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-Retirada 37, comme plusieurs autres associations a souhaité transmettre la pétition  » Vérité, Justice, Réparation « . Toutes les personnes étant d’accord avec cette démarche peuvent la signer et la faire signer autour d’eux.
Cette initiative existe depuis plusieurs années et toutes les signatures sont adressées aux autorités espagnoles.

Merci de transmettre les documents à Mme Carino Lopez Mar-y-Luz 12 Les Briquions 37600 FERRIERE sur BEAULIEU jusqu’ à la date limite du 15 Décembre.


« VERITE, JUSTICE, REPARATION »

Pour que soient reconnus, jugés et condamnés les crimes du franquisme.

Il y a quatre vingt un ans, un groupe de généraux factieux, alliés aux financiers, gros industriels et grands propriétaires terriens et soutenus par les dictatures nazie, fasciste et salazariste, se soulevait contre la Seconde République espagnole, pouvoir légitime, démocratiquement élu et espoir de tout un peuple.

Au terme de trois années d’une guerre impitoyable, le général Franco établissait un régime dictatorial qui devait durer trente six ans.

Certes, depuis 1978, la démocratie a été rétablie en Espagne. Mais quarante deux ans après la mort de Franco, les crimes du franquisme restent encore impunis grâce à des artifices légaux tels que la loi d’amnistie d’octobre 1977 (adoptée pendant la période dite de « transition ») qui protège juridiquement les responsables du régime franquiste de la commission de crimes contre l’humanité. En 2007, ce cadre d’impunité était complété par la « loi sur la mémoire historique » qui n’accordait que le droit à la mémoire individuelle et familiale mais non la reconnaissance par l’Etat des crimes de la dictature.

Les crimes commis contre des populations civiles par le franquisme (régime qualifié de « fasciste » par l’assemblée générale de l’O.N.U. dans sa résolution n° 39 du 12 décembre 1946) sont historiquement et juridiquement incontestables :

– on estime qu’entre 130 000 et 150 000 républicains espagnols ont été assassinés entre 1936 et 1945;

– des dizaines de milliers d’autres, hommes et femmes, parfois des enfants, ont connu les camps de concentration, la prison, les humiliations, la torture, les travaux forcés, la mort;

– jusque dans les années 1970, des dizaines de milliers d’enfants ont été volés à leurs mères pour être remis à des familles franquistes;

– il reste encore, à ce jour, plus de 115 000 républicains dans des milliers de fosses communes, pour beaucoup encore non identifiées.

Jusqu’aux derniers mois de la dictature, des opposants au régime ont été garrotés, exécutés.

En dépit des efforts d’un juge espagnol, Baltazar Garzon, pour faire reconnaître ces crimes comme des crimes contre l’humanité, les gouvernements et la justice espagnols n’ont rien fait pour qu’ils soient jugés et condamnés et le juge a été démis de ses fonctions.

Des familles espagnoles ont dû faire appel à la justice argentine afin que des procès puissent être ouverts contre d’anciens responsables franquistes.

En accord avec les associations espagnoles qui luttent pour que ces crimes soient reconnus et jugés et au nom des citoyens français qui ont eu un proche assassiné par le régime franquiste ( familles des Brigadistes internationaux et d’exilés espagnols), les soussignés réclament :

* l’abrogation de la loi d’amnistie de 1977 dans les alinéas qui permettent l’impunité des crimes franquistes;

* la ratification de la « Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité »;

* la création d’une Commission de la Vérité sur les crimes du franquisme auprès du Parlement espagnol;

* la localisation et la judiciarisation de toutes les fosses communes du franquisme, déclarant par la loi la responsabilité directe et inéluctable de l’Etat espagnol en ce qui concerne leur exhumation;

* la reconnaissance comme un problème d’Etat du vol massif et systématique de bébés , pendant des décennies et sur tout le territoire espagnol depuis 1936, la poursuite et le jugement des personnes coupables de ce crime qui doit être considéré comme un crime contre l’humanité;

* le retrait de la symbolique franquiste des espaces publics et privés et l’annulation des commémorations et des titres de reconnaissance aux personnes liées au régime franquiste en application de l’article 15 alinéa 1 de la loi de la mémoire historique du 26 décembre 2007.

