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LE « TRAIN FANTÔME » : L’HISTOIRE INCROYABLE D’UN GROUPE DE MILITAIRES RÉPUBLICAINS DÉPORTÉS À DACHAU.

Un groupe de chefs et d’officiers de l’armée qui étaient restés fidèles à la République, qui après la victoire du camp franquiste, ont dû fuir vers la France. Capturés en France par la Gestapo allemande, sept d’entre eux ont été emmenés au camp d’extermination de Dachau. Un seul, le plus jeune, a survécu et a pu le raconter.

En tirant le fil d’un bref journal et de quelques lettres des protagonistes, il a été possible de parcourir les derniers mois de l’enfer que ces huit hommes ont enduré.

Après avoir fui l’Espagne et séjourné en France quelques années, le 8 décembre 1943 ils ont été arrêtés par la Gestapo, la police politique allemande, à l’hôtel Alexandra de Vernet les Bains, petite ville du périnée français à quelques kilomètres de la frontière avec leur pays. Après l’invasion allemande de la France, sa vie en exil avait été très compliquée, notamment par la pression de l’Espagne sur le régime nazi pour qu’il persécute les républicains qui y sont réfugiés.

Il s’agissait du général Mariano Gámir, 66 ans, le chef de l’armée du Nord qui, après l’entrée des troupes de Franco à Santander, s’est enfui en sous-marin jusqu’à Gijón puis en avion pour Santander. Il est retourné en Espagne après la chute de la Catalogne, il est retourné en France. À côté de lui se trouvaient à Vernet les Bains d’autres vétérans officiels, la plupart de l’arme d’infanterie, avec des âges similaires à la retraite et avec une grande expérience militaire derrière leur dos : le colonel Jesús Velasco Echave, 65 ans; le colonel Carlos Redondo Flores, 64 ans; le colonel Cesar Blasco Sasera, 66 ans; lieutenant-colonel Fernando Salavera Camps, 60 ans; lieutenant-colonel José María García-Miranda Esteban-Infantes, 46 ans; commandant Joan Amer Vadell, 46 ans; et commandant Teodoro Marín Masdemont, 66.

Après leur capture en tant que membres de la résistance clandestine, selon la partie de détention, ils ont été transférés à la Citadelle de Perpignan, transformée en centre de détention de la Gestapo. Deux mois de difficultés et de mauvais traitements ont passé là-bas, jusqu’à ce qu’ils soient remis à la police française, qui les a internés dans le camp de concentration pour étrangers du Vernet d’Ariège, à 20 kilomètres de Toulouse, où la plupart des prisonniers étaient espagnols. Seul le général Gamir a échappé à ce destin après être tombé gravement malade la veille.

Après le débarquement de Normandie et la perte probable de la France, les Allemands ont décidé d’évacuer les prisonniers et de les emmener par trains de bétail vers les camps d’extermination nazis situés en Allemagne et en Pologne.

Environ 400 prisonniers sont sortis du camp du Vernet, dont les sept du Vernet (Gamir était le seul à avoir évité ce sort à cause de sa maladie), à destination de Toulouse, d’où le 2 juillet 1944 un train les conduirait au camp de concentration de Dachau, près de Munich, après avoir parcouru 905 kilomètres éternels sur un parcours qui a duré deux mois dans les pires conditions. De passage à Toulouse, puis 4 semaines à attendre Bordeaux et fusiller une dizaine de déportés, il est arrivé au camp d’extermination de Dachau le 28 août. Pendant le parcours entre bombardements, brutalités et conditions déplorables, près de 200 parviennent à fuir.

Sur les quelque 720 qui ont intégré le convoi du « train fantôme », la plupart des 420 étaient des Espagnols qui les ont transférés directement du camp de concentration du Vernet (Ariège) sans passer par l’ancienne prison de Toulouse. À Toulouse, les Allemands chargent 180 personnes supplémentaires (dont des dizaines d’autres Espagnols). Bien qu’il reste à clarifier plus précisément le numéro précis.
Ils sont arrivés à Dachau dans des conditions si mauvaises que les internes du terrain les ont impressionnés. Dans le livre « Le train fantôme » du journaliste italien et survivant Francesco Nitti. on peut lire: «J’admire leur grande morale, leur dignité et le courage avec lesquels ils affrontent toutes ces épreuves malgré leur âge et leur mauvaise santé», sur les colonels Redondo, Blasco et Velasco, avec lesquels ils ont coïncidé dans le train.

Le colonel Velasco, très malade à 65 ans, n’est pas entré à Dachau. Des années plus tard, on apprend qu’il a été transféré au camp de Bergen-Belsen, en Basse-Saxe, où il est mort en novembre 1944, seulement trois mois plus tard.

