Archives de catégorie : Témoignages et récits

El abismo del olvido – L’abîme de l’oubli

« L’oubli est l’abîme qui sépare la vie de la mort. »

Le peuple espagnol n’en finit pas de récupérer la mémoire historique de la guerre civile et de solder les comptes avec son passé tragique. Ainsi, près de 85 ans après la fin de la guerre civile et après plus de quatre décennies de démocratie, le pays demeure jonché de centaines de fosses communes qui abritent des dizaines de milliers de restes d’êtres humains qui attendent de sortir, un jour peut être, de l’oubli auquel les avait condamné le régime franquiste.

Cette question douloureuse est le sujet du roman graphique El abismo del olvido, réalisé par Paco Roca et Rodrigo Terrasa. Originaires de Valence, les deux auteurs ne sont pas des inconnus en Espagne. Paco Roca s’est imposé depuis deux décennies comme l’un des meilleurs dessinateurs de romans graphiques de son pays, tandis que Rodrigo Terrasa est un journaliste chevronné qui travaille depuis 22 ans pour le grand quotidien espagnol El Mundo. C’est ce dernier qui est à l’origine du projet de ce roman graphique et qui en est le scénariste principal.

El abismo del olvido suit le combat obstiné de Pepica Celda pour récupérer les restes de son père, José Celda, agriculteur républicain fusillé en 1940 et enterré dans une fosse commune, dans le cimetière de Paterna. Située dans la province de Valence, Paterna abrite dans son cimetière 135 fosses communes où ont été enterrées plus de 2.200 personnes fusillées entre 1940 et 1945, victimes de la terrible répression franquiste de l’après la guerre civile. Le scénariste a donc fait un travail préalable de recherche historique, afin de coller le plus possible à la vérité des faits et des personnages.

Le roman graphique est divisé en une quinzaine de chapitres entrelaçant deux trames narratives : l’une située au début des années 40, au plus fort de la répression franquiste, l’autre basée en 2013, au moment de l’excavation de fosses communes dans le cimetière de Paterna. Cette structure narrative binaire permet un va-et-vient constant entre passé et présent qui est l’essence même du fonctionnement de la mémoire. Cela permet de suivre les péripéties et les enjeux de la course contre la montre entreprise contre l’oubli par Pepica Celda, afin de donner à son père une digne sépulture et ainsi, accomplir une promesse faite quand elle était enfant, quelque 70 ans plus tôt…

Outre celui de Pepica, les auteurs dessinent quelques autres beaux portraits. Celui de Leoncio Badía, le fossoyeur humaniste, occupe une place essentielle : républicain, il échappe de peu au peloton d’exécution et doit en échange exercer les fonctions de fossoyeur dans le cimetière de Paterna, chargé d’enterrer les fusillés dans les fosses communes. Pendant près de 5 ans, il accorde un soin particulier aux corps des défunts, laisse des traces dans l’espoir de leur identification future et aident les familles à faire leur deuil. Personnage hors du commun auquel les auteurs rendent ici justice. Celui de l’archéologue enceinte, symbolisant ainsi en sa personne le lien entre le passé, le présent et l’avenir, qui apporte le recours de la science archéologique et son engagement citoyen, deux éléments indispensables pour mener à bien cette entreprise de récupération de la mémoire. Enfin, comment ne pas mentionner le personnage collectif des femmes, mères, veuves et soeurs, toutes victimes mais courageuses et solidaires, empêchées pendant des décennies de faire leur deuil ?

Gilles Legroux https://clio-cr.clionautes.org/el-abismo-del-olvido-abime-de-loubli.html

El abismo el olvido est donc un roman graphique à la fois instructif et par moments poignant. Le soin particulier apporté à la documentation historique par le scénariste en fait une belle leçon d’histoire sur cette page sombre du passé de l’Espagne et permet également d’éclairer les enjeux politiques et culturels de cette question mémorielle. J’en recommande vivement la lecture à tous les hispanisants et hispanisantes qui s’intéressent à l’histoire contemporaine de l’Espagne.

Paco Roca, Rodrigo Terrasa

Bilbao, Astiberri Ediciones, 2023, 23,75€

Les travailleurs esclaves des franquistes dans les Pyrénées navarraises : « Ils ont séché jusqu’à ce qu’ils meurent »

Plus de 2 000 prisonniers ont été contraints de travailler dans des conditions extrêmes à la construction de la route reliant les vallées de Roncal et de Salazar dans les Pyrénées. Leurs familles ont intenté la première action en justice pour travail forcé pendant la dictature

Les larmes aux yeux, Agurtzane se souvient du temps qu’il a fallu à son père, Rafael Gorroño, pour lui dire qu’il était un travailleur esclave sous Franco. C’était alors qu’elle était déjà adulte lors d’un voyage qu’ils avaient déjà fait à Roncal (Navarre). Mais cette fois, il lui a demandé s’ils pouvaient se rendre à Vidángoz, une ville située au cœur des Pyrénées navarraises, à environ 11 kilomètres de Roncal. « C’est à ce moment-là qu’il a commencé à nous dire qu’il était prisonnier et qu’il construisait une route. » L’histoire de Rafael est celle de milliers de prisonniers du régime franquiste qui ont été utilisés comme esclaves pour construire des infrastructures dans toute l’Espagne dans des conditions extrêmes et d’exploitation. Vendredi, une dizaine de familles ont déposé leur première plainte pour travail forcé pendant la dictature.

