Archives de catégorie : Histoire

Espagne : le polémique « Billy El Niño » meurt du coronavirus

 

Billy el Niño, Billy the kid. Derrière ce pseudonyme inoffensif se cache Antonio González Pacheco, un inspecteur de police aux tendances sadiques et ultra-violentes. L’Espagne a appris aujourd’hui la mort de cet ancien policier, des suites du coronavirus. 

La carrière del Niño s’est déroulée durant la dictature du Général Franco. Sous ce régime à l’exception du mouvement franquiste, tout parti politique ou syndicat était interdit. Les militants de sensibilité de gauche ou d’extrême-gauche étaient arrêtés, torturés, emprisonnés.

Affecté à la Brigada Político Social (BPS) de Madrid, Billy el Niño a une ambition : que son pseudonyme glace d’effroi les militants de gauche. Antonio González Pacheco était un tortionnaire qui prenait du plaisir dans la violence, il ne le cachait pas, en était fier. Les victimes aujourd’hui survivantes tentent des actions en justice contre Billy et racontent le déroulé d’une garde à vue avec ce policier. El Niño était responsable des geôles de détentions au sein de la Dirección General de Seguridad. Sa mission officielle était de faire avouer les personnes gardées à vue.

Sadisme

Dans les dispositions des plaintes adressées contre González Pacheco, les techniques de torture pendant les interrogatoires sont légions : transformer sa victime en un punching-ball,attachée à une barre et frappée sans interruption de diverses manières selon des techniques empruntées aux arts martiaux. El niño se vantait d’être un maître en la matière et à chaque coup poussait des cris empruntés au karaté et hurlait le nom de la technique martiale lors du mouvement.

Dans une autre torture appelé « la bañera », Pacheco plongeait la tête de la personne qui était sous sa garde dans un W.C. rempli d’excréments et d’urines, jusqu’à lui faire perdre conscience, donnant ainsi une sensation de mort imminente. El Niño se vantait d’avoir créer le « passage » :  le gardé à vue devait passer entre deux files d’agents policiers qui le frappaient avec des matraques, des fouets, des poings américains, des coups de pieds et des claques.

Dans un autre acte de folie, El Niño accrochait son souffre-douleur à  une barre métallique en menottant les poignets aux chevilles avec le dos courbé. Cette position exposait les fesses et les organes génitaux aux coups provoquant une douleur très intense avec comme séquelles de nombreuses hémorragies et la présence de sang et de caillots dans l’urine pendant des mois.

Billy el Niño torturait sans distinctions hommes et femmes. Menaçait aussi ses victimes d’aller retrouver leur famille pour leur infliger des violences. Les interrogatoires avaient lieu nus, sans nourriture ni eau pendant plusieurs jours.

De la dictature à la démocratie

En 1975 prit fin la dictature franquiste. Mais pas la carrière de Billy el Niño qui devient inspecteur dans le corps supérieur de la police, au sein de la brigade centrale du renseignement, la police secrète de l’Espagne démocratique. Six ans plus tard, en 1981 il abandonna la police pour travailler dans le secteur privé de la sécurité.

Aujourd’hui Billy el Niño vit tranquillement comme un retraité de Madrid parmi les autres. Un citoyen qui a cependant une meilleure pension financière que beaucoup de ses pairs. Suite à ses actes de torture Pacheco s’est vu attribuer des médailles accompagnées de primes financières.

Pour avoir démanteler l’organisation terroriste Le Front Révolutionnaire Antifasciste et Patriote, el Niño toucha 20.000 pesetas l’année de la mort de Franco en 1975. Une pratique qui continua durant la démocratie ; une prime de 6.000 pesetas en 1976 pour l’arrestation de militants du Parti Communiste. La médaille rouge octroyé par Franco en 1972 augmente la retraite actuelle de Pacheco à hauteur de 10%. Le ministre Rodolfo Martín Villa de l’Espagne démocratique en 1977 décerna la médaille d’argent du mérite policier avec une gratification de la retraite d’El Niño de 15%. Encore une médaille d’argent en 1980 et une autre d’or en 1982 offrent 20% de retraite en plus. En 2019 El Niño jouit d’une retraite augmentée de 45%.

Billy el Niño n’est pas un pestiféré et fut invité, il y a une paire d’années à un cocktail mondain par un commissaire de Police encore en activité.

Résultat de recherche d'images pour "Billy el Niño coctel"

Aucun gouvernement depuis 40 ans n’a entamé de procédure pour retirer les avantages salariaux à González Pacheco. Antonio González Pacheco, 74 ans est décédé aujourd’hui des suites du coronavirus.

 

https://www.equinoxmagazine.fr/2020/05/07/billy-el-nino/

Romancero des Ombres – La Pléiade à La Riche

LE GROUPE K. (Cie JM Cano Lopez) présente :

ROMANCERO DES OMBRES

 » Romancero des ombres est une pièce documentaire d’une rare intensité.