Afin que »VERITE, JUSTICE, REPARATION »soient faites.
« L’avenir ne peut se construire en tournant le dos au passé ».

Nom

Prénom

Adresse

Signature

Pour un 11 novembre antimilitariste !

Rejetons les cérémonies des militaristes et impérialistes français et allemands qui ont
conduit au massacre de 10 millions de paysans et d’ouvriers. Aujourd’hui ils font la
guerre aux pauvres et aux libertés. Comme en témoigne le renforcement des lois antiterroristes
qui réduisent nos libertés. Combattons la propagande militariste surtout en ces
temps de lutte sociale !

Selon une instruction interministérielle de mai 2010, le ministère de la Défense prévoit de
déployer dans le cadre d’un plan spécial 10 000 militaires sur l’hexagone en « cas de crise
majeure ». Le SGDSN (Secrétaire Général à Défense et la Sécurité Nationale) dans la
revue Armées d’octobre 2010, définissant un « cas de crise majeure » comme « Un événement
– pandémie, attaque terroriste, catastrophe, crise d’ordre public – dont la gravité et
la portée conduisent les autorités gouvernementales à activer le dispositif interministé-
riel ».

En France, le business des marchands de canons ne cesse de prospérer : le quinquennat
Hollande a vu les livraisons d’armements français augmenter de près de 45%, à 8,3 milliards
d’euros en 2016, selon une étude du ministère de la défense. La France pourrait
même dépasser la Russie en 2018 !

Nous ne pouvons tolérer cette politique militariste !
Disons le haut et fort samedi 11 novembre, 10h30, parvis
de l’université François Rabelais, rue des Tanneurs, à Tours.

Rappelons que la France est toujours un pays en guerre !
Pour un 11 novembre antimilitariste !

Premiers signataires : SUD/SOLIDAIRES 37, Les Amis de Demain le Grand Soir, Alternative
Libertaire 37, Retirada 37…

Mala Vida

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C’est au travers d’une fiction que Marc Fernandez nous fait passer des instants graves qui se sont déroulés pendant de nombreuses années en Espagne. Ils ont débuté avec Franco et ont perduré au-delà de sa mort, l’histoire des « enfants volés ».

Il nous la fait vivre par le biais d’un journaliste de radio, Diego Martin, investigateur hors pair et peu apprécié du pouvoir en place. Il lui reste 2 heures d’antenne hebdomadaires dans un minuscule studio très tard le soir mais s’il est gardé par cette radio, c’est parce qu’il fait de l’audience.

Et l’audience va grimper quand il va aborder ce problème, cette histoire qui n’est pas terminée, hélas, car bien trop souvent ce sont des moments enfouis depuis si longtemps, ce sont les non-dits des familles « bien pensantes » ayant acheté un enfant. Tout ceci se passera sous couvert de l’Eglise, comme tant d’actes barbares, actes restés impunis.

On verra les mères espagnoles se soulever, se souvenir de ces instants abominables où on leur apprenait que leur enfant était mort. Elles ont hurlé, mais en vain, car au fond d’elles-mêmes elles savaient que c’était faux. Elles sont acculées face à ce Pouvoir qui musèle tout. Le scandale a été soulevé mais la Justice pourra t’elle faire son travail ?

C’est un petit livre facile à lire mais bien prenant, avec un côté parfois glaçant des faits.

 

José Pellicer Gandía

José Pellicer Gandía, né le 27 avril 1912 à El Grau (Valence, Espagne) et fusillé par le régime franquiste le 8 juin 1942, est un anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol principalement connu pour être le fondateur de la Colonne de fer des milices confédérales durant la Guerre d’Espagne en 1936. On le surnomme parfois le « Durruti valencien ».

