Archives de catégorie : Culture

Hispaniola

« Un formidable narrateur pour qui les mots et les dessins sont en totale osmose. »

Espagne 1938. Un déserteur, officier de la Légion étrangère, tente de sortir du sanglant guêpier de la guerre civile espagnole.

Le capitaine Lacombe se la coule douce à Alger, avec la femme de son colonel. Mais il se fait pincer et ça dégénère salement. Le voici obligé de quitter l’Algérie clandestinement pour Marseille.

La traversée de la Méditerranée vire au cauchemar quand son bateau croise un navire italien à destination de l’Espagne pour ravitailler les troupes de Franco.
Déserteur ou pas, le voici accusé d’espionnage et débarqué directement dans les geôles franquistes, dans l’attente d’un jugement expéditif.

Heureusement pour lui, il n’y a pas que les troupes du Caudillo à avoir la gâchette facile. Un commando de républicains prend la prison d’assaut, et
le voici embarqué dans la guerre civile. Les brigades internationales lui ouvrent leurs bras, au moment où les soviétiques commencent à éliminer les anarchistes et les non-staliniens…

Hispaniola de Vianello
24 x 30 cm, cartonné. Noir et blanc. 80 pages
Prix : 15.00 €
http://www.editionsmosquito.com/ouvrage-323.html

https://www.actuabd.com/Hispaniola-un-regard-sur-celles-et-ceux-qui-se-sont-battus-pendant-la-guerre-d

« La commode aux tiroirs de couleurs »

Olivia Ruiz « La commode aux tiroirs de couleurs » aux éditions JC Lattès

C’est un roman. Un premier roman pour celle qui jusqu’alors creusait les territoires contrastés de l’exil au travers de l’écriture de ses chansons. Olivia Ruiz passe du sprint plumitif à une course d’endurance. Un marathon maîtrisé qui ressemble à sa quête d’identité.

Depuis toujours Olivia Ruiz porte en elle les dénis familiaux du déracinement. La parole est son langage. Avec l’énergie de toutes les héroïnes d’une Espagne libre et libertaire, elle cherche à trouver les mots précis pour incarner les maux d’une condition sociale et émotionnelle qui est celle d’une émigrée. Dans ce corps à corps entre les maux et les mots, Olivia Ruiz exulte à jouer avec les clous de la mémoire. « Volver » dansait elle jusqu’au sang, avec Jean Claude Galotta. Exilée, en talons aiguilles pour transpercer le cœur des tempéraments obstinés, elle ne lâche rien. L’oiseau piment a pris son envol et plane au-dessus de son destin. Une commode, des tiroirs, et la clé à la recherche de petites épopées non perdues. Puisqu’elle leur donne cent vies, mille couleurs, une symphonie de sons et un bouquet d’odeurs pour rassembler les morceaux de toutes ces vies éparpillées. « On revient de sa jeunesse comme d’un pays étranger » disait Federico Garcia Lorca. Il ajoutait « rien n’est plus vivant qu’un souvenir ».

Olivia Ruiz avec ses mots et sa poésie sanguine venge, dans une transfusion littéraire bouleversante, les silences contraints d’au moins deux générations enfermées dans la peur de voir revenir la bête immonde. La fierté de l’abuela est celle de toutes les femmes, vraies ou imaginaires d’un Sud tragique et brûlant à la fois. Ce Sud qui est pourtant bien, et qui nous fera vivre encore plus d’un million d’années.

Romancero des Ombres – La Pléiade à La Riche

LE GROUPE K. (Cie JM Cano Lopez) présente :

ROMANCERO DES OMBRES

 » Romancero des ombres est une pièce documentaire d’une rare intensité.

Plongés dans une pénombre tantôt apaisante, tantôt inquiétante, les trois comédiens deviennent la voix de femmes qui ont vécu la guerre civile espagnole.

Des femmes aujourd’hui âgées qui ont été plongées dans les horreurs de la guerre, ont connu la disparition d’êtres chers, l’exil vers la France. Ces témoignages bouleversants sont tirés du commentaire « Companeras » de Jean Ortiz et Dominique Gautier.

Seule voix masculine de « Romancero des ombres », celle de Manuel Cano Lopez, le père du metteur en scène et comédien, gronde de profondeur et de retenue.

