Tous les articles par Eric Sionneau

ACTIVITÉS & INTERVENTIONS DE L’AMICALE DU CAMP DE CONCENTRATION DU VERNET D’ARIÈGE OCTOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2023

• PARTENARIAT avec l’association IBERIA CULTURA de Pamiers :

CONFÉRENCE le samedi 14 octobre de 14h à 16h, à la salle Iberia Cultura à côté de la salle du Jeu du Mail : « Voyage dans le curieux pays du Vernet » Le croirez-vous, cette conférence a été présentée pour la première fois au printemps 1940 dans le camp de concentration du Vernet d’Ariège par Sandor GARAÏ et Ewald ZWEIG !!! Imaginée par ces deux internés, elle s’articule autour d’une pièce de théâtre, « La grande illusion », & d’un carnet de dessins, « Voyage dans le curieux pays du Vernet » Les dessins du carnet & les décors de la pièce ont été réalisés par un autre interné Vladimir MAKAROFF.

C’étaient des Étrangers Indésirables, dénomination officielle de l’époque… Ils avaient choisi de résister à l’absurde inhumanité & à la violence du système concentrationnaire français mis en place par la Troisième République Française & amplifié par l’État Français Fasciste de Pétain.

Cette résistance s’est exprimée par le théâtre et le dessin empreints d’un humour noir profond…

EXPOSITIONS le samedi 14, le mardi 17, le mercredi 18 octobre de 14h à 18h à la salle Iberia Cultura à côté de la salle du Jeu du Mail :
Une exposition présentera l’histoire du camp de concentration du Vernet d’Ariège, l’autre, la vie des républicains Espagnols à Pamiers.

HISTOIRES DE SE RENCONTRER au Mas d’Azil : EXPOSITION : ÉTRANGERS INDÉSIRABLES 1939 1944 à la salle des fêtes du Mas d’Azil du 19 au 22 octobre :
Cette exposition présente une sélection de notre fonds iconographique riche de 800 dessins concentrationnaires. Tous ceux qui sont exposés ont été réalisés par les artistes pendant leur internement. Nous pouvons l’affirmer car la plupart sont datés & portent la mention manuscrite des artistes, Vernet ou Camp du Vernet.

Ces dessins peuvent avoir plusieurs lectures artistique, émotionnelle, historique. Chacune/chacun appréciera ces œuvres avec son ressenti personnel. Le talent des artistes, l’émotion provoquée par les dessins, le côté historique feront vibrer votre cœur.

Vous pourrez en apprendre un peu plus sur ces artistes internés grâce aux biographies quand nous avons pu les réaliser avec le concours de leurs familles ou de leurs proches. Vous verrez aussi les fiches d’internement des artistes ou des personnes qu’ils ont dessinées. La plupart de ces documents ont été trouvés dans les Archives Départementales de l’Ariège à Foix. Les cotes indiquées attestent de l’authenticité de ces documents.

Ces dessins ont été sortis du camp de concentration du Vernet d’Ariège par les
internés eux-mêmes ou par des gardiens avec qui ils avaient sans doute effectué du troc. Tous ces originaux nous ont été donnés par leurs familles ou leurs proches. 279 dessins encadrés sont rangés dans des caisses compartimentées équipées de roulettes, ce qui permet de les protéger & de les déplacer facilement pour les expositions.

Les autres dessins sont rangés dans des enveloppes en attente de financement pour
leur offrir un écrin qui assurera leur pérennité.

Visite commentée de l’exposition le vendredi 20 octobre à 19h.
Visites de groupes scolaires ou non sur réservation au 06 79 90 30 48
Programme complet sur : www.rencontretheatraleducarlabayle.wordpress.com

CONFÉRENCE : « Des anarchistes face au franquisme » par Joël Ruiz, le 26 octobre à 20h30, salle Espalioux à Pamiers.

CÉRÉMONIE « LES OUBLIÉS DE LA TOUSSAINT » au cimetière Le 1er novembre à 11h, nous nous retrouverons pour cette cérémonie afin d’honorer LA MÉMOIRE DES COMBATTANTS
ANTIFASCISTES CONNUS OU INCONNUS MORTS POUR LA LIBERTÉ DES PEUPLES.

