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Certains ont la mémoire qui flanche

Certains ? Plus précisément les fascistes de tout poil qui relèvent la tête en Espagne où la bataille autour de la « Mémoire historique » fait rage. Un avant-projet de « Mémoire démocratique » concocté par le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) circule actuellement et met déjà en rage les héritiers du franquisme. Normal, il est question de rappeler les crimes perpétrés pendant la guerre civile et sous la dictature de Franco. Les énervés de l’idéologie nationale-catholique contre-attaquent à coups de mensonges et contre-vérités, afin de faire disparaître toute évocation de personnalités antifascistes et révolutionnaires de l’Espagne de 36.

À Madrid la bataille des plaques de rue ou commémoratives est bien lancée. La mairie de droite (PP et Ciudadanos) s’est empressée de répondre favorablement à la demande de VOX (extrême-droite) en retirant les plaques des rues aux noms des anciens dirigeants socialistes Francisco Larco Caballero et Indalecio Prieto.

Mieux, une stèle à la mémoire de Largo Caballero a été détruite à coups de marteau sur ordre de la mairie, et des tags à son encontre sont apparus : « Assassin. Rouges : Non ».

300 historiens ont signé un manifeste pour le réhabiliter et rappeler ce qu’a été en réalité la « Paix franquiste ».

Évidemment les anarchistes n’ont pas été oubliés par nos néo-fascistes ; ainsi dans la capitale, plus de rue au nom de Melchior Rodriguez, ce militant CNT-FAI qui épargna lui, pendant la guerre civile, la vie de centaines de prisonniers franquistes, et qui ferma aussi les tchékas créées en Espagne par le PCE. Melchior mettait ainsi en pratique le caractère humaniste de l’idéal libertaire.

Dans le viseur de nos nazillons : Lucía Sánchez Saornil, poétesse et cofondatrice de Mujeres Libres : une place devait porter son nom à Arganzuela (communauté de Madrid). Exit le projet. PP et Ciudadanos ayant conquis la mairie de la capitale grâce aux voix d’extrême-droite du parti VOX, n’en finissent pas d’envoyer à ce dernier des signes d’allégeance. Rien d’étonnant, le PP servait à recycler les héritiers du franquisme, et Ciudadanos est la même chose (en plus jeune et avec les dents plus longues).

Au-delà de ces batailles de plaques commémoratives, c’est tout le combat pour faire enfin connaître ce qu’a été réellement le régime franquiste qui est en question. Et en même temps, pour rappeler les réalisations sociales dans la zone républicaine, réalisations notamment dues au Mouvement libertaire, et à la révolution qu’il avait initiée.

Révolution. C’est sans doute ce mot que les nazillons de tout poil n’ont pas envie de revoir à l’ordre du jour, et qui les rends si nerveux.

Plus que jamais la formule de Durruti est d’actualité : « On ne discute pas le fascisme, on le détruit ».

Ramón Pino

Groupe Salvador Seguí (FA)

Sur le web : https://monde-libertaire.net/index….

AVEC LES « SANS PAPIERS », ENFANTS DE REPUBLICAINS ESPAGNOLS ET DE BRIGADISTES.

https://www.change.org/p/tous-publics-avec-les-sans-papiers-enfants-de-republicains-espagnols-et-de-brigadistes-8a9b945f-4590-4cd8-b333-67f1281e2e50?source_location=petitions_browse

Comme des millions de Françaises et Français, nous sommes enfants, petits-enfants d’«indésirables», les Républicains espagnols, ceux aussi des volontaires des Brigades Internationales. Nous affirmons notre soutien total à la marche et à toutes les revendications des «sans-papiers» qui manifesteront à Paris le 17 octobre.

Ce n’est pas la même histoire, ce ne sont pas les mêmes personnes, cependant le malheur est le même. 80 ans après, nous refusons la répétition de l’ignominie.

En 1939, les nôtres, 500 mille Espagnols qui fuyaient l’horreur franquiste, les bombes et la misère, furent parqués dans les camps de concentration sur la plage où les femmes creusaient des trous dans le sable, les premières nuits, pour protéger les enfants, où des milliers moururent de leurs blessures, de maladie, de désespoir, où des gendarmes à cheval chassaient ceux qui s’approchaient des barbelés pour leur venir en aide.

Nos parents, si maltraités, si humiliés par la France officielle, furent ensuite parmi les premiers à se lever contre l’occupant nazi. Dés 1941, les guérilleros espagnols entrèrent dans la lutte armée. C’est La Nueve, la compagnie de la 2ème DB, composée de Républicains espagnols, qui entra la première dans Paris. En même temps qu’au général Leclerc, c’est à un brigadiste français, le colonel Rol Tanguy, que le général nazi commandant la place de Paris, restitua les clefs de la capitale. Depuis, nous mêmes, par notre travail, notre amour pour la France, avons largement remercié la solidarité que le peuple et ses organisations témoignèrent aux nôtres.

