Archives de catégorie : Culture

27 avril 2026 : PACO IBAÑEZ AU THÉÂTRE ROYAL DE MADRID

PACO IBAÑEZ ALLUME UN PHARE DE RÉSISTANCE CONTRE LA BARBARIE

À 91 ans, l’artiste – une légende vivante de la résistance espagnole au fascisme – a montré que le temps peut abîmer ses articulations et le forcer à monter sur scène au bras de son guitariste inséparable Mario Mas, mais qu’il est incapable de lui voler un brin d’engagement politique ni de fléchir sa confiance dans les êtres humains.

« C’est pourquoi je le dis encore une fois : que personne ne pense ou ne crie “Je n’en peux plus et je reste ici”. Mieux vaut les regarder en face et dire haut et fort : “Dégagez, fils de hyènes, nous sommes des millions et la planète n’est pas à vous” » : c’est par ces mots enregistrés du poète José Agustín Goytisolo, que le concert a débuté. Ensuite, le chanteur-compositeur a donné des noms à ceux qui pensent que le monde leur appartient et a qualifié le président Donald Trump de « satrape américain » et de « bêtes sauvages” les dirigeants Israéliens qui attaquent le peuple palestinien.

Paco Ibáñez, qui dans ses concerts donne généralement sa voix à des poètes de différentes latitudes et langues, a chanté en espagnol, basque et galicien. Les poètes hispanophones des deux côtés de l’Atlantique ont été les plus présents, d’Antonio Machado à Federico García Lorca, en passant par Fanny Rubio et Nicolás Guillén.

De ce dernier, il a interprété « Soldadito boliviano », une chanson dont le vers « Un frère ne tue pas son frère » (qui fait référence à Che Guevara) a été largement applaudi.

Puis Soleá Morente, fille du célèbre chanteur flamenco Enrique Morente, est entrée en scène, qui a montré art et lignée dans son interprétation de “Nana de la mora” de José Ángel Valente et de “Dolor” d’Alfonsina Storni, mis en musique par Paco Ibañez. “Quelle chance la vie m’a donnée d’hériter de mon père ses amis magiques !” a dit la chanteuse avant de céder la place à l’accordéoniste Joxan Goikoetxea et à l’inventeur d’instruments Pep Pascual.

L’un des moments les plus émouvants du concert a été lorsque le public qui remplissait le Teatro Real a repris à l’unisson, avec Paco Ibáñez, “Andaluces de Jaén”, le poème de Miguel Hernández [mort pendant la guerre civile].

Mais les applaudissements les plus longs et l’ovation la plus sincère sont allés à « A galopar », de Rafael Alberti, où Paco Ibañez a été rejoint au chant par Soleá Morente, Joxan Goikoetxea, Pep Pascual et l’ensemble des spectateurs, dans une catharsis collective qui rappelait beaucoup un passé commun, mais tenait aussi de l’espoir d’un avenir meilleur.

Paco Ibáñez donne de moins en moins de concerts, et ne reste plus debout deux heures d’affilée avec la guitare posée sur sa jambe comme il l’a fait depuis soixante-dix ans ; il chante désormais assis la plupart du temps et a besoin de lunettes pour lire les partitions, mais sa voix continue d’être essentielle pour beaucoup.

« Jusqu’à toujours !” a-t-il lancé en guise d’au revoir, laissant la scène vide mais éclairée avec cette phrase en arrière-plan : “Il nous reste la parole” [Nos queda la palabra], accompagnée des photographies des poètes universels qu’il a mis en musique.
(Par Rosa Díaz, EFE)
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– Andaluces de Jaen (Miguel Hernandez) : https://youtu.be/_azN-kqU7nE
– Ya no hay locos (Il n’y a plus fous en Espagne, Léon Felipe) : https://youtu.be/oAbs5Ksn8ck
– Me queda la palabra (Blas de Otero) :
https://youtu.be/DQUTYlwfBFk
– La mala reputación (Brassens) : https://youtu.be/gosi6_vR6eE

Sans Feu de la Cie TDC – Désirs partagés avec l’association Retirada 37

Sans Feu de la Cie TDC – Désirs partagés avec l’association Retirada 37. Un Spectacle au Château du Plessis de La Riche 37 Ce mardi 10 février à 19H30. « Sans Feu » nous parle des exils que produisent les temps de guerre. Son héros nous entraîne dans une errance en Espagne, en France et en Allemagne. Et ces « camps de misère » où la méchanceté côtoie la bonté, la dignité. Il s’agit encore et toujours de lutte contre l’oubli, de connaissance utile et nécessaire, et de transmission.
https://www.rfl101.fr/2026/01/31/sans-feu-au-plessis-37/

Centre de la Résistance de la Déportation et de la Mémoire : LES RENDEZ- VOUS

Exposition Du 07/01 au 01/03 au Centre de la résistance, de la Déportation et de la Mémoire à Blois.

« Jorge Semprun. Écrire et combattre. La Peste réveille encore ses rats »Conçue en collaboration avec Jorge Semprun, cette exposition porte sur les nombreux engagements dans l’écriture et la vie de cet humaniste qui fut tour à tour acteur, victime et témoin des deux grandes idéologies du XXe siècle (nazisme et communisme).