José Pellicer naît dans une famille aisée. Son sens aigu de la justice se manifeste dès son plus jeune âge, ce qui l’amène à renoncer à une vie bourgeoise. Grand lecteur et doté d’une vaste culture, José Pellicer était également végétarien et naturiste.

Il adhère à l’âge de 18 ans aux organisations anarchistes de la CNT et de la FAI. Partisan de l’insurrection prolétaire, il défend par l’acte et la parole une conception révolutionnaire de la lutte des classes différente du syndicalisme : le Mouvement Ouvrier Anarchiste, dont le but est le communisme libertaire.

Lorsque survient le soulèvement militaire fasciste du 17 juillet 1936, le groupe Nosotros1 (dont José Pellicer fait partie avec Segarra, Cortés, Rodilla et Berga) est l’élément moteur de la Colonne de Fer (Columna de Hierro) aux côtés d’autres anarchistes tels que Rafael Martí (dit « Pancho Villa »), Francisco Mares, Diego Navarro ou Pedro Pellicer, le frère de José.

La Colonne de fer devient vite le symbole de ceux qui voulaient mener la révolution jusqu’à ses dernières conséquences, tant au front qu’à l’arrière. José Pellicer fut l’un des principaux opposants à la bureaucratisation des organisations anarchistes CNT et FAI qui avaient décidé de collaborer avec le gouvernement républicain. Pellicer s’opposa également à la militarisation des milices car cela portait atteinte à leur contenu anarchiste et révolutionnaire.

L’éloignement progressif de la part de la CNT et de la FAI des idéaux anarchistes au nom des nécessités de la guerre amène José Pellicer à entrer dans un conflit ouvert avec ces organisations. À travers la revue Nosotros et les éditions du même nom, Pellicer tenta à contre-courant de renforcer les idées anarchistes, mais son incarcération dans les geôles du SIM (le Servicio de Información Militar, les services secrets républicains, sorte de Guépéou espagnole contrôlée par les communistes) mit un terme à son action.

Lorsque la défaite du camp républicain fut proche, José Pellicer refusa de quitter le territoire espagnol. Il fut capturé, jugé et condamné à mort par le régime franquiste. Il fut exécuté avec son frère Pedro le 8 juin 1942 après avoir enduré de dures conditions de détention.

José Pellicer est l’exemple d’un anarchisme intransigeant du point de vue des principes, allié à une profonde éthique révolutionnaire refusant toute violence vengeresse et gratuite.

La Colonne de fer

La Colonne de fer collabora avec les paysans des villages où elle était présente en leur montrant comment être libres. Les premières expériences de communisme libertaire eurent lieu à la chaleur des combats contre les troupes fascistes (front de Teruel). Plus qu’aucune autre, y compris la Colonne Durruti, la Colonne de fer fonctionna à la fois comme milice de guerre et comme organisation révolutionnaire : elle leva les actes de ses assemblées, publia un quotidien (Línea de Fuego), rédigea des manifestes et diffusa des communiqués, tout cela dans le but d’expliquer ses actions à l’arrière-garde et justifier ses décisions devant les travailleurs et les paysans. Une telle organisation prêche par l’exemple et laisse des preuves. C’est une caractéristique de la Colonne de fer que l’historien Burnett Bolloten nota dans ses livres sur la Révolution espagnole.

DEUX OUVRAGES SUR LE CAMP DE DJELFA.

Djelfa 41-43. Un camp d’internement en Algérie.

 

 

Bernard Sicot, professeur à Paris Ouest ex Paris X –  Nanterre. Djelfa 41-43. Un camp d’internement en Algérie (histoire, témoignages, littérature), préface de Christian Phéline, Paris, Riveneuve, 2015, 442 p., 10 tableaux, 9 cartes et documents, 41 photographies h. t.