Quelque 15 000 prisonniers ont travaillé pendant les premières années de la dictature franquiste à la fortification de la frontière avec la France avec la construction de quatre routes, ainsi que de structures défensives telles que des bunkers qui ont été placés sur toute la longueur de la frontière. Pour ce faire, on utilisait des prisonniers du côté républicain qui se trouvaient dans des camps de concentration et qui étaient organisés en bataillons. La grande majorité d’entre eux étaient connus comme des « mécontents », des personnes qui ne soutenaient pas le nouveau régime franquiste, mais qui n’étaient pas accusées de crimes graves contre le régime et, sans être jugées, étaient utilisées pour ces tâches qui ont duré des années, comme le raconte l’historien et professeur à l’Université publique de Navarre Fernando Mendiola. qui est également l’auteur du livre « Esclaves du franquisme dans les Pyrénées », où il se plonge dans l’histoire des bataillons de travailleurs forcés pendant la dictature en Navarre.

C’est le cas de Juan Manuel Esteban Rico qui, après avoir combattu sur différents fronts, a été arrêté à Vic en décembre 1937. Après être passé par différentes prisons franquistes et le camp de concentration de Miranda de Ebro, il est transféré à Vidángoz en juillet 1940 pour travailler sur la route qui relie les vallées de Roncal et de Salazar dans les Pyrénées navarraises, l’Igal-Vidángoz-Roncal, longue de 17 kilomètres. « Mon père m’a dit qu’il avait de la chance ; d’abord, pour avoir été étiqueté comme mécontent lorsqu’il avait été lieutenant du côté républicain ; et plus tard, parce qu’il avait étudié l’ingénierie minière, il a été chargé de la conception de la caserne et de la garde des outils de travail », explique son fils Valentín.

Les conditions dans lesquelles ils travaillaient et vivaient étaient extrêmes et précaires, les pioches, les pelles et les marteaux étant le seul matériau pour broyer la pierre et construire les routes. En plus d’être privés de liberté – ils étaient constamment gardés par des soldats armés – ils avaient faim, avaient froid et dormaient entassés dans des baraquements et même des tentes en tissu au cœur des Pyrénées. « Des hommes grands et forts qui séchaient et séchaient jusqu’à ce qu’ils meurent », a expliqué José Barajas Galindo, l’un des prisonniers, dans une lettre à sa famille. Il a ajouté : « Parfois, le compagnon avec qui je dormais à côté, sur la même couchette, était vivant la nuit précédente et le matin, il se réveillait mort. »

« Ils avaient très faim, mon père m’a raconté comment les hommes de grande taille pesant plus de 90 kilos en quelques mois perdaient du poids jusqu’à tomber malades », raconte Valentín Esteban. « Ils venaient manger des tiges de chou bouillies et d’autres racines », ajoute Emilio Elizondo, gendre du prisonnier Rafael Gorroño. L’un des témoignages recueillis par l’historien Fernando Mendiola dans son livre est celui de Félix, un autre prisonnier, qui raconte : « D’en haut, nous avons regardé de la route du camp pour voir s’il y avait de la fumée ; S’il y en avait, nous savions qu’il y avait de la nourriture, et s’il n’y avait pas de fumée, un autre jour, nous savions que nous n’allions pas manger !
Ainsi, beaucoup d’entre eux sont morts de maladies telles que la tuberculose. D’autres ont tenté de s’échapper et ont été abattus. Bien qu’il n’y ait que treize décès enregistrés de travailleurs sur l’autoroute Igal-Vidángoz-Roncal, on pense qu’il y en a eu davantage.

Au-delà de la faim et du froid, les proches s’accordent à dire que l’une des principales causes de souffrance est l’incertitude dont ils ont souffert parce qu’ils ne savaient pas comment allait leur famille et combien de temps il leur faudrait pour les revoir. « La mère de Rafael avait également été prisonnière, elle avait été mise à la prison pour femmes de Saturraran, près d’Ondarroa (Biscaye). Elle y est emprisonnée jusqu’en 1940 et meurt quelques mois plus tard. Il ne pouvait pas lui parler, il ne pouvait pas lui dire au revoir », se lamente son gendre.