Après les prises de parole devant la stèle les personnes présentes seront invitées à participer activement à la cérémonie :

• D’abord en lisant les noms de tous les internés décédés à cause de leurs conditions d’internement

• Puis, il faudra déposer une fleur sur chaque tombe afin qu’ils ne tombent pas dans l’oubli.

• Ensuite il s’agira de dévoiler des médaillons sur certaines tombes : ce sont nos recherches qui nous ont permis de découvrir ces photos des internés & ainsi les sortir un peu plus de leur anonymat. Ci-contre, une photo d’Antonio Guirau.

• Nous partagerons ensuite le pot de l’Amicalitié.

HISTOIRE DE MÉMOIRE & MÉMOIRE DE L’HISTOIRE à Pailhès

o Salle des fêtes de Pailhès, le vendredi 24 novembre à 20h : SPECTACLE : « Quand je pense à elle » Avec Délia Escuer et Clara Declercq (en voix off)

L’exil des Républicains espagnols à travers trois générations de femmes dans un « seule en scène », la comédienne interprète tour à tour le rôle de sa mère et son
propre rôle. Elle voyage entre Madrid et Paris au rythme des musiques et de la voix off de sa petite fille. Pour seul décor, unfauteuil dans lequel elle fait revivre ses personnages. Un spectacle émouvant à ne pas manquer.

o Salle des fêtes de Pailhès, le vendredi 1er décembre à 20h :

CONFÉRENCE « Voyage dans le curieux pays du Vernet »
Le croirez-vous, cette conférence a été présentée pour la première fois au
printemps 1940 dans le camp de concentration du Vernet d’Ariège par Sandor GARAÏ EtEwald ZWEIG !!!

Imaginée par ces deux internés, elle s’articule autour d’une pièce de théâtre, « La grande illusion », & d’un carnet de dessins, « Voyage dans le curieux pays du Vernet » Les dessins du carnet & les décors de la pièce ont été réalisés par
un autre interné Vladimir MAKAROFF.

C’étaient des Étrangers Indésirables, dénomination officielle de l’époque… Ils avaient choisi de résister à l’absurde inhumanité & à la violence du système concentrationnaire français mis en place par la Troisième République Française & amplifié par l’État Français Fasciste de Pétain. Cette résistance s’est exprimée par le théâtre et le dessin empreints d’un humour noir profond…

Dimanche 30 juin 2024 : cérémonie pour commémorer les 80 ans de la fermeture du camp de concentration du Vernet d’Ariège sur le parvis de la gare. 1716 RUBANS de MÉMOIRE seront accrochés aux grilles de l’Espace Gare-Wagon lors de cette cérémonie. Nous comptons sur votre présence pour nous aider à réaliser ce projet.
Dimanche 1er décembre 2024, 80ème anniversaire de la création de notre Amicale.

A consulter ici : Inscriptions RTF 2023

L’abrogation par PP et Vox de la loi de la mémoire provoque une réaction massive et sans précédent de la société civile cantabrique « contre le négationnisme historique »

La Plateforme pour la mémoire et la démocratie de Cantabrie est créée en 48 heures, à laquelle 800 personnes ont déjà adhéré individuellement, ainsi que 65 organisations, y compris des syndicats et des partis tels que PRC, PSOE et Podemos, ainsi que des collectifs du reste du pays.

PP et Vox stoppent la récupération de la mémoire historique en Cantabrie : « Ils veulent perpétuer l’oubli que le franquisme a établi »

La décision du PP et de Vox d’abroger au Parlement de Cantabrie la loi sur la mémoire historique approuvée il y a quelques mois a déclenché un mouvement citoyen contre cela, en un temps record de 48 heures, a signifié la création d’une plate-forme à laquelle 800 citoyens de la Communauté ont déjà adhéré, ainsi que des partis, des syndicats et des collectifs, également d’autres autonomies du pays.

Il n’y a pas de démocratie sans mémoire

La Plate-forme Mémoire et Démocratie de Cantabrie a été présentée ce mercredi lors d’une conférence de presse tenue dans l’espace critique La Vorágine de Santander, où un manifeste a été rendu public dans lequel l’attitude du Parti populaire et de Vox est censurée, tandis que la mémoire des victimes de la guerre civile et du franquisme est revendiquée. La plate-forme reçoit des adhésions continues et ces jours-ci, elle continuera à être structurée pour mener des initiatives de protestation et de sensibilisation.