Aujourd’hui, 350 000 mille migrants, chassés par les bombes et la misère, sont sur notre sol. A Calais, des femmes, des nourrissons, dorment à même le sol, cachés dans des buissons, quelles que soient les conditions climatiques. Il est interdit aux associations de leur distribuer des vivres en ville. A Paris, 500 mineurs ont dormi dans la rue, à la veille de la rentrée scolaire. Le dernier rapport de la Cimade souligne que de plus en plus d’enfants sont placés derrière les barreaux des centres de rétention.

Les Moussa, Mamadou, Siaka, Fatima, tous les «sans papiers», les clandestins, sont nos amis. Pendant le confinement, nous les avons vus prendre le métro, le train, le bus, pour aller entretenir les rues et les bureaux déserts, faire la plonge et le ménage dans les maisons de retraite, poursuivre les travaux sur les chantiers, ramasser nos poubelles. Et puis, rentrer dans des squats surpeuplés et insalubres. Ils vivent ici, ils travaillent ici, ils sont et seront d’ici.

Enfants des maçons, journaliers, femmes de ménage, médecins, enseignants et intellectuels espagnols, enfants des volontaires des Brigades Internationales, notre mémoire française est emplie des souffrances et humiliations des nôtres, de leur espoir invaincu. Elle ne se confine pas au musée, elle ne se contente pas de témoigner, de commémorer. Elle est vivante et solidaire, elle interprète le présent et anticipe l’avenir. Nous refusons que d’autres générations grandissent parmi nous, la mémoire pleine de cicatrices.

Avec les 230 associations et les syndicats qui les soutiennent, nous exigeons:

– la régularisation de tous les «sans papiers».

– la fermeture des centres de rétention.

– Un logement pour tous.

Nous affirmons que, pour mettre fin aux trafics d’être humains, il faut aller chercher ceux qui se noient en mer, ceux qui, début septembre, ont vu brûler le camp grec de Moria (12 700 personnes dont 4 000 enfants). Alors que l’hiver approche, les pays de l’Union Européenne négocient misérablement lequel en accueillera 10 ou 50.

L’Europe, la France, qui, au fil des siècles, ont envoyé des millions de migrants se réfugier au «Nouveau monde», coloniser l’Afrique, dont les ports se sont enrichis avec le commerce d’esclaves, traitent les migrants d’aujourd’hui comme des chiens. Nous ne laisserons pas faire.

Derrière chacun des maltraités, humiliés d’aujourd’hui, nous voyons se dresser l’ombre de nos parents. La négation des droits des «sans-papiers», de leur humanité, est telle qu’elle autorise un commentateur comme Zemmour à affirmer sur CNews que «tous» les enfants migrants sont «violeurs, sont assassins, sont voleurs».

Nous avons été ces enfants, sommes leurs enfants et petits-enfants. Nous sommes emplis d’effroi et de chagrin. Nous sommes en rage, la mémoire nous brûle. Cela suffit!
Nous espérons que ceux qui partagent nos souvenirs, celles et ceux qui connaissent, s’indignent et s’émeuvent encore devant ce chapitre de l’histoire signeront et relaieront cet appel. D’ores et déjà, des amis de l’Espagne Républicaine ont tenu à s’y associer.

Sylvie Allouin. Administratrice de «Réfugiés Espagnols En France».

Marie Thérèse Anton. Traductrice-interprète.

Diego Arrabal. Écrivain.

Aline Barbier. Enseignante d’arts plastiques.

Francisco Barreira. Administrateur de «Réfugiés Espagnols en France».

Georges Bartoli. Photographe.

Cali. Auteur, compositeur, interprète.

Pierre Carles. Réalisateur.

Raymond Cubells. Président de l’Amicale Du Camp De Concentration Du Vernet.

Gonzalo Dorado. Cadre Territorial.

Geneviève Dreyfus Armand Auvray. Historienne.

Claudine Ducol. Journaliste.

Céleste Escudero. (veuve de Lény Escudero)

Henri Farreny. Président De l’Amicale Des Anciens Guérilleros Espagnols En France-FFI.

José Fort. Journaliste.

Geneviève Feixas. Psychologue.

José Gonzàlez. Infirmier psychiatrique.

Anna-Maria Guerrero. Éclairagiste spectacle.

Maria Lorente. Administratrice de «Réfugiés Espagnols En France».

Eloy Martinez Monegal. Président de l’ASEREF (Association Pour Le Souvenir De L’exil Républicain En France).

Jean Ortiz. Universitaire.

Joachim Pano. Administrateur de «Réfugiés Espagnols En France».

Maité Pinero. Journaliste. Écrivaine.

Sabine Reynosa. Informaticienne.

Madeleine Riffaud. Résistante, poétesse, correspondante de guerre.

Claire Rol Tanguy. Militante associative.

Olivia Ruiz. Auteure-compositrice-chanteuse. Réalisatrice. Écrivaine.

Raymond San Geroteo. Directeur commercial.

Marie-Françoise Sanchez. Cadre action sociale de l’énergie.

Laurent Sanchis. Éducateur spécialisé.

Émile Turlan. Cadre territorial.

Maxime Vivas. Écrivain. Administrateur du site legrandsoir.

République ou Monarchie : le peuple doit voter !