À partir d’éléments biographiques et d’extraits de ses œuvres littéraires, le visiteur est invité à découvrir le parcours de Jorge Semprun, celui d’un homme politique, écrivain mais aussi scénariste, profondément marqué par son expérience concentrationnaire. Cette exposition nous permet aussi de réfléchir à la question du Mal en l’Homme et dans l’Histoire.

Association Confluences


Spectacle « Le Grand Voyage » par la Compagnie La BAM, le 29 janvier à 19h.

Adaptée du roman autobiographique « Le Grand Voyage » de Jorge Semprun, cette lecture théâtralisée et musicale raconte le voyage de Semprun, lors de sa déportation au camp de Buchenwald. Il témoigne autant
de l’horreur que de la solidarité et parle de résistance et d’enrôlement en présentant des
réflexions sur l’engagement pour la liberté.

Cette lecture rappelle les actes comme la pensée de l’idéologie fasciste et nazie et permet une prise de conscience grâce à la véracité des faits, la charge émotionnelle et la réflexion déconstruisant les stéréotypes.

Ce spectacle participe au travail de mémoire tout en étant très proche de notre actualité.
Au CRDM Conception et réalisation : Association Confluences, à l’Espace Jorge-Semprun.

Gratuit, sans réservation (places limitées). À partir de 12 ans

Projection-débat, « La plume au poing », de Patrick ROTMAN, (documentaire, 2023, 52 min, Cinétévé). Le 10 février, à 18h30.

À l’auditorium Samuel-Paty de la bibliothèque Abbé-Grégoire.
En présence de Stéphane Michonneau, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Est Créteil, spécialiste des mémoires espagnoles, auteur de Franco, le temps et la légende (2025, Flammarion).

Proposé par les Rendez-vous de l’histoire (CEPH)
Gratuit sans réservation

Spanish Bombs

Spanish Bombs est une chanson du groupe britannique The Clash, parue en 1979 sur l’album London Calling. Le morceau composé par Mick Jones et Joe Strummer fait allusion à la guerre d’Espagne qui fit rage de 1936 à 1939. Il s’agit d’une des nombreuses chansons à teneur politique enregistrée par le groupe au cours de sa carrière.

Spanish Bombs traite de la guerre d’Espagne, un conflit important qui dévasta l’Espagne du 17 juillet 1936 au 1er avril 1939. Elle a été écrite lors d’un trajet des studios Wessex jusque chez eux quand Joe Strummer parlait avec Gaby Salter de l’ETA, l’organisation armée séparatiste basque fondée en 1959.

La chanson loue l’héroïsme des républicains et des anarchistes en particulier, durant cette période.

Beaucoup de lieux et d’acteurs associés à la guerre civile espagnole sont mentionnés dans les paroles de la chanson :

l’Andalousie, qui fut une des premières régions de l’Espagne à être prise par les rebelles militaires en 1936, avec les lignes « Spanish songs in Andalucia, the shooting sites in the days of ’39 »,

Federico García Lorca, nommé dans « Federico Lorca is dead and gone », était un poète républicain originaire d’Andalousie qui a été tué pendant la rébellion.

la Garde civile (en espagnol « Guardia civil »), qui est une police militaire sous le contrôle tant du Ministère d’Intérieur que du Ministère de la Défense.

Le passage « They sing the red flag, they wore the black one » (Ils chantent le drapeau rouge, ils ont utilisé le noir) est une référence au drapeau rouge, symbole de la lutte des ouvriers, et au drapeau noir, celui des anarchistes. La confédération nationale du travail (CNT), le syndicat anarcho-syndicaliste grandement responsable du succès initial du côté républicain contre l’insurrection fasciste de général Francisco Franco, a aussi utilisé le drapeau rouge et noir de l’anarcho-communisme.

Retour sur la soirée du 6 avril 2024

Samedi 6 avril 2024, château du Plessis à La Riche, nous sommes accompagnés par la douceur printanière.

En fin d’après midi, la Cie Diotima, Véro LP et José Manuel Cano Lopez retiennent notre attention avec des contes, chansons populaires et poèmes espagnols, accompagnés par la dégustation de tapas…

En soirée nous avons vécu des moments très forts en émotions, avec la représentation de RAPSODIA concert théâtralisé de la Cie Arsenika « mémoires de femmes ayant vécu la guerre d’Espagne et la répression du franquisme ».

Un spectacle exceptionnel !!! nous avons pu le mesurer à la fin, par des applaudissements nourris et très longs…

Clara a été sublime dans ces interprétations du début à la fin, Raphaël nous a transporté avec ses instruments à cordes et percussions, je me souviendrai longtemps de ces morceaux interprétés au « Lavta ».

Un grand bravo à cette compagnie, surtout, n’hésitez pas à vous déplacer pour voir ce spectacle et même le produire si vous en avez la possibilité.

Merci à toute l’équipe « du Plessis, Tiers lieu Commun Culturel et Humaniste »
A la Cie Rapsodia

Et aux membres de Retirada37

James