Plongés dans une pénombre tantôt apaisante, tantôt inquiétante, les trois comédiens deviennent la voix de femmes qui ont vécu la guerre civile espagnole.

Des femmes aujourd’hui âgées qui ont été plongées dans les horreurs de la guerre, ont connu la disparition d’êtres chers, l’exil vers la France. Ces témoignages bouleversants sont tirés du commentaire « Companeras » de Jean Ortiz et Dominique Gautier.

Seule voix masculine de « Romancero des ombres », celle de Manuel Cano Lopez, le père du metteur en scène et comédien, gronde de profondeur et de retenue.

Lui aussi, enfant, a dû vivre le tourbillon de la guerre civile.

Les paroles, les larmes souvent retenues, la musique, les images projetées de ces femmes font de cette pièce une oeuvre forte et indispensable.

« Ne pas oublier, jamais. Et continuer à dire, toujours. » « 

La Nouvelle République

Trois comédiens – ombres (deux femmes et un homme), les témoignages projetés de femmes résistantes espagnoles, le récit partagé d’un petit garçon, des musiques et rumeurs du Sud s’entrelacent étroitement et nous renvoient avec force les douleurs des temps passés mais toujours d’actualité.

Une oeuvre forte et rare pour vaincre nos incertitudes et nos peurs d’aujourd’hui.

D’après le film « Compañeras » de Jean Ortiz et Dominique Gautier et le récit « En remontant le temps lointain » de Manuel Cano Lopez.

FICHE TECHNIQUE

D’après le film Compañeras de Jean Ortiz et Dominique Gautier et le récit de Manuel Cano Lopez.

Conception et mise en scène : José Manuel Cano Lopez

Univers sonore et création musicale, création lumières : Clément Cano Lopez

Images : Dominique Gautier et Jean Ortiz

Scénographie : Camille Lebègue

Régie lumière: Quentin Hautecouverture

Jeu : Françoise Cano Lopez, Matilde Thomas, José Manuel Cano Lopez

Production : Groupe K (Cie J. M. Cano Lopez) avec l’aide de la Pléiade – La Riche, La Retirada37 et des coproducteurs particuliers du Château du Plessis

Spectacle bénéficiant de l’aide au projet du Conseil régional Centre-Val de Loire.

vendredi 6 mars 2020, à 20h à la Pléiade à La Riche (37).

TARIFS

Tarif partagé : 14€

Tarif solidaire : 20€

Minimas : libre à partir de 5€

Bar et restauration à partir de 19h

La Pléiade (154 rue de la mairie, 37520 La Riche)

Bus ligne 3 arrêt La Pléiade direction La Pléiade

Bus ligne 15 arrêt Grand Carroi, direction La Riche Soleil

Seulement 15min de la place Plumereau en vélo

Site web : https://www.facebook.com/events/235706134114206/

Infos réservation :

☎️ Infos complémentaires et réservations : 📬
02 47 38 29 29 / info@ciecanolopez.fr

Femmes en exil, les réfugiées espagnoles en France 1939-1942

Maëlle Maugendre est historienne. Après avoir travaillé sur le camp du Vernet d’Ariège, elle a consacré sa thèse au devenir des femmes espagnoles réfugiées sur le sol français entre 1939 et 1942. Elle a aussi co-réalisé “A posteriori ”, un film documentaire sur la trajectoire de deux anciens réfugiés espagnols anarchistes en France (dont Emilio Marco). Elle poursuit aujourd’hui ses recherches sur les actions menées par des femmes espagnoles anarchistes dans les années 1920, tout en étant professeure documentaliste dans un collège de Seine-Saint-Denis.

Elles sont entre 75 000 et 95 000 à chercher refuge en France. Des femmes dont on ne parle pas. Des figures subalternes de l’histoire, qui restent dans l’ombre de leurs compagnons d’armes. Des femmes dont les trajectoires et les expériences restent invisibles. Lors de la « Retirada », l’exode antifranquiste au début de l’année 1939, des hommes mais aussi des femmes et des enfants traversent la frontière pyrénéenne pour se réfugier en France. Des centres de triage aux centres d’hébergement disséminés sur tout le territoire, en passant par les camps d’internement pour certaines d’entre elles, les Espagnoles subissent des pratiques coercitives qui les contraignent et les violentent. Mais elles résistent aussi, et de multiples manières! Au croisement de l’histoire des femmes, du genre et des migrations, la conférence de Maëlle Maugendre rend visibles les expériences des femmes espagnoles réfugiées en France de 1939 à 1942. Cette historienne propose une narration au féminin de l’exode sur le sol français pour faire advenir ces femmes comme sujets politiques sur la scène historique. 80 ans après la retirada, il est temps de mettre en lumière la dimension résolument politique de ces femmes en exil.