Les prisonniers ne savaient pas combien de temps ils allaient rester dans chaque endroit et, en fait, ils étaient émus par différentes œuvres. Juan Manuel Esteban Rico a ensuite été emmené dans la ville de Rentería, dans la province de Gipuzkoa, et, après avoir été libéré, il a été envoyé faire son service militaire à La Corogne.

« Ils n’ont ni cornes ni queues »

L’isolement auquel ils étaient soumis a également été très dur, selon leurs proches. Bien qu’ils vivent dans le village, les voisins les regardent d’abord avec méfiance en raison de la propagande franquiste. « La phrase la plus impressionnante que j’aie jamais entendue est celle d’un enfant demandant à sa mère si nous étions les ‘rouges’, ce à quoi la mère a répondu oui, et il a répondu : ‘Eh bien, ils n’ont ni cornes ni queue’ », a déclaré le prisonnier Adenso Dapena à l’historien Fernando Mendiola.

Au fil des mois, la confiance et la relation avec les voisins se sont accrues au point qu’ils ont reçu des vêtements et de la nourriture. « Mon père a demandé à ma mère par lettre de lui envoyer du savon pour qu’il le donne à une femme de Vidángoz qui lavait son linge », explique Valentín Esteban, qui ajoute que l’un des prisonniers a même épousé une fille du village, selon ce que son père lui a dit.

Après plusieurs années de prisonniers esclaves, ceux qui ont survécu et ont été libérés ont été « marqués » pour le reste de leur vie et beaucoup ont eu du mal à trouver du travail parce que leurs dossiers indiquaient qu’ils étaient « mécontents ». C’est pourquoi leurs familles demandent aujourd’hui justice et reconnaissance pour eux en tant que victimes de la dictature.

Memòria Repressió Franquista.

Blog d’en Jordi Grau i Gatell d’informació sobre les atrocitats del Franquisme….. « Les voix et les images du passé se mêlent à celles du présent pour éviter l’oubli. Mais ces voix et ces images servent aussi à nous rappeler la lâcheté de ceux qui n’ont rien fait lorsque des crimes atroces ont été commis, de ceux qui ont permis l’impunité des coupables et de ceux qui, aujourd’hui, continuent d’être indifférents à l’impuissance des victimes » (Baltasar Garzón)

« Cerdos, la guerre n’est pas finie »

Lidia Martin Merino, documentariste, et sa société de production La Jetée films lancent une opération de financement participatif (« crowdfunding ») pour le film intitulé « Cerdos, la guerre n’est pas finie » qu’elle réalise actuellement et dont voici le texte de présentation suivi de la bande-annonce (« trailer »):

« 1939 : entre 25 000 et 30 000 soldats républicains espagnols sont déportés vers le camp de concentration français de « Judes » à Septfonds, situé dans le Tarn-et-Garonne, à 60 km de Toulouse.

2019 : le projet d’extension d’un élevage intensif, porté à 6 500 porcs par an, voit le jour sur l’emplacement de l’ancien camp.
Ce documentaire tente de faire le lien entre les faits qui construisirent le passé et ceux qui construisent le présent. »

bande-annonce: https://vimeo.com/manage/videos/830349027

Les dons se feront, sur le compte bancaire de La jetée films (IBAN: FR76 1027 8022 8100 0203 9040 292 – BIC : CMCIFR2A).

A partir de 15€, les donateurs se verront attribuer des contreparties dont le détail figure en pièce jointe : Crwfunding_fra

Photographies et travail humanitaire avec Les Réfugiés de la Guerre d’Espagne

Exposition « Philippe Gaussot.

Du 28 octobre 2023 au 18 février 2024

Vernissage : samedi 28 octobre à 12h

Adresse : Carrer Major, 43, 17700 La Jonquera, Girona

Horaire: du mardi au samedi, de 10 à 18h, ainsi que les dimanches et jours fériés de 10 à 14h.

Fermé le lundi

Commissaire de l’exposition: Felip Solé

Collaboration : Famille Gaussot et Association 24 d’Aôut 1944 (Paris)

Le photographe et militant humanitaire français Philippe Gaussot (Belfort, 1911- Chamonix, 1977) a joué, témoin avec son appareil photo, de différents épisodes de la guerre d’Espagne liés à l’aide humanitaire, comme l’organisation de camps d’enfants en France et le soutien aux réfugiés entrant en France. en février 1939.

A la fin de la guerre civile espagnole, aidé par plusieurs camarades catalans et basques, il traverse souvent la frontière pour ravitailler les républicains embourbés dans les désastres de la guerre. En février 1939, il effectue son dernier voyage clandestin et revient dans un camion chargé d’enfants et de femmes : « Notre dernier voyage fut à Puigcerdà, où j’ai conduit un camion de sept tonnes, avec l’aide de deux miliciens, dans des rues minées ». Déjà en France, Philippe Gaussot et le Comité National Catholique animent plusieurs camps de concentration et contribuent à la création d’établissements pour accueillir femmes et enfants. Lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale, ne pouvant être mobilisé en raison de problèmes de santé, il est nommé délégué national du Comité où il est chargé de la reconversion des exilés. Il transformait ainsi des avocats ou des commerçants en tourneurs ou en experts en sinistres. Il participe également activement à la résistance contre les nazis et s’engage dans les F.F.I (Forces françaises de l’intérieur). A la fin de la guerre, Philippe Gaussot s’installe dans les Alpes, à Chamonix, où il travaille comme journaliste à Le Dauphiné Libéré jusqu’à sa mort.