Affaire Juan Carlos :
l’ex-roi doit répondre de ses actes devant les Espagnols
République ou Monarchie : le peuple doit voter
Avec l’affaire Juan Carlos et ce qu’il faut appeler par son nom, à savoir une fuite, le cri
des associations mémorielles regroupant les descendants et amis des Républicains
espagnols, est plus que jamais d’actualité.
Ce cri, qui est aussi leur raison d’être, c’est « Vérité, justice et réparation ». Voilà
bien ce qui doit être appliqué aujourd’hui à l’endroit de l’ancien roi d’Espagne. Comme
nous réclamons que cela s’applique aussi au coup d’État du 18 juillet 1936 contre la 2ème
République issue d’un processus démocratique incontestable, à la Guerre d’Espagne et à
la longue et sanglante dictature de Franco.
Cette double exigence est d’autant plus légitime, pour l’Espagne et au regard de
l’Histoire, que Juan Carlos a été mis sur le trône par une décision unilatérale de Franco, à
la suite d’une interruption illégale-un coup d’Etat-du cours normal d’une démocratie. Dès
lors, de quelle légitimité Juan Carlos et la monarchie espagnole peuvent-ils se prévaloir ?
D’une décision découlant d’un acte antidémocratique, mais aussi et surtout illégal, prise
par l’auteur de cet acte illégal ?
Aujourd’hui, alors que des juges suisses et espagnols enquêtent notamment sur une
centaine de millions de dollars secrètement versés à Juan Carlos par l’Arabie saoudite,
l’ex-roi, soupçonné de corruption, quitte l’Espagne. Une décision indigne d’un ancien chef
d’État, dont on ne sait d’ailleurs quelle part y a pris son successeur et fils, l’actuel roi
Felipe VI. S’il respecte son pays, et ce qu’il doit encore considérer comme « son » peuple,
Juan Carlos doit répondre de ses actes en Espagne et devant tous les Espagnols.
Au-delà de ces aspects évidents, le judiciaire et celui de l’honneur d’un homme et d’un
pays, cette nouvelle affaire Juan Carlos, et sa fuite, venant après de multiples scandales
liés à l’ancien roi et à la monarchie, reposent la question de la légitimité de cette dernière.
Il est grand temps que les Espagnols, qui ont voté pour une République avant que le
processus ne soit illégalement stoppé par le coup d’État de juillet 1936, retournent aux
urnes pour redire, démocratiquement, s’ils veulent vivre dans une monarchie ou une
République. Eux qui ont dû livrer une terrible guerre face aux trois grands
fascismes/nazismes européens (Hitler, Mussolini et Salazar, alliés de Franco), puis subi
une dictature terrifiante pendant près de 40 ans, n’ont depuis jamais pu, à ce jour, se
prononcer sur cette question.
Caminar, coordination nationale des descendants et amis de l’Espagne
républicaine.

Libération de Paris : la Nueve et ses républicains espagnols enfin pleinement reconnus

Comment est né la Nueve ? Qui exactement la formait ? Avec quelle formation et dans quel état d’esprit ? Ramon Pino raconte ce qui a débuté dans des camps de concentration français.

Eux ont pourtant été les premiers à entrer dans la capitale, le 24 août 1944, par la porte d’Italie ?

Oui, et ils bénéficient de l’aide inattendue de l’aide d’un Arménien de banlieue qui les guide dans les rues de Paris pour éviter les barrages allemands. Ils vont suivre un parcours un peu tortueux mais en une heure seulement, ils passent de la porte d’Italie à la place de l’Hôtel de Ville, sans avoir tiré un coup de feu. Il est 21h30, il va y avoir des échanges de tirs pour prendre l’Hôtel de Ville mais cela va se faire assez rapidement.

En revanche, le lendemain, il y aura d’autres combats entre autres place de la République. Quelques petits bastions de soldats allemands subsistent et il faut reprendre tous les bâtiments  officiels où l’état-major allemand s’était installé. Mais le 26 août, c’est fini, malgré quelques tirs sporadiques de soldats allemands ou de Français collaborateurs.

Avaient-ils revendiqué ce privilège de libérer Paris ?

Cette libération est un événement qui a marqué le monde entier, avec des cloches qui ont sonné y compris à Buenos Aires.

Mais il faut être nuancé : ils ne se battaient pas pour la libération de la France mais pour la liberté, en libérant le monde du fascisme. Et la promesse qui leur avait été été faite oralement par le Général Leclerc, le capitaine Dronne, était qu’après avoir viré Mussolini en Italie, viré Hitler en Allemagne, on les aiderait à virer Franco en Espagne. C’était ça leur désir. Ils pensaient qu’on allait libérer l’Espagne. Cela n’a pas été le cas évidemment parce qu’on était déjà pratiquement au début de la guerre froide, les Américains ont ensuite commencé à installer des bases militaires en Espagne et Franco a obtenu en échange qu’on le laisse tranquille. Et seul le Mexique et la Yougoslavie de Tito se sont toujours refusés à reconnaître le régime de Franco.

Les hommes de la Nueve ont éprouvé une double trahison : leur rôle à Paris gommé et pas d’aide ensuite pour sauver leur pays.