ENTERRAR Y CALLAR

« RETIRADA 37 » VOUS INVITE AU DÉBAT SUR LES BÉBÉS VOLÉS

SAMEDI 19 OCTOBRE

De 14 h à 18 h Salle de la Médaille à St Pierre des Corps

Avec la participation de ANNA LOPEZ LUNA

(auteur de)

ENTERRAR Y CALLAR

(Enterrer et Taire)

Le titre d’une gravure de Francisco Goya pour un film qui ouvre sur le paysage inquiétant d’une Espagne.

Car ce qui se révèle ne procède pas seulement d’un passé qui peut être tenu dans une distance qui rassure, mais continue de servir le présent : le vol des nouveaux nés dans les maternités.

Abus de pouvoir médical, contrôle religieux, corruption institutionnalisée, mépris de l’autre :

Ces mots et ces sentiments résonnent d’une parole à l’autre et dévoilent des procédés qui ont été perpétrés pendant la dictature franquiste et qui ont continué dans la démocratie.
Une série d’entretiens recueillie dans toute l’Espagne :

Des mères, pères, enfants, l’un après l’autre, déposent leurs histoires enfouies sous terre.

Alors, la parole, dans l’espace du film, commence à penser et se révolter contre le vide juridique qui les étouffe.

Ce vide toujours actif s’emmêle à une situation de l’Espagne contemporaine: l’impunité des crimes, la corruption de l’état, la spoliation du système social et le durcissement d’une morale sexuelle de droite. Contre l’humiliation sourde, les personnes se tiennent là, fragiles mais pourtant l’une à côté de l’autre dans le cadre de l’écran.

Et c’est par le lien de l’écoute que le film propose l’affrontement du cynisme et de son autorité.

Journées Caminar : Espagne, un exil républicain

Du 25 au 27octobre 201. Nous contacter pour départ groupé  et hébergement.

Au cas où des personnes seraient intéressées pour s’y rendre, il est nécessaire de préciser que pour l’hébergement, les hôtels dont les noms sont cités dans le document ont été contactés par des membres de Caminar et ont été choisis par rapport à leur proximité du lieu où se dérouleront les journées.

Voir ici le programme : Depliant colloque Journees Caminar 25 26 27 oct 2019 Toulouse

 

Le texte adopté en Conseil d’Administration le 29 juin a été lu hier 18 juillet au rassemblement NiValleNiAlmudena à la Puerta del Sol à Madrid

Caminar était présent à ce rassemblement, en la personne d’un membre de l’association Retirada 37, Luis Lopez.

Luis nous a fait parvenir la vidéo de la lecture du texte de Caminar ainsi que deux autres que vous pourrez voir – et transmettre – en cliquant sur les liens ci-dessous et également des photos.

 

– Texte de Caminar lu par Leticia Carrera      https://youtu.be/NaT0YrlaeJQ
– Intervention d’une femme de IU                    https://youtu.be/buBCpHBm7Bo
– Intervention d’une association                      https://youtu.be/kSdCACLh6IE
 

1944-2019, 75e anniversaire de la libération de Paris.

75º anniversario de la liberación de París 

À l’occasion du 75eanniversaire de la Libération de Paris, l’association 24 août 1944 a le plaisir de vous inviter à partager les événements en hommage aux combattants de la Nueve, arrivés en éclaireurs de la 2eDB le 24 août 1944.

Notez sur votre agenda le samedi 24 août, pour être parmi nous !

À très bientôt pour ces moments d’émotion et de mémoire.

Cordialement.

75º anniversario de la liberación de París 

Con motivo del 75° aniversario de la Liberación de París, la asociación 24 août 1944 se complace en invitarles a compartir sus eventos en homenaje a los combatientes de la Nueve,que llegaron a la vanguardia de la 2ª DB el 24 de agosto de 1944.

¡No olvida el Sábado 24 de agosto de 2019, de estar con nosotros!

Seremos felices de acogerles para estas evocaciones particulares de los defensores extranjeros de París, luchadores de la libertad.

 

Retrouvez l’ensemble des manifestations prévues et soutenues par la mairie de Paris
pour le 75e anniversaire de la Libération de la ville  à l’adresse suivante : https://quefaire.paris.fr/80143/75e-anniversaire-de-la-liberation

Le Silence des autres – El silencio de otros

 

de Almudena Carracedo, Robert Bahar

« L’Espagne est pleine de charniers » dit l’une des survivantes de la période franquiste. En 1977 une loi d’amnistie générale libère tous les prisonniers politiques, en même temps qu’elle interdit toute poursuite contre les responsables d’enlèvements, meurtres, viols, tortures etc. C’est donc en Argentine, faute de pouvoir le faire en Espagne, que la Justice a été saisie pour qu’enfin soit brisé ce « pacte de l’oubli ».

À la fois enquête, récit et réflexion, un film documentaire passionnant et d’une grande intelligence.

Au cinéma  Studio, 2 rue des ursulines, Tours, du 17 au 23 avril à 19H15 et le samedi 27 avril et le dimanche 28 avril, à 15H30.