L’exposition présente une sélection de photographies de Philippe Gaussot découvertes par son fils Jean-Philippe Gaussot dans une valise après la mort de son père.

Par l’intermédiaire de Felip Solé, réalisateur et cinéaste, les négatifs furent confiés à l’association 24 Août 1944 à Paris. Toute cette équipe, avec la complicité de l’historien Gregory Tuban, a travaillé avec le MUME pour pouvoir montrer pour la première fois en Catalogne cette sélection de près d’une centaine de photographies.

L’exposition est divisée en deux parties. D’une part, la série de photos Philippe Gaussot et les camps d’enfants du Comité national catholique (1937-1940) représente l’accueil des enfants basques et catalans envoyés en France pour échapper aux horreurs de la guerre. Loin du bruit des fusils, ils ont pu retrouver le sourire sur les bancs de l’école ou en effectuant des tâches et des jeux collectifs. D’autre part, La Retirada i les camps (1939) montre les chemins et les circonstances difficiles de l’exil des réfugiés républicains. Gaussot a suivi pas à pas l’exode, en plein mois de février, sur des sentiers de montagne enneigés, pour atteindre un hypothétique refuge en France. L’accueil sera très décevant puisque, notamment les militaires de l’Armée populaire de la République, devront dormir sur les plages glacées des camps de concentration de Roussillon, fermés par des barbelés, gardés par des militaires armés, des spahis sénégalais, algériens et des gendarmes.

Ces négatifs représentent un témoignage exceptionnel et ont la qualité photographique des meilleurs photographes de l’époque. Malgré sa fonction de témoignage, relative à l’œuvre humanitaire liée au Comité national catholique, organisation d’aide religieuse dont il était représentant et délégué, ils transmettent au public non seulement le désordre de l’exode ou l’inquiétude et l’angoisse de ces gens, mais aussi la fierté, la dignité et surtout la combativité.

Plus d’information sur Philippe Gaussot:

Web Gaussot (Jean-Philippe Gaussot) https://www.gaussot.eu/

Ces femmes qui ont pris les armes pendant la guerre d’Espagne

La participation des femmes à la guerre civile espagnole entre 1936 et 1939 demeurait un angle encore peu étudié par les chercheurs. Comme une représentation de la misogynie de la société masculine de l’époque.

S’ajoutent à cela les particularités des combats en Espagne, des milices transformées en armée régulière jusqu’à l’interdiction totale de la présence des femmes sur le front le 1er décembre 1936. Si Ken Loach avait, dans son film Land and Freedom, évoqué cet aspect, peu d’éléments permettaient d’en comprendre réellement les enjeux et l’importance. Deux ouvrages viennent utilement combler cette lacune.

«Les Combattantes», la puissance des femmes espagnoles

Les Combattantes, de Gonzalo Berger et Tània Balló est un livre passionnant, écrit par deux spécialistes de la participation des femmes dans la guerre civile espagnole. Leur propos est centré sur la Catalogne, dans une remarquable synthèse des informations existantes.

L’historien et l’autrice commencent par analyser l’organisation de femmes libertaires espagnoles Mujeres libres. Ce groupe, fondé en 1933, était d’abord une structure féministe avant de se transformer, en 1936, après la victoire du Frente Popular, en organisation politique. Son but était d’obtenir l’émancipation des femmes par l’alphabétisation –l’Espagne comptait alors plus de 50% d’illettrées– par la dénonciation du capitalisme, la lutte contre la prostitution et, enfin, par la recherche de l’égalité entre les sexes.

Ces femmes qui ont pris les armes pendant la guerre d’Espagne

Particulièrement active en Catalogne et à Madrid, l’organisation a également appelé à rejoindre le front et à combattre. Mais cet espoir égalitaire a été de courte durée: lors de la militarisation des groupes de volontaires en octobre 1936, elles ont été renvoyées à l’arrière. Le groupe Mujeres libres n’a jamais été reconnu comme l’un des noyaux centraux du mouvement libertaire espagnol.
Les deux spécialistes se penchent ensuite sur la participation des femmes à la bataille de Barcelone (du 29 juin au 3 juillet 1642), faisant apparaître le caractère quasi légendaire de certaines combattantes, à l’image de Marina Ginestà, immortalisée le fusil à l’épaule, dominant Barcelone.