Quelques uns des hommes de la Nueve
Quelques uns des hommes de la Nueve Crédits : Association 24 août 1944

A commencer par de Gaulle et pendant des années ensuite, cette opération de la Nueve est donc restée presque taboue ?

Absolument. Il fallait pour l’imagerie populaire que la France ait été libérée par des Français. Cela a d’abord été bien martelé par de Gaulle, par les gaullistes et par les communistes aussi. Il fallait que cela soit absolument une libération franco-française.

C’était un argument politique. Au lendemain de la libération de Paris, les gaullistes et les communistes sont les nouvelles forces qui occupent le devant de la scène politique. Et on ne sait pas à ce moment-là qui va l’emporter. De Gaulle était très soucieux justement de faire libérer Paris et quand il a vu l’ordre de reddition du gouverneur allemand à Paris avec à côté de la signature de Général Leclerc, il y avait également celle de Rol-Tanguy, membre du Parti communiste. Il était furieux. Il a engueulé Leclerc qui avait permis la signature d’un gouvernement communiste. On est à un moment de bascule pour le devenir de la France et d’ailleurs le gouvernement qui va être formé comportera des communistes et des gaullistes.

Pourquoi alors de Gaulle a-t-il fait défiler la Nueve à ses côtés sur les Champs-Elysées ?

Je ne pense pas que cela venait de de Gaulle mais plutôt du Général Leclerc. Mais pour une raison très pratique : c’était quand même une troupe de choc, l’avant-garde de la 2e DB, que l’on envoyait toujours devant au casse-pipe. Après presque trois ans d’expérience de guerre civile en Espagne, puis des combats en Tunisie et en Normandie, ils étaient les plus aguerris. Et on leur faisait le plus confiance pour assurer la sécurité du Général de Gaulle. C’était davantage d’un point de vue pratique, pas tellement par reconnaissance d’être arrivés les premiers.

D’ailleurs, après quelques jours de repos à Paris, ils ont continué avec Leclerc jusqu’à Strasbourg, puis jusqu’au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden. Arrivés en Allemagne, ils n’étaient plus que 16 sur 160 environ au départ de Normandie, même s’ils n’étaient pas tous morts.

26 août 1944, les soldats espagnols de la Nueve défilent sur les Champs-Elysées à bord de leurs half-track (véhicules blindés avec des chenilles à l'arrière). Ici, le Guernica
26 août 1944, les soldats espagnols de la Nueve défilent sur les Champs-Elysées à bord de leurs half-track (véhicules blindés avec des chenilles à l’arrière). Ici, le Guernica Crédits : Association 24 août 1944

Il y a quand même eu une reconnaissance militaire des soldats de la Nueve ? Certains ont été médaillés.  

Oui, mais une reconnaissance individuelle. Les combattants de la Nueve ont été décorés à titre individuel. On ne parle pas de la Nueve en tant qu’entité. De la même façon, de Gaulle ne voudra pas voir dans le défilé des combattants qui ont libéré Foix des drapeaux républicains espagnols. ll les fait tous retirer, il faut que ce soit des drapeaux français.

Sur les Champs-Élysées, il y en a eu très peu. Mais il y a eu une très grande banderole du drapeau républicain tenue par des Espagnols qui étaient à Paris. Mais de Gaulle l’a faite retirer également. En revanche, ce que l’on voit sur les documents d’époque (vidéo ci-dessus), que l’on ne pouvait pas retirer, c’est la quinzaine de blindés qui l’escortent avec toujours les noms des batailles de la guerre d’Espagne. Par exemple, le « Madrid », le « Teruel », le « Guadalajara » ou le « Don Quichotte ». Un des véhicules avait aussi été baptisé « Les Pingouins », par autodérision parce que c’était le surnom que les Français donnaient aux Espagnols, pingouins ou espingouins.

La seule chose que l’on ne voit pas dans les images d’époque c’est une jeep qui portait le nom « Mort aux cons ». Cela n’avait pas plus à Leclerc qui avait dit que cela n’allait pas faire bon effet à l’arrivée dans Paris.

Ce dimanche 25 août 2019, le Madrid faisait partie du défilé de commémoration des 75 ans de la libération de Paris
Ce dimanche 25 août 2019, le Madrid faisait partie du défilé de commémoration des 75 ans de la libération de Paris Crédits : Eric ChaverouAFP

Quand et pourquoi alors a débuté la reconnaissance ? Il a fallu attendre la mort de Franco, plus tard encore ? 

Plus tard encore. Il a fallu attendre l’arrivée de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris avec sa principale adjointe Anne Hidalgo. Cela a commencé en 2004, avec l’apposition d’une douzaine de médaillons commémoratifs, le long du parcours qu’avait emprunté la Nueve.

Et en 2012, pour la première fois, un président de la République française a rendu hommage à ces républicains espagnols. C’était le 25 août, dans le discours de François Hollande.

Jusqu’à aujourd’hui, avec des commémorations officielles : chaque 24 août, à côté de l’Hôtel de Ville, au jardin des combattants de la Nueve, qui a été renommé par la mairie de Paris en 2015. Un jardin du même nom ayant été inauguré à Madrid en 2017.

