{"id":3599,"date":"2022-01-29T10:13:09","date_gmt":"2022-01-29T09:13:09","guid":{"rendered":"http:\/\/retirada37.com\/?p=3599"},"modified":"2022-01-29T10:17:42","modified_gmt":"2022-01-29T09:17:42","slug":"la-retirada-ou-lexil-republicain-espagnol-dapres-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/retirada37.com\/?p=3599","title":{"rendered":"La Retirada ou l\u2019exil r\u00e9publicain espagnol d\u2019apr\u00e8s guerre"},"content":{"rendered":"<p><strong>La guerre d\u2019Espagne a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9part de plusieurs vagues de r\u00e9fugi\u00e9s vers la France, de 1936 jusqu\u2019en 1939 o\u00f9 la chute de Barcelone provoque, en quinze jours, un exode sans pr\u00e9c\u00e9dent. Pr\u00e8s d\u2019un demi million de personnes franchissent alors la fronti\u00e8re des Pyr\u00e9n\u00e9es, dans de terribles conditions. C\u2019est la Retirada.<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/capa.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/capa.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"447\" class=\"alignnone size-full wp-image-3600\" srcset=\"https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/capa.jpg 640w, https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/capa-300x210.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><br \/>\n<strong>1936-1939 : Un pays divis\u00e9 par une guerre civile<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 partir de la fin du XIXe si\u00e8cle, les conflits sociaux et politiques se succ\u00e8dent en Espagne et la proclamation de la Seconde R\u00e9publique, le 14 avril 1931, vient nourrir l\u2019espoir d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 meilleure. Le gouvernement entreprend une s\u00e9rie de r\u00e9formes novatrices, au caract\u00e8re progressiste, venant rompre avec les r\u00e9gimes et gouvernements pr\u00e9c\u00e9dents, fortement soutenus par l&rsquo;\u00c9glise et d&rsquo;ob\u00e9dience plut\u00f4t conservatrice. Les changements op\u00e9r\u00e9s face au mod\u00e8le s\u00e9culier sont imm\u00e9diats et radicaux : s\u00e9paration de l&rsquo;\u00c9glise et de l&rsquo;\u00c9tat, mariage et divorce civil, r\u00e9formes de l&rsquo;arm\u00e9e, de l&rsquo;enseignement, r\u00e9forme agraire, mesures sociales et professionnelles, statut d&rsquo;autonomie pour la r\u00e9gion catalane et de fa\u00e7on notable, droit de vote pour les femmes et droit \u00e0 l&rsquo;avortement.<\/p>\n<p>Mais malgr\u00e9 des avanc\u00e9es, dans l\u2019enseignement ou les droits des femmes notamment, la d\u00e9ception grandit et, petit \u00e0 petit, les illusions s\u2019\u00e9vanouissent pour laisser place \u00e0 l\u2019expression du m\u00e9contentement populaire qui exacerbe les tensions sociopolitiques. Le 18 juillet 1936, le soul\u00e8vement militaire, pr\u00e9par\u00e9 par les nationalistes, \u00e9clate, la guerre d\u2019Espagne commence. Durant pr\u00e8s de trois ans, le peuple espagnol se trouve divis\u00e9 : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les nationalistes, dirig\u00e9s par le G\u00e9n\u00e9ral Francisco Franco et soutenus par l\u2019\u00c9glise et l\u2019arm\u00e9e, de l\u2019autre les R\u00e9publicains qui comptent dans leurs rangs diff\u00e9rentes tendances de gauche &#8211; marxistes, anarchistes, socialistes, communistes et r\u00e9publicains mod\u00e9r\u00e9s. Souvent consid\u00e9r\u00e9e comme un pr\u00e9lude \u00e0 la Seconde Guerre mondiale, l\u2019Espagne devient aussi le terrain de confrontations internationales. Dans le camp nationaliste, les troupes d\u2019Hitler et de Mussolini s\u2019entra\u00eenent et testent leur mat\u00e9riel. La R\u00e9publique espagnole re\u00e7oit, de son c\u00f4t\u00e9, l\u2019appui de milliers de volontaires \u00e9trangers.