Tous les articles par Eric Sionneau

L’association 24 août 1944 vous invite à la cérémonie d’hommage du lundi 24 août 2026

Programme du 24 août 2026

Cette année, avec l’hommage aux combattants de la Nueve, nous célébrerons également les 90 ans du soulèvement populaire espagnol qui mit en échec durant 32 mois le coup d’état militaire de Franco soutenu par Hitler, Mussolini et Salazar. C’est le seul peuple en Europe qui se leva dès 1936 contre le fascisme.

Les hommes de la Nueve sont issus de ce combat.

Nous remercions le maire de Paris Monsieur Emmanuel Grégoire, de perpétuer l’hommage aux Républicains espagnols, initié par Madame Anne Hidalgo depuis le 24 août 2014, comme jour officiel de la libération de Paris.

Nous nous retrouverons à :

17h30, au 1 rue de Lobau, devant le jardin dédié aux combattants de la Nueve.

Au jardin, comme chaque année, nous nous rassemblerons pour un hommage officiel aux combattants de la Nueve et à tous les républicains espagnols morts pour la liberté

Auront lieu là les diverses prises de paroles de l’ association et des officiels comme chaque année.

Nous dédions cet hommage 2026, à Monsieur Edgar Morin, qui fut notre président d’honneur depuis 2016.

Malheureusement, le 33 rue des Vignoles étant (pour notre plus grande satisfaction) en travaux de rénovation, nous ne pourrons pas vous accueillir pour terminer cette journée. Mais nous vous promettons une belle inauguration des locaux à la ré ouverture, fin 2026.

« Cette histoire vibre en nous » : 90 ans après la guerre d’Espagne, une association continue de faire vivre la mémoire des exilés en Touraine

L’association tourangelle Retirada 37, majoritairement composée de fils et de filles de Républicains espagnols exilés, s’attache à valoriser leur mémoire en Indre-et-Loire.

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/cette-histoire-vibre-en-nous-90-ans-apres-la-guerre-d-espagne-une-association-continue-de-faire-vivre-la-memoire-des-exiles-en-touraine-1787240794

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne,

En 2004, Patrick Pépin consacre une série à la mémoire de la Guerre d’Espagne, à cette guerre civile telle qu’elle s’exprimait dans les récits de ses acteurs vaincus, et telle qu’elle se manifestait dans les paroles de leurs familles, de leurs enfants et petits-enfants, et comme en témoignaient les travaux des historiens.

Itinéraires de républicains espagnols

Je suis la fille d’un agent de liaison et d’un guérillero

« Les fiancés de la mort » : le franquisme, une idéologie mortifère

Un catholicisme fasciste

Mourir, tuer, survivre dans l’Espagne de Franco

Le franquisme, un fascisme espagnol ?

Y a-t-il eu un génocide espagnol ?

La mémoire, une affaire espagnole

La République en héritage

La mort de l’instituteur ou l’intelligence assassinée

L’oublié de Montauban, Manuel Azaña

Le Capitan Lozano rentre au Parlement

Par Patrick Pépin

Réalisation Christine Diger

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne, épisodes 1 à 25 (1ère diffusion : du 26/07/2004 au 27/08/2004) Archive INA/Radio France Edition web : Documentation de Radio France

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne

En 2004, Patrick Pépin consacre une série à la mémoire de la Guerre d’Espagne, à cette guerre civile telle qu’elle s’exprimait dans les récits de ses acteurs vaincus, et telle qu’elle se manifestait dans les paroles de leurs familles, de leurs enfants et petits-enfants, et comme en témoignaient les travaux des historiens.

Nous sommes ce que nous sommes

La mort d’un républicain ordinaire

Les Neuf de Valdestillas

Une famille républicaine

La guérilla de Santiago

Les treize roses rouges de Madrid

L’enfer du port d’Alicante : « Ce que nous avons vécu, c’est indescriptible »

Les enfants perdus du franquisme

La mélancolie espagnole

Il faut effacer le droit de la dictature

El Quico, guérillero pour la mémoire

La Mascotte de la Colonne du Rosal

On l’appelait La Pastora

Par Patrick Pépin

Réalisation Christine Diger

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne, épisodes 1 à 25 (1ère diffusion : du 26/07/2004 au 27/08/2004) Archive INA/Radio France Edition web : Documentation de Radio France

Nous ne l’oublierons pas.

Tours, le 11 juillet 2026,

A Jacques, son mari, et à ses 2 enfants, Clara et Kostia.

C’est avec beaucoup de tristesse que nous venons d’apprendre le décès d’Aurore.

