La seconde partie de l’exposition fait dialoguer dessin et peinture, qui fait son apparition dans l’œuvre de Bartolí à partir de 1952. Traitant divers thèmes (la société, l’individu, la culture de masses…) il exploitera tout au long de son parcours les ressources de la couleur, qui prendra parfois totalement le pas sur le trait. Toutefois, chacune de ses œuvres témoigne du dialogue constant que Bartolí entretient volontairement entre abstraction et figuration.

Né à Barcelone, Josep Bartolí est dessinateur et caricaturiste. Il est un partisan convaincu de la République, qu’il défendra armes et crayons à la main. En 1936, il fonde le syndicat des dessinateurs de presse de Catalogne et devient, pendant la guerre d’Espagne, commissaire politique. Après la chute de Barcelone, Bartolí s’exile en France le 14 février 1939, lors de la Retirada. Il est interné dans plusieurs camps différents, dont Saint-Cyprien et Agde.

Après un long périple et l’évasion d’un train qui le conduisait au camp de Dachau, il parvient en 1943 au Mexique, qui offre l’asile à de nombreux réfugiés espagnols. En 1944, avec l’aide de Narcís Molins i Fàbregas, paraît son ouvrage Campos de concentración 1939-194…, témoignage iconographique sans précédent. Participant également à l’ébullition de la révolution mexicaine, Bartolí côtoie Diego Rivera et Frida Kahlo, qui le révèle à la couleur.

Josep Bartolí s’installe ensuite à New York. Il y rencontre Rothko, Jackson Pollock, Kline et De Kooning, dessine dans la revue Holiday Magazine et dans le supplément reporter du Saturday Evening Post. Bien que sa notoriété d’artiste se consolide de plus en plus aux États-Unis, il reste un créateur en exil, multipliant les voyages. En dressant un portrait acide de la société, la question politique et sociale est au cœur de son œuvre jusqu’à la fin de sa vie.

« L’idée est plus importante que la peinture ou le dessin. J’ai besoin d’expliquer quelque chose et comme je n’ai pas d’autre langage, je dois l’exprimer avec ce que j’ai, le dessin et la peinture, mais en sacrifiant les canons artistiques, en oubliant le classicisme plastique, les lois qui régissent la peinture. Expliquer quelques problèmes qu’en général les peintres oublient beaucoup. » Josep Bartolí
La donation

C’est grâce à l’engagement de Georges Bartoli, commissaire d’exposition et neveu de Josep, et du dessinateur Aurel, réalisateur du film Josep (soutenu par la Région Occitanie et le Mémorial du Camp de Rivesaltes) que Bernice Bromberg, veuve de l’artiste, prend connaissance du lieu de mémoire.

À l’occasion de la sortie du film en salles, en septembre 2020, Bernice Bromberg annonce la donation au Mémorial. Il s’agit de l’acte fondateur de l’exposition qui est enrichie par les prêts des Archives municipales de Barcelone, de la Généralité de Catalogne, du Centre culturel de Terrassa et de Manel Canyameres et Joëlle Lemmens, collectionneurs privés.

https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/josep-bartoli-les-couleurs-de-lexil

ESPAGNE 1937

https://www.cinearchives.org/Catalogue-d-exploitation-ESPAGNE-1937-494-47-0-2.html

Recueil de documents évoquant chronologiquement et schématiquement l’avènement du Front populaire espagnol, son soutien parmi les masses, l’agression étrangère et la résistance militaire et civile de la République, du 6 février 1936 au second semestre 1937. Les images et le commentaire écrit et dit en français insistent sur la discipline et le courage de l’armée, l’héroïsme et le calvaire de la population madrilène bombardée, le rôle déterminant des commissaires politiques, la mobilisation des paysans travaillant dans les champs l’arme à l’épaule et celle des femmes travaillant dans les usines.
Les efforts pour la culture et l’instruction, y compris sur la ligne de front y sont rappelés. Les bombardements de Durango, Guernica et Bilbao ne sont mentionnés que par la simple inscription de leur nom derrière un rideau de flamme. (Plan d’une affiche de Charlot sur les murs de Madrid bombardée). L’identité des agresseurs étrangers n’est pas précisée (sauf par un plan de carton de munitions italien) et aucune allusion n’est faite aux profondes divergences politiques au sein des forces soutenant la République.

Cette version destinée à l’opinion française présente la plupart des positions du P.C.F. sur le conflit espagnol. L’évocation des « agitateurs suspects » et des « provocateurs » déclenchant des grèves selon un plan minutieux est très certainement dirigée contre les anarchistes ou les poumistes alors amalgamés aux rebelles franquistes. Il est en outre précisé que les rebelles ne respectent ni les églises ni les monuments historiques. Souvent attribué à Luis Bunuel (à ce moment commissaire culturel de la République à Madrid), Espagne 1937 fut postérieurement revendiqué par Jean-Paul Dreyfus (Jean-Paul Le Chanois) qui eut certainement une part déterminante dans sa réalisation.