Parmi les partis qui ont rejoint la plate-forme figurent le PSOE, Podemos, Izquierda Unida et le PRC de Miguel Ángel Revilla. Les principaux syndicats de Cantabrie ont également été intégrés.

« La tentative de Vox et du PP de mettre fin à la loi de la mémoire historique et démocratique active un réseau sans précédent avec des dizaines de collectifs de mémoire, d’organisations, d’associations, de syndicats et de partis politiques dans la région », ont rapporté les promoteurs de cette initiative. « La Plateforme est née autour d’un manifeste dans lequel ils annoncent une réponse plurielle, diverse et profondément démocratique aux tentatives de récupérer les discours qui légitiment le coup d’État de 1936 et la dictature, « dont nous subissons encore les conséquences ».

Le PP a approuvé le 25 septembre une initiative de Vox par laquelle le Parlement cantabrique a exhorté l’exécutif régional (PP) à présenter « dès que possible » un projet de loi abrogeant la loi sur la mémoire historique et démocratique de Cantabrie approuvée lors du dernier mandat par le PRC et le PSOE. Au cours du débat de l’initiative, les régionalistes et les socialistes ont défendu que cette norme cherche la « justice » et donne une couverture juridique « à tous ceux qui ont souffert » dans la période qui va de la guerre civile jusqu’à l’entrée en vigueur de la Constitution de 1978, car « elle ne parle pas de partis, de vainqueurs ou de vaincus ».

Les partis de la droite cantabrique, cependant, continuent de maintenir leur position péjorative, comme l’a récemment déclaré le porte-parole du PP, Juan José Alonso, qui, dans une interview à ce média, a considéré que la législation qui doit être abrogée est sectaire. « Je ne comprends pas que la position du Parti populaire soit surprenante », a-t-il déclaré. La dernière législature le PP a rejeté cette loi parce qu’elle la considérait sectaire et partisane, quand elle différenciait les victimes d’un côté et de l’autre, alors que le PP a toujours défendu une loi d’unité. »

En toile de fond, il y a le caractère unique de la Cantabrie sur la carte régionale nationale: le PP gouverne seul sans donner accès au gouvernement de María José Sáenz de Buruaga à Vox, ce qui ne l’a pas empêché d’être un « pionnier » dans l’abrogation des lois régionales qui développent la législation sur la mémoire démocratique.

La mobilisation citoyenne, sans précédent dans l’histoire récente de la Communauté, est une réaction contre « le négationnisme d’une partie de l’arc politique sur la nécessaire mémoire historique, démocratique et collective face à la répression exercée par les putschistes et leurs complices, ainsi que par la dictature franquiste depuis des décennies », indique le manifeste.

En réaction, cette « large, diverse et suppose l’alliance de dizaines d’organisations et de citoyens » a émergé, dont l’objectif est « d’approfondir une démocratie juste et crédible et de corriger la dette historique honteuse de ce pays avec les victimes de la violation systématique des droits de l’homme qui dure depuis plus de quatre décennies.

La Plateforme articulera une « réponse plurielle, diverse et profondément démocratique aux tentatives de récupération des discours qui légitiment le coup d’État et la dictature, dont nous subissons encore les conséquences ».
Dans la plate-forme se trouvent les principales associations de mémoire historique et de victimes du franquisme en Cantabrie, mais il y a aussi des organisations populaires, des collectifs culturels, des syndicats (CCOO, UGT, STEC ou CGT, entre autres) ou des partis politiques (PSOE de Santander, PRC, Gauche unie, Podemos, Anticapitalistas, entre autres). De plus, le manifeste a déjà reçu le soutien de 31 organisations de mémoire du reste du pays et avait été signé, jusqu’à 8 heures du matin le 4 octobre, par 756 citoyens. Tant le manifeste que la Plateforme Mémoire et Démocratie de Cantabrie laissent les portes ouvertes à l’incorporation d’organisations et de groupes et à l’adhésion des citoyens.

La Plate-forme est née avec l’intention de promouvoir une forte campagne pédagogique dans la communauté autonome pour sensibiliser à l’importance de la mémoire historique « pour construire sur la reconnaissance de la vérité historique un avenir digne dans lequel le passé n’est pas un désert de mémoire ou une forêt de silences honteux ».

