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Pour un 11 novembre antimilitariste !

Rejetons les cérémonies des militaristes et impérialistes français et allemands qui ont
conduit au massacre de 10 millions de paysans et d’ouvriers. Aujourd’hui ils font la
guerre aux pauvres et aux libertés. Comme en témoigne le renforcement des lois antiterroristes
qui réduisent nos libertés. Combattons la propagande militariste surtout en ces
temps de lutte sociale !

Selon une instruction interministérielle de mai 2010, le ministère de la Défense prévoit de
déployer dans le cadre d’un plan spécial 10 000 militaires sur l’hexagone en « cas de crise
majeure ». Le SGDSN (Secrétaire Général à Défense et la Sécurité Nationale) dans la
revue Armées d’octobre 2010, définissant un « cas de crise majeure » comme « Un événement
– pandémie, attaque terroriste, catastrophe, crise d’ordre public – dont la gravité et
la portée conduisent les autorités gouvernementales à activer le dispositif interministé-
riel ».

En France, le business des marchands de canons ne cesse de prospérer : le quinquennat
Hollande a vu les livraisons d’armements français augmenter de près de 45%, à 8,3 milliards
d’euros en 2016, selon une étude du ministère de la défense. La France pourrait
même dépasser la Russie en 2018 !

Nous ne pouvons tolérer cette politique militariste !
Disons le haut et fort samedi 11 novembre, 10h30, parvis
de l’université François Rabelais, rue des Tanneurs, à Tours.

Rappelons que la France est toujours un pays en guerre !
Pour un 11 novembre antimilitariste !

Premiers signataires : SUD/SOLIDAIRES 37, Les Amis de Demain le Grand Soir, Alternative
Libertaire 37, Retirada 37…

Mala Vida

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C’est au travers d’une fiction que Marc Fernandez nous fait passer des instants graves qui se sont déroulés pendant de nombreuses années en Espagne. Ils ont débuté avec Franco et ont perduré au-delà de sa mort, l’histoire des « enfants volés ».

Il nous la fait vivre par le biais d’un journaliste de radio, Diego Martin, investigateur hors pair et peu apprécié du pouvoir en place. Il lui reste 2 heures d’antenne hebdomadaires dans un minuscule studio très tard le soir mais s’il est gardé par cette radio, c’est parce qu’il fait de l’audience.

Et l’audience va grimper quand il va aborder ce problème, cette histoire qui n’est pas terminée, hélas, car bien trop souvent ce sont des moments enfouis depuis si longtemps, ce sont les non-dits des familles « bien pensantes » ayant acheté un enfant. Tout ceci se passera sous couvert de l’Eglise, comme tant d’actes barbares, actes restés impunis.

On verra les mères espagnoles se soulever, se souvenir de ces instants abominables où on leur apprenait que leur enfant était mort. Elles ont hurlé, mais en vain, car au fond d’elles-mêmes elles savaient que c’était faux. Elles sont acculées face à ce Pouvoir qui musèle tout. Le scandale a été soulevé mais la Justice pourra t’elle faire son travail ?

C’est un petit livre facile à lire mais bien prenant, avec un côté parfois glaçant des faits.

 

José Pellicer Gandía

José Pellicer Gandía, né le 27 avril 1912 à El Grau (Valence, Espagne) et fusillé par le régime franquiste le 8 juin 1942, est un anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol principalement connu pour être le fondateur de la Colonne de fer des milices confédérales durant la Guerre d’Espagne en 1936. On le surnomme parfois le « Durruti valencien ».

José Pellicer naît dans une famille aisée. Son sens aigu de la justice se manifeste dès son plus jeune âge, ce qui l’amène à renoncer à une vie bourgeoise. Grand lecteur et doté d’une vaste culture, José Pellicer était également végétarien et naturiste.

Il adhère à l’âge de 18 ans aux organisations anarchistes de la CNT et de la FAI. Partisan de l’insurrection prolétaire, il défend par l’acte et la parole une conception révolutionnaire de la lutte des classes différente du syndicalisme : le Mouvement Ouvrier Anarchiste, dont le but est le communisme libertaire.

Lorsque survient le soulèvement militaire fasciste du 17 juillet 1936, le groupe Nosotros1 (dont José Pellicer fait partie avec Segarra, Cortés, Rodilla et Berga) est l’élément moteur de la Colonne de Fer (Columna de Hierro) aux côtés d’autres anarchistes tels que Rafael Martí (dit « Pancho Villa »), Francisco Mares, Diego Navarro ou Pedro Pellicer, le frère de José.