À partir de maintenant, ce que nous savons c’est grâce aux écrits conservés du lieutenant-colonel José María García-Miranda, qui était l’un des plus jeunes à 46 ans. «L’effondrement moral total de l’être humain. En choisissant de te sauver… pouvait provoquer la mort d’autres personnes», pensait García-Miranda, qui est même venu à jouer le cobaye dans un programme de recherche médicale (à Dachau, on a étudié le paludisme) autour d’un verre de lait.

Le 29 avril 1945, quelques jours seulement avant la reddition allemande, les troupes américaines de la 45e division d’infanterie libèrent le camp de Dachau. Il y avait alors 32 000 prisonniers sur les plus de 200 000 qu’il avait abrités.

Seul Garcia-Miranda avait survécu, même s’il pesait 39 kilos lorsqu’il a été libéré et il lui faudrait des semaines avant qu’il puisse se remettre. Grâce aux lettres qu’il a envoyées à sa femme Lucia, nous savons que « tous les autres camarades ; Velasco, Blasco, Marin, Salavera, Redondo et Amer sont morts du typhus et de faim. Vous allez annoncer la triste nouvelle à Mme Amer et à la famille de Redondo avec les précautions naturelles. Si vous connaissez l’adresse du général Gámir, écrivez-lui immédiatement pour qu’il parle à nos représentants afin qu’ils poursuivent les autorités françaises pour notre évacuation rapide, ou qu’ils envoient au moins des vivres et du tabac. Nous sommes 200 Espagnols. Militaires de course il ne reste plus que deux : un commandant et moi (… )» (Première lettre du 2 mai 1945).

Quelques jours plus tard, le 8 mai, il écrivait la deuxième missive, avec plus d’informations : « Velasco est tombé très malade peu de temps après son arrivée, il a été sorti du champ et nous n’avons plus de nouvelles de lui, il est très probable qu’il ait été gazé. Blasco est mort en décembre et Amer en février, tous les deux parce qu’ils avaient perdu le moral et le moral, ils se sont dégonflés et c’était leur perte; Salavera est mort en janvier consumé par la diarrhée, les poux et les mauvais traitements; Marin est mort en février du typhus et Redondo est mort dans la nuit du 8 au 9 mars de fièvre, de poux et surtout de faim; nous dormions ensemble et il est mort enlacés à moi, me parlant de ses enfants; toute la nuit depuis 11 heures je l’ai passée avec le pauvre cadavre et au petit matin, aidé par un autre Espagnol, nous avons pu le laver et le réparer un peu avant qu’ils ne le prennent. Je vis de miracle, mais je vis, et je préfère ne plus parler de choses aussi tragiques.»
Son incroyable vie a été romanée par son neveu-petit-fils Rafael Pañeda Reinleín dans « La chance de l’autre » (Mandala Editions 2005).

Garcia Miranda est retourné à sa Toledo natale et s’est consacré à l’enseignement. Décédé en février 1971.

Quant à Gámir, il est resté en France jusqu’en 1955, où il a écrit Guerre d’Espagne 1936-1939, avec le prologue du général Miaja. Cette année-là, il est retourné en Espagne parce qu’il n’avait pas déjà eu de condamn Il est mort en 1962 à Valparaiso de Abajo (Cuenca), où il est enterré.

Le catalogue de l’exposition est paru : Les Républicains espagnols premiers déportés de France & La FEDIP

Durant la Seconde Guerre mondiale, il y eut près de 10.000 Républicain(e)s espagnol(e)s déporté(e)s dans les camps nazis. Ils y subirent les traitements inhumains réservés aux déportés qui ne devaient pas sortir vivants de ces camps. Il y en eut dans tous les camps : Auschwitz, Dachau, Buchenwald, Neuengamme, Oranienburg, Stutthof, (Pologne) Natzwiller-Le Struthof (Alsace), Sachsenhausen, Ravensbrück, Mauthausen et tous leurs kommandos…

Nous avons choisi pour parler de leur déportation d’évoquer le camp de Ravensbrück car c’était la destination principale des femmes déportées dont les Espagnoles.

Et celui de Mauthausen pour les hommes espagnols. Ce camp est communément appelé camp des Espagnols puisque ce sont eux qui l’on construit dans sa forme définitive. Dans nul autre camp qu’à Mauthausen, les Espagnols n’ont pu se constituer en groupe. Ils y sont trop disséminés parmi les autres nationalités. Souvent arrêtés en tant que résistants français, ils portent le triangle rouge des politiques et la lettre « F » de Français, tandis que d’août 1940 à avril 1941 les Espagnols déportés sont massivement envoyés à Mauthausen. Ils y portent le triangle bleu des apatrides et la lettre « S », pour Spanien. Ils y sont plus de 7200, seul 1/3 en sort en mai 1945.