Manifeste

« Les organisations, collectifs, groupes et citoyens soussignés, avant :

• La négation d’une partie de l’arc politique sur la nécessaire mémoire historique, démocratique et collective face à la répression exercée par les putschistes et leurs complices, ainsi que par la dictature franquiste depuis des décennies,

• L’invisibilité des victimes de torture, d’emprisonnements illégaux, de procès « sommaires », de bombardements de civils sans défense, de camps de concentration, de travail forcé, de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires, de déportations, de stigmatisation, d’expropriation illégale de biens, de violences sexuelles comme outil de harcèlement et de terreur, d’exil politique, etc.,

• Le déni de la répression systématique contre les femmes, du vol de bébés et des structures verticales de domination et d’enfermement des femmes qui étaient opérationnelles jusqu’à il y a quelques décennies,

• L’insistance à dissimuler que la plupart de ces violations des droits de l’homme ont eu lieu après la fin de la guerre,

• La dette historique de notre système politique actuel envers ces victimes qui se traduit par une absence quasi totale de vérité, de justice, de réparation et de garanties de non-répétition,

• La tentative fallacieuse d’assimiler les victimes ou de présenter des revendications de vérité et de justice à des actes de vengeance,

• La légitimation et l’acceptation des auteurs et des avantages qu’ils ont obtenus par le travail réduit en esclavage ou le pillage des biens et des biens des victimes de la répression,

• Le silence sur le rôle complice avec l’appareil répressif de l’Église catholique officielle, ainsi que d’autres structures sociales qui étaient fonctionnelles au système,

• La réduction de la mémoire à la période de guerre et de dictature, ignorant que tout ne s’est pas terminé le 20 novembre 1975 mais, dans ce cadre, des violations des droits de l’homme ont été enregistrées pendant la « Transition » et à l’époque coloniale espagnole, et que tout fait partie de la mémoire historique nécessaire,

• Le déficit démocratique et l’affront à la dignité de notre société qui font que les auteurs matériels et intellectuels de ces violations des droits de l’homme n’ont pas été traduits en justice,

• Les dénonciations permanentes de l’ONU sur les violations commises par l’État espagnol qui, comme l’explique Fabián Salvioli, Rapporteur spécial des Nations Unies pour la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non-répétition, se traduisent par une « tentative absurde d’établir une politique d’oubli forcé ».

Et avant l’approbation par le Parlement de Cantabrie d’une proposition non législative visant à abroger la loi de mémoire historique et démocratique de Cantabrie, basée sur des mensonges historiques, sur un récit d’équidistance et défendue agressivement envers les organisations de victimes du franquisme, nous déclarons que:

• La société civile, et en particulier les organisations de victimes, a joué un rôle clé dans l’approbation de la loi sur la mémoire historique et démocratique de Cantabrie qui, bien qu’insuffisante, constituait un premier pas vers la justice,

• Nous nous constituons dans la Plateforme Mémoire et Démocratie de Cantabrie,

• Cette plate-forme est large, diversifiée et implique l’alliance de dizaines d’organisations et de citoyens conscients que si nous voulons approfondir une démocratie juste et crédible, il est essentiel de corriger la dette historique honteuse de ce pays avec les victimes de la violation
systématique des droits de l’homme qui dure depuis plus de quatre décennies,

• La Plateforme articulera une réponse plurielle, diverse et profondément démocratique aux tentatives de récupération des discours qui légitiment le coup d’État et la dictature, dont nous subissons encore les conséquences.
Nous invitons les citoyens à rejeter la déformation de notre histoire et les messages qui nient, minimisent ou légitiment un régime de terreur qui a fait des dizaines de milliers de victimes et à se mobiliser pour construire sur la reconnaissance de la vérité historique un avenir digne dans lequel le passé n’est pas un désert de mémoire ou une forêt de silences honteux.

Douzièmes rencontres transfrontalières des associations de la Mémoire historique, démocratique et antifasciste

L’antidote de la Mémoire – Un peuple qui oublie son passé est condamné à le
revivre.

Programme des Rencontres Transfrontalières 2023

Vendredi 29 septembre 2023 :

Maison de la Vie Associative de Villeneuve sur Lot – GPS: 44.400909, 0.702389
10 heures : Ouverture des Rencontres

Avec les interventions des associations Caminar, MER 47, ACEPF (Expresos
Politics del Franquisme) et La Barranca- La Rioja.

