{"id":3505,"date":"2021-09-24T15:24:15","date_gmt":"2021-09-24T14:24:15","guid":{"rendered":"http:\/\/retirada37.com\/?p=3505"},"modified":"2021-09-24T15:27:42","modified_gmt":"2021-09-24T14:27:42","slug":"josep-bartoli-les-couleurs-de-lexil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/retirada37.com\/?p=3505","title":{"rendered":"Josep Bartol\u00ed. Les couleurs de l&rsquo;exil"},"content":{"rendered":"<p><strong>UN CR\u00c9ATEUR EN EXIL<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 travers une s\u00e9lection de plus de 150 \u0153uvres, l\u2019exposition \u00ab Josep Bartol\u00ed. Les couleurs de l\u2019exil \u00bb met en perspective des r\u00e9alisations majeures de l\u2019artiste, toujours inspir\u00e9es par l\u2019exil, son engagement et ses combats.<\/p>\n<p>Dans une premi\u00e8re partie, sont pr\u00e9sent\u00e9s les dessins la guerre et les camps, r\u00e9alis\u00e9s au crayon, sans une once de couleur. Ces croquis sont d\u2019une puissance singuli\u00e8re : illustrations politiques riches de d\u00e9tails et de sens, critique du pouvoir, de l\u2019\u00c9tat, de la religion\u2026 Pour Bartol\u00ed, dessiner est une n\u00e9cessit\u00e9, c\u2019est son \u00ab \u0153uvre de r\u00e9sistance \u00bb. Ces dessins sont \u00e9galement l\u2019apparition d\u2019un genre tout \u00e0 fait nouveau : le reportage graphique.<\/p>\n<p>La seconde partie de l&rsquo;exposition fait dialoguer dessin et peinture, qui fait son apparition dans l\u2019\u0153uvre de Bartol\u00ed \u00e0 partir de 1952. Traitant divers th\u00e8mes (la soci\u00e9t\u00e9, l\u2019individu, la culture de masses\u2026) il exploitera tout au long de son parcours les ressources de la couleur, qui prendra parfois totalement le pas sur le trait. Toutefois, chacune de ses \u0153uvres t\u00e9moigne du dialogue constant que Bartol\u00ed entretient volontairement entre abstraction et figuration.<\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Barcelone, Josep Bartol\u00ed est dessinateur et caricaturiste. Il est un partisan convaincu de la R\u00e9publique, qu\u2019il d\u00e9fendra armes et crayons \u00e0 la main. En 1936, il fonde le syndicat des dessinateurs de presse de Catalogne et devient, pendant la guerre d\u2019Espagne, commissaire politique. Apr\u00e8s la chute de Barcelone, Bartol\u00ed s\u2019exile en France le 14 f\u00e9vrier 1939, lors de la Retirada. Il est intern\u00e9 dans plusieurs camps diff\u00e9rents, dont Saint-Cyprien et Agde.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un long p\u00e9riple et l\u2019\u00e9vasion d\u2019un train qui le conduisait au camp de Dachau, il parvient en 1943 au Mexique, qui offre l\u2019asile \u00e0 de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s espagnols. En 1944, avec l\u2019aide de Narc\u00eds Molins i F\u00e0bregas, para\u00eet son ouvrage Campos de concentraci\u00f3n 1939-194\u2026, t\u00e9moignage iconographique sans pr\u00e9c\u00e9dent. Participant \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00e9bullition de la r\u00e9volution mexicaine, Bartol\u00ed c\u00f4toie Diego Rivera et Frida Kahlo, qui le r\u00e9v\u00e8le \u00e0 la couleur.<\/p>\n<p>Josep Bartol\u00ed s\u2019installe ensuite \u00e0 New York. Il y rencontre Rothko, Jackson Pollock, Kline et De Kooning, dessine dans la revue Holiday Magazine et dans le suppl\u00e9ment reporter du Saturday Evening Post. Bien que sa notori\u00e9t\u00e9 d\u2019artiste se consolide de plus en plus aux \u00c9tats-Unis, il reste un cr\u00e9ateur en exil, multipliant les voyages. En dressant un portrait acide de la soci\u00e9t\u00e9, la question politique et sociale est au c\u0153ur de son \u0153uvre jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019id\u00e9e est plus importante que la peinture ou le dessin. J\u2019ai besoin d\u2019expliquer quelque chose et comme je n\u2019ai pas d\u2019autre langage, je dois l\u2019exprimer avec ce que j\u2019ai, le dessin et la peinture, mais en sacrifiant les canons artistiques, en oubliant le classicisme plastique, les lois qui r\u00e9gissent la peinture. Expliquer quelques probl\u00e8mes qu\u2019en g\u00e9n\u00e9ral les peintres oublient beaucoup. \u00bb Josep Bartol\u00ed<br \/>\nLa donation<\/p>\n<p>C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019engagement de Georges Bartoli, commissaire d\u2019exposition et neveu de Josep, et du dessinateur Aurel, r\u00e9alisateur du film Josep (soutenu par la R\u00e9gion Occitanie et le M\u00e9morial du Camp de Rivesaltes) que Bernice Bromberg, veuve de l&rsquo;artiste, prend connaissance du lieu de m\u00e9moire.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019occasion de la sortie du film en salles, en septembre 2020, Bernice Bromberg annonce la donation au M\u00e9morial. Il s&rsquo;agit de l\u2019acte fondateur de l\u2019exposition qui est enrichie par les pr\u00eats des Archives municipales de Barcelone, de la G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Catalogne, du Centre culturel de Terrassa et de Manel Canyameres et Jo\u00eblle Lemmens, collectionneurs priv\u00e9s.<\/p>\n<blockquote><p><iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/jWEEWvjahys\" title=\"YouTube video player\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p><\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/www.memorialcamprivesaltes.eu\/expositions\/josep-bartoli-les-couleurs-de-lexil\">https:\/\/www.memorialcamprivesaltes.eu\/expositions\/josep-bartoli-les-couleurs-de-lexil<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>UN CR\u00c9ATEUR EN EXIL \u00c0 travers une s\u00e9lection de plus de 150 \u0153uvres, l\u2019exposition \u00ab Josep Bartol\u00ed. 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