Article de Camus de septembre 44 dont une photo évoque la Nueve
Article de Camus de septembre 44 dont une photo évoque la Nueve Crédits : Association 24 août 1944

Cette mémoire a bénéficié de l’arrivée au pouvoir de dirigeant.es socialistes, dont une à l’histoire intimement lié à la guerre d’Espagne ?

C’est surtout Anne Hidalgo qui a dû pousser à cette reconnaissance du rôle des républicains espagnols, de par son parcours personnel. Elle a effectivement toujours aidé sur ce plan-là  notre association. Elle a facilité pas mal de choses et a elle-même organisé de son côté des événements à chaque fois conjointement, d’ailleurs, avec la mairie de Madrid.

Nous étions ainsi la seule association française à participer à l’inauguration du jardin de Madrid.

Plaque du jardin des Combattants de la Nueve (Paris, 4e)
Plaque du jardin des Combattants de la Nueve (Paris, 4e) Crédits : One work / Wikimedia Commons

Et quel est l’esprit de la fresque inaugurée ce samedi ? Un travail de mémoire plus grand public, plus jeune ?

Exactement. Une des plaques commémoratives du passage de la Nueve est à cette adresse. Avec toute une façade de 17 m de haut. On s’était dit qu’il serait bien de faire une fresque au-dessus du médaillon. Nous avons un artiste peintre dans l’association – Juan Chica Ventura – et donc l’idée s’est réalisée : faire une espèce de triptyque, genre bande dessinée. Avec trois dessins et trois petits commentaires qui figurent trois moments de la libération de Paris.

Nous avons obtenu assez vite la façade mais sans aucune subvention. Nous avons donc lancé une souscription en ligne et nous avons récolté des chèques de dix à mille euros pour arriver au bout d’un an à nous auto financer.

« C’est très bien parce que cela questionne. J’espère que cela va tenir longtemps. » Une voisine de la fresque, ancienne professeure d’Histoire

Cette fresque est très importante parce qu’elle complète la plaque commémorative déjà présente. Mais qui s’arrêtait pour regarder la plaque ? Je sais qu’ils sont passés par là mais presque personne ne le sait. Alors que maintenant les peintures de se sont beaucoup développées dans le 13e arrondissement et les gens les cherchent, seul ou en groupe avec des guides. Ils vont s’arrêter là.
Martine Champeaux, voisine et ancienne professeure d’Histoire

Intégralité de la fresque BD du 20 rue Esquirol, dans le 13e arrondissement, avec tout en bas, au centre, le médaillon pré existant commémorant le passage de la Nueve ici même.
Intégralité de la fresque BD du 20 rue Esquirol, dans le 13e arrondissement, avec tout en bas, au centre, le médaillon pré existant commémorant le passage de la Nueve ici même. Crédits : Eric ChaverouRadio France

A écouter aussi, une chanson sur la Nueve : « Un nuage espagnol » dans sa version française, « Una nube hispana », dans sa version castillane.

Elle est signée Serge Utgé-Royo, fils de républicains espagnols, né dans l’exil à Paris.

Espagne : le polémique « Billy El Niño » meurt du coronavirus

 

Billy el Niño, Billy the kid. Derrière ce pseudonyme inoffensif se cache Antonio González Pacheco, un inspecteur de police aux tendances sadiques et ultra-violentes. L’Espagne a appris aujourd’hui la mort de cet ancien policier, des suites du coronavirus. 

La carrière del Niño s’est déroulée durant la dictature du Général Franco. Sous ce régime à l’exception du mouvement franquiste, tout parti politique ou syndicat était interdit. Les militants de sensibilité de gauche ou d’extrême-gauche étaient arrêtés, torturés, emprisonnés.

Affecté à la Brigada Político Social (BPS) de Madrid, Billy el Niño a une ambition : que son pseudonyme glace d’effroi les militants de gauche. Antonio González Pacheco était un tortionnaire qui prenait du plaisir dans la violence, il ne le cachait pas, en était fier. Les victimes aujourd’hui survivantes tentent des actions en justice contre Billy et racontent le déroulé d’une garde à vue avec ce policier. El Niño était responsable des geôles de détentions au sein de la Dirección General de Seguridad. Sa mission officielle était de faire avouer les personnes gardées à vue.

Sadisme

Dans les dispositions des plaintes adressées contre González Pacheco, les techniques de torture pendant les interrogatoires sont légions : transformer sa victime en un punching-ball,attachée à une barre et frappée sans interruption de diverses manières selon des techniques empruntées aux arts martiaux. El niño se vantait d’être un maître en la matière et à chaque coup poussait des cris empruntés au karaté et hurlait le nom de la technique martiale lors du mouvement.

Dans une autre torture appelé « la bañera », Pacheco plongeait la tête de la personne qui était sous sa garde dans un W.C. rempli d’excréments et d’urines, jusqu’à lui faire perdre conscience, donnant ainsi une sensation de mort imminente. El Niño se vantait d’avoir créer le « passage » :  le gardé à vue devait passer entre deux files d’agents policiers qui le frappaient avec des matraques, des fouets, des poings américains, des coups de pieds et des claques.