12 heures : Présentation et visite guidée de l’exposition – «Cuarteles que
cuentan – La Mujer en la Guerra de España » par Luis Arduña Lapetra de la
Fondation 14 Avril

13 heures : Repas au restaurant Le Terminus à Villeneuve sur Lot

15 heures : Conférence d’Enzo Traverso, historien, professeur à l’université de
Cornell aux Etats Unis (New York) sur le fascisme, l’extrême droite, son histoire, ses stratégies et sa résurgence aujourd’hui.

Présentation et modération :

– Anélie Prudor, Docteure en anthropologie sociale et historique de l’Université
Toulouse-Jean Jaurès

– Luis Arduña Lapetra, militant de la Mémoire et élu ayant participé à
l’élaboration de la loi de Mémoire Démocratique d’Aragon, commissaire de
l’exposition «Cuarteles que cuentan – La Mujer en la Guerra de España ».

18 heures : Cérémonie devant le monument départemental de l’exil
républicain, à Villeneuve-sur-Lot. Dépôt de gerbe.

La Base au Temple sur Lot- GPS : 44.224715, 0.312809

20 heures : Repas au restaurant de La Base

21 heures 30 : Présentation et visite guidée de l’exposition « Libertad – La
Gironde et la Guerre d’Espagne – 1936-1939 » par Bernard Lavallé, professeur
de civilisation hispano-américaine à l’université de la Sorbonne Nouvelle et
commissaire scientifique de l’exposition.

Lecture de poèmes.

Samedi 30 septembre 2023 : La Base au Temple sur Lot
10 heures : réunion des trois groupes de travail

– Transmission de la Mémoire et éducation

– La loi de mémoire démocratique

– Communiquer la mémoire, stratégies et moyens – Des outils pour
parler de la République, de l’exil républicain et de la guerre d’Espagne.

13 heures : Repas au restaurant de La Base

15 heures : Table ronde sur le féminisme

“Evolution des politiques d’égalité de genre depuis la transition espagnole »
Analyse des législations française et espagnole. Pratiques institutionnelles.
Par :

• Maria Freixanet Mateo,Licenciée en sciences politiques de l’université Pompeo Fabra.

• Christine Roul, avocate à la Cour d’Appel d’Agen

Présentation et modération : Consol Hernández García, vice-présidente de
l’Amical de las Brigadas Internacionales de Catalunya-ABIC et Pascale Perez,
secrétaire de MER 47

18 heures : Restitution et propositions des trois groupes de travail

20 heures : Repas au restaurant de La Base – Temple sur Lot

21 heures 30 : Projection du documentaire « François Tosquelles – Une
politique de la folie » consacré à Francesc Tosquelles, psychiatre initiateur de lapsychothérapie institutionnelle. Chargé des services de psychiatrie de l’armée
républicaine en Extremadure et Aragon, il a créé après la retirada un service de
psychiatrie au sein du camp de concentration de Septfonds. Il a ensuite rejoint
l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban en Lozère puis a terminé sa carrière à
Agen en Lot et Garonne (près du lieu des RTF).

Dimanche 1er octobre 2023 :

Hôtel du Département à Agen- GPS: 44. 192635, 0.614782
10 heures : réunion plénière pour l’actualisation du Manifeste sur la base des
conclusions des trois groupes de travail.

12 heures 30 : Clôture des Rencontres et cocktail déjeunatoire.

EXPOSITIONS

– «Cuarteles que cuentan – La Mujer en la Guerra de España » à la Maison de la
Vie Associative de Villeneuve sur Lot

– «Libertad ! La Gironde et la Guerre d’Espagne » à La Base – Temple sur Lot.
– « Vivre debout : des femmes au camp de Gurs » à La Base – Temple sur Lot.
Participent à l’organisation des Rencontres : AFFNA 36, Ay Carmela, Brigadas
Internacionales de Catalunya, Associacio Catalana Ex presos Politics del
Franquisme, Caminar , Fundación 14 de abril – Huesca, La Barranca – La Rioja,
MER 47, MER 64, TML, Txinparta RMC.L’antidote de la Mémoire – Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre.

Formulaire d’inscription à charger ici :Inscriptions RTF 2023

« Cerdos: La guerre n’est pas finie”

« 1939 : entre 25 000 et 30 000 soldats républicains espagnols sont déportés vers le camp de concentration français de « Judes » à Septfonds, situé dans le Tarn-et-Garonne, à 60 km de Toulouse.