<\/p>\n<p><strong>Le d\u00e9but de l\u2019exode<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019avanc\u00e9e des troupes franquistes oblige, d\u00e8s 1936, de nombreux r\u00e9publicains \u00e0 quitter provisoirement l\u2019Espagne pour fuir les combats. Un exode int\u00e9rieur jette \u00e9galement sur les routes des milliers d\u2019Espagnols, qui trouvent progressivement refuge en Catalogne. Quand le 26 janvier 1939, Barcelone tombe aux mains du g\u00e9n\u00e9ral Franco, la population catalane \u2013 et avec elle des milliers de r\u00e9publicains provenant de toute l\u2019Espagne \u2013 se dirige vers la fronti\u00e8re fran\u00e7aise pour \u00e9chapper \u00e0 la r\u00e9pression et aux bombardements. Ces civils sont bient\u00f4t rejoints par une partie de l\u2019arm\u00e9e r\u00e9publicaine en d\u00e9route. Cette retraite \u2013 la Retirada \u2013 entra\u00eene dans l\u2019exode des centaines de milliers de r\u00e9fugi\u00e9s. Le passage de la fronti\u00e8re se fait dans des conditions particuli\u00e8rement p\u00e9nibles : les populations sont affaiblies par trois ans de combats et de privations, les cols sont enneig\u00e9s, l\u2019aviation franquiste bombarde les r\u00e9fugi\u00e9s sur les routes catalanes. Civils et militaires sont le plus souvent partis pr\u00e9cipitamment, avec peu d\u2019affaires, et ils arrivent en France dans le d\u00e9nuement le plus complet.<\/p>\n<p>Partag\u00e9 entre la crainte de voir des \u00ab\u00a0hordes\u00a0\u00bb de r\u00e9volutionnaires \u00ab\u00a0rouges\u00a0\u00bb d\u00e9ferler sur le pays et le respect des valeurs r\u00e9publicaines qui accordent asile et hospitalit\u00e9 aux pers\u00e9cut\u00e9s, le gouvernement fran\u00e7ais du radical Edouard Daladier d\u00e9cide finalement d\u2019ouvrir la fronti\u00e8re le 28 janvier 1939, mais aux seuls r\u00e9fugi\u00e9s civils. Les hommes arm\u00e9s patientent quelques jours de plus sous les bombardements franquistes.<\/p>\n<p> Le 5 f\u00e9vrier, la fronti\u00e8re est enfin ouverte aux soldats r\u00e9publicains. Du 28 janvier au 13 f\u00e9vrier, ce sont 475 000 personnes qui passent la fronti\u00e8re fran\u00e7aise, en diff\u00e9rents points du territoire : Cerb\u00e8re, Le Perthus, Prats de Mollo, Bourg-Madame, etc.<\/p>\n<p><strong>Un accueil mitig\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Ces r\u00e9fugi\u00e9s ne b\u00e9n\u00e9ficient pas d\u2019un accueil optimal. En d\u00e9pit du soutien de la gauche et des tenants d\u2019une attitude humaniste, la France de 1939 est loin d\u2019\u00eatre pour les Espagnols la R\u00e9publique s\u0153ur dont ils esp\u00e9raient obtenir r\u00e9confort et soutien. Rong\u00e9e par la crise \u00e9conomique, en proie aux sentiments x\u00e9nophobes, repli\u00e9e sur elle-m\u00eame, la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise offre aux r\u00e9fugi\u00e9s un accueil plus que mitig\u00e9. Avant m\u00eame la Retirada, plusieurs d\u00e9crets-lois ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dict\u00e9s par le gouvernement Daladier, dont celui du 12 novembre 1938 qui pr\u00e9voit l\u2019internement administratif des \u00e9trangers \u00ab\u00a0ind\u00e9sirables\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire susceptibles de troubler l\u2019ordre public et la s\u00e9curit\u00e9 nationale. Les Espagnols sont les premiers \u00e0 subir les cons\u00e9quences de cette politique nouvelle en direction des populations allog\u00e8nes.<\/p>\n<p>Le gouvernement fran\u00e7ais avait envisag\u00e9 l\u2019afflux de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 sa fronti\u00e8re mais jamais dans de telles proportions et il se retrouve d\u00e9bord\u00e9 par la situation. Les autorit\u00e9s d\u00e9ploient les troupes militaires aux diff\u00e9rents points de passage. Les Espagnols, comme les volontaires \u00e9trangers, sont d\u00e9sarm\u00e9s, fouill\u00e9s, identifi\u00e9s puis envoy\u00e9s dans des centres de recueil dispers\u00e9s le long de la fronti\u00e8re pour y \u00eatre vaccin\u00e9s et ravitaill\u00e9s.