France, il n’en va pas de même pour ceux d’Afrique du Nord, et notamment d’Algérie. Or, de 1939 à 1943, plusieurs milliers de Français, d’Algériens, de Juifs, d’« indésirables » de diverses nationalités (principalement espagnols, polonais, russes, allemands, anciens de la guerre d’Espagne et des Brigades internationales) y ont été reclus. À Djelfa, à 300 kilomètres au sud d’Alger, dans une région de hauts plateaux, c’est quelque mille d’entre eux qui, de mars 1941 à juin 1943, ont subi les épreuves de cet internement. Certains y sont morts, victimes des dures conditions de vie, des soins insuffisants lorsqu’ils étaient malades et de violences diverses à leur égard. Le présent ouvrage entend les sortir de l’oubli et rappeler ce à quoi put conduire la politique d’exclusion et d’éloignement voulue par Vichy.
L’attention portée à l’iconographie qui en provient, aux archives, aux témoignages, aux œuvres qui lui sont consacrées, permet d’établir ici une véritable radiographie du camp, enrichie de nombreux documents inédits.
Bernard Sicot, professeur émérite à l’Université Paris Ouest, est spécialiste de littérature espagnole de l’exil et des camps. Il a notamment publié l’édition bilingue de Journal de Djelfa, du poète Max Aub et les Lettres des camps de concentration du Catalan Pere Vives i Clavé. Il est aussi traducteur de Sonnets votifs (ex-voto érotiques) de Tomás Segovia et de Lorsque finira la guerre, d’Enrique de Rivas (Riveneuve 2013).

Addenda iconographique :

https://ccec.revues.org/5693

 

 


 

Journal de Djelfa.

 

Écrivain espagnol d’origine française et étranger indésirable, Max Aub (Paris 1902-Mexico 1973) fut prisonnier au camp de Djelfa du 28 novembre 1941 au 18 mai 1942. Il y écrivit une centaine de poèmes qui disent l’exil, l’injustice, la violence, la souffrance, la mort mais aussi la solidarité, la vie et l’espérance. Dans son exil au Mexique, l’auteur publia d’abord, en 1944, vingt-sept de ces poèmes sous le titre Journal de Djelfa [Diario de Djelfa]. Lors de sa deuxième édition, en 1970, le recueil s’enrichit de vingt poèmes supplémentaires.

Max Aub, Journal de Djelfa, commentaires de Bernard Sicot, Perpignan, Mare nostrum, 2009, 279 pages.

L’EXTRAORDINAIRE HISTOIRE DU SOUS-MARIN C-2

Historien, Patrick Gourlay a enquêté sur un épisode de la guerre d’Espagne à Brest : en 1937, un commando franquiste a voulu s’y emparer d’un sous-marin républicain. Un livre passionnant.

L’ouvrage de Patrick Gourlay ferait un excellent scénario de film. « Cela se lit comme un roman d’espionnage, commente son éditeur, Erwan Chartier, de Coop Breizh, mais tout est vrai ! » Professeur d’histoire-géographie et déjà auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire politique de la Bretagne, Patrick Gourlay s’est intéressé à ce sous-marin républicain arrivé dans le port de Brest le 29 août 1937.

« Je savais juste qu’il y avait eu un sous-marin espagnol à Brest. J’ai trouvé étrange cette histoire. J’ai commencé à creuser. » Et l’historien, originaire de Brest, est allé de surprise en surprise, avec cette rocambolesque expédition du commando franquiste.

« Mingua l’audacieuse »

La flotte de la République espagnole avait six submersibles nommés C-1, C-2, etc. Les Franquistes n’en avaient pas. Le C-2 avait fui l’avancée des nationalistes. Victime d’une avarie, le sous-marin et ses 46 hommes d’équipage étaient parvenus jusqu’à Brest. Son jeune commandant de 29 ans, José Luis Ferrando Talayero, entendait le faire réparer. Les autorités françaises surveillaient ce bâtiment amarré au 5e bassin.

