{"id":3663,"date":"2022-03-21T15:34:09","date_gmt":"2022-03-21T14:34:09","guid":{"rendered":"http:\/\/retirada37.com\/?p=3663"},"modified":"2022-03-21T15:36:26","modified_gmt":"2022-03-21T14:36:26","slug":"17000-km-pour-recuperer-la-bague-et-la-montre-que-les-nazis-deroberent-a-un-prisonnier-espagnol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/retirada37.com\/?p=3663","title":{"rendered":"17000 KM pour r\u00e9cup\u00e9rer la bague et la montre que les nazis d\u00e9rob\u00e8rent \u00e0 un prisonnier espagnol"},"content":{"rendered":"<p>Article traduit<br \/>\nhttps:\/\/www.eldiario.es\/sociedad\/17-000-kilometros-recoger-anillo-reloj-nazis-arrebataron-prisionero-espanol_1_8838769.html<\/p>\n<p>Le 13 novembre dernier je lan\u00e7ais sur ce site un appel suite au message re\u00e7u d&rsquo;Isabel et Jesus de Madrid qui recherchait la famille de Gabriel Alvarez Arjona, d\u00e9port\u00e9 au camp de Neuengamme en Allemagne pour r\u00e9cup\u00e9rer des effets personnels (une montre \u00e0 gousset et deux bagues, d\u00e9rob\u00e9s par les nazis. Aujourd&rsquo;hui cet article de Carlos Hernandez paru dans le diario.es nous r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;issue de cette  histoire.<br \/>\nArticle de Carlos Hernandez du 20 mars 2022<br \/>\nEl diario.es<br \/>\ntraduit par mes soins\u00a0: Luis<\/p>\n<p>Manuel et son fils veulent entreprendre un voyage en Espagne depuis l\u2019Australie pour r\u00e9cup\u00e9rer les effets personnels que des chercheurs ont sauv\u00e9 et qui appartenaient \u00e0 son oncle, survivant du camp de concentration de Neuengame.<\/p>\n<p>Le carillon  de la porte retentit avec insistance. C\u2019est la maison d\u2019une famille espagnole\u00a0: Los Montes. Il y a 60 ans que Manuel et son \u00e9pouse Herminia ont abandonn\u00e9 leur patrie pour ce pays o\u00f9 ils ont cherch\u00e9 \u00e0 construire un avenir pour leurs enfants\u00a0: Mari Trini et Manuel. <\/p>\n<p>Ils ont fait partie de la fameuse op\u00e9ration \u00ab\u00a0Kangourou\u00a0\u00bb un accord entre le r\u00e9gime franquiste et les autorit\u00e9s australiennes. Le pays oc\u00e9anique avait besoin de main d\u2019oeuvre et son gouvernement recherchait en dehors de leurs fronti\u00e8res des travailleurs qui devaient \u00eatre \u00ab\u00a0blancs et catholiques\u00a0\u00bb. La pr\u00e9caire situation \u00e9conomique en Espagne incita pr\u00e8s de 8000 compatriotes \u00e0 faire les valises et \u00e0 se d\u00e9placer pour toujours \u00e0 l\u2019autre extr\u00e9mit\u00e9 de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>Il  s\u2019est pass\u00e9 beaucoup de temps, trop de temps. Manuel a aujourd\u2019hui 88 ans et vit seul depuis que son \u00e9pouse Herminia est partie pour son dernier voyage. Il vit seul, mais ses enfants restent proches de lui. C\u2019est pourquoi, il n\u2019a aucun doute sur sur celui qui sonne \u00e0 la porte, son fils ain\u00e9. La seule chose que Manuel n\u2019imagine pas un instant est la nouvelle qu\u2019il va bient\u00f4t apprendre. <\/p>\n<p>Camp de prisonnier de Sandbostel, Allemagne, le 29 avril 1945.<\/p>\n<p>Gabriel Alvarez Arjona continue sans croire un instant ce qu\u2019il est entrain de vivre. Plusieurs v\u00e9hicules militaires \u00e9tasuniens viennent d\u2019entrer dans le camp. Le cauchemar prend fin. Derri\u00e8re il y a 24 mois d\u2019emprisonnement et deux grandes guerres. Tout avait commenc\u00e9 9 ans avant.