Exhumant le poids des femmes dans les familles politiques, Gonzalo Berger et Tània Balló passent en revue les quelques dizaines de communistes engagées: des figures comme la sous-lieutenante Rosa Domènech ou la combattante Maricruz Carrasco, les 160 combattantes de la colonne Durruti en Catalogne, ou les 109 militantes du Parti ouvrier d’unification marxiste (le POUM) de Barcelone. Ils évoquent enfin les femmes victimes de la répression franquiste fusillées à Montjuïc, la prison militaire de Barcelone, en 1939.

Les Combattantes–L’histoire oubliée des miliciennes antifascistes dans la guerre d’Espagne

Cette lecture peut être complétée par celle de ¡Solidarias!, ouvrage coordonné par l’historien Édouard Sill. Le livre est né d’un colloque consacré aux volontaires étrangères et à la solidarité internationale féminine durant la guerre d’Espagne, organisé par les Amis des combattants en Espagne républicaine. Il privilégie quatre thèmes: le retour sur l’histoire et le traitement de la question de la présence féminine; la place des volontaires; la solidarité féminine à l’étranger; et le rôle des intellectuelles. Les contributions rassemblées se penchent sur ce champ méconnu du soutien à la République espagnole.

L’engagement des femmes dans la solidarité internationale –dans les organisations de soutien aux anarchistes ou au groupe marxiste du POUM, dans les Brigades internationales–, bien que faible sur un plan numérique (un peu plus de 600 engagées sur quelque 40.000 volontaires), recouvre plusieurs aspects.

Ces femmes qui ont pris les armes pendant la guerre d’Espagne© Fournis par Slate
La division sexuée du conflit faisait que les femmes étaient renvoyées à des métiers spécifiques comme celui d’infirmière. La consultation du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, fondé par l’historien Jean Maitron, montre que sur 9.000 Français partis en Espagne, il y avait 96 femmes. L’immense majorité était présente à l’arrière; seules quelques militantes, surtout dans les premiers mois, ont participé aux combats.

Ce cas de figure se retrouve également chez les volontaires américaines: dans la Brigade Abraham Lincoln, les femmes étaient surtout vouées au rôle d’infirmière. C’est Fredericka Martin, infirmière de formation, qui coordonnait l’envoi puis le placement des 116 volontaires (sur les quelque 3.000 combattants nord-américains) dans les dispensaires. Il en est de même pour les Pays-Bas: sur plus de 700 volontaires, 22 femmes se sont rendues en Espagne, principalement pour travailler en tant qu’infirmières. Et sur les 3.500 volontaires italiens, 55 femmes ont participé aux soins.

La photographe Gerda Taro, compagne de Robert Capa, a porté une attention toute particulière à l’engagement des combattants.

L’ouvrage souligne également que les femmes avaient des qualifications plus élevées que leurs homologues masculins, appartenant pour le quart d’entre elles à des groupes sociaux privilégiés, ce qui a conduit à les écarter du front pour qu’elles servent ailleurs –dans le domaine médical déjà évoqué, ou au sein de services de traduction ou de rédaction.

La solidarité internationale organisée depuis l’étranger est aussi analysée. L’étude de l’organisation libertaire Solidarité internationale antifasciste et de celle contrôlée par le Parti communiste français, le Secours rouge, vient souligner la faible visibilité des femmes, à l’exception de quelques figures souvent mises en avant dans ces organisations: Paula Feldstein pour la maison d’enfants de la Solidarité internationale antifasciste; et Agnès Dumay dans le cas du Secours rouge, devenu populaire, morte sous les bombes franquistes en décembre 1938, alors qu’elle organisait le départ d’enfants.

Le rôle des intellectuelles et des artistes parties en Espagne est également abordé dans ¡Solidarias!. L’engagement de la photographe Gerda Taro, alors compagne de Robert Capa, est mis en valeur, l’ouvrage soulignant l’attention toute particulière qu’elle a portée à l’engagement des combattants. Certaines de ses photos sont aujourd’hui devenues iconiques. Sa mort près de la ligne de front en 1937 a encore renforcé la légende.

Sylvain Boulouque

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Un trajet que ma mère a dû effectuer en quittant l’orphelinat de Guadalajara en direction de la Catalogne

Article du journal ElDiario.es

Guadalajara reconstruye la memoria de los ‘niños de la guerra’

Niños de la guerra

“Una mañana me desperté con mucho calor en los pies, no veía más que llamas a mi alrededor y salí corriendo asustada hasta que caí por un agujero”. Éste es el testimonio de María Teresa Palacio, una de las ‘niñas de la guerra’ que, a los siete años de edad, se vio forzada a marchar al exilio por el avance imparable de la Guerra Civil en 1937.