Elle était présente dès le début de notre association et participa jusqu’à tout récemment, à son Conseil d’Administration.

Présence discrète et attentive, avec toujours une petite pointe d’humour, elle était en parfait accord avec nos objectifs visant à « Faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains espagnols exilés ».
C’est dans cet esprit de tolérance et de partage, au-delà de nos sensibilités politiques divergentes, qu’elle a accompagné la plupart de nos initiatives. En cela, elle était représentative de ce que nous avons créé et que nous allons continuer à faire vivre.

Nous tenons à vous adresser nos condoléances les plus sincères dans ces moments difficiles
Nous ne l’oublierons pas.

Pour Retirada37
Le président

Eric Sionneau

S.O.S La Vida ! : à Blois, la mémoire républicaine espagnole va reprendre voix.

Vendredi 17 juillet 2026, Blois Capitale accueillera Sylvie Allouin-Bastien pour une soirée autour de S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie ! Une date qui ne doit rien au hasard : le 17 juillet 1936, le soulèvement militaire parti du Maroc espagnol ouvrait la guerre d’Espagne. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cette rencontre fera dialoguer l’histoire européenne, la Retirada et une mémoire très locale, celle des réfugiés espagnols passés par Blois, Chaumont-sur-Loire, Montlivault et plusieurs communes du Loir-et-Cher.

Le 17 juillet 1936, dans le Maroc espagnol, une partie de l’armée se soulève contre la République espagnole. L’insurrection gagne la péninsule le lendemain. Elle ne renverse pas immédiatement le gouvernement républicain : c’est précisément cet échec partiel du coup de force, avec un pays rapidement coupé entre zones républicaines et zones contrôlées par les insurgés, qui ouvre une guerre de près de trois ans. Le conflit oppose la République aux forces nationalistes, bientôt dominées par Franco, soutenues notamment par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. La guerre d’Espagne devient alors l’un des grands affrontements politiques, militaires et idéologiques de l’Europe des années 1930.

Quatre-vingt-dix ans plus tard, jour pour jour, Blois Capitale consacrera une soirée à cette histoire, vendredi 17 juillet 2026, de 18h à 20h, dans ses locaux du 16 rue Émile-Laurens. Le rendez-vous, intitulé « S.O.S La Vida ! », recevra Sylvie Allouin-Bastien, autrice de S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie ! Le livre, publié en mars 2026 chez CoolLibri sous le nom de Sylvie Bastien, se présente comme un récit historique et familial de 164 pages, construit autour de la guerre d’Espagne, de l’exil républicain, de la Retirada, de l’Andalousie, du camp d’Argelès et des mémoires longtemps restées enfouies dans les familles. Le sujet pourrait sembler lointain. Il ne l’est pas. La guerre d’Espagne a aussi traversé le Loir-et-Cher.

Après trois années de guerre, la chute de Barcelone, le 26 janvier 1939, précipite l’effondrement du camp républicain. Des centaines de milliers de civils et de combattants prennent alors la route de l’exil vers la France. La Retirada n’est pas seulement une retraite militaire : c’est un déplacement massif de populations, dans le froid, l’épuisement, la peur, parfois sous les bombardements. Selon le Musée national de l’histoire de l’immigration, 475 000 personnes franchissent la frontière française entre le 28 janvier et le 13 février 1939, par Cerbère, Le Perthus, Prats-de-Mollo, Bourg-Madame et d’autres points de passage pyrénéens.

L’accueil français est alors profondément ambivalent. La frontière est ouverte, mais dans un climat de peur politique, de crise économique et de xénophobie. Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont envoyés par trains vers des départements de l’intérieur. Les hommes, notamment les combattants républicains, sont internés dans des camps construits à la hâte, sur les plages du Roussillon, à Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien ou Le Barcarès. La France accueille, mais elle trie, surveille, sépare et enferme.

Dans ce mouvement, le Loir-et-Cher devient l’un des territoires d’arrivée. Des recherches menées entre 2017 et 2025 par Sylvie et Patricia Allouin-Lorente, à partir des Archives départementales de Blois, permettent de documenter précisément cet épisode. Elles indiquent que la région Centre accueille alors environ 14 000 réfugiés espagnols, dont 3 133 dans le Loir-et-Cher. Entre le 28 janvier et le 10 février 1939, 154 trains spéciaux transportent, depuis la frontière, environ 218 000 réfugiés, essentiellement des civils, vers quelque 70 départements français.