2019 : le projet d’extension d’un élevage intensif, porté à 6 500 porcs par an, voit le jour sur l’emplacement de l’ancien camp.

Ce documentaire tente de faire le lien entre les faits qui construisirent le passé et ceux qui construisent le présent. »

bande-annonce:

https://vimeo.com/manage/videos/830349027

Les dons se feront, sur le compte bancaire de La jetée films (IBAN: FR76 1027 8022 8100 0203 9040 292 – BIC : CMCIFR2A).

A partir de 15€, les donateurs se verront attribuer des contreparties dont le détail figure en pièce jointe.

Merci de diffuser le plus largement possible cette information afin que ce projet d’intérêt général voie le jour.

« Verdad Justicia y Reparación »

Communiqué de Caminar

Les résultats des récentes élections municipales et autonomes en Espagne permettent aujourd’hui au PP allié à VOX de gouverner les plus grandes villes d’Espagne et l’essentiel des communautés autonomes.

Cela sera de nature à entraver la mise en œuvre de la récente loi de mémoire démocratique qui repose pour une part importante, notamment en matière éducative, sur les communautés autonomes.

En effet, dès la publication au BO du 20 octobre dernier de la Loi de Mémoire Démocratique, le nouveau chef de l’opposition, Núñez Feijóo, avait déclaré qu’elle était un hymne à « l’oubli démocratique » et s’était engagé à l’abroger dès son arrivée au gouvernement avec la complicité de son partenaire VOX qui, de son côté, la considérait comme un « révisionnisme historique plus typique des régimes totalitaires ».

Pedro Sanchez vient par ailleurs d’annoncer que des élections législatives anticipées se dérouleront le 23 juillet prochain.

Une des premières conséquences de la dissolution anticipée des Cortes est que la « Ley de bebés robados » dont l’examen avait déjà été différé depuis plusieurs mois ne pourra être votée dans le cadre de la présente législature.

Caminar regrette que trop d’atermoiements et de pertes de temps aient conduit à une telle situation.

Caminar réaffirme sa volonté d’agir en coordination avec les associations mémorielles espagnoles pour que les avancées contenues dans la loi de Mémoire démocratique du 20 octobre 2022 ne soient pas remises en cause quelles que soient les alternances politiques et que cette loi puisse effectivement trouver une application concrète sur tout le territoire espagnol et pour ceux de l’exil républicain.

Les Rencontres Transfrontalières, qui réuniront du 29 septembre au 1er octobre prochain les associations mémorielles espagnoles et françaises, seront l’occasion d’affirmer que rien n’arrêtera l’action de ceux qui demandent, au travers de leur lutte, « Verdad Justicia y Reparación » .

¡ Democracia real ya !

Le Bureau de Caminar

Retirada, les républicains sur les routes de l’exil

En 1939, les républicains espagnols prennent la route de l’exode. Ils fuient la dictature franquiste et se dirigent vers la France où ils espèrent trouver refuge et soutien. La réalité est tout autre. Après l’épreuve de la Retirada, ils sont parqués dans des camps d’internement inhumains.

Avec

Geneviève Dreyfus-Armand Historienne, conservatrice générale des bibliothèques, spécialiste de l’histoire politique et sociale de la France contemporaine et des migrations espagnoles au XXe siècle

Maëlle Maugendre Historienne, spécialiste de l’histoire de l’immigration et des mouvements de réfugiés

Quelques jours après le coup d’État du général Franco contre la République espagnole, le journal La Petite Gironde propose, le 23 juillet 1936, un éditorial intitulé « Les Lois de l’hospitalité » : « En face des événements d’Espagne, on peut dire que nous sommes sur le velours. Quoiqu’il arrive, nous sommes sûrs de toucher des réfugiés ». L’éditorialiste poursuit : « Il existe pourtant un remède bien simple. Il suffirait d’un petit article de loi disant que si un réfugié politique étranger encourt une mesure d’expulsion, il sera, non pas conduit à une frontière de son choix, mais remis aux autorités de son pays. Avec cette menace, on peut être certain que ces messieurs, si farouches qu’ils soient, se tiendraient tranquilles ». Alors que l’air du temps est à l’esprit fasciste, pour les réfugiés républicains, les lois de l’hospitalité sont malmenées.
La guerre civile espagnole

En 1936 éclate la guerre civile espagnole, qui oppose le camp républicain, partisan de la Seconde République alors en vigueur, et le camp nationaliste, partisan du général Franco. La guerre d’Espagne déchire le pays pendant trois ans, de 1936 à 1939, année qui voit la victoire de Franco et des nationalistes. Celui qu’on appelle le Caudillo met en place une dictature fasciste, l’État espagnol, qui perdure jusqu’en 1977, deux ans après sa mort.