Dejaba atrás a su madre Isabel, que la había criado sola hasta entonces, a camino entre Madrid y Sotodosos, un pueblecito de la provincia de Guadalajara de donde procedía su familia materna. Hoy, 81 años después de aquella inolvidable experiencia, María Teresa, a sus 88 años, comparte feliz su historia desde Guadalajara con eldiarioclm.es. La acompaña su hija Rosa García, que plasmó su azarosa biografía, a modo de homenaje a su madre en el libro ‘Los baches del camino’.

La historia de supervivencia de María Teresa arranca en la inclusa de Guadalajara, desde donde partió camino de Cataluña en julio de 1937, cuando la ofensiva de las tropas fascistas había bombardeado la ciudad alcarreña, por segunda vez, destruyendo el internado en el que vivían los pequeños. Entonces, el Gobierno republicano organizó cuatro expediciones, entre 1937 y 1938, con el objetivo de evacuar a los niños del peligro que entrañaba el enfrentamiento civil. “Recuerdo que fue un viaje larguísimo en diez camiones y muchos compañeros murieron por el alcance de las bombas de la aviación nacional”, explica Palacio.

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Después de semanas de viaje, hambre y miedo, la expedición llegó a Barcelona y Terrasa, ciudades donde los niños permanecieron varios meses en distintos orfanatos hasta que prosiguieron la ruta hacia los campamentos de acogida en Francia. “En Catalunya no lo pasé mal, aunque cogí el sarampión, me cortaron el pelo y solo comíamos cuando venían los militares a la inclusa. Sufrimos hambre, pero había una mujer buena que nos alimentaba con patatas”, relata María Teresa.

Uno de los periodos más delicados del exilio para esta niña de ocho años transcurrió a su llegada al campamento, ubicado al sur de Francia, cerca de la frontera con España. Según cuenta la protagonista, “estaba herida en la cabeza, padecía del estómago y no podía comer”.

Entonces, el destino de María Teresa dio un vuelco inesperado, cuando conoció a su familia de acogida; un hecho que la alejó del grupo de compañeros de evacuación: “Mi mamá Berta, que trabajaba en el campamento de voluntaria, me regaló chocolate para que lo compartiera con los amigos, pero tenía tanta hambre que me lo comí todo”. A partir de ese primer contacto, la convivencia con sus padres franceses en la localidad de Bagnères de Bigorre, en la región gala de los Altos Pirineos, marcó un punto de inflexión en la vida de María Teresa hasta que finalizó la II Guerra Mundial. “Crecí feliz junto a mis padres, aprendí francés en el colegio, viajé a París y disfruté de todas las comodidades”. Un tiempo que le sirvió a María Teresa para recuperarse de las heridas de la guerra y recuperar su infancia, lejos de la guerra fratricida, que fracturó tantas familias. A pesar de todo, el recuerdo de su madre Isabel permaneció vivo, gracias a lo que le contaba de ella su madre adoptiva.

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A mediados de los años 40, Berta y su marido, un excombatiente de la I Guerra Mundial, deciden adoptar a la niña Teresa. Al mismo tiempo, desde España, su madre Isabel, angustiada, porque pensaba que su hija había muerto, averigua que fue una de las niñas desplazadas a Francia y lucha por encontrarla para que vuelva a casa. “Berta ofrece a mi abuela Isabel y a su familia instalarse en Francia para reencontrarse con su hija, pero mi abuela se negó y consiguió traer a su niña de vuelta”, explica Rosa García.

El retorno de María Teresa a España con 16 años se convirtió en la etapa más dura del exilio. Pasaba de vivir en un país desarrollado y próspero a otro, inmerso en las penurias de posguerra. Esa etapa conmocionó a María Teresa por la miseria que se vivía en el pueblo. “Llegué con sombrero, ropa y zapatos y en el pueblo no había ni luz, ni suelo ni baño. Tuve que trabajar en el campo y fue duro”. En estos años, María Teresa acudió también a la escuela para aprender a hablar y escribir español. Su madre era consciente de que la niña necesitaba educarse. Poco después, la escasez de la familia empujó a María Teresa a la independencia. En los años siguientes, María Teresa trabajó en Guadalajara sirviendo en una casa y bordando a mano para ganarse la vida, hasta que finalmente se instaló en Madrid, su ciudad natal. Allí comenzaba a construir su propia familia. Se casó con Eduardo, un albañil manchego, que combatió en el ejército rojo. “Deseaba tener una gran familia y estoy orgullosa de mis cinco niños, diez nietos y tres bisnietos”, concluye.

‘Los niños de la guerra’

El relato de María Teresa, Ángel, Araceli da voz al legado de los ‘Niños de la Guerra’, la historia de miles de pequeños españoles que vieron cómo su infancia se frenó en seco por culpa de la guerra y debieron emigrar a otros países para sobrevivir. El estallido de la Guerra Civil, en julio de 1936, trastorna la vida política y social de España. También la educación y la infancia. Es el fenómeno que la profesora e investigadora de la Universidad de Alcalá, Verónica Sierra, denomina como ‘socialización bélica’: “Las guerras contemporáneas se caracterizaron por ser totales, implicaron  a toda la población, de tal forma que la sociedad y la economía giraban alrededor del conflicto. A los niños se les involucró en la guerra, a través de su adoctrinamiento ideológico en la escuela y mediante la literatura y los juegos”.