Images de : Roman Karmen, Alain Douarinou et opérateurs espagnols
Montage : Jean-Paul Le Chanois (Jean-Paul Dreyfus)
Commentaire : Pierre Unik (commentaire espagnol : Juan Vicens*)
Chef de production : Luis Bunuel
Production : Alianza de Intelectuales Antifascistas para Film Popular, Madrid-Paris (Parti Communiste Espagnol)
Distribution française : Ciné-Liberté
Musique : Fragments des Symphonies 7 et 8 de Beethoven.
Personnalités : Alcala Zamora (président de la République avant la victoire du Front populaire), Martinez Barrio (président provisoire de la République), Companys (président de la généralité de Catalogne), Manuel Azana (président de la République), général Miaja, (Francisco) Anton (commissaire politique).
Lieux et monuments : Madrid (Cortès), Brihuega, Tolède (Alcazar), Trijuegue.

Note :

Ce film a été régulièrement confondu avec un autre titre « Espagne 1936 ». la réalisation en était attribuée indistinctement à Jean-Paul Le Chanois, Pierre Unik et Luis Bunuel.
Le film « Espagne 1936 » réalisé par Jean-Paul Le Chanois et supervisé par Luis Bunuel, entre la fin de 1936 et le début de 1937 fut projeté pour la première fois le 6 avril 1937**. il est plus connu et a été davantage diffusé que le film « Espagne 1937 ». D’après Roman Gubern, celui-ci a été réalisé entre novembre 1937 et février 1938 (déduction faite de sa sortie française la deuxième semaine de février 1938). 
De grandes similitudes esthétiques et narratives existent entre les deux films, à commencer par leur lien avec le sous-secrétariat à la propagande de la République Espagnole à l’ambassade de Paris dirigé par Luis Bunuel.
Cependant, certaines différences sont notables entre les deux films, dues pour partie à l’évolution de la guerre. Ainsi, selon Marien Gomez Rogriguez***, Espagne 1936 contient des passages d’une grande charge poétique, notamment un final poignant dénonçant l’atrocité de la guerre (cadavres d’enfants). 
A la différence d' »Espagne 1937″ qui ne contient aucune image de cadavre et dont le ton plus précipité évoque avec insistance le dénuement militaire tout en tenant bon la corde de l’espoir. 
La guerre ayant pris un tour très dur (luttes hégémoniques entre forces politiques au sein du camp républicain et mise en faiblesse des forces républicaines), ces partis-pris différents cherchaient sans doute alors à éviter toute atteinte au moral des troupes tout en appelant à la solidarité internationale en faveur des Républicains.

* D’après Roman Gubern (in : « GUBERN, Roman ; HAMMOND, Paul. Los años rojos de Luis Buñuel. Catedra. 2009 »)

** ORY, Pascal. La belle Illusion. Culture et politique sous le signe du front Populaire, 1935-1938. Plon. Paris, 1994.p.563


*** GOMEZ ROGRIGUEZ Marien. La Guerre civile espagnole à travers les archives de Ciné-Archives. Sous la direction de Jean-Pierre Bertin-Maghit, Janvier 2012

Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives Françaises du Film, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Forum des images.

Le dernier grand trésor photographique de la guerre civile espagnole

Retrouvées dans deux boîtes rouges au fond d’un garage, 5 000 photos cachées du photographe Antoni Campañà, prises durant la guerre civile espagnole, sont dévoilées pour la première fois.

On dit des photographes qui ont couvert la guerre d’Espagne (1936-1939) qu’ils ont été les pionniers du photojournalisme. A l’époque, cette guerre civile enflamme le pays. Elle oppose le camp des républicains espagnols composé de loyalistes à l’égard du gouvernement légalement établi, de communistes, de léninistes, d’anarchistes à celui des nationalistes et rebelles putschistes dirigés par le général Franco. Robert Capa, David Seymour, Gerda Taro ont photographié le conflit. Leurs images ont fait le tour du monde.

On pense alors avoir tout vu de cette guerre avant qu’en 2018, près de Barcelone, lors de la démolition d’une maison ayant appartenu au photographe catalan Antoni Campañà apparaissent, au fond d’un garage, deux boîtes rouges. Elle contiennent plus de 5 000 photos, des négatifs pour la plupart, mais également plusieurs centaines de tirages, le tout réalisé durant les trois années d’affrontements. Selon le quotidien catalan La Vanguardia, il s’agit « du dernier grand trésor photographique de la guerre civile espagnole ».

Mais qui est Antoni Campañà ? Dans le très beau texte d’introduction du livre La boîte rouge (Seuil) qui revient sur cette histoire et a été codirigé par le journaliste Plàcid Garcia-Planas, l’historien Arnau Gonzàlez Vilalta et le photographe David Ramos, la question est posée. « Qui fut Antoni Campañà Bandranas ? Un artiste, un photojournaliste de sport, un reporter de la vie politique et de la guerre, un représentant de commerce pour Leica et Contax, un éditeur de cartes postales ? Ou encore un saxophoniste de l’Iberian Orchestra, qui se produisait dans les années 1930 à Barcelone ? En guise de réponse, on pourrait dire que (…) Campañà fut un parfait homme-orchestre de la photographie. » Fils et petit-fils d’entrepreneurs dans le domaine de la construction, issu d’une famille aisée, Campañà décide très jeune de faire de la photographie sa vie. À douze ans, il vend déjà ses positifs. À quatorze ans, il réalise un reportage « graphique » sur le roi Alphonse XIII, publié dans une revue espagnole. Dès lors, l’appareil photo devient un inséparable compagnon.

