Affaire Juan Carlos :
l’ex-roi doit répondre de ses actes devant les Espagnols
République ou Monarchie : le peuple doit voter
Avec l’affaire Juan Carlos et ce qu’il faut appeler par son nom, à savoir une fuite, le cri
des associations mémorielles regroupant les descendants et amis des Républicains
espagnols, est plus que jamais d’actualité.
Ce cri, qui est aussi leur raison d’être, c’est « Vérité, justice et réparation ». Voilà
bien ce qui doit être appliqué aujourd’hui à l’endroit de l’ancien roi d’Espagne. Comme
nous réclamons que cela s’applique aussi au coup d’État du 18 juillet 1936 contre la 2ème
République issue d’un processus démocratique incontestable, à la Guerre d’Espagne et à
la longue et sanglante dictature de Franco.
Cette double exigence est d’autant plus légitime, pour l’Espagne et au regard de
l’Histoire, que Juan Carlos a été mis sur le trône par une décision unilatérale de Franco, à
la suite d’une interruption illégale-un coup d’Etat-du cours normal d’une démocratie. Dès
lors, de quelle légitimité Juan Carlos et la monarchie espagnole peuvent-ils se prévaloir ?
D’une décision découlant d’un acte antidémocratique, mais aussi et surtout illégal, prise
par l’auteur de cet acte illégal ?
Aujourd’hui, alors que des juges suisses et espagnols enquêtent notamment sur une
centaine de millions de dollars secrètement versés à Juan Carlos par l’Arabie saoudite,
l’ex-roi, soupçonné de corruption, quitte l’Espagne. Une décision indigne d’un ancien chef
d’État, dont on ne sait d’ailleurs quelle part y a pris son successeur et fils, l’actuel roi
Felipe VI. S’il respecte son pays, et ce qu’il doit encore considérer comme « son » peuple,
Juan Carlos doit répondre de ses actes en Espagne et devant tous les Espagnols.
Au-delà de ces aspects évidents, le judiciaire et celui de l’honneur d’un homme et d’un
pays, cette nouvelle affaire Juan Carlos, et sa fuite, venant après de multiples scandales
liés à l’ancien roi et à la monarchie, reposent la question de la légitimité de cette dernière.
Il est grand temps que les Espagnols, qui ont voté pour une République avant que le
processus ne soit illégalement stoppé par le coup d’État de juillet 1936, retournent aux
urnes pour redire, démocratiquement, s’ils veulent vivre dans une monarchie ou une
République. Eux qui ont dû livrer une terrible guerre face aux trois grands
fascismes/nazismes européens (Hitler, Mussolini et Salazar, alliés de Franco), puis subi
une dictature terrifiante pendant près de 40 ans, n’ont depuis jamais pu, à ce jour, se
prononcer sur cette question.
Caminar, coordination nationale des descendants et amis de l’Espagne
républicaine.
Archives de catégorie : Actualités
Libération de Paris : la Nueve et ses républicains espagnols enfin pleinement reconnus
Eux ont pourtant été les premiers à entrer dans la capitale, le 24 août 1944, par la porte d’Italie ?
Oui, et ils bénéficient de l’aide inattendue de l’aide d’un Arménien de banlieue qui les guide dans les rues de Paris pour éviter les barrages allemands. Ils vont suivre un parcours un peu tortueux mais en une heure seulement, ils passent de la porte d’Italie à la place de l’Hôtel de Ville, sans avoir tiré un coup de feu. Il est 21h30, il va y avoir des échanges de tirs pour prendre l’Hôtel de Ville mais cela va se faire assez rapidement.
En revanche, le lendemain, il y aura d’autres combats entre autres place de la République. Quelques petits bastions de soldats allemands subsistent et il faut reprendre tous les bâtiments officiels où l’état-major allemand s’était installé. Mais le 26 août, c’est fini, malgré quelques tirs sporadiques de soldats allemands ou de Français collaborateurs.
Avaient-ils revendiqué ce privilège de libérer Paris ?
Cette libération est un événement qui a marqué le monde entier, avec des cloches qui ont sonné y compris à Buenos Aires.