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En este contexto histórico, el enfrentamiento bélico convirtió a los niños en sujetos activos de la guerra. Sin embargo, a medida que avanzaba el conflicto, “la elevada mortalidad, la falta de higiene, las enfermedades y el hambre llevaron al Gobierno de la República a organizar la evacuación de los menores para salvaguardarles del peligro de los bombardeos”, explica Verónica Sierra a este digital.

La evacuación de los niños se planificó en dos fases. La primera de ella se desarrolló entre 1936 y 1939 hasta la caída de Cataluña. Durante este periodo, las autoridades desplazaron a los menores a las colonias escolares situadas en Levante, para sortear los efectos devastadores del conflicto. A pesar de que la evacuación se inició con celeridad, la guerra provocó la muerte de 140.000 niños. La Guerra Civil se saldó con medio millón de víctimas.

El avance del bando sublevado hacia el este del país provoca que no se pueda garantizar la seguridad de los menores desplazados a Valencia y Cataluña. Es el momento en el que arranca la internacionalización de las cuatro expediciones de los ‘niños de la guerra’, que, desde mediados de 1937 hasta finales de 1938, condujeron a 2.895 niños al exilio en la Unión Soviética. “Algunos países como Francia, Inglaterra, Bélgica, Méjico y Rusia que decidieron no intervenir en la guerra española, respondieron al llamamiento de acogida a la infancia que realizó el Gobierno y se hicieron cargo del cuidado y educación de miles de niños, después de que Alemania e Italia apoyaran a Franco en la contienda”, afirma Sierra.

El exilio de los niños a la URSS se desarrolló de una forma diferente a las evacuaciones a otros países europeos. Rusia, núcleo del comunismo, se convirtió, en la mayoría de los casos, en un “exilio sin retorno, porque nadie esperaba que la República perdiera la guerra y que estallase luego la II Guerra Mundial”, asevera la investigadora. La vida cotidiana de estos infantes se desenvolvió “con un trato privilegiado” en las dieciséis ‘Dietsky Dom’ o Casas de niños, repartidos por toda la Federación Rusa hasta los primeros años la Segunda Guerra Mundial.

Los propios niños relataban en la correspondencia que enviaban a sus familias que “aquí estamos como en jauja. Comemos cuatro veces al día, nos levantamos de la cama, nos lavamos y vamos a almorzar. Nos suelen dar dos cachos de pan con mantequilla y otro con queso y una taza o un vaso de chocolate”. Además, entre las viandas de que disfrutaban se encontraba el caviar o “esas cosas negras que nos gustaban nada”. Laura García, una de las ‘niñas de la guerra’, mandó unas miguitas de pan blanco dentro de una carta dirigida a su madre en la que le explicaba cómo se sentía en su nuevo hogar. Durante este tiempo, el Gobierno soviético creó ‘un microclima’ en estas casas de acogida, que marcó la instrucción que recibieron estos niños, siempre vinculada a su origen. De este modo, la educación incluía el estudio de la cultura española, la lectura del Quijote o el aprendizaje de los bailes folklóricos.

La invasión de la Unión Soviética por el ejército de Hitler, a finales de 1941, supuso un cambio radical en el devenir de estos pequeños. “Algunos niños se vieron envueltos en una arriesgada evacuación a lugares lejanos como Siberia, mientras que los mayores combatieron en el frente o en la retaguardia de la guerra, como forma de recoger el testigo de sus padres en la lucha contra el fascismo”, asegura Sierra.

Al término del conflicto mundial, en 1945, la suerte que corrieron estos niños fue dispar. Se estima que setenta murieron en el frente de la guerra. Otros perecieron por el hambre y el frio en la retaguardia;  mientras que otros tantos fueron depurados por Stalin en Gulags o retornados forzosamente a España. A partir de este momento, su destino se desliga y cada uno se esfuerza por sobrevivir y formar su propia familia.

En 1953, la muerte de Stalin abre la primera puerta al regreso a España, una vez que las relaciones diplomáticas entre ambos países se normalizaron. Durante los años 60 y 70, muchos ‘niños rusos’ consiguieron volver en expediciones a un país, que ya no reconocían como el de su infancia. “Muchos niños fueron perseguidos, encarcelados y rechazados por sus familias; no se reconocieron sus matrimonios civiles ni estudios, explica la investigadora. Como consecuencia, muchos volvieron a Rusia. Otros regresaron, ya jubilados, en los años ochenta a algunos países como España o Méjico. En torno a un centenar de ‘niños de la guerra’ viven hoy para relatar su historia de exilio a las nuevas generaciones.

