10 octobre 2026 : Hommage au jeune brigadiste Léon Cariot.

Cimetière de Saint Pierre des Corps : Une quarantaine de personnes avait répondu à l’appel de Retirada37. En présence de Claire Rol-Tanguy, secrétaire générale des Amis des combattants en Espagne républicaine (ACER). Ci-dessous, les discours, l’article de la Nouvelle République du Centre Ouest et les photos :

discours Jany 10 octobre CARIOT

Camarades

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/saint-pierre-des-corps/leon-cariot-mort-pour-l-espagne-enfin-honore-a-saint-pierre-des-corps-1791660966

L’association 24 août 1944 vous invite à la cérémonie d’hommage du lundi 24 août 2026

Programme du 24 août 2026

Cette année, avec l’hommage aux combattants de la Nueve, nous célébrerons également les 90 ans du soulèvement populaire espagnol qui mit en échec durant 32 mois le coup d’état militaire de Franco soutenu par Hitler, Mussolini et Salazar. C’est le seul peuple en Europe qui se leva dès 1936 contre le fascisme.

Les hommes de la Nueve sont issus de ce combat.

Nous remercions le maire de Paris Monsieur Emmanuel Grégoire, de perpétuer l’hommage aux Républicains espagnols, initié par Madame Anne Hidalgo depuis le 24 août 2014, comme jour officiel de la libération de Paris.

Nous nous retrouverons à :

17h30, au 1 rue de Lobau, devant le jardin dédié aux combattants de la Nueve.

Au jardin, comme chaque année, nous nous rassemblerons pour un hommage officiel aux combattants de la Nueve et à tous les républicains espagnols morts pour la liberté

Auront lieu là les diverses prises de paroles de l’ association et des officiels comme chaque année.

Nous dédions cet hommage 2026, à Monsieur Edgar Morin, qui fut notre président d’honneur depuis 2016.

Malheureusement, le 33 rue des Vignoles étant (pour notre plus grande satisfaction) en travaux de rénovation, nous ne pourrons pas vous accueillir pour terminer cette journée. Mais nous vous promettons une belle inauguration des locaux à la ré ouverture, fin 2026.

« Cette histoire vibre en nous » : 90 ans après la guerre d’Espagne, une association continue de faire vivre la mémoire des exilés en Touraine

L’association tourangelle Retirada 37, majoritairement composée de fils et de filles de Républicains espagnols exilés, s’attache à valoriser leur mémoire en Indre-et-Loire.

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/cette-histoire-vibre-en-nous-90-ans-apres-la-guerre-d-espagne-une-association-continue-de-faire-vivre-la-memoire-des-exiles-en-touraine-1787240794

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne,

En 2004, Patrick Pépin consacre une série à la mémoire de la Guerre d’Espagne, à cette guerre civile telle qu’elle s’exprimait dans les récits de ses acteurs vaincus, et telle qu’elle se manifestait dans les paroles de leurs familles, de leurs enfants et petits-enfants, et comme en témoignaient les travaux des historiens.

Itinéraires de républicains espagnols

Je suis la fille d’un agent de liaison et d’un guérillero

« Les fiancés de la mort » : le franquisme, une idéologie mortifère

Un catholicisme fasciste

Mourir, tuer, survivre dans l’Espagne de Franco

Le franquisme, un fascisme espagnol ?

Y a-t-il eu un génocide espagnol ?

La mémoire, une affaire espagnole

La République en héritage

La mort de l’instituteur ou l’intelligence assassinée

L’oublié de Montauban, Manuel Azaña

Le Capitan Lozano rentre au Parlement

Par Patrick Pépin

Réalisation Christine Diger

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne, épisodes 1 à 25 (1ère diffusion : du 26/07/2004 au 27/08/2004) Archive INA/Radio France Edition web : Documentation de Radio France

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne

En 2004, Patrick Pépin consacre une série à la mémoire de la Guerre d’Espagne, à cette guerre civile telle qu’elle s’exprimait dans les récits de ses acteurs vaincus, et telle qu’elle se manifestait dans les paroles de leurs familles, de leurs enfants et petits-enfants, et comme en témoignaient les travaux des historiens.

Nous sommes ce que nous sommes

La mort d’un républicain ordinaire

Les Neuf de Valdestillas

Une famille républicaine

La guérilla de Santiago

Les treize roses rouges de Madrid

L’enfer du port d’Alicante : « Ce que nous avons vécu, c’est indescriptible »

Les enfants perdus du franquisme

La mélancolie espagnole

Il faut effacer le droit de la dictature

El Quico, guérillero pour la mémoire

La Mascotte de la Colonne du Rosal

On l’appelait La Pastora

Par Patrick Pépin

Réalisation Christine Diger

La mémoire des vaincus : Histoires intimes de la guerre d’Espagne, épisodes 1 à 25 (1ère diffusion : du 26/07/2004 au 27/08/2004) Archive INA/Radio France Edition web : Documentation de Radio France

Nous ne l’oublierons pas.