Mais il faut être nuancé : ils ne se battaient pas pour la libération de la France mais pour la liberté, en libérant le monde du fascisme. Et la promesse qui leur avait été été faite oralement par le Général Leclerc, le capitaine Dronne, était qu’après avoir viré Mussolini en Italie, viré Hitler en Allemagne, on les aiderait à virer Franco en Espagne. C’était ça leur désir. Ils pensaient qu’on allait libérer l’Espagne. Cela n’a pas été le cas évidemment parce qu’on était déjà pratiquement au début de la guerre froide, les Américains ont ensuite commencé à installer des bases militaires en Espagne et Franco a obtenu en échange qu’on le laisse tranquille. Et seul le Mexique et la Yougoslavie de Tito se sont toujours refusés à reconnaître le régime de Franco.
Les hommes de la Nueve ont éprouvé une double trahison : leur rôle à Paris gommé et pas d’aide ensuite pour sauver leur pays.

A commencer par de Gaulle et pendant des années ensuite, cette opération de la Nueve est donc restée presque taboue ?
Absolument. Il fallait pour l’imagerie populaire que la France ait été libérée par des Français. Cela a d’abord été bien martelé par de Gaulle, par les gaullistes et par les communistes aussi. Il fallait que cela soit absolument une libération franco-française.
C’était un argument politique. Au lendemain de la libération de Paris, les gaullistes et les communistes sont les nouvelles forces qui occupent le devant de la scène politique. Et on ne sait pas à ce moment-là qui va l’emporter. De Gaulle était très soucieux justement de faire libérer Paris et quand il a vu l’ordre de reddition du gouverneur allemand à Paris avec à côté de la signature de Général Leclerc, il y avait également celle de Rol-Tanguy, membre du Parti communiste. Il était furieux. Il a engueulé Leclerc qui avait permis la signature d’un gouvernement communiste. On est à un moment de bascule pour le devenir de la France et d’ailleurs le gouvernement qui va être formé comportera des communistes et des gaullistes.
Pourquoi alors de Gaulle a-t-il fait défiler la Nueve à ses côtés sur les Champs-Elysées ?
Je ne pense pas que cela venait de de Gaulle mais plutôt du Général Leclerc. Mais pour une raison très pratique : c’était quand même une troupe de choc, l’avant-garde de la 2e DB, que l’on envoyait toujours devant au casse-pipe. Après presque trois ans d’expérience de guerre civile en Espagne, puis des combats en Tunisie et en Normandie, ils étaient les plus aguerris. Et on leur faisait le plus confiance pour assurer la sécurité du Général de Gaulle. C’était davantage d’un point de vue pratique, pas tellement par reconnaissance d’être arrivés les premiers.
D’ailleurs, après quelques jours de repos à Paris, ils ont continué avec Leclerc jusqu’à Strasbourg, puis jusqu’au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden. Arrivés en Allemagne, ils n’étaient plus que 16 sur 160 environ au départ de Normandie, même s’ils n’étaient pas tous morts.

Il y a quand même eu une reconnaissance militaire des soldats de la Nueve ? Certains ont été médaillés.
Oui, mais une reconnaissance individuelle. Les combattants de la Nueve ont été décorés à titre individuel. On ne parle pas de la Nueve en tant qu’entité. De la même façon, de Gaulle ne voudra pas voir dans le défilé des combattants qui ont libéré Foix des drapeaux républicains espagnols. ll les fait tous retirer, il faut que ce soit des drapeaux français.
Sur les Champs-Élysées, il y en a eu très peu. Mais il y a eu une très grande banderole du drapeau républicain tenue par des Espagnols qui étaient à Paris. Mais de Gaulle l’a faite retirer également. En revanche, ce que l’on voit sur les documents d’époque (vidéo ci-dessus), que l’on ne pouvait pas retirer, c’est la quinzaine de blindés qui l’escortent avec toujours les noms des batailles de la guerre d’Espagne. Par exemple, le « Madrid », le « Teruel », le « Guadalajara » ou le « Don Quichotte ». Un des véhicules avait aussi été baptisé « Les Pingouins », par autodérision parce que c’était le surnom que les Français donnaient aux Espagnols, pingouins ou espingouins.
La seule chose que l’on ne voit pas dans les images d’époque c’est une jeep qui portait le nom « Mort aux cons ». Cela n’avait pas plus à Leclerc qui avait dit que cela n’allait pas faire bon effet à l’arrivée dans Paris.