À Blois, le premier convoi arrive dans la nuit du 2 au 3 février 1939, en gare. Les réfugiés sont attendus par le préfet Pierre-Antoine Vieillescazes, un service d’ordre, un corps médical et douze interprètes militaires du 131e régiment d’infanterie de Blois. Après un contrôle sanitaire, ils sont dirigés en autocars vers des centres d’hébergement répartis dans 48 communes du département. La gare de Blois devient ainsi, pendant quelques jours, un lieu d’aiguillage.

L’un des lieux les mieux documentés est le château de Chaumont-sur-Loire. Dès le 3 février 1939, le préfet y organise un cantonnement provisoire pour 320 personnes, installées dans les dépendances et les écuries du château. Les chiffres conservés sont précis : 133 femmes, 178 enfants et 9 hommes, dont un mutilé. Les réfugiés dorment à même le sol, sur de la paille. Ils sont soumis à une surveillance permanente des gendarmes, présents jour et nuit. Les conditions sont difficiles ; la population locale n’est pas libre d’approcher les réfugiés, mais un comité d’accueil, des bénévoles et des producteurs locaux contribuent à améliorer l’ordinaire. Le camp de Chaumont est dissous le 2 mars 1939.

Un rapport du préfet du Loir-et-Cher, daté du 1er mars 1939 et adressé au ministre de l’Intérieur Albert Sarraut, donne la mesure de l’urgence administrative. Deux convois étaient annoncés les 2 et 6 février, pour 1 200 puis 1 061 personnes ; ils comptent finalement 1 512 et 1 621 réfugiés. Le préfet indique avoir dû organiser des centres d’hébergement dans 48 communes différentes, faute de locaux importants disponibles. Il évoque aussi les difficultés sanitaires, les hospitalisations, les décès, mais souligne les dons en nature et l’accueil de la population.

C’est à l’intérieur de cette histoire collective que s’inscrit le récit de Sylvie Allouin-Bastien. S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie ! part d’une famille : celle de Clemencia Vega García, de Juan Lorente Castaño et de leur fille Lola. Originaires d’Andalousie, passés par la Catalogne pendant la guerre, Clemencia et Lola franchissent la frontière le 4 février 1939 à Puigcerdà, près de Bourg-Madame. Lola a alors 17 mois. Elles sont évacuées en train vers la région Centre, arrivent à Blois, puis sont transférées dans les écuries du château de Chaumont-sur-Loire. Leur parcours raconte l’épuisement, la dénutrition, l’incertitude, la séparation. Juan, le père, est de son côté interné à Argelès-sur-Mer, puis affecté à des compagnies ou groupements de travailleurs. Clemencia et Lola sont ensuite transférées à Montlivault, près de Chambord, où Clemencia devient bonne de ferme. La famille ne se recomposera qu’après plusieurs années de guerre, de recherches et d’absence.

En avril 2026, cette mémoire est sortie du cercle familial pour entrer dans l’espace public. Une plaque a été inaugurée au Domaine régional de Chaumont-sur-Loire [LIRE ICI] en souvenir des 320 exilés espagnols accueillis dans les dépendances du château en février 1939. Le projet, porté notamment par Sylvie Allouin-Bastien et Patricia Allouin-Ratton, petites-filles de Clemencia Lorente Vega, a associé la commune, le collège Joseph-Crocheton et la Région Centre-Val de Loire. La soirée du 17 juillet à Blois Capitale s’inscrit donc ce travail de mémoire. Il est aussi une piqûre de rappel dans une ère de progression des populismes.

Soirée « S.O.S La Vida ! »
Vendredi 17 juillet 2026, de 18h à 20h
Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, Blois
Avec Sylvie Allouin-Bastien, autrice de S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !
Entrée libre, places limitées
Inscription souhaitée : bloiscapitale@gmail.com ou directement à la boutique.

https://bloiscapitale.com/s-o-s-la-vida-a-blois-la-memoire-republicaine-espagnole-va-reprendre-voix?sfnsn=scwspmo&fbclid=IwdGRzaAS0i3RjbGNrBLSLTWV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHkWEVS_Wl8nzG4JQG7ziPNL1jv8uvkeGB3qZz0u4cgZ8Uo9xxq-taCoK7z_I_aem_F8bxIBKToPV4E2yKmp9hPg&sfnsn=scwspmo

Radiation de la Légion d’honneur de Francisco Franco ? Réponse négative du gouvernement français…

Texte complet de la question et de la réponse

17e Législature

Publication de la réponse au Journal Officiel du 9 juin 2026, page 5165

Question de : M. Hadrien Clouet

Haute-Garonne (1re circonscription) – La France insoumise – Nouveau Front Populaire