<\/p>\n<p> Dans l\u2019urgence et face \u00e0 la pression des r\u00e9fugi\u00e9s qui se pressent \u00e0 la fronti\u00e8re, certaines op\u00e9rations d\u2019identification et de vaccination ne peuvent \u00eatre men\u00e9es \u00e0 bien. Les familles sont s\u00e9par\u00e9es. Les femmes, les enfants et les vieillards sont envoy\u00e9s en train vers les d\u00e9partements de l\u2019int\u00e9rieur de la France. Plus de 70 d\u00e9partements fran\u00e7ais accueillent ainsi des groupes de r\u00e9fugi\u00e9s civils, durant plusieurs mois, dans des structures d\u2019h\u00e9bergement diverses, mises \u00e0 disposition par les municipalit\u00e9s. Les conditions de vie dans ces centres d\u2019h\u00e9bergement sont variables et d\u00e9pendent en partie de l\u2019accueil que leur r\u00e9serve l\u2019\u00e9quipe municipale en poste et de la mobilisation de la population locale.<\/p>\n<p><strong>Les camps d\u2019internement<\/strong><\/p>\n<p>Les hommes, eux, sont parqu\u00e9s dans des camps d\u2019internement, mont\u00e9s \u00e0 la h\u00e2te sur les plages du Roussillon et dans le sud-ouest de la France. Quelques groupes de femmes et d\u2019enfants sont aussi du voyage, preuve de la d\u00e9sorganisation des autorit\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re. Les camps d\u2019Argel\u00e8s-sur-mer, du Barcar\u00e8s et de Saint-Cyprien sont construits \u00e0 m\u00eame le sable, par les r\u00e9fugi\u00e9s, utilis\u00e9s comme main d\u2019\u0153uvre par les autorit\u00e9s. Les camps du Vernet d\u2019Ari\u00e8ge, de Septfonds, de Rieucros, de Gurs, de Bram et d\u2019Agde viennent compl\u00e9ter ce dispositif d\u2019internement. Ils sont pens\u00e9s pour d\u00e9sengorger les camps du Roussillon o\u00f9 sont intern\u00e9s plusieurs dizaines de milliers d\u2019hommes \u2013 87 000 personnes pour le seul camp d\u2019Argel\u00e8s d\u00e9but mars 1939 (chiffre donn\u00e9 \u00e0 la date du 6 mars 1939 &#8211; archives d\u00e9partementales des Pyr\u00e9n\u00e9es Orientales, 31W274).<\/p>\n<p>Les conditions de vie dans ces camps, que les autorit\u00e9s fran\u00e7aises nomment elles-m\u00eames, en 1939, \u00ab\u00a0camps de concentration\u00a0\u00bb, sont extr\u00eamement pr\u00e9caires (d\u00e9but f\u00e9vrier 1939, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une conf\u00e9rence de presse \u00e0 propos du camp d\u2019Argel\u00e8s, le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur Albert Sarraut s\u2019exprime en ces termes : \u00ab\u00a0le camp d\u2019Argel\u00e8s sur Mer ne sera pas un lieu p\u00e9nitentiaire, mais un camp de concentration. Ce n\u2019est pas la m\u00eame chose\u00a0\u00bb, in Genevi\u00e8ve Dreyfus-Armand, \u00c9mile Temime, Les Camps sur la plage, un exil espagnol, Paris, \u00e9ditions Autrement, 1995, 141 p.).<\/p>\n<p> Les premi\u00e8res semaines, les hommes dorment \u00e0 m\u00eame le sable ou la terre, sans baraquement pour s\u2019abriter. Les d\u00e9c\u00e8s sont r\u00e9guliers en raison du manque d\u2019hygi\u00e8ne et des difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement en eau potable et en nourriture. Les conditions de surveillance sont drastiques et assur\u00e9es par les troupes militaires, tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais, spahis ou garde r\u00e9publicaine mobile.