Quand et pourquoi alors a débuté la reconnaissance ? Il a fallu attendre la mort de Franco, plus tard encore ?
Plus tard encore. Il a fallu attendre l’arrivée de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris avec sa principale adjointe Anne Hidalgo. Cela a commencé en 2004, avec l’apposition d’une douzaine de médaillons commémoratifs, le long du parcours qu’avait emprunté la Nueve.
Et en 2012, pour la première fois, un président de la République française a rendu hommage à ces républicains espagnols. C’était le 25 août, dans le discours de François Hollande.
Jusqu’à aujourd’hui, avec des commémorations officielles : chaque 24 août, à côté de l’Hôtel de Ville, au jardin des combattants de la Nueve, qui a été renommé par la mairie de Paris en 2015. Un jardin du même nom ayant été inauguré à Madrid en 2017.

Cette mémoire a bénéficié de l’arrivée au pouvoir de dirigeant.es socialistes, dont une à l’histoire intimement lié à la guerre d’Espagne ?
C’est surtout Anne Hidalgo qui a dû pousser à cette reconnaissance du rôle des républicains espagnols, de par son parcours personnel. Elle a effectivement toujours aidé sur ce plan-là notre association. Elle a facilité pas mal de choses et a elle-même organisé de son côté des événements à chaque fois conjointement, d’ailleurs, avec la mairie de Madrid.
Nous étions ainsi la seule association française à participer à l’inauguration du jardin de Madrid.

Et quel est l’esprit de la fresque inaugurée ce samedi ? Un travail de mémoire plus grand public, plus jeune ?
Exactement. Une des plaques commémoratives du passage de la Nueve est à cette adresse. Avec toute une façade de 17 m de haut. On s’était dit qu’il serait bien de faire une fresque au-dessus du médaillon. Nous avons un artiste peintre dans l’association – Juan Chica Ventura – et donc l’idée s’est réalisée : faire une espèce de triptyque, genre bande dessinée. Avec trois dessins et trois petits commentaires qui figurent trois moments de la libération de Paris.
Nous avons obtenu assez vite la façade mais sans aucune subvention. Nous avons donc lancé une souscription en ligne et nous avons récolté des chèques de dix à mille euros pour arriver au bout d’un an à nous auto financer.
Cette fresque est très importante parce qu’elle complète la plaque commémorative déjà présente. Mais qui s’arrêtait pour regarder la plaque ? Je sais qu’ils sont passés par là mais presque personne ne le sait. Alors que maintenant les peintures de se sont beaucoup développées dans le 13e arrondissement et les gens les cherchent, seul ou en groupe avec des guides. Ils vont s’arrêter là.
Martine Champeaux, voisine et ancienne professeure d’Histoire

A écouter aussi, une chanson sur la Nueve : « Un nuage espagnol » dans sa version française, « Una nube hispana », dans sa version castillane.
Elle est signée Serge Utgé-Royo, fils de républicains espagnols, né dans l’exil à Paris.
Espagne : le polémique « Billy El Niño » meurt du coronavirus
Billy el Niño, Billy the kid. Derrière ce pseudonyme inoffensif se cache Antonio González Pacheco, un inspecteur de police aux tendances sadiques et ultra-violentes. L’Espagne a appris aujourd’hui la mort de cet ancien policier, des suites du coronavirus. 
La carrière del Niño s’est déroulée durant la dictature du Général Franco. Sous ce régime à l’exception du mouvement franquiste, tout parti politique ou syndicat était interdit. Les militants de sensibilité de gauche ou d’extrême-gauche étaient arrêtés, torturés, emprisonnés.
Affecté à la Brigada Político Social (BPS) de Madrid, Billy el Niño a une ambition : que son pseudonyme glace d’effroi les militants de gauche. Antonio González Pacheco était un tortionnaire qui prenait du plaisir dans la violence, il ne le cachait pas, en était fier. Les victimes aujourd’hui survivantes tentent des actions en justice contre Billy et racontent le déroulé d’une garde à vue avec ce policier. El Niño était responsable des geôles de détentions au sein de la Dirección General de Seguridad. Sa mission officielle était de faire avouer les personnes gardées à vue.