Écouter ici : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/retirada-les-republicains-sur-les-routes-de-l-exil-9046034

La CNT et le mouvement libertaire pendant la transition démocratique espagnole

Les récits dominants de la transition politique qui a traversé l’Espagne après la mort de Franco et la fin formelle de la dictature, en 1976, mettent toujours en avant le rôle des partis politiques et des syndicats «  réformistes  ». Ceux-ci ont masqué, pendant longtemps, le rôle important qu’ont eu les luttes sociales, en général, et, en particulier, à restreindre celui joué par le mouvement libertaire, en le cantonnant à un phénomène marginal et anecdotique. L’un des objectifs de ce travail est de montrer au contraire l’importance de la présence de l’anarchosyndicalisme et des anarchistes pendant cette période, malgré la répression sciemment organisée et orchestrée par les institutions contre les idées et les pratiques révolutionnaires revendiquées par ces mouvements. En même temps, l’auteur s’efforce de montrer les difficultés internes et les contradictions présentes au sein des organisations et groupes héritiers de l’anarchisme classique et relativement figé, et aussi au sein de ceux promouvant un processus qui tiendrait compte de l’évolution des sociétés démocratiques.

Cette recherche pointue et empathique de l’auteur nous renvoie à plus d’un titre aux débats actuels au sein des mouvements sociaux et syndicaux.

http://www.atelierdecreationlibertaire.com/Pour-nous-contacter-ou-commander.html

Le dernier grand trésor photographique de la guerre civile espagnole

Retrouvées dans deux boîtes rouges au fond d’un garage, 5 000 photos cachées du photographe Antoni Campañà, prises durant la guerre civile espagnole, sont dévoilées pour la première fois.

On dit des photographes qui ont couvert la guerre d’Espagne (1936-1939) qu’ils ont été les pionniers du photojournalisme. A l’époque, cette guerre civile enflamme le pays. Elle oppose le camp des républicains espagnols composé de loyalistes à l’égard du gouvernement légalement établi, de communistes, de léninistes, d’anarchistes à celui des nationalistes et rebelles putschistes dirigés par le général Franco. Robert Capa, David Seymour, Gerda Taro ont photographié le conflit. Leurs images ont fait le tour du monde.

On pense alors avoir tout vu de cette guerre avant qu’en 2018, près de Barcelone, lors de la démolition d’une maison ayant appartenu au photographe catalan Antoni Campañà apparaissent, au fond d’un garage, deux boîtes rouges. Elle contiennent plus de 5 000 photos, des négatifs pour la plupart, mais également plusieurs centaines de tirages, le tout réalisé durant les trois années d’affrontements. Selon le quotidien catalan La Vanguardia, il s’agit « du dernier grand trésor photographique de la guerre civile espagnole ».

Mais qui est Antoni Campañà ? Dans le très beau texte d’introduction du livre La boîte rouge (Seuil) qui revient sur cette histoire et a été codirigé par le journaliste Plàcid Garcia-Planas, l’historien Arnau Gonzàlez Vilalta et le photographe David Ramos, la question est posée. « Qui fut Antoni Campañà Bandranas ? Un artiste, un photojournaliste de sport, un reporter de la vie politique et de la guerre, un représentant de commerce pour Leica et Contax, un éditeur de cartes postales ? Ou encore un saxophoniste de l’Iberian Orchestra, qui se produisait dans les années 1930 à Barcelone ? En guise de réponse, on pourrait dire que (…) Campañà fut un parfait homme-orchestre de la photographie. » Fils et petit-fils d’entrepreneurs dans le domaine de la construction, issu d’une famille aisée, Campañà décide très jeune de faire de la photographie sa vie. À douze ans, il vend déjà ses positifs. À quatorze ans, il réalise un reportage « graphique » sur le roi Alphonse XIII, publié dans une revue espagnole. Dès lors, l’appareil photo devient un inséparable compagnon.