<br \/>\nHumili\u00e9s par cet accueil et les conditions de vie qu\u2019ils subissent durant leurs premiers mois en France, les r\u00e9fugi\u00e9s tentent cependant d\u2019am\u00e9liorer leur quotidien dans les centres d\u2019h\u00e9bergement et dans les camps. En comptant parfois sur l\u2019aide de diff\u00e9rentes organisations internationales de soutien aux r\u00e9fugi\u00e9s espagnols, ils organisent diff\u00e9rentes activit\u00e9s afin de ne pas sombrer dans la folie et la d\u00e9pression. Jeux de cartes, parties d\u2019\u00e9checs, rencontres sportives, cours scolaires de tous niveaux, r\u00e9daction de journaux ou de bulletins, conf\u00e9rences improvis\u00e9es et discussions politiques constituent l\u2019emploi du temps de la majorit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 la mi-juin 1939, 173 000 Espagnols sont encore intern\u00e9s dans les camps fran\u00e7ais. La situation, qui devait \u00eatre temporaire, se prolonge. Les autorit\u00e9s favorisent les rapatriements en Espagne pour all\u00e9ger la charge repr\u00e9sent\u00e9e par les r\u00e9fugi\u00e9s. Nombreux sont alors les Espagnols \u00e0 retourner en terre franquiste, pas toujours volontairement. Des cas de rapatriements forc\u00e9s sont signal\u00e9s, notamment au d\u00e9part des centres d\u2019h\u00e9bergement. Certains r\u00e9fugi\u00e9s essaient alors d\u2019\u00e9migrer en Am\u00e9rique latine, refusant le retour en Espagne tant que Franco est au pouvoir. Le Mexique accueille des r\u00e9fugi\u00e9s, mais les effectifs resteront limit\u00e9s. Alors que la guerre se profile, ceux qui restent deviennent pour le gouvernement fran\u00e7ais une possible main d\u2019\u0153uvre pour remplacer les appel\u00e9s au front. Les Compagnies de Travailleurs \u00c9trangers sont organis\u00e9es d\u00e8s le mois d\u2019avril 1939 par un d\u00e9cret-loi et des milliers d\u2019Espagnols, de sexe masculin et \u00e2g\u00e9s de 20 \u00e0 48 ans, sont embauch\u00e9s dans le but de fortifier les fronti\u00e8res et de participer \u00e0 des travaux publics de grande envergure. Les autorit\u00e9s militaires proposent aussi aux r\u00e9fugi\u00e9s espagnols de rejoindre la L\u00e9gion \u00c9trang\u00e8re ou le corps des R\u00e9giments de Marche de Volontaires \u00c9trangers.<\/p>\n<p>Durant la Seconde Guerre mondiale, des groupes de r\u00e9fugi\u00e9s espagnols s\u2019organisent dans les maquis et entrent en r\u00e9sistance contre l\u2019occupant nazi et le gouvernement de Vichy. La motivation des Espagnols est port\u00e9e par l\u2019espoir de renverser, avec l\u2019aide des d\u00e9mocraties europ\u00e9ennes, le r\u00e9gime de Franco. Or, les puissances alli\u00e9es ne tiendront pas leurs promesses. Franco reste au pouvoir jusqu\u2019en 1975, prolongeant ainsi l\u2019exode des r\u00e9fugi\u00e9s qui deviendront des exil\u00e9s politiques (\u00e0 noter qu\u2019au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on compte 240 000 Espagnols en France, parmi lesquels 40% d\u2019exil\u00e9s r\u00e9publicains).<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, plus de soixante-dix ans apr\u00e8s la Retirada, de nombreux Espagnols \u2013 anciens r\u00e9fugi\u00e9s \u2013 sont toujours install\u00e9s dans les r\u00e9gions fran\u00e7aises, notamment dans le Sud-Ouest. Leurs enfants et petits-enfants se chargent d\u2019entretenir la m\u00e9moire de ceux qui, \u00e0 leurs yeux, ont lutt\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la mort pour un id\u00e9al humaniste.<\/p>\n<p><strong>Dossier r\u00e9alis\u00e9 par Cindy Coignard et Ma\u00eblle Maugendre de l&rsquo;Association Adelante<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.histoire-immigration.fr\/dossiers-thematiques\/caracteristiques-migratoires-selon-les-pays-d-origine\/la-retirada-ou-l-exil\"\">https:\/\/www.histoire-immigration.fr\/dossiers-thematiques\/caracteristiques-migratoires-selon-les-pays-d-origine\/la-retirada-ou-l-exil\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La guerre d\u2019Espagne a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9part de plusieurs vagues de r\u00e9fugi\u00e9s vers la France, de 1936 jusqu\u2019en 1939 o\u00f9 la chute de Barcelone provoque, en quinze jours, un exode sans pr\u00e9c\u00e9dent. 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