Sadisme
Dans les dispositions des plaintes adressées contre González Pacheco, les techniques de torture pendant les interrogatoires sont légions : transformer sa victime en un punching-ball,attachée à une barre et frappée sans interruption de diverses manières selon des techniques empruntées aux arts martiaux. El niño se vantait d’être un maître en la matière et à chaque coup poussait des cris empruntés au karaté et hurlait le nom de la technique martiale lors du mouvement.
Dans une autre torture appelé « la bañera », Pacheco plongeait la tête de la personne qui était sous sa garde dans un W.C. rempli d’excréments et d’urines, jusqu’à lui faire perdre conscience, donnant ainsi une sensation de mort imminente. El Niño se vantait d’avoir créer le « passage » : le gardé à vue devait passer entre deux files d’agents policiers qui le frappaient avec des matraques, des fouets, des poings américains, des coups de pieds et des claques.
Dans un autre acte de folie, El Niño accrochait son souffre-douleur à une barre métallique en menottant les poignets aux chevilles avec le dos courbé. Cette position exposait les fesses et les organes génitaux aux coups provoquant une douleur très intense avec comme séquelles de nombreuses hémorragies et la présence de sang et de caillots dans l’urine pendant des mois.
Billy el Niño torturait sans distinctions hommes et femmes. Menaçait aussi ses victimes d’aller retrouver leur famille pour leur infliger des violences. Les interrogatoires avaient lieu nus, sans nourriture ni eau pendant plusieurs jours.
De la dictature à la démocratie
En 1975 prit fin la dictature franquiste. Mais pas la carrière de Billy el Niño qui devient inspecteur dans le corps supérieur de la police, au sein de la brigade centrale du renseignement, la police secrète de l’Espagne démocratique. Six ans plus tard, en 1981 il abandonna la police pour travailler dans le secteur privé de la sécurité.
Aujourd’hui Billy el Niño vit tranquillement comme un retraité de Madrid parmi les autres. Un citoyen qui a cependant une meilleure pension financière que beaucoup de ses pairs. Suite à ses actes de torture Pacheco s’est vu attribuer des médailles accompagnées de primes financières.
Pour avoir démanteler l’organisation terroriste Le Front Révolutionnaire Antifasciste et Patriote, el Niño toucha 20.000 pesetas l’année de la mort de Franco en 1975. Une pratique qui continua durant la démocratie ; une prime de 6.000 pesetas en 1976 pour l’arrestation de militants du Parti Communiste. La médaille rouge octroyé par Franco en 1972 augmente la retraite actuelle de Pacheco à hauteur de 10%. Le ministre Rodolfo Martín Villa de l’Espagne démocratique en 1977 décerna la médaille d’argent du mérite policier avec une gratification de la retraite d’El Niño de 15%. Encore une médaille d’argent en 1980 et une autre d’or en 1982 offrent 20% de retraite en plus. En 2019 El Niño jouit d’une retraite augmentée de 45%.
Billy el Niño n’est pas un pestiféré et fut invité, il y a une paire d’années à un cocktail mondain par un commissaire de Police encore en activité.
Aucun gouvernement depuis 40 ans n’a entamé de procédure pour retirer les avantages salariaux à González Pacheco. Antonio González Pacheco, 74 ans est décédé aujourd’hui des suites du coronavirus.
MOURIR À MADRID…UNE SECONDE FOIS !
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Maldita historia de José de la Peña : Editions Amalthée
Il y a 80 ans nous étions éjectés de notre propre pays par quelques militaires appuyés lourdement en armes et mercenaires par les pays totalitaires d’Hitler et Mussolini dans une agression internationale inédite avec la complicité tacite des Etats démocratiques par leur laisser faire.
Ce livre a été écrit en se basant sur les souvenirs de ma famille et de moi-même. J’ai mis en exergue, sans être exhaustif, les faux clichés relayés par les médias.
Par exemple:
Comment imaginer qu’après la deuxième guerre mondiale des pays démocratiques aient protégé le régime fasciste de Franco?
Comment des partis politiques se revendiquant de la gauche aient sponsorisé un Roi imposé par Franco en lui ouvrant les portes du Marché Commun?
Par voie de conséquence le fait majeur de cette décision fut d’absoudre les crimes imprescriptibles contre l’humanité de type nazi commis par les franquistes. Ainsi sans contrainte les franquistes assassins et leurs descendants se sont renforcés et on eu tout loisir d’exhaler les odeurs malodorantes du fascisme. Cela crève les yeux aujourd’hui.