Campañà a trente ans quand débute la guerre civile espagnole. Républicain, catalaniste et fervent catholique, le photographe manifestera très peu de prises de position politiques publiques, affirmant simplement être du côté de ceux « qui gouverneront, s’ils me plaisent ». Il adopte en quelque sorte la position d’un diplomate, et cette diplomatie lui permet de photographier les uns et les autres sans distinction : « De la Ligue de Cambò ou la gauche républicaine de Catalogne de Companys de février et mars 1936, puis, quelques mois plus tard, les révolutionnaires anarchistes et les franquistes victorieux, puis les fascistes et les nazis en 1939. »

Ses images, aussi exposées en ce moment au Musée national d’art de Catalogne, dépeignent une réalité tragique pleine de nuances et de contrastes douloureux. Elles sont une découverte incroyable sur la guerre civile espagnole, une véritable fresque allant du coup d’état de Franco, à la « Barcelone soviétique », jusqu’aux portraits des miliciens antifascistes se rendant au front. Campañà observe ce qui l’entoure, se soucie de son prochain et il se rend partout où il peut aller. Il photographie parfois au Leica, parfois au Rolleiflex, tout ce qu’il considère comme important, en particulier des évènements qui l’ont profondément heurté ou marqué : des églises victimes des révolutionnaires iconoclastes aux portraits d’attirants combattants libertaires, des protestations de rues aux conséquences misérables de la guerre.Retour ligne automatique
Rescapés de la furie aérienne. Le Passeig Nacional à la Barceloneta, 29 mai 1937. © Antoni Campaña

Car c’est de cela qu’il s’agit dans ces images cachées et retrouvées près de trente ans après la mort du photographe : de l’histoire d’un homme meurtri de voir son pays détruit. « Campañà a photographié la guerre civile espagnole avec amertume et tristesse, cet état d’âme a guidé son refus de diffuser ses photographies », écrit la commissaire d’exposition Marta Gili. Le photographe n’a pourtant pas aimé photographier la pauvreté, comme il l’a confié à ses enfants. Ainsi son fils Antoni se rappelle-t-il que son père « n’a jamais voulu que l’on sache qu’il avait réalisé des images de la guerre ». A qui se destinaient alors ces photos ? Nul ne le sait mais comme il est joliment écrit sur la quatrième couverture du livre La boîte rouge : « Aujourd’hui, par bonheur, elles nous sont offertes. »

Par Sabyl Ghoussoub

P.-S.

Né à Paris en 1988 dans une famille libanaise, Sabyl Ghoussoub est un écrivain, chroniqueur et commissaire d’exposition. Son deuxième roman Beyrouth entre parenthèses est sorti aux éditions de l’Antilope en août 2020.

1969, Paco Ibáñez : l’Espagnol d’Aubervilliers

Le 2 décembre 1969 le chanteur en exil donnait à l’Olympia un concert devenu légendaire, incarnation fervente de la résistance au franquisme. 50 ans plus tard et avant de ressusciter cette prestation le 24 janvier prochain au Casino de Paris, il revient sur cette histoire. Né en 1934 à Valence, fils d’anarchiste, forcé par la guerre civile à s’exiler au pays basque puis à Perpignan, Paco Ibáñez débarque à Paris en 1952. Sa rencontre, quelques années plus tard avec Georges Brassens consacre sa révélation pour la poésie. Dès lors, il n’aura de cesse que de mettre en musique les plus grands poètes de langue espagnole (Rafael Alberti, Gabriel Celaya, Antonio Machado, Pablo Neruda, José Agustín Goytisolo etc). Vivant à Aubervilliers, il fréquente de nombreux artistes espagnols ou latino-américains et publie deux albums en 1964 puis 1967. En 1968, il assiste aux événements de mai à Paris et, profitant d’un assouplissement temporaire du régime espagnol, se produit pour la première fois en Catalogne et à Madrid. Pourtant début 1969, Franco resserre la vis et instaure l’état d’exception : contraint de retourner à Paris, Paco Ibáñez se produit cette année-là dans la cour de la Sorbonne puis à l’Olympia, au cours de deux soirées restées dans les mémoires en raison de la communion entre le chanteur et son public. A l’occasion du concert qu’il donnera le 24 janvier prochain au Casino de Paris, recréation de la performance de l’Olympia (augmentée d’autres chansons) Juke-Box modifie sa formule habituelle et reçoit le chanteur espagnol pour une interview exceptionnelle.