« Début septembre, le commando franquiste, mené par le commandant Julian Troncoso, un maître-espion, et aidé de deux Français membres de la Cagoule, va commencer ses repérages », poursuit Patrick Gourlay. Le commandant du sous-marin a pris ses habitudes à Brest : après quelques parties d’échecs rue de Siam, il fréquente régulièrement l’Ermitage, le café-dancing de la rue Colbert.

L’Ermitage existe toujours, quasiment au même endroit. Il s’appelle désormais le Stendhal. Ses deux cogérants, René Guéguen et Pascal Artero ont ainsi appris que l’établissement, créé par leur grand-père en 1932, a été au centre de l’affaire. « On n’avait jamais entendu parler de cette histoire dans la famille », avouent les deux cousins. Ils ont retrouvé une photo de l’époque, qui figure dans le livre, et ont montré à l’historien la maquette de l’Ermitage réalisée par le père de l’un d’eux.

« Les franquistes voulaient retourner le commandant, poursuit l’historien. Et pour cela ils comptaient sur « Mingua l’audacieuse », une entraîneuse italo-espagnole et acquise à la cause des nationalistes. » Le commandant acceptera effectivement de rejoindre le camp franquiste. Mais l’attaque du sous-marin, le 18 septembre, échoua. Parce que les anarchistes espagnols de la CNT avaient dépêché leurs propres agents à Brest.

 

Photo de presse.

Le C-2 en rade de Brest (photo personnelle).

 

Des espions partout

« J’ai découvert, dans des archives aux Pays-Bas, qu’ils avaient infiltré le commando franquiste. La CNT avait deux espions qui lui rendaient compte de tout! » L’historien évoque aussi la mobilisation des communistes et anarchistes brestois pour protéger le sous-marin républicain arrivé dans un port qui avait déjà accueilli plusieurs navires chargés de réfugiés espagnols.

« Cette affaire a eu un énorme retentissement dans la presse française et même internationale. » D’autant que les membres du commando franquiste, dont un fut tué lors de l’assaut, furent arrêtés et jugés à Brest pour… transport et usage d’armes de guerre.

L’enquête dévoile aussi ce que devint le redoutable Troncoso une fois Franco au pouvoir. Et aussi l’étonnant parcours d’un des deux cagoulards qui devint un grand résistant, puis maire d’une commune du Finistère.

 

 

Nuit franquiste sur Brest, Patrick Gourlay, préface de Roger Faligot, 147 pages, avec carte, chronologie, sources, bibliographie, 12,50 €, éditions Coop Breizh.

Yannick GUÉRIN

 

Nuit noire sur Brest, roman graphique inspiré du livre de Patrick Gourlay, adaptation, scénario et dialogues de Bertrand Galic et Kris, Editions Futuropolis, 2016.

 

 

Source :

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/lextraordinaire-histoire-du-sous-marin-c-2-749247

EL EXILIO ESPAÑOL DE LA A a la Z

« L’Exil espagnol de A à Z ».

Un volumineux dictionnaire en quatre volumes sur l’exil espagnol vient d’être publié. Fruit du travail effectué par 102 chercheurs pendant vingt ans : « Dictionnaire biobibliographique des écrivains, éditeurs et revues de l’exil républicain de 1939 ». L’ouvrage recence l’oeuvre de 1191 écrivains forcés par l’exil dans le monde, il comporte également des cartes de l’exil.

Article suggéré par Alice C.


 

 

Un grupo de investigadores publica un monumental diccionario en el que han trabajado durante veinte años y que rescata a los escritores desterrados tras la Guerra Civil

EVA DÍAZ PÉREZ
Sevilla 14 JUN 2017

 

De izquierda a derecha, Emilio Prados, José Moreno Villa y Luis Cernuda, en la casa de Manuel Altolaguirre en México, en los años cincuenta. ARCHIVO MORENO VILLA

El “viento sucio de la Historia”, como decía Salinas, los arrojó al otro lado del mundo. Tenían la maleta detrás de la puerta, no compraban muebles en sus casas de desterrados porque eso sería renunciar al regreso a España cuando muriera Franco. Pero Franco no se moría. Y ellos comenzaron a habitar en los cementerios del exilio.