C’est ahurissant, lisez mon livre : EN ESPAGNE FRANCO SERAIT-IL IS BACK.José de la PeñaRésumé : « Il revisite l’histoire familiale, ce qui forgera sa personnalité, à savoir la guerre, la Guerre d’Espagne, une guerre presque effacée de la mémoire de son pays de naissance, un pays qui a vécu sous la tutelle d’un dictateur pendant quatre décennies. Un pays où, pendant trop longtemps, seule pouvait être évoquée une mémoire réinventée par le vainqueur, laissant comme seule vérité le miroir du révisionnisme s’instituer aux côtés de la peur. » Préface de Carmen Negrín. Présidente du CIIMER Présidente d’honneur de la fondation Juan Negrin. Dans une République espagnole qu’on assassine lentement à l’ombre de la trahison, plus d’un demi-million d’Espagnols républicains deviennent apatrides, parias. À l’aube de la Seconde Guerre, c’est tout un peuple qui se voit privé de son droit fondamental de vivre et trouve refuge dans la terre de la « Liberté, Égalité, Fraternité ». Mais à quel prix ? Il y a exactement 80 ans, la famille de l’auteur a vécu cette tourmente, la guerre, la fuite, la peur. Une histoire banale qui ne saurait être effacée ni oubliée ; une histoire transmise de père en fils. L’Histoire de la honte qui se transforme en fierté. Notre histoire vers la liberté. À travers sa propre déchirure, cette saga familiale redonne vie aux héros oubliés de notre Histoire, à ces milliers de soldats et ces centaines de milliers d’exilés. Né à Barcelone lors du plus grand bombardement sur les civils en mars 1938, José de la Peña entre comme réfugié en France à l’âge de 11 mois avec la Retirada. Après des années à travailler sur les souvenirs de son père et son oncle au coeur de la Guerre d’Espagne, il retrace l’histoire de sa famille dans un récit poignant et cruellement réaliste.
Communiqué de l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France ASEREF
Liberté !
La sentence digne des heures les plus sombres du franquisme est tombée ce lundi 14 octobre à Madrid : entre 9 ans et 13 ans de prison pour sédition et désobéissance pour des élus et représentants associatifs catalans. Deux ans après la tenue du referendum jugé illégal par le pouvoir central du 1er octobre 2017. Juste pour avoir décidé de consulter démocratiquement la population.
L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) une fois de plus dénonce l’escalade des nostalgiques du franquisme qui veulent opposer les peuples d’Espagne entre eux. L’attitude du gouvernement espagnol demandant dans cette situation le soutien des partis fidèles à la constitution démontre à quel point cette soi-disant transition démocratique après Franco ne l’a jamais été.
Il faut sortir de ce carcan qui ne vise qu’à étouffer toute velléité de recherche de la vérité historique.
Ce qui se passe aujourd’hui est d’une extrême gravité, Franco et ses crimes jouissent toujours d’une impunité indécente.
Aujourd’hui Il est question d’exhumer Franco de son Mausolée mais c’est une sinistre farce, le franquisme est encore installé en Espagne avec un Roi qui veille sur cet indigne patrimoine et avec des gouvernements qui se succèdent et qui pactisent les uns après les autres avec cette indignité.
Il faut exiger la libération des prisonniers politiques catalans même si on peut ne pas être d’accord avec leurs idées. Nous devons lutter pour qu’ils puissent les exprimer.
ASEREF appelle à participer à toutes les manifestations en France et en Espagne qui exigent leur libération.
Eloi Martinez Président d’ASEREF
14 octobre 2019
Journées Caminar : Espagne, un exil républicain
Du 25 au 27octobre 201. Nous contacter pour départ groupé et hébergement.
Au cas où des personnes seraient intéressées pour s’y rendre, il est nécessaire de préciser que pour l’hébergement, les hôtels dont les noms sont cités dans le document ont été contactés par des membres de Caminar et ont été choisis par rapport à leur proximité du lieu où se dérouleront les journées.
Voir ici le programme : Depliant colloque Journees Caminar 25 26 27 oct 2019 Toulouse
Le texte adopté en Conseil d’Administration le 29 juin a été lu hier 18 juillet au rassemblement NiValleNiAlmudena à la Puerta del Sol à Madrid
Caminar était présent à ce rassemblement, en la personne d’un membre de l’association Retirada 37, Luis Lopez.