M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’incompréhensible maintien du dirigeant fasciste Francisco Franco au sein de l’ordre national de la Légion d’honneur. En effet, ce bourreau fut nommé Officier de la Légion d’honneur (sans passer par le rang de chevalier) par Philippe Pétain le 22 février 1928, puis promu au rang de Commandeur par le même le 26 octobre 1930. C’est une triple honte : pour le pays qui l’a remise, pour la République qui subit l’héritage des décisions de Pétain et pour les autres détenteurs qui sont associés à ce criminel fasciste. Le factieux Franco a renversé la République espagnole pour imposer, au terme de trois années de guerre civile, une dictature fasciste clérico-militaire de 1939 à 1975, qui broie le pays. D’abord au ban de l’Europe, elle est réintégrée sous pression des États-Unis d’Amérique et du Vatican dans les années 1950. Ses crimes restent largement méconnus, en témoigne la première exposition consacrée au régime franquiste en 2025 au Musée départemental de la résistance et de la déportation de Toulouse. Après la guerre civile qui coûte la vie à 500 000 personnes, le régime franquiste a opéré une répression massive et sauvage afin d’éradiquer toute la gauche espagnole. L’Espagne ne dispose toujours d’aucun recensement officiel des disparus sous la dictature. Pour autant, le bilan humain du régime franquiste est évalué à plus de 200 000 disparus, dont 4 300 fosses communes décomptées. Pour les femmes : tortures systématiques dont viols, tonte des cheveux, exposition en place publique, etc. Les enfants ont été enlevés à leurs familles d’origine et assignés à des familles franquiste. En 1940, plus de 500 000 républicains ont été internés en camp de concentration, 300 000 en prison, 140 000 assujettis aux travaux forcés et un autre demi-million ont fui le régime. Sur le modèle nazi, des expérimentations médicales ont été conduites sur des activistes marxistes pris en cobaye. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a soutenu les manœuvres hitléro-mussoliniennes et a envoyé des troupes contre l’Union soviétique. Au lendemain de la Libération, les pires criminels nazis ont été accueillis et hébergés par l’Espagne franquiste, qui les a soustrait à la justice. Outre la répression féroce, le franquisme endoctrine en masse la jeunesse avec des programmes scolaires ultra-conservateurs. Par ailleurs, il a provoqué une grave crise économique. L’interruption autarcique de l’achat d’engrais a provoqué la mort de plus de 200 000 Espagnols par la faim entre 1939 et 1952. Le pays a stagné pendant toute cette période. C’est afin de sauver Franco que les États-Unis lui ont ouvert l’accès au plan Marshall. Franco a bien entendu bénéficié aussi de l’appui des grandes multinationales, qui ont investi dans un pays sans activité syndicale (punie de mort) et profitaient du travail forcé des prisonniers politiques. Ces crimes sont aujourd’hui sujets à un profond négationnisme, portés par les médias réactionnaires, les officines proches de l’Opus Dei ou de la Fondation nationale Francisco Franco et les partis fascistes de type Vox. Ce n’est ainsi qu’en 2007 qu’ont été annulées les condamnations politiques sous Franco. Ainsi, M. le député attend du Gouvernement qu’il procède sans délai à la radiation de cette Légion d’honneur de la honte. Si le Conseil d’État n’a pas donné suite le 29 janvier 2024 à la demande d’un descendant de réfugiés espagnols qui l’avait saisi, une décision politique s’impose. Pour cela, il faudrait modifier l’article R. 97 du code de la Légion d’honneur pour autoriser la déchéance post-mortem d’un criminel ; une modification absolument consensuelle, hors sans doute les 139 sympathisants fascistes qui siègent à l’Assemblée nationale. Cet acte viendrait saluer et compléter le processus de défranquisation en cours en Espagne comme le retrait des honneurs et titres de Franco ou le mausolée vidé. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.

Réponse publiée le 9 juin 2026

La France et l’Espagne sont unies par des liens humains et historiques particulièrement étroits, dont la mémoire de la Guerre civile espagnole constitue une dimension essentielle. La France n’oublie pas les centaines de milliers d’Espagnols qui se sont réfugiés en France à l’issue de la Guerre civile et est profondément reconnaissante de l’engagement de nombre d’entre eux au sein de la Légion étrangère, de la Résistance française et des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Président de la République a tenu à rendre un hommage particulier aux combattants espagnols engagés dans la Nueve, la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, intégrée à la 2e division blindée Leclerc, lors des célébrations du 80e anniversaire de la Libération de Paris le 25 août 2024.