<\/p>\n<p>Le coup d\u2019\u00e9tat franquiste l\u2019avait surpris dans sa terre natale, Madrid. Gabriel n\u2019h\u00e9sita pas un instant \u00e0 laisser le pinceau de peintre en b\u00e2timent et \u00e0 s\u2019enr\u00f4ler comme volontaire dans les MAOC, les Milices antifascistes ouvri\u00e8res et paysannes, pour d\u00e9fendre la d\u00e9mocratie r\u00e9publicaine et emp\u00eacher que la capitale ne tombe entre les mains des rebelles. Trois ann\u00e9es de combats plus tard, Gabriel se vit oblig\u00e9 de s\u2019enfuir en France avec un demi million d\u2019autres Espagnols. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 dans plusieurs  camps  de concentration fran\u00e7ais le madril\u00e8ne  put s\u2019installer dans la ville du Mans, o\u00f9 il reprit son travail de peintre-d\u00e9corateur. La paix ne dura pas plus d\u2019un an, parce qu\u2019en juin 1940 la ville fut occup\u00e9e par les troupes nazies. Gabriel continua son m\u00e9tier de peintre jusqu\u2019en mai 1943 o\u00f9 il fut arr\u00eat\u00e9 par ordre des autorit\u00e9s de la collaboration fran\u00e7aise. Dans le rapport de police il fut accus\u00e9 d\u2019\u00eatre le chef d\u2019un groupe d\u2019agitateurs, financ\u00e9s par le Mexique, dans lequel il y avait des communistes espagnols et des anarchistes de Paris.<br \/>\nLes t\u00e9moignages  et les documents pr\u00e9sent\u00e9s pour r\u00e9duire les charges contre lui ne servirent \u00e0 rien. Il fut consid\u00e9r\u00e9 comme un ennemi et un danger pour le Reich. En novembre il fut envoy\u00e9 dans un camp d\u2019internement pour prisonniers politiques \u00e0 Voves.<\/p>\n<p>Une  enceinte contr\u00f4l\u00e9e directement par le gouvernement collaborationniste du r\u00e9gime de Vichy. Les conditions de vie n\u2019\u00e9taient pas excessivement mauvaises et les prisonniers arriv\u00e8rent \u00e0 organiser des activit\u00e9s culturelles, \u00e9ducatives et sportives en plus de tisser des r\u00e9seaux de r\u00e9sistance clandestine. Gr\u00e2ce \u00e0 cela des \u00e9vasions purent se produire avec un pic dans la nuit de 5 au 6 mai 1944. <\/p>\n<p>42 prisonniers s\u2019enfuirent par un tunnel de 148 m\u00e8tres  qu\u2019ils avaient creus\u00e9 pendant trois semaines. Gabriel n\u2019\u00e9tait pas parmi les \u00e9vad\u00e9s mais paya le prix fort pour cela. Les SS s\u2019empar\u00e8rent du camp, ils le cl\u00f4tur\u00e8rent et transf\u00e9r\u00e8rent les prisonniers vers les camps de Buchenwald et de Neuengamme. C\u2019est dans ce dernier camp qu\u2019atterrit Gabriel.<\/p>\n<p>L\u00e0 il lui enlev\u00e8rent toutes ses affaires personnelles, entre autres une montre et deux bagues. Apr\u00e8s il re\u00e7ut le costume ray\u00e9 , un triangle rouge invers\u00e9 qui le distinguait comme prisonnier politique avec le num\u00e9ro 32 040. Les 10 mois suivants il souffrit de la faim, des mauvais traitements, du manque d\u2019hygi\u00e8ne et dut travailler comme un esclave. Mais le pire \u00e9tait devant lui. <\/p>\n<p>Devant l\u2019imparable avanc\u00e9e des troupes britanniques, les nazis durent d\u00e9placer les 9500 d\u00e9port\u00e9s depuis Neuengamme jusqu\u2019au camp de Sandbostel. Un tiers d\u2019entre eux p\u00e9rirent dans cette marche de la mort et dans les jours suivants en arrivant \u00e0 leur nouvelle destin\u00e9e. Gabriel fut victime, t\u00e9moin et survivant de ce terrible p\u00e9riple. <\/p>\n<p>Madrid 2022<br \/>\nJesus et Isabel depuis 2019 font conna\u00eetre et installent les STOLPERSTEINE en souvenir et en hommage aux madril\u00e8nes d\u00e9port\u00e9s dans les camps de concentration nazis. Il s\u2019agit de petits pav\u00e9s, avec une plaque dor\u00e9e o\u00f9 figurent les principales informations des victimes, qui se placent sur sur le trottoir, en face du dernier domicile connu.