Lui aussi, enfant, a dû vivre le tourbillon de la guerre civile.

Les paroles, les larmes souvent retenues, la musique, les images projetées de ces femmes font de cette pièce une oeuvre forte et indispensable.

« Ne pas oublier, jamais. Et continuer à dire, toujours. » « 

La Nouvelle République

Trois comédiens – ombres (deux femmes et un homme), les témoignages projetés de femmes résistantes espagnoles, le récit partagé d’un petit garçon, des musiques et rumeurs du Sud s’entrelacent étroitement et nous renvoient avec force les douleurs des temps passés mais toujours d’actualité.

Une oeuvre forte et rare pour vaincre nos incertitudes et nos peurs d’aujourd’hui.

D’après le film « Compañeras » de Jean Ortiz et Dominique Gautier et le récit « En remontant le temps lointain » de Manuel Cano Lopez.

FICHE TECHNIQUE

D’après le film Compañeras de Jean Ortiz et Dominique Gautier et le récit de Manuel Cano Lopez.

Conception et mise en scène : José Manuel Cano Lopez

Univers sonore et création musicale, création lumières : Clément Cano Lopez

Images : Dominique Gautier et Jean Ortiz

Scénographie : Camille Lebègue

Régie lumière: Quentin Hautecouverture

Jeu : Françoise Cano Lopez, Matilde Thomas, José Manuel Cano Lopez

Production : Groupe K (Cie J. M. Cano Lopez) avec l’aide de la Pléiade – La Riche, La Retirada37 et des coproducteurs particuliers du Château du Plessis

Spectacle bénéficiant de l’aide au projet du Conseil régional Centre-Val de Loire.

vendredi 6 mars 2020, à 20h à la Pléiade à La Riche (37).

TARIFS

Tarif partagé : 14€

Tarif solidaire : 20€

Minimas : libre à partir de 5€

Bar et restauration à partir de 19h

La Pléiade (154 rue de la mairie, 37520 La Riche)

Bus ligne 3 arrêt La Pléiade direction La Pléiade

Bus ligne 15 arrêt Grand Carroi, direction La Riche Soleil

Seulement 15min de la place Plumereau en vélo

Site web : https://www.facebook.com/events/235706134114206/

Infos réservation :

☎️ Infos complémentaires et réservations : 📬
02 47 38 29 29 / info@ciecanolopez.fr

ENTERRAR Y CALLAR

« RETIRADA 37 » VOUS INVITE AU DÉBAT SUR LES BÉBÉS VOLÉS

SAMEDI 19 OCTOBRE

De 14 h à 18 h Salle de la Médaille à St Pierre des Corps

Avec la participation de ANNA LOPEZ LUNA

(auteur de)

ENTERRAR Y CALLAR

(Enterrer et Taire)

Le titre d’une gravure de Francisco Goya pour un film qui ouvre sur le paysage inquiétant d’une Espagne.

Car ce qui se révèle ne procède pas seulement d’un passé qui peut être tenu dans une distance qui rassure, mais continue de servir le présent : le vol des nouveaux nés dans les maternités.

Abus de pouvoir médical, contrôle religieux, corruption institutionnalisée, mépris de l’autre :

Ces mots et ces sentiments résonnent d’une parole à l’autre et dévoilent des procédés qui ont été perpétrés pendant la dictature franquiste et qui ont continué dans la démocratie.
Une série d’entretiens recueillie dans toute l’Espagne :

Des mères, pères, enfants, l’un après l’autre, déposent leurs histoires enfouies sous terre.

Alors, la parole, dans l’espace du film, commence à penser et se révolter contre le vide juridique qui les étouffe.

Ce vide toujours actif s’emmêle à une situation de l’Espagne contemporaine: l’impunité des crimes, la corruption de l’état, la spoliation du système social et le durcissement d’une morale sexuelle de droite. Contre l’humiliation sourde, les personnes se tiennent là, fragiles mais pourtant l’une à côté de l’autre dans le cadre de l’écran.

Et c’est par le lien de l’écoute que le film propose l’affrontement du cynisme et de son autorité.