Le code de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, à l’article R97 pour les Français et à l’article R135-6 pour les étrangers, ne permet pas d’engager des poursuites disciplinaires contre une personne décédée. L’interdiction de poursuivre pénalement ou disciplinairement une personne décédée constitue en effet un principe fondamental de notre droit que le Gouvernement n’envisage pas de modifier.

Le Traité d’amitié et de coopération entre la France et l’Espagne signé le 19 janvier 2023 à Barcelone rappelle la « densité et la profondeur des liens humains qui les unissent, et qui résonnent dans la mémoire personnelle des descendants d’Espagnols, dont les réfugiés et combattants de la liberté lors de l’exil républicain, qui ont fait de la France leur foyer ». Ce travail de mémoire est au coeur du renforcement de notre coopération avec l’Espagne.

Notre Président d’honneur, EDGAR MORIN nous a quitté ce vendredi 2026 dans la soirée

La dame à la faux vient de reprendre celui qu’elle avait délivré un 8 juillet 1921.

C’est avec tristesse et désarroi que nous avons appris ce jour le décès d’Edgar Morin, notre président d’honneur.

En ces jours où le chant des sirènes nous abreuve de paroles d’exclusion, d’éradication envers nos contemporains, ces humains dont nous sommes issus, venus d’ailleurs pour défendre la Liberté de tous, les pensées et paroles d’Edgar Morin sont ce qui nous restent de lui. Nous devons les diffuser auprès des générations nouvelles pour qu’elles sachent ce que fut son combat et surtout ce que fraternité et futur signifient. Solidaire avec les Républicains Espagnols, à 16 ans, il confectionna des colis pour SIA (Solidaridad Internacional Antifacista), à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale il s’engagea dans la résistance……… et ce combat pour la dignité et le respect du vivant fut le combat de toute une longue vie d’engagements.

Celles et ceux qui étaient présents rue de Lobau ce 24 août 2016 se souviendront toujours avec émotion de son intervention spontanée à la tribune. Ce fut un grand évènement.

Nous avons perdu un ami de la vie juste et équitable! Toutes nos condoléances et pensées sincères à ses proches.

Nous vous offrons ici l’entretien que nous avons eu avec lui à propos de Wilebaldo Solano, son ami exilé, membre dirigeant du POUM, avec lequel il a recherché durant des années la vérité sur la disparition d’Andreu Nin. (vous pouvez lire l’intégralité, annotée sur notre site)

Wilebaldo Solano ou la quête de vérité : https://www.24-aout-1944.org/wilebaldo-solano-ou-la-quete-de/

Edgar Morin aimait le chocolat noir, nous lui avions offert une composition pour ses 100 ans.

L’association 24 août 1944.

Le rassemblement pour la paix réunit entre 150 à 200 personnes à Tours samedi

Une vingtaine d’associations, partis et syndicats, sont à l’origine de la manifestation pour la paix qui a rassemblé entre 150 à 200 personnes ce samedi 23 mai 2026 dans les rues de Tours.

Entre 150 à 200 personnes ont participé à la manifestation pour la paix, samedi 23 mai 2026, dans les rues de Tours, à l’appel d’une vingtaine d’associations, partis et syndicats (1). « Notre solidarité est internationale, nous sommes solidaires du peuple kanak, du peuple soudanais et de tous les peuples qui résistent », a déclaré au micro Samia, du collectif de Solidarité Palestine 37, devant les manifestants réunis place Jean-Jaurès.

Présent chaque samedi à Tours, le collectif s’est associé pour la première fois au Mouvement pour la paix pour organiser ce rassemblement. « Nous sommes en faveur de la paix et du désarmement de toutes les puissances, a poursuivi la militante. Nous refusons la militarisation de la jeunesse et de la société. Les milliards engloutis dans les armes doivent servir à la santé, à l’éducation, à la justice sociale et à la protection de l’environnement. »

Le cortège s’est d’abord arrêté devant la banque BNP, rue Nationale, « complice de la colonisation israélienne de la Palestine » selon les manifestants, avant de se diriger vers la préfecture de Tours.

© (Photo NR, Pascaline Mesnage)
Par Pascaline MESNAGE
La Nouvelle république du centre Ouest.

(1) Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), collectif Notre santé en danger, collectif Solidarité Palestine 37, collectif Pas d’enfant à la rue, Comité tourangeau de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), CGT, Confédération paysanne, FO, Frères des hommes, FSU, Institut coopératif de l’école moderne (Icem), LFI, La Libre Pensée, Mouvement de la paix, Jeunes Communistes 37 (MJCF), NPA-L’Anticapitaliste, Parti communiste des ouvriers de France, PCF, Retirada37, Sud Solidaires, Union communiste libertaire, Union pour la reconstruction communiste.