– Intervention d’une femme de IU https://youtu.be/buBCpHBm7Bo
– Intervention d’une association https://youtu.be/kSdCACLh6IE
L’exhumation du dictateur Franco est une exigence démocratique et de morale élémentaire

Réuni à Toulouse le 29 juin 2019, le Conseil d’Administration de la coordination nationale française Caminar (dont Retirada 37 fait partie), a adopté à l’unanimité, le texte suivant, suite à la dernière décision du Tribunal Suprême espagnol concernant l’exhumation du dictateur Franco du Valle de los Caídos.
L’exhumation du dictateur Franco est une exigence démocratique et de morale élémentaire. Une démocratie apaisée ne peut offrir au plus grand criminel de son histoire récente un écrin monumental construit au prix du sang de ses victimes. L’Espagne ne peut continuer à permettre la glorification du crime.
Il s’agit d’une anomalie en Europe qui renie les valeurs gouvernant les droits des peuples et président à la sérénité de nos sociétés. La sépulture actuelle de Franco est un affront à la mémoire de ses victimes et une blessure pour les descendants de celles-ci, par-delà les décennies et les frontières. Le décret-loi du 24 août 2018 a déclaré l’exhumation d’intérêt général et revêtant un caractère d’urgence; c’est l’évidence.
Notre coordination réaffirme son attachement à l’exécution la plus rapide du transfert de la dépouille du despote. Dans sa décision provisoire du 4 juin 2019, le Tribunal suprême espagnol a qualifié ce dictateur de « chef de l’État depuis le 1er octobre 1936 jusqu’à son décès le 20 novembre 1975 ». Franco n’a pourtant tiré son autorité d’aucune élection démocratique, mais de la force brutale que lui et ses complices ont déchaînée contre le gouvernement légitime de la République. Le 1er octobre 1936, et jusqu’à sa démission, le président Manuel Azaña demeurait le chef de l’État, il jouissait de la légitimité des scrutins populaires, dans le respect de la constitution alors en vigueur.
La coordination nationale française Caminar réaffirme sa solidarité avec la campagne « Ni Valle Ni Almudena ». (*) La coordination nationale Caminar regroupe 18 associations françaises de descendants et amis des exilés de l’Espagne Républicaine.

Reunido en Toulouse el 29 de junio de 2019, el Consejo de administración de la coordinadora nacional francesa Caminar (*) ha adoptado por unanimidad el siguiente texto, tras la última decisión del Tribunal Supremo español relativa a la exhumación del dictador Franco del Valle de los Caídos
La exhumación del dictador Franco es una exigencia democrática y de moral elemental. Una democracia apaciguada no puede ofrecer al mayor criminal de su historia un lugar monumental tan relevante construido con la sangre de sus víctimas.
España no puede seguir permitiendo la glorificación del crimen. Se trata de una anomalía en Europa que niega los valores que rigen los derechos de los pueblos y garantizan la serenidad de nuestras sociedades.
La sepultura actual de Franco es una afrenta a la memoria de sus víctimas y una llaga abierta para sus descendientes, más allá de los decenios y de las fronteras.
El decreto ley del 24 de agosto de 2018 ha declarado la exhumación de interés general y con carácter urgente. Es una evidencia. Nuestra coordinadora reafirma su voluntad de que se proceda cuanto antes al traslado de los restos del déspota.
En su decisión cautelar del 4 de junio de 2019, el Tribunal supremo ha calificado al dictador de « Jefe del Estado desde el 1 de octubre de 1936 hasta su fallecimiento el 20 de noviembre de 1975 ». Franco no sacó su autoridad de unas elecciones democráticas sino de la fuerza bruta que él y sus cómplices desataron contra el gobierno legítimo de la República. El 1 de octubre de 1936 y hasta su dimisión, el presidente Manuel Azaña seguía siendo el Jefe del Estado, gozando por ello de la legitimidad de escrutinios populares dentro del respeto a la constitución vigente.
La coordinadora nacional francesa Caminar reafirma su solidaridad con la campaña « Ni Valle Ni Almudena ».
(*)La coordinadora nacional Caminar reúne a 18 asociaciones francesas de descendientes y amigos de los exiliados de la España Republicana.