Dans un autre acte de folie, El Niño accrochait son souffre-douleur à  une barre métallique en menottant les poignets aux chevilles avec le dos courbé. Cette position exposait les fesses et les organes génitaux aux coups provoquant une douleur très intense avec comme séquelles de nombreuses hémorragies et la présence de sang et de caillots dans l’urine pendant des mois.

Billy el Niño torturait sans distinctions hommes et femmes. Menaçait aussi ses victimes d’aller retrouver leur famille pour leur infliger des violences. Les interrogatoires avaient lieu nus, sans nourriture ni eau pendant plusieurs jours.

De la dictature à la démocratie

En 1975 prit fin la dictature franquiste. Mais pas la carrière de Billy el Niño qui devient inspecteur dans le corps supérieur de la police, au sein de la brigade centrale du renseignement, la police secrète de l’Espagne démocratique. Six ans plus tard, en 1981 il abandonna la police pour travailler dans le secteur privé de la sécurité.

Aujourd’hui Billy el Niño vit tranquillement comme un retraité de Madrid parmi les autres. Un citoyen qui a cependant une meilleure pension financière que beaucoup de ses pairs. Suite à ses actes de torture Pacheco s’est vu attribuer des médailles accompagnées de primes financières.

Pour avoir démanteler l’organisation terroriste Le Front Révolutionnaire Antifasciste et Patriote, el Niño toucha 20.000 pesetas l’année de la mort de Franco en 1975. Une pratique qui continua durant la démocratie ; une prime de 6.000 pesetas en 1976 pour l’arrestation de militants du Parti Communiste. La médaille rouge octroyé par Franco en 1972 augmente la retraite actuelle de Pacheco à hauteur de 10%. Le ministre Rodolfo Martín Villa de l’Espagne démocratique en 1977 décerna la médaille d’argent du mérite policier avec une gratification de la retraite d’El Niño de 15%. Encore une médaille d’argent en 1980 et une autre d’or en 1982 offrent 20% de retraite en plus. En 2019 El Niño jouit d’une retraite augmentée de 45%.

Billy el Niño n’est pas un pestiféré et fut invité, il y a une paire d’années à un cocktail mondain par un commissaire de Police encore en activité.

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Aucun gouvernement depuis 40 ans n’a entamé de procédure pour retirer les avantages salariaux à González Pacheco. Antonio González Pacheco, 74 ans est décédé aujourd’hui des suites du coronavirus.

 

https://www.equinoxmagazine.fr/2020/05/07/billy-el-nino/

MOURIR À MADRID…UNE SECONDE FOIS !

PÉTITION : 

¡MORIR A MADRID…UNA SECUNDA VEZ!

L’Association 24 Aout 1944 à Jose Luis Martinez Almeida, maire de Madrid.

Notre association s’émeut et proteste contre le fait que l’équipe municipale dirigée actuellement par Jose Luis Martinez Almeida ait pu voter et procéder au démantèlement du monument élevé dans le cimetière de l’est, en hommage aux 2937 victimes de la répression franquiste, fusillés à Madrid, dans les années 1939 à 1944.

Notre association, constituée à Paris en 2013, a pour but de faire connaître la mémoire des Espagnol(e)s antifranquistes qui se réfugièrent en France en 1939 ; et en particulier la mémoire de ceux, et ils furent nombreux, qui s’engagèrent dans la résistance contre le fascisme soit en s’incorporant dans les rangs de la résistance en France soit dans les Forces Françaises Libres qui combattaient aux côtés des armées alliées contre Hitler et Mussolini.

Ainsi la « Nueve », de la 2° DB commandée par le général Leclerc, entra la première dans Paris le 24 Aout 1944. Dans ses rangs, que des républicains espagnols.

La Mairie de Paris dès 2004, engagea la reconnaissance de ces combattants.

En 2014 pour les 70 ans de la libération de Paris, une cérémonie à notre initiative rassembla plus de 2000 personnes. Elles purent admirer le « halftrack » Guadalajara de la Nueve, gardé par l’armée française dans une de ses garnisons, et qui pour la première fois était exposé tout près de l’Hôtel de Ville de Paris.

En 2015, à notre grand étonnement le roi Felipe VI et la reine ainsi que Mme Hidalgo, Maire de Paris inauguraient le jardin de la Nueve, attenant à l’hôtel de ville de Paris.

En 2017, le 20 avril, la Mairie de Madrid dirigée par Madame Manuela Carmena, décida aussi d’honorer ces républicains engagés dans la lutte pour la libération de l’Europe du joug fasciste, nazi et franquiste, en inaugurant à son tour un jardin de la « Nueve ».

Pour toutes ces raisons, liées à la mémoire de celles et ceux qui ne cessèrent jamais de se battre pour la liberté, en Europe comme en Espagne et plus particulièrement à Madrid, au prix le plus souvent de leur vie, nous sommes particulièrement ulcérés par cet acte de destruction de la mémoire historique de votre ville et par conséquent de votre pays auquel votre municipalité vient bassement de se livrer. À savoir, la destruction du mémorial dédié aux fusillés du cimetière de l’Almudena, à l’Est de Madrid.