<br \/>\nSachant que les Archives internationales Arolsen, les plus importantes sur la r\u00e9pression nazie, conservent des objets personnels de quelques d\u00e9port\u00e9s espagnols, Jesus et Isabel ont d\u00e9cid\u00e9 de participer \u00e0 la remise des effets personnels aux h\u00e9ritiers des prisonniers madril\u00e8nes. En coordination avec l\u2019historien Antonio Munoz, ils ont pu localiser les adresses de certains d\u2019entre eux. Arolsen avait deux bagues et une montre gousset  que les nazis avaient r\u00e9quisitionn\u00e9es \u00e0 leur arriv\u00e9e \u00e0 Neuengamme appartenant \u00e0 un Espagnol Gabriel Alvarez Arjona. <\/p>\n<p>Les recherches sur Gabriel arrivaient toutes \u00e0 une voie sans issue. Ils savaient qu\u2019il \u00e9tait mort en France, tr\u00e8s probablement dans les ann\u00e9es 60, mais comment retrouver les descendants directs. En 1939 le madril\u00e8ne apparaissait dans les registres comme veuf sans enfant  et rien ne prouvait qu\u2019il avait eu des enfants et ils durent approfondir les recherches. <\/p>\n<p>Gabriel avait deux s\u0153urs\u00a0; l\u2019une n\u2019avait pas eu d\u2019enfant et l\u2019autre donna naissance \u00e0 un gar\u00e7on et deux filles. Le chemin commen\u00e7ait \u00e0 s\u2019\u00e9claircir jusqu\u2019\u00e0  ce que les diff\u00e9rentes archives r\u00e9v\u00e9l\u00e8rent qu\u2019aucun des trois neveux n\u2019avait eu d\u2019enfant. Tout paraissait perdu quand un des documents r\u00e9v\u00e9lait qu\u2019une des ni\u00e8ces avait adopt\u00e9 un enfant apr\u00e8s la guerre, en 1940. Son nom \u00e9tait Manuel Montes Exposito et son existence ouvrait ainsi une nouvelle voie de recherche pour retrouver les descendants de Gabriel. <\/p>\n<p>Les archives permirent de reconstruire la vie de Manuel. Il se maria avec Herminia Martinez et eu deux enfants. Par contre entre 1960 et 1965 la piste documentaire de la famille disparaissait. Au moment de jeter l\u2019\u00e9ponge, ils tir\u00e8rent du fil g\u00e9n\u00e9alogique d\u2019Herminia et tomb\u00e8rent sur deux de ses s\u0153urs. C\u2019est elle qui leur apporta la clef \u00ab\u00a0ils \u00e9migr\u00e8rent en Australie dans les ann\u00e9es 60\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jesus et Isabel partag\u00e8rent leurs avanc\u00e9es avec deux chercheurs. L\u2019un d\u2019entre eux, Unai Eguia, connaissait un Espagnol qui r\u00e9sidait en Australie et qui avait \u00e9t\u00e9 animateur dans un programme radiophonique en direction des migrants espagnols. Ce n\u2019est que quelques jours apr\u00e8s qu\u2019Unai \u00e9tait interview\u00e9 dans l\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0Pain et chocolat, l\u2019\u00e9mission de radio de Brisbane 4EB\u00a0\u00bb Pendant plus d\u2019une heure il apporta les pr\u00e9cisions sur les informations dont il disposait, il \u00e9voqua Gabriel, les bagues et sa montre et lan\u00e7a un appel pour que les auditeurs collaborent \u00e0 la recherche de Manuel. <\/p>\n<p>Manuel Montes Exposito peut \u00e0 peine croire ce que lui raconte son fils Manuel. Ils sont entrain de le rechercher en Espagne pour lui remettre les objets personnels que les nazis d\u00e9rob\u00e8rent \u00e0 son oncle Gabriel \u00e0 Neuengamme. Il n\u2019arriva jamais \u00e0 le voir en personne parce qu\u2019il grandit dans l\u2018Espagne franquiste pendant que son oncle demeurait dans son exil forc\u00e9 en France. Malgr\u00e9 tout cela une forte relation s\u2019installa entre les deux. C\u2019est pour cela qu\u2019il conserve