Ils y constituent une véritable organisation clandestine de résistance, ils forcent l’admiration des autres groupes nationaux par leur cohésion et leur sens de la solidarité.

Edmond Michelet[1] dit à leur propos :

« Les déportés peuvent différer de point de vue dans le jugement qu’ils portent sur les groupes nationaux étrangers. Mais tous sont d’accord pour dire que les Espagnols réussirent le tour de force de faire l’unanimité dans la sympathie et l’admiration. »

Le bon de commande : https://www.24-aout-1944.org/newsletter/BDC-Repu-Ep-deportes.pdf

[1] Edmond Michelet (1889-1970), un des créateurs de « Combats » en 1941, chef régional des Mouvements unis de la résistance (MUR) en 1942, arrêté par la Gestapo en février 1943, est déporté à Dachau. Il sera compagnon de la libération, et successivement ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre (1958), puis ministre de la Justice (1959-1961). Membre du Conseil constitutionnel, il succède à André Malraux en 1969 sous la présidence de Pompidou, comme ministre des Affaires culturelles.

Gardiens de l’héritage, transmettre la mémoire des républicains espagnols en Bretagne.

Dans ce long format, nous retraçons l’histoire méconnue de l’exil espagnol en France, et plus particulièrement en Bretagne, à la suite du coup d’État militaire du général Franco en 1936. Ce soulèvement marque le début de la guerre civile espagnole, opposant les forces nationalistes aux républicains, souvent appelés les « Espagnols rouges ».

Après la victoire de Franco en 1939 et l’instauration de sa dictature, des centaines de milliers de réfugiés espagnols fuient vers la France. Des milliers d’entre eux trouvent refuge en Bretagne, dans un exode dramatique et massif.

Mais l’espoir laisse rapidement place à la précarité : internements, travaux forcés… À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les réfugiés espagnols sont tour à tour perçus comme une charge, puis exploités comme une main-d’œuvre essentielle à l’effort de guerre, notamment pour la construction des fortifications allemandes et de la base sous-marine de Brest.

🎥 À travers des témoignages de leurs enfants, des images d’archives et une analyse historique, ce long format met en lumière le rôle oublié des Espagnols exilés dans l’histoire de la Bretagne et de la France en guerre.

📺 Ce long format a été réalisé par des étudiants en troisième année de journalisme à l’IUT de Lannion dans le cadre de leur formation. Il a été diffusé sur les chaînes locales Tébéo, Tébésud et TV Rennes.

Lucio Urtubia, maçon honnête, anarchiste sincère, et faussaire d’exception.


Il y a des destins faits de mille vies, de mille histoires, comme celui de Lucio Urtubia. Il a été à la fois un ouvrier dévoué, dur à la tâche, et travailleur comme peu, et un faussaire qui a fait plier l’une des plus grosses banques mondiales.

Il a été à la fois le défenseur des plus pauvres, et le protégé de personnes illustres.
Il a été braqueur de banques, qui ne gardait pour lui qu’un reliquat de la somme volée. Il était aussi pourvoyeur de faux papiers pour les révolutionnaires du monde entier.

Il a été tout cela, et bien plus encore. Raconter Lucio Urtubia, c’est raconter un combat acharné contre l’injustice du monde, la dictature franquiste. C’est entendre une voix anarchiste et approcher la quête utopique d’un homme, à mi-chemin entre Robin des bois et Don Quichotte. Lucio Urtubia croyait qu’un homme se définit par ce qu’il fait, pas parce ce qu’il dit. Et il a fait beaucoup, parce que maçon ou faussaire, Lucio avait une valeur cardinale : le travail. Et le travail, sur des chantiers ou dans des imprimeries clandestines, devait être bien fait. Très bien fait, même.

A écouter ici :

Un autre son de cloche : Lucio : l’esbrouffe illégaliste au risque du mouvement social.

Déconstruire un mythe…

A lire ici : https://demainlegrandsoir.org/spip.php?page=article&id_article=3063

Hommage à la Catalogne – APPEL À FINANCEMENT PARTICIPATIF

Un voyage au cœur de la révolution et de la guerre d’Espagne.

Un film documentaire de Frédéric Goldbronn adapté du livre de George Orwell, avec la voix de Bruno Podalydès

Hommage à la Catalogne raconte l’engagement de l’écrivain George Orwell dans la révolution et la guerre d’Espagne. C’est un livre hanté par des images, que l’on retrouve dans les actualités cinématographiques et en particulier dans les reportages tournés par les opérateurs anarchistes de la CNT à Barcelone et sur le front d’Aragon. En explorant ces images, le film se propose de faire partager l’expérience d’Orwell en Espagne à travers une expérience nouvelle, une expérience de cinéma.