Regarder en face l’histoire et ses vérités c’est faire en sorte d’éviter que de telles monstruosités ne se reproduisent.

En tant qu’association mémorielle et au nom de tous les descendants de ces hommes et ces femmes qui ont donné leur vie ou qui ont dû fuir leur pays pour la liberté contre le fascisme, nous protestons et exigeons que vous rétablissiez ces plaques qui comportent les listes des noms des fusillés, et que vous garantissiez le maintien de ce mémorial intact dans l’avenir.

Nous rejoignons dans ce combat, les associations mémorielles de Madrid et de la péninsule qui se battent pour la mémoire des républicains espagnols morts pour la liberté.

Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir, pour informer le plus grand nombre de personnes et de responsables européens de cette situation et pour qu’un large mouvement de soutien au maintien du mémorial se fasse jour.

D’ores et déjà nous engageons chaque personne, choquée par un tel saccage, à signer ce texte.

En l’attente de votre réponse et prise en compte de notre requête, Recevez Monsieur Le maire, nos salutation associatives.

Association 24-août-1944

Nous convions toutes celles et ceux, choqués par cet acte, à signer cette pétition pour obtenir réparation et reconstitution du monument aux 2937 fusillés du franquisme à Madrid.

 À diffuser largement.

La Asociación 24 de agosto de 1944 a José Luis Martínez Almeida, Alcalde de Madrid.

Nuestra asociación se conmueve y protesta por el hecho de que el equipo municipal que actualmente dirige José Luis Martínez Almeida haya podido votar y desmantelar el monumento erigido en el cementerio oriental, en homenaje a las 2.937 víctimas de la represión franquista que fueron fusiladas en Madrid entre los años 1939 y 1944.

Nuestra asociación, fundada en París en 2013, tiene como objetivo dar a conocer la memoria de los antifranquistas españoles que se refugiaron en Francia en 1939 y, en particular, la memoria de aquellos, y de muchos, que participaron en la resistencia contra el fascismo, ya sea uniéndose a las filas de la resistencia en Francia o en las Fuerzas Francesas Libres que lucharon junto a los ejércitos aliados contra Hitler y Mussolini.

Así, la « Nueve », del 2º DB comandada por el general Leclerc, entró en París por primera vez el 24 de agosto de 1944. En sus filas, sólo republicanos españoles.

El Ayuntamiento de París, en 2004, comenzó a reconocer a estos combatientes.

En 2014, con motivo del 70º aniversario de la liberación de París, una ceremonia por iniciativa nuestra reunió a más de 2.000 personas. Pudieron admirar el « halftrack » nombrado Guadalajara de la Nueve, custodiado por el ejército francés en una de sus guarniciones, y que por primera vez se exhibió muy cerca del Hôtel de Ville de París.

En 2015, para nuestra gran sorpresa, el Rey Felipe VI y la Reina, así como la Sra. Hidalgo, Alcaldesa de París, inauguraron el Jardín de las Nueve, adyacente al Ayuntamiento de París.

En 2017, el 20 de abril, el Ayuntamiento de Madrid, encabezado por la Sra. Manuela Carmena, decidió también honrar a los republicanos comprometidos en la lucha por la liberación de Europa del yugo fascista, nazi y franquista, inaugurando a su vez un jardín de la »Nueve ».

Por todas estas razones, ligadas a la memoria de quienes nunca dejaron de luchar por la libertad, en Europa y en España y más concretamente en Madrid, a costa de la mayor parte de sus vidas, estamos particularmente ulcerados por este acto de destrucción de la memoria histórica de su ciudad y, en consecuencia, de su país en el que su municipio acaba de comprometerse de manera tan vil. A saber, la destrucción del monumento dedicado a los fusilados en el cementerio de la Almudena, al este de Madrid.

Mirar a la historia y sus verdades a la cara es para asegurar que tales monstruosidades no vuelvan a ocurrir.

Como asociación conmemorativa y en nombre de todos los descendientes de aquellos hombres y mujeres que dieron su vida o tuvieron que huir de su país por la libertad contra el fascismo, protestamos y exigimos que restauren estas placas que contienen las listas de los nombres de los que recibieron los disparos, y que se aseguren de que este monumento permanezca intacto en el futuro.

En esta lucha, nos unimos a las asociaciones de memoria de Madrid y de la península que luchan por la memoria de los republicanos españoles que murieron por la libertad.

Haremos todo lo que esté en nuestras manos para informar al mayor número posible de personas y funcionarios europeos sobre esta situación y para garantizar que surja un amplio movimiento a favor del mantenimiento del monumento.

Ya comprometemos a cada persona, conmocionada por el saqueo, a firmar este texto.

A la espera de su respuesta y teniendo en cuenta nuestra petición, le rogamos que reciba al Sr. Alcalde, nuestro saludo de las asociaciones.

Association 24-août-1944

Invitamos a todos los que están conmocionados por este acto a firmar esta petición para obtener la reparación y reconstrucción del monumento a los 2937 muertos a tiros durante el régimen franquista en Madrid.

 Para difundir lo mas posible.