¿Qué fue de los desterrados españoles? ¿Dónde se guarda su memoria? Un grupo de investigadores lleva veinte años trabajando en una obra que es un monumento a esa memoria olvidada y que ahora sale a la luz. El Diccionario Biobibliográfico de los escritores, editoriales y revistas del exilio republicano de 1939, publicado por la editorial sevillana Renacimiento, es la propuesta para viajar por esos recuerdos del exilio intelectual, el atlas de los mapas del destierro. Casi 1.500 entradas que se adentran en la vida y la obra de 1.191 autores españoles que tuvieron que huir de España tras la Guerra Civil.

El libro, que se presentará hoy en el Ayuntamiento de Sevilla con el respaldo del Centro de Estudios Históricos de Andalucía aprovechando el Día de la Memoria, es un trabajo colectivo del Grupo de Estudios del Exilio Literario (GEXEL), adscrito a la Universitat Autònoma de Barcelona. Un total de 102 investigadores que participan en un ambicioso proyecto editorial del que ya han salido interesantes trabajos de rescate de la obra perdida de estos escritores.

Deuda moral

El grupo GEXEL se creó en 1993 para reconstruir la memoria cultural del exilio republicano de 1939. Era un proyecto de intención académica pero que también tenía implicaciones éticas y políticas al considerar que España tenía que saldar una deuda moral con “aquellos españoles que pagaron con el destierro forzoso su fidelidad a la legalidad democrática republicana”, según argumentaban en el manifiesto de creación.

 

Exiliados españoles, que viajaban en el barco Sinaia, a su llegada a Veracruz (México), el 13 de junio de 1939.ampliar foto
Exiliados españoles, que viajaban en el barco Sinaia, a su llegada a Veracruz (México), el 13 de junio de 1939.

La mayor parte del exilio intelectual no ha sido incorporado de forma natural al patrimonio español. Salvo el caso de los desterrados de primera fila como Luis Cernuda, Rafael Alberti, María Zambrano, Pedro Salinas o Francisco Ayala, el resto vive aún en el exilio puesto que es imposible encontrar sus libros en España, así en el franquismo como en la democracia. “Las obras que mencionamos en el capítulo de Creación debieran ser obras presentes en el catálogo de la Biblioteca Nacional de Madrid a disposición de cualquier lector. Son parte de nuestro patrimonio literario e intelectual, sin cuyo conocimiento nunca estará completa la historia de la cultura”, asegura Manuel Aznar Soler, catedrático de Literatura Española Contemporánea de la Universitat Autònoma de Barcelona, director del GEXEL y coordinador del libro junto al profesor José Ramón López García. “La recuperación de esta biblioteca del exilio y de la historia de nuestro exilio republicano de 1939 debería haber sido un tema prioritario de la política cultural de Estado y sigue siendo una asignatura pendiente”, añade.

Cada entrada del diccionario es un viaje en el tiempo hacia esas biografías del exilio y también un recorrido por la España del destierro, la que crearon los exiliados, como tantas veces relató Max Aub. En México DF se reunían en cafés como el Papillón, en la antigua calle Madero, que les recordaba la Carrera de San Jerónimo de Madrid, o el Ambassadeurs del Paseo de la Reforma que les evocaba el restaurante Lhardy. Con Francisco Ayala se viaja a Buenos Aires: allí frecuentaban los cafés de la Avenida de Mayo, que era como la calle de Alcalá trasplantada al otro lado del mundo.

En los mapas del exilio que ahora se descubren con este diccionario surgen otras ciudades-refugio para aquella España peregrina como París, Toulouse, La Habana, Nueva York, Montevideo o Londres. En Inglaterra, el autor malagueño Salazar Chapela, que llamaban el “tío de Londres”, recibía en La Bretagne, un restaurante en South Kensington y luego se iba a la sala de pintura española de la National Gallery. Así veían pasar el tiempo y la Historia de la que ya no formaban parte.