Tours, le 11 juillet 2026,

A Jacques, son mari, et à ses 2 enfants, Clara et Kostia.

C’est avec beaucoup de tristesse que nous venons d’apprendre le décès d’Aurore.

Elle était présente dès le début de notre association et participa jusqu’à tout récemment, à son Conseil d’Administration.

Présence discrète et attentive, avec toujours une petite pointe d’humour, elle était en parfait accord avec nos objectifs visant à « Faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains espagnols exilés ».
C’est dans cet esprit de tolérance et de partage, au-delà de nos sensibilités politiques divergentes, qu’elle a accompagné la plupart de nos initiatives. En cela, elle était représentative de ce que nous avons créé et que nous allons continuer à faire vivre.

Nous tenons à vous adresser nos condoléances les plus sincères dans ces moments difficiles
Nous ne l’oublierons pas.

Pour Retirada37
Le président

Eric Sionneau

Aurore nous a quitté, Aurora pour beaucoup d’entre nous.

Je viens de recevoir la nouvelle par Maryse Rivière, une camarade de Fac, Aurore est décédée…dans la plus grande discrétion le 2 juillet dernier. «  Aurore a fait don de son corps à la science et il n’y a pas eu d’obsèques seulement une réunion familiale… Elle était fatiguée depuis un bon moment jusqu’au jour où elle ne mangeait plus ils ont fait des examens et le résultat terrible est tombé. Heureusement elle a bénéficié de l’hôpital à domicile et avec la morphine elle ne souffrait plus elle est partie tout doucement. »
Nous avions fait connaissance à l’Université à Tours où nous étions inscrits en Fac d’Espagnol en 1967 il y a aujourd’hui presque 60 ans. Aurore Bourreau, à l’époque Aurore Gramatikoff, fille d’un anarchiste bulgare et d’une mère espagnole. La famille habitait rue des Cerisiers, dans le quartier des Halles, là où se trouvaient tous les immigrés, aujourd’hui devenu quartier chic. Je fis la connaissance de ses parents, des gens au grand coeur comme tous ces anti-franquistes qui traversèrent, en luttant, les deux guerres, celle d’Espagne et la deuxième guerre mondiale qui en était la suite, pauvres économiquement mais d’une richesse culturelle immense. Je me souviens de sa sœur Primavera que je revis lors de l’inauguration du monument aux Brigades internationales à la gare d’Austerlitz.

En 1968 nous fûmes désignés Aurore et moi comme moniteurs à la fac d’Espagnol, elle ayant en charge la bibliothèque qu’elle créa et moi le laboratoire de langues. Cette période estudiantine agitée fit que nous nous trouvions dans ce mouvement avec des positions différentes, mais avec Aurore tout se réglait avec un sourire et très souvent par des rires. Echanges d’idées mais toujours de façon respectueuse. Et puis rappelons nous 1967, 1968 le franquisme était toujours vivace, répressif. Les fils de réfugiés espagnols que nous étions étaient sous surveillance de la police française, j’en fis moi-même l’expérience. Mais rien ne nous empêchait de participer activement à ce mouvement étudiant. Dans nos familles on ne nous avait pas enseigné la peur, la prudence oui.

De son départ à la fac d’Espagnol dans les préfabriqués de Grandmont elle fit une belle carrière à l’Université en terminant avec le grade d’ingénieur me dit elle avec un poste clef au département d’études hispaniques et portugaises sur le site des Tanneurs. Ayant pris d’autres chemins professionnels nos parcours nous séparèrent pour nous retrouver en 2014 avec ce qui nous unissait, nos origines familiales, l’exil de nos parents, notre mémoire, nos mémoires pour créer l’association Retirada37. Aurore était là le premier jour et sa fidélité à ces valeurs d’humanité, de progrès, de liberté fit qu’elle resta un des piliers de notre association, membre du conseil d’administration, toujours discrète, toujours présente. Je me souviendrai des soirées culturelles qui se terminaient par des partages gastronomiques avec ce que chacun apportait. Aurore et ses gougères qu’elle nous confectionnait, de sa confiture à l’orange, de ses bouquets aux couleurs de la République.
Aurore tu resteras marquée dans nos coeurs pour toujours. Ta gentillesse, ta discrétion, ta façon d’intervenir toujours de façon constructive resteront pour nous une ligne de conduite à suivre pour faire vivre les mémoires et les valeurs des républicains espagnols exilés, portées par notre association Retirada37 que tu as fait vivre de ton côté. Nous ne t’oublierons pas Aurora.
Luis Lopez
Madrid le 11juillet 2026