SIGNER LA PÉTITION

Maldita historia de José de la Peña : Editions Amalthée

Il y a 80 ans‌ nous étions éjectés de notre propre pays par quelques militaires appuyés lourdement en armes et mercenaires par les pays totalitaires d’Hitler et Mussolini dans une agression  internationale inédite avec la complicité tacite des Etats démocratiques par leur laisser faire.
Ce livre a été écrit en se basant sur les souvenirs de ma famille et de moi-même. J’ai mis en exergue, sans être exhaustif, les faux clichés relayés par les médias.
Par exemple:
Comment imaginer qu’après la deuxième guerre mondiale des pays démocratiques aient protégé le régime fasciste de Franco?
Comment des partis politiques se revendiquant de la gauche aient sponsorisé un Roi imposé par Franco en lui ouvrant les portes du Marché Commun?
Par voie de conséquence le fait majeur de cette décision fut d’absoudre les crimes imprescriptibles contre l’humanité de type nazi commis par les franquistes. Ainsi sans contrainte les franquistes assassins et leurs descendants se sont renforcés et on eu tout loisir d’exhaler les odeurs malodorantes du fascisme. Cela crève les yeux aujourd’hui.
C’est ahurissant, lisez mon livre : EN ESPAGNE FRANCO SERAIT-IL IS BACK.

José de la Peña

Résumé : « Il revisite l’histoire familiale, ce qui forgera sa personnalité, à savoir la guerre, la Guerre d’Espagne, une guerre presque effacée de la mémoire de son pays de naissance, un pays qui a vécu sous la tutelle d’un dictateur pendant quatre décennies. Un pays où, pendant trop longtemps, seule pouvait être évoquée une mémoire réinventée par le vainqueur, laissant comme seule vérité le miroir du révisionnisme s’instituer aux côtés de la peur. » Préface de Carmen Negrín. Présidente du CIIMER Présidente d’honneur de la fondation Juan Negrin. Dans une République espagnole qu’on assassine lentement à l’ombre de la trahison, plus d’un demi-million d’Espagnols républicains deviennent apatrides, parias. À l’aube de la Seconde Guerre, c’est tout un peuple qui se voit privé de son droit fondamental de vivre et trouve refuge dans la terre de la « Liberté, Égalité, Fraternité ». Mais à quel prix ? Il y a exactement 80 ans, la famille de l’auteur a vécu cette tourmente, la guerre, la fuite, la peur. Une histoire banale qui ne saurait être effacée ni oubliée ; une histoire transmise de père en fils. L’Histoire de la honte qui se transforme en fierté. Notre histoire vers la liberté. À travers sa propre déchirure, cette saga familiale redonne vie aux héros oubliés de notre Histoire, à ces milliers de soldats et ces centaines de milliers d’exilés. Né à Barcelone lors du plus grand bombardement sur les civils en mars 1938, José de la Peña entre comme réfugié en France à l’âge de 11 mois avec la Retirada. Après des années à travailler sur les souvenirs de son père et son oncle au coeur de la Guerre d’Espagne, il retrace l’histoire de sa famille dans un récit poignant et cruellement réaliste.

Communiqué de l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France ASEREF

Liberté !

La sentence digne des heures les plus sombres du franquisme est tombée ce lundi 14 octobre à Madrid : entre 9 ans et 13 ans de prison pour sédition et désobéissance pour des élus et représentants associatifs catalans. Deux ans après la tenue du referendum jugé illégal par le pouvoir central du 1er octobre 2017. Juste pour avoir décidé de consulter démocratiquement la population.

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) une fois de plus dénonce l’escalade des nostalgiques du franquisme qui veulent opposer les peuples d’Espagne entre eux. L’attitude du gouvernement espagnol demandant dans cette situation le soutien des partis fidèles à la constitution démontre à quel point cette soi-disant transition démocratique après Franco ne l’a jamais été.

Il faut sortir de ce carcan qui ne vise qu’à étouffer toute velléité de recherche de la vérité historique.

Ce qui se passe aujourd’hui est d’une extrême gravité, Franco et ses crimes jouissent toujours d’une impunité indécente.

Aujourd’hui Il est question d’exhumer Franco de son Mausolée mais c’est une sinistre farce, le franquisme est encore installé en Espagne avec un Roi qui veille sur cet indigne patrimoine et avec des gouvernements qui se succèdent et qui pactisent les uns après les autres avec cette indignité.

Il faut exiger la libération des prisonniers politiques catalans même si on peut ne pas être d’accord avec leurs idées. Nous devons lutter pour qu’ils puissent les exprimer.

ASEREF appelle à participer à toutes les manifestations en France et en Espagne qui exigent leur libération.

Eloi Martinez Président d’ASEREF

14 octobre 2019

 

 

 

Journées Caminar : Espagne, un exil républicain

Du 25 au 27octobre 201. Nous contacter pour départ groupé  et hébergement.

Au cas où des personnes seraient intéressées pour s’y rendre, il est nécessaire de préciser que pour l’hébergement, les hôtels dont les noms sont cités dans le document ont été contactés par des membres de Caminar et ont été choisis par rapport à leur proximité du lieu où se dérouleront les journées.

Voir ici le programme : Depliant colloque Journees Caminar 25 26 27 oct 2019 Toulouse