La Colonne de fer devient vite le symbole de ceux qui voulaient mener la révolution jusqu’à ses dernières conséquences, tant au front qu’à l’arrière. José Pellicer fut l’un des principaux opposants à la bureaucratisation des organisations anarchistes CNT et FAI qui avaient décidé de collaborer avec le gouvernement républicain. Pellicer s’opposa également à la militarisation des milices car cela portait atteinte à leur contenu anarchiste et révolutionnaire.

L’éloignement progressif de la part de la CNT et de la FAI des idéaux anarchistes au nom des nécessités de la guerre amène José Pellicer à entrer dans un conflit ouvert avec ces organisations. À travers la revue Nosotros et les éditions du même nom, Pellicer tenta à contre-courant de renforcer les idées anarchistes, mais son incarcération dans les geôles du SIM (le Servicio de Información Militar, les services secrets républicains, sorte de Guépéou espagnole contrôlée par les communistes) mit un terme à son action.

Lorsque la défaite du camp républicain fut proche, José Pellicer refusa de quitter le territoire espagnol. Il fut capturé, jugé et condamné à mort par le régime franquiste. Il fut exécuté avec son frère Pedro le 8 juin 1942 après avoir enduré de dures conditions de détention.

José Pellicer est l’exemple d’un anarchisme intransigeant du point de vue des principes, allié à une profonde éthique révolutionnaire refusant toute violence vengeresse et gratuite.

La Colonne de fer

La Colonne de fer collabora avec les paysans des villages où elle était présente en leur montrant comment être libres. Les premières expériences de communisme libertaire eurent lieu à la chaleur des combats contre les troupes fascistes (front de Teruel). Plus qu’aucune autre, y compris la Colonne Durruti, la Colonne de fer fonctionna à la fois comme milice de guerre et comme organisation révolutionnaire : elle leva les actes de ses assemblées, publia un quotidien (Línea de Fuego), rédigea des manifestes et diffusa des communiqués, tout cela dans le but d’expliquer ses actions à l’arrière-garde et justifier ses décisions devant les travailleurs et les paysans. Une telle organisation prêche par l’exemple et laisse des preuves. C’est une caractéristique de la Colonne de fer que l’historien Burnett Bolloten nota dans ses livres sur la Révolution espagnole.

Des dates à ne pas oublier ….

  • Mardi 4 avril : venue à Tours du groupe de poètes espagnols engagés éditeurs de la revue poétique « Fake » (à León), pour une lecture-spectacle (lecture de textes publiés dans la revue et intermèdes musicaux-guitare, saxophone, voix) au 3° étage de la B. U. Tanneurs, à Tours.
  • Jeudi 6 avril : soirée CNP au Studio « Les femmes dans luttes armées aujourd’hui », à 20 h (CNP, Osez le féminisme, Retirada 37). Documentaire « Femmes contre Daech »  de Pascale Bourgaux, débat avec Edouard Sill, historien.
  • Vendredi 31 mars :
  • Exposition de David Garcia « L’œuvre réformatrice de la seconde République espagnole, 1931-1936. Réalisations et héritages ». Salles Varennes et Walsort à Noizay, à partir de 14h.
  • Des collégiennes présentent leur film enquête sur les réfugiés espagnols de Noizay, à 19h au Collège Anatole France, Tours.
  • Autour des réfugiés espagnols de Noizay : présentation d’archives, enquête filmée « Sur les traces des réfugiés espagnols de Noizay », intervention de Retirada 37 et David Garcia, à 20 h salle Bernache à Noizay.
  • Samedi 10 juin : nuit du cinéma au Studio, de 18 h à l’aube.
  • Jeudi 22 juin : projection du film « Federica Montseny, l’indomptable » en présence du réalisateur Jean-Michel Rodrigo, à 20 h au Plessis, à La Riche.

Cathy FELIX : les écrivains et la mémoire

La guerre d’Espagne a été une guerre emblématique et des journalistes et des écrivains venus du monde entier se sont engagés aux côtés des Républicains contre le fascisme. Comment ces écrivains ont-ils contribué à forger la mémoire de la Guerre Civile pendant que la dictature muselait les écrivains en Espagne ? Après la mort de Franco, comment les écrivains espagnols ont-ils contribué au réveil d’une mémoire massacrée ?

CONFERENCE ECRIVAINS ET MEMOIRE