Musique originale composée et interprétée par Catherine Delaunay (clarinettes), Bruno Ducret (violoncelle, guitare), Tony Hymas (piano), Guillaume Séguron (contrebasse) et produite artisanalement par Jean Rochard (nato) [2].

Produit par Richard CopansLes Films d’Ici, avec la participation de la chaîne Histoire, de l’association 24 août 1944 et de REDHIC ((Recherche et documentation d’histoire contemporaine))et du fonds de soutien du CNC.

Teaser

Le budget total du film est de 80 000 euros. La production a réuni 65 000 euros. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé avec l’association Faisons vivre la Commune ! et Les Ami.e.s de Maurice Rajsfus un appel à un financement participatif et militant, qui nous a paru correspondre à l’esprit et à la forme de ce film documentaire.

Cet appel a déjà permis (au 28/11) de réunir 8 300 euros, en provenance de 106 participants, dont plusieurs associations. Merci encore à eux.

Nous avons terminé avec Aurelie Ricard le montage image. Le film devrait être achevé au printemps 2025. Les participants recevront un lien sécurisé avec le film et seront invités aux projections. Les associations pourront organiser des projections gratuites.

Il manque encore 6 700 euros pour faire les finitions et en particulier le montage son qui joue dans ce film un rôle essentiel.

Cette campagne se poursuit jusqu’au 31 décembre 2024.

Nous vous invitons à y participer et à la relayer en partageant le lien suivant :
https://faisonsvivrelacommune.org/hommage-a-la-catalogne/

P.-S.

[1] Frédéric Goldbronn a découvert les images de la révolution espagnole en juillet 1977 à Barcelone, lorsque, jeune militant libertaire et fervent lecteur d’Hommage à la Catalogne, il a participé aux Jornadas libertarias internacionales, quand l’anarchisme espagnol semblait renaître de ses cendres après quarante ans de dictature.

Formé au cinéma documentaire aux Ateliers Varan au début des années quatre-vingt-dix, il creuse obstinément dans sa filmographie un sillon du cinéma qui cherche, sur les pas de Walter Benjamin, « la porte étroite du passé » en explorant ses traces, un cinéma qui puise son imaginaire dans la part documentaire qui l’a constitué.

[2] Jean Rochard est producteur de disques depuis 1980, date à laquelle il fonde la maison de disques nato ( http://www.natomusic.fr)

Ancienne maternité suisse ou château d’En Bardou (la maternité d’Elne).

Le lieu et son histoire : un intérêt patrimonial et un historique rare

Commandé par l’industriel et homme politique Eugène Bardou, créateur de la marque de papier à cigarettes JOB, à l’architecte danois Viggo Dorph-Petersen, le château est achevé en 1902. Cet élégant bâtiment Art Nouveau, coiffé d’une coupole vitrée et bâti en croix grecque, illustre l’extraordinaire essor économique du Roussillon au début du XXème siècle.

Au début de la seconde Guerre mondiale, loué par le Secours Suisse d’aide aux enfants des victimes de guerre, il est transformé en maternité. Ce sont majoritairement des femmes espagnoles exilées lors de la guerre civile et hébergées dans les camps de Rivesaltes et Argelès-sur-Mer entre 1939 et 1944 qui y sont accueillies. De nombreuses mères juives viennent également y accoucher en secret. L’institutrice Elisabeth Eidenbenz (1913-2011), reconnue « Juste parmi les Nations » en 2002, dirigeait la « Maternité suisse ». Son action permettra de faire naître, dans des conditions dignes, 595 enfants de mères de nationalités et confessions diverses.

Aujourd’hui ce sont plus de 650 familles, souvent des descendants de ces bébés, qui ont donné le prénom Elna ou Nael (anagramme de Elna pour les garçons) à leurs enfants. Tous les deux ans, ces ambassadeurs de la maternité, de 16 ans à 1 mois, se réunissent à Elne pour célébrer et perpétuer ensemble la mémoire de cette belle histoire.

La mobilisation : un lieu de paix et de mémoire qu’il faut conserver

Le château d’en Bardou a été racheté par la commune après un demi-siècle d’abandon. Il accueille aujourd’hui un musée ouvert toute l’année et visité par 44 000 personnes par an.

C’est un lieu sentinelle, symbole d’espoir et de paix, inscrit dans les circuits européens de la mémoire du XXème siècle, où ont été mis en place des actions pédagogiques (accueil de très nombreux groupes scolaires) et une programmation culturelle autour de l’histoire de la maternité (expositions permanente et thématiques, spectacles, etc.).

Les abords du château, écrin de verdure, font aussi office de grand parc public pour la commune, et ont ainsi été aménagés afin de pouvoir profiter de la nature.

FAIRE UN DON Ancienne maternité suisse ou château d’En Bardou :https://www.fondation-patrimoine.org/faire-un-don/ancienne-maternite-suisse