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La exposición

‘Entre España y Rusia, recuperando la historia de los Niños de la Guerra’ es la muestra que  exhibe actualmente el Archivo Histórico Provincial de Guadalajara sobre el exilio ruso de estos menores, que huyeron de la barbarie de la Guerra Civil. Esta exposición histórica hunde su origen en la publicación de ‘Palabras huérfanas’, los niños y la Guerra Civil’, el libro escrito por la historiadora Verónica Sierra, en 2009, que compendia multitud de documentos personales de niños, soldados y presos, que sufrieron el conflicto civil en primera persona, entre 1936 y 1939.

Este proyecto cultural, subvencionado por el Ministerio de la Presidencia y en el que colaboran la Junta, el Archivo Histórico de Guadalajara (AHPG) y la Universidad de Alcalá, llega por vez primera a Guadalajara, después de haber recorrido más de 50 ciudades españolas y francesas desde 2012. El objetivo de la muestra es “recuperar una época de nuestra historia, a través de un fondo documental desconocido hasta ahora que da a conocer al público las evacuaciones de niños guadalajareños durante la Guerra Civil a Cataluña y Rusia”, explica a eldiarioclm.es Rafael De Lucas, director del Archivo Histórico de Guadalajara.

Entre el material inédito que aporta el AHPG a esta exposición destacan documentos administrativos de la inclusa de Guadalajara, registros de los niños que partieron al exilio, organizados por los pueblos de origen; telegramas o cartas familiares que “recogen el sufrimiento, las emociones y frustraciones de los padres y los niños que, ahora damos a conocer al público”, matiza De Lucas. Una serie de 40 fotos y unos 2.000 folios en los que se narra la vida cotidiana de los ‘niños de la guerra’ durante su estancia en las casas de acogida en Cataluña y Rusia, a finales de los años 30. La muestra se completa también con objetos personales de los protagonistas como juguetes de época o las maletas que acompañaron a los pequeños en su viaje.

La exposición se organiza en seis paneles que siguen la evolución de los ‘niños rusos’, en paralelo al contexto bélico de la Guerra Civil y II Guerra Mundial (1939-1945), cuando los pequeños vivían ya en internados de Rusia. En los primeros dos paneles  ‘Guerra e infancia’ y ‘De la evacuación al exilio’ se describe con imágenes y textos cómo el estallido del conflicto civil condicionó la existencia de estos niños, que dejaron de jugar para participar de la realidad bélica que les rodeaba. Además se explica la planificación de las cuatro evacuaciones con las que el Gobierno republicano alejó a estos menores del horror de las bombas y de la pobreza.

A continuación, a través del tercer panel ‘Una patria, mil destinos’ y del cuarto ‘De Españoles a rusos. Vida Cotidiana, educación y política’, se informa al visitante de cómo se desarrolló el exilio internacional de los niños, su acogida y educación en los centros rusos, su nuevo hogar. Finalmente, los expositores quinto ‘Entre dos guerras’ y sexto ‘Retornos y memorias’ relatan la vivencia de estos pequeños al tener que sufrir un segundo exilio, propiciado por la invasión de la URSS por los nazis y el retorno a España, a partir de los años 60, cuando se reestablecieron las relaciones diplomáticas entre Madrid y Moscú.

Al acto de inauguración, celebrado en la sede del AHPG el 6 de febrero asistieron el Delegado de la Junta en Guadalajara, Alberto Rojo, además de otras personalidades como el Embajador de Rusia en España; diversos políticos de Guadalajara, representantes de la universidad de Alcalá y el director de la UNED en Guadalajara, Jesús De Andrés. Las conferencias a cerca del exilio y el retorno de los Niños de la Guerra estuvieron conducidas por la Comisaria de la exposición, Verónica Sierra y la profesora de la UNED, Alicia Alted.

La muestra, que permanecerá abierta hasta el próximo 10 de abril en la sede del Archivo Histórico provincial de Guadalajara, se acompañará de una mesa redonda, moderada por Xulio y Pedro García Bilbao, representantes del Foro por la Memoria de Guadalajara. El coloquio contará con el testimonio de los niños de la guerra, localizados, a través de los fondos del archivo y de las bases de datos, que forman parte de la investigación desarrollada por los hermanos García Bilbao sobre los represaliados del franquismo en Guadalajara. Xulio García, destaca la dificultad de identificar a los ‘niños de la guerra’, a través del análisis de las sentencias de los represaliados de la dictadura, “porque estas sentencias eran personales y no aportaban información sobre los cónyuges o familiares de estos niños evacuados”.

Las visitas guiadas para escolares, la proyección del documental ‘El último maestro ruso’ en marzo y una conferencia sobre las memorias de los ‘niños de Rusia’, en abril, cerrarán este ciclo expositivo.