Campañà a trente ans quand débute la guerre civile espagnole. Républicain, catalaniste et fervent catholique, le photographe manifestera très peu de prises de position politiques publiques, affirmant simplement être du côté de ceux « qui gouverneront, s’ils me plaisent ». Il adopte en quelque sorte la position d’un diplomate, et cette diplomatie lui permet de photographier les uns et les autres sans distinction : « De la Ligue de Cambò ou la gauche républicaine de Catalogne de Companys de février et mars 1936, puis, quelques mois plus tard, les révolutionnaires anarchistes et les franquistes victorieux, puis les fascistes et les nazis en 1939. »

Ses images, aussi exposées en ce moment au Musée national d’art de Catalogne, dépeignent une réalité tragique pleine de nuances et de contrastes douloureux. Elles sont une découverte incroyable sur la guerre civile espagnole, une véritable fresque allant du coup d’état de Franco, à la « Barcelone soviétique », jusqu’aux portraits des miliciens antifascistes se rendant au front. Campañà observe ce qui l’entoure, se soucie de son prochain et il se rend partout où il peut aller. Il photographie parfois au Leica, parfois au Rolleiflex, tout ce qu’il considère comme important, en particulier des évènements qui l’ont profondément heurté ou marqué : des églises victimes des révolutionnaires iconoclastes aux portraits d’attirants combattants libertaires, des protestations de rues aux conséquences misérables de la guerre.Retour ligne automatique

Car c’est de cela qu’il s’agit dans ces images cachées et retrouvées près de trente ans après la mort du photographe : de l’histoire d’un homme meurtri de voir son pays détruit. « Campañà a photographié la guerre civile espagnole avec amertume et tristesse, cet état d’âme a guidé son refus de diffuser ses photographies », écrit la commissaire d’exposition Marta Gili. Le photographe n’a pourtant pas aimé photographier la pauvreté, comme il l’a confié à ses enfants. Ainsi son fils Antoni se rappelle-t-il que son père « n’a jamais voulu que l’on sache qu’il avait réalisé des images de la guerre ». A qui se destinaient alors ces photos ? Nul ne le sait mais comme il est joliment écrit sur la quatrième couverture du livre La boîte rouge : « Aujourd’hui, par bonheur, elles nous sont offertes. »

Par Sabyl Ghoussoub

P.-S.

Né à Paris en 1988 dans une famille libanaise, Sabyl Ghoussoub est un écrivain, chroniqueur et commissaire d’exposition. Son deuxième roman Beyrouth entre parenthèses est sorti aux éditions de l’Antilope en août 2020.

https://www.blind-magazine.com/fr/stories/1276/Le-Dernier-Grand-Tresor-Photographique-De-La-Guerre-Civile-Espagnole

Visages de femmes rebelles et solidaires. L’engagement des femmes espagnoles pour la Liberté

L’association 24 août 1944 vous convie à l’exposition :

Visages de femmes rebelles et solidaires

L’engagement des femmes espagnoles pour la Liberté …

26 portraits peints par l’artiste Juan Chica-Ventura, pour illustrer le combat des femmes espagnoles pour la Liberté.

Le mois de la solidarité ouvre ses portes place des fêtes dans le 19e arrondissement. Malgré la pandémie, vous pourrez déambuler dans les couloirs du Centre Paris’Anim de la Place des Fêtes. Vous y rencontrerez ces femmes au destin exceptionnel, ces mères courage, ces filles volontaires, ces êtres décidées à conquérir, à sauvegarder, la grandeur de leur dignité. Elles ont imposé leurs droits à décider de leur vie, en défendant leur liberté et celle de tous contre les fascistes, les oppresseurs, les dictateurs, les capitalistes, les exploiteurs……

Elles sont nées dans les milieux les plus pauvres ou dans des cercles favorisés mais elles ont tout donner et abandonner pour leur idéal, qu’elles ont jugé plus important que leur propre existence.

Elles sont nos mères, nos sœurs, celles qui nous ont ouvert le chemin de la Liberté et de la résistance, elles sont celles qui nous ont éduqués, en nous apprenant à réfléchir et à penser par nous-mêmes.

Venez nombreux prendre pied

sur le rivage de leur vie.

Exposition du samedi 2 mars au samedi 31 mars

Centre Paris’Anim ; Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas 75019 Paris

(métro ligne 11 : Place des Fêtes)

Entrée gratuite :

Mardi et vendredi 10h-17h30 (pause 13h-14h),

Mercredi et samedi 10h-17h30 (sans pause)