avec beaucoup d\u2019affection la derni\u00e8re photo qu\u2019il lui envoya du Mans en septembre 1960. Au verso, d\u2019une main tremblante, Gabriel lui avait d\u00e9dicac\u00e9  \u00ab\u00a0pour vous  Herminia et Manolo avec tout mon coeur\u00a0\u00bb. L\u2019ex-prisonnier  de Neuengamme avait seulement 62 ans, mais les s\u00e9quelles de sa dure existence on peut les sentir dans ses mots d\u2019adieu \u00ab\u00a0 je ne l\u2019ai pas envoy\u00e9 avant car je suis paralys\u00e9\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je ne savais m\u00eame pas que mon oncle avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9port\u00e9 dans un camp de concentration nazi\u00a0\u00bb avoue Manuel fils au Diario.es. \u00ab\u00a0Jamais mon p\u00e8re  ne me le raconta ni me parla de cela jusqu\u2019au jour o\u00f9 je re\u00e7us la nouvelle qu\u2019il le recherchait depuis l\u2019Espagne, \u00e0 travers une \u00e9mission de radio.\u00a0\u00bb La v\u00e9rit\u00e9 est que je ne savais m\u00eame pas que des Espagnols avaient \u00e9t\u00e9 renferm\u00e9s dans ces camps.\u00a0\u00bb<br \/>\nManuel fils n\u2019avait que deux ans quand il laissa l\u2019Espagne avec sa s\u0153ur Mari Trini  plus jeune de 6 mois. Tous les deux se sont \u00e9lev\u00e9s et ont \u00e9t\u00e9 \u00e9duqu\u00e9s en Australie o\u00f9 contrairement \u00e0 ce qui se passe dans notre pays, l\u2019histoire contemporaine a toujours \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e. \u00ab\u00a0A l\u2019\u00e9cole on enseigne la participation des Australiens \u00e0 la guerre. Ici il est tr\u00e8s important de savoir. Il y a une journ\u00e9e par an o\u00f9 sont comm\u00e9mor\u00e9es les victimes et les soldats qui sont tomb\u00e9s pendant la deuxi\u00e8me guerre mondiale. C\u2019est un grand jour. Est-ce qu\u2019il y a cela en Espagne.\u00a0? Non.<br \/>\nLa m\u00e9moire lui joue des tours, mais malgr\u00e9 cela Manuel Montes Exposito est inond\u00e9 d\u2019une grande \u00e9motion en pensant que bient\u00f4t il va avoir entre ses mains les bagues et la montre de son oncle Gabriel. \u00ab\u00a0\u00e7a lui fait un \u00e9norme plaisir et \u00e0 moi aussi, affirme Manuel fils. Ces \u00e9v\u00e8nements ne peuvent s\u2019oublier. Si la sant\u00e9 de mon p\u00e8re le permet nous voyagerons jusqu\u2019en Espagne ces prochains mois.\u00a0\u00bb\u00a0<br \/>\nLa remise des objets personnels vol\u00e9s par les nazis ne sera pas l\u2019unique motif de cette visite. Jesus et Isabel sont entrain d\u2019organiser la pose des \u00ab\u00a0stolperstein\u00a0\u00bb en souvenir de Gabriel Arjona. Un pav\u00e9 de la m\u00e9moire qui sera install\u00e9 devant le domicile du combattant antifasciste et victime du nazisme qui v\u00e9cut \u00e0 Madrid avant d\u2019entreprendre son dramatique p\u00e9riple en 1936.<br \/>\nManuel p\u00e8re et Manuel fils parcourront 17000 km pour r\u00e9cup\u00e9rer une montre gousset, deux bagues et se retrouver enfin avec leur oncle Gabriel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article traduit https:\/\/www.eldiario.es\/sociedad\/17-000-kilometros-recoger-anillo-reloj-nazis-arrebataron-prisionero-espanol_1_8838769.html Le 13 novembre dernier je lan\u00e7ais sur ce site un appel suite au message re\u00e7u d&rsquo;Isabel et Jesus de Madrid qui recherchait la famille de Gabriel Alvarez Arjona, d\u00e9port\u00e9 au camp de Neuengamme en Allemagne pour r\u00e9cup\u00e9rer des effets personnels (une montre \u00e0 gousset et deux bagues, d\u00e9rob\u00e9s par les nazis. 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