 

“Si terrible es el olvido de los exiliados, aún lo ha sido más para las mujeres. En este diccionario aparecen historias sorprendentes como la de Victoria Kent, la política republicana, escondida en un pequeño apartamento con nombre falso en el París de los nazis y cuyo sufrimiento relató en el libro Cuatro años en París; la historia de la poeta Concha Méndez, o de María Lejárraga, que había sido esposa de Gregorio Martínez Sierra y desde el exilio tuvo que reivindicar la autoría de los textos que firmó con el nombre de él.

Algunos de aquellos exiliados se adaptaron sin problemas, o sobrevivieron pero jamás lograron adaptarse, otros idealizaron España hasta confundir sus recuerdos y la realidad, otros murieron antes de regresar a un país que ya no era el que recordaban como subrayó desolado Max Aub en La gallina ciega.

Hay momentos especialmente trágicos al repasar las entradas biográficas de los exiliados que nunca lograron adaptarse como Pedro Garfias al que solían ver platicar con fantasmas en las tabernas de México. Garfias es uno de los símbolos derrotados del exilio con su cátedra de cantinas y emérito del pulque. El poeta se bebió la vida dejando sus versos abandonados en servilletas de las tabernas. Parecía el más alegre, pero fue el que nunca asumió la derrota. Este diccionario cuenta su historia y la de más de un millar de aquellos expulsados a los que al morir, como decía el verso de Juan Rejano, “les hallaron España en el pecho”.

 

 

EDITORIALES PARA LA SUBSISTENCIA
Este diccionario revisa, supera y amplía la obra mítica que en 1976 editó Taurus y que dirigió José Luis Abellán: El exilio español de 1939, en la que participaron autores desterrados como Manuel Andújar, Aurora de Albornoz, Tuñón de Lara o Juan Marichal. Abordaba el exilio desde la literatura, el teatro, el cine, la ciencia o el pensamiento. Y trataba un elemento fundamental en el que también incide el diccionario: la importancia de las revistas y las editoriales en los países de acogida, fundamentales para la subsistencia con el encargo de traducciones, correcciones, ilustraciones… Es el caso del Fondo de Cultura Económica de México o la bonaerense Losada.

 

Sources :

http://cultura.elpais.com/cultura/2017/06/13/actualidad/1497374517_678085.html

http://www.ecorepublicano.es/2017/06/un-diccionario-recopila-la-biografia-y.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ecorepublicano%2FfIqR+%28Eco+Republicano%29

 

 

« ÁNGEL », A TRAVERS LES YEUX DES ENFANTS. UN FILM DE STEPHANE FERNÁNDEZ.

 

Angel a 86 ans. Né à Barcelone, il voit sa mère mourir sous ses yeux en 1937. À 10 ans, part en exil sur les routes catalanes, seul responsable de sa sœur et de son frère âgés de 6 et 4 ans. Enfermée dans les camps de concentration français d’Argelès-sur-Mer, la fratrie retrouve finalement à Sarlat le père disparu. Plusieurs années plus tard, Angel revient en Espagne et se fait arrêter, torturer et condamner à mort.

Tout au long du film, Angel sera accompagné par son ami Dominique, lui-même fils d’exilés espagnols. Son père est mort des suites d’une blessure reçue durant la guerre d’Espagne. C’est à Dominique qu’Angel va confier son histoire, raconter ses souvenirs, montrer ses notes, ses photos, ses dessins…Le réalisateur, Stéphane Fernandez, a su nous captiver en entrecoupant les scènes de récits de séquences graphiques animés, une vraie belle trouvaille.

Venez nombreux, pour la première fois à Paris ce film d’histoire, d’émotion et de vie !
Le jeudi 15 juin 2017 à 19h suivi d’un débat avec le réalisateur
Paris Anim’Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

 

Merci à Véronique Salou pour cette information :

Véronique Salou Olivares

Mémoires partagées
24-août-1944