ROMANCERO DES OMBRES


« Et un matin tout était en flamme
et un matin les foyers sortaient de terre dévorant les vivants,
et dès lors ce fut le feu,
ce fut la poudre dès lors, et dès lors ce fut le sang
. »
Pablo Neruda

En cette année qui marque le quatre-vingtième anniversaire de la
Retirada (l’exil de 500000 républicains espagnols en France), en
ces temps où une Europe nauséabonde renaît de ses cendres, le
«Romancero des ombres» est un geste artistique nécessaire pour
continuer à vivre debout.

Deux matériaux sont au cœur de cette création :

un film documentaire (Compañeras) et le témoignage de Manuel
Cano Lopez (En remontant le temps lointain), le père du metteur.
Compañeras, le film de Jean Ortiz et de Dominique Gautier,
donne la parole à des femmes « courage » qui racontent leur rôle,
effacé de la mémoire collective espagnole, dans la défense de la
République espagnole et dans l’anti-franquisme.

Depuis leur condition d’avant l’avènement de la République,
en 1931, jusqu’à nos jours, elles évoquent leurs espoirs et leurs
souffrances.

En remontant le temps lointain est composé d’une dizaine de
pages, que Manuel Cano Lopez écrivit à la demande de son fils.
Un récit émouvant des souvenirs d’un enfant de onze ans perdu
dans le tourbillon de la guerre civile en Andalousie.

Les témoignages de ces femmes et le récit de ce petit garçon
s’entrelacent étroitement et nous renvoient avec force les douleurs
passées mais toujours vivaces.

Partager aussi ce qui a été profondément enfoui, et nous permettre
ainsi de mieux penser (panser) et vaincre nos incertitudes et nos
peurs d’aujourd’hui.

RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS
02 47 38 29 29 // info@ciecanolopez.fr

1969, Paco Ibáñez : l’Espagnol d’Aubervilliers

Le 2 décembre 1969 le chanteur en exil donnait à l’Olympia un concert devenu légendaire, incarnation fervente de la résistance au franquisme. 50 ans plus tard et avant de ressusciter cette prestation le 24 janvier prochain au Casino de Paris, il revient sur cette histoire.

Né en 1934 à Valence, fils d’anarchiste, forcé par la guerre civile à s’exiler au pays basque puis à Perpignan, Paco Ibáñez débarque à Paris en 1952. Sa rencontre, quelques années plus tard avec Georges Brassens consacre sa révélation pour la poésie. Dès lors, il n’aura de cesse que de mettre en musique les plus grands poètes de langue espagnole (Rafael Alberti, Gabriel Celaya, Antonio Machado, Pablo Neruda, José Agustín Goytisolo etc).

Vivant à Aubervilliers, il fréquente de nombreux artistes espagnols ou latino-américains et publie deux albums en 1964 puis 1967.

En 1968, il assiste aux événements de mai à Paris et, profitant d’un assouplissement temporaire du régime espagnol, se produit pour la première fois en Catalogne et à Madrid. Pourtant début 1969, Franco resserre la vis et instaure l’état d’exception : contraint de retourner à Paris, Paco Ibáñez se produit cette année-là dans la cour de la Sorbonne puis à l’Olympia, au cours de deux soirées restées dans les mémoires en raison de la communion entre le chanteur et son public.

A l’occasion du concert qu’il donnera le 24 janvier prochain au Casino de Paris, recréation de la performance de l’Olympia (augmentée d’autres chansons) Juke-Box modifie sa formule habituelle et reçoit le chanteur espagnol pour une interview exceptionnelle.

Rencontre avec Lydie Salvayre

A la bibliothèque municipale

Mercredi 11 avril 2018 à 18h30> Autour de ses deux derniers romans
« Pas pleurer » prix Goncourt 2014
Et « Tout homme est une nuit » paru en 2017
Editions du seuil

lydie Salvayre

Après avoir longuement évoqué la révolution sociale espagnole de l’été 1936 dans le petit village de sa mère, et montré à travers l’œuvre de Georges Bernanos l’horreur de la guerre qui s’ensuivit ( « Pas pleurer » 2014).

Lydie Salvayre montre avec un élan romanesque tout aussi puissant la permanence d’une grande violence sociale dans la France d’aujourd’hui (« Tout homme est une nuit » 2017).

Avec le soutien de l’association Retirada37 : Faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains exilés