{"id":2883,"date":"2018-07-14T09:13:11","date_gmt":"2018-07-14T08:13:11","guid":{"rendered":"http:\/\/retirada37.com\/?p=2883"},"modified":"2018-07-14T09:15:06","modified_gmt":"2018-07-14T08:15:06","slug":"etat-espagnol-les-esclaves-du-franquisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/retirada37.com\/?p=2883","title":{"rendered":"Etat espagnol : Les esclaves du franquisme"},"content":{"rendered":"<p>Cette histoire d\u00e9bute par une fuite. Des militants de la CNT [Conf\u00e9d\u00e9ration nationale du travail, le plus grand syndicat espagnol avant la guerre civile, anarcho-syndicaliste] ont br\u00fbl\u00e9 jusqu\u2019aux fondations l\u2019Instituto Cat\u00f3lico de Artes y Oficios de Madrid. Le directeur de l\u2019Institut, le j\u00e9suite Jos\u00e9 Agust\u00edn P\u00e9rez del Pulgar, a d\u00e9cid\u00e9 de partir pour la Belgique. L\u2019attaque contre cet \u00e9difice n\u2019\u00e9tait en rien un hasard. P\u00e9rez del Pulgar est un militant actif de la droite la plus r\u00e9actionnaire; il met \u00e0 profit sa fonction pour diffuser de la propagande, il est convaincu de la n\u00e9cessit\u00e9 de freiner l\u2019expansion des id\u00e9es marxistes parmi les jeunes. Quelques mois apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 le pays, la guerre civile \u00e9clate. Il d\u00e9cide de rentrer, se placer au service du soul\u00e8vement, participer \u00e0 la croisade qui sauvera l\u2019Espagne.<\/p>\n<p>P\u00e9rez del Pulgar passe les mois suivants au nord de la p\u00e9ninsule. Il sait bien que sa place n\u2019est pas au front, mais \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-garde le travail ne manque pas pour des hommes tels que lui. Il ne perd pas son temps. Il se met en relation avec M\u00e1ximo Cuervo Radigales [1893-1982], un g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s proche des sommets eccl\u00e9siastiques en raison de son activit\u00e9 \u00e0 la direction du CEU [Centro de Estudios Universitarios, fond\u00e9 en 1933 par l\u2019Association catholique de propagandistes]. Cuervo Radigales est sur le point de devenir l\u2019un des personnages les plus dangereux et obscurs du r\u00e9gime franquiste, il a toutefois besoin de l\u2019aide du j\u00e9suite. Les deux vont commencer \u00e0 construire l\u2019appareil id\u00e9ologique qui soutiendra le syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire de la dictature.<\/p>\n<p>La r\u00e9compense est imm\u00e9diate. En 1938, Cuervo Radigales est nomm\u00e9 Directeur g\u00e9n\u00e9ral des prisons; il r\u00e9organise les prisons sous contr\u00f4le franquiste. Avec l\u2019aide de P\u00e9rez del Pulgar, il cr\u00e9e un syst\u00e8me de travail forc\u00e9 pour les prisonniers qui sera maintenu pendant toute la dur\u00e9e de la dictature. Celui-ci est plac\u00e9 sous le contr\u00f4le d\u2019un nouvel organisme, le Patronato de Redenci\u00f3n de Penas por trabajo [Fondation\/patronage de r\u00e9demption des peines par le travail]. Cuervo Radigales place le j\u00e9suite \u00e0 la t\u00eate du Patronato, ce dernier est plac\u00e9 sous sa responsabilit\u00e9 directe. L\u2019une des machines r\u00e9pressives parmi les plus cruelles du r\u00e9gime vient de na\u00eetre. Ce Patronato ne sera, toutefois, pas le seul organisme qui fera appel \u00e0 du travail esclave. Il faut en effet ajouter au syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire le syst\u00e8me de camps de concentration cr\u00e9\u00e9 dans l\u2019ensemble de la p\u00e9ninsule au sein desquels ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9s des bataillons de travail. Leurs prisonniers ne devaient pas m\u00eame accomplir des peines, car ils n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s. Ils d\u00e9pendaient directement de l\u2019Inspecci\u00f3n de Campos de Concentraci\u00f3n de Prisioneros (ICCP) puis de la Jefatura de Campos de Concentraci\u00f3n y Batallones Disciplinarios.<\/p>\n<p>Bien que le travail forc\u00e9 des prisonniers f\u00fbt chose courante depuis le coup d\u2019Etat [en juillet 1936], la construction du Valle de los Ca\u00eddos [Vall\u00e9e des tomb\u00e9s, basilique creus\u00e9e dans la roche situ\u00e9e \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Madrid et o\u00f9 sont enterr\u00e9s le fondateur de la Phalange, Jos\u00e9 Antonio Primo de Rivera, et Franco] sera l\u2019un des premiers chantiers \u00e0 faire massivement usage de main-d\u2019\u0153uvre esclave. Franco voulait un grand mausol\u00e9e, un monument digne de la croisade qu\u2019il venait de terminer. Il attendit peu avant de lancer les travaux. Le 1er avril 1940, date du premier anniversaire de la victoire, il publie un d\u00e9cret ordonnant le d\u00e9but des travaux. Le document ne laisse aucun doute quant au but poursuivi: Franco souhaitait rendre hommage \u00e0 ceux qui \u00e9taient tomb\u00e9s en se battant \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. \u00abDestination \u00e9ternelle de p\u00e8lerinage, o\u00f9 le grandiose de la nature offre un cadre digne au terrain dans lequel reposent les h\u00e9ros et martyres de la Croisade.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que P\u00e9rez del Pulgar revient dans notre histoire. Dans un pamphlet publi\u00e9 fin 1939, sous le titre La solution de l\u2019Espagne au probl\u00e8me des prisonniers politiques, le j\u00e9suite jettent les bases de ce qui sera sa t\u00e2che \u00e0 la t\u00eate du Patronato de Redenci\u00f3n de Penas por Trabajo: \u00abil est bien juste que les prisonniers contribuent par leur travail \u00e0 la r\u00e9paration des dommages auxquels ils ont contribu\u00e9 en collaborant avec la r\u00e9bellion marxiste.\u00bb Del Pulgar va faire en sorte qu\u2019ils paient. <\/p>\n<p>Le fonctionnement du Patronato \u00e9tait simple: les entreprises et les entit\u00e9s publiques sollicitaient des prisonniers comme travailleurs et les responsables d\u00e9cidaient du nombre qui leur serait attribu\u00e9 ainsi que la prison o\u00f9 ils seraient s\u00e9lectionn\u00e9s. Les Archives g\u00e9n\u00e9rales de l\u2019administration conservent les registres \u00e9labor\u00e9s par le Patronato entre 1940 et 1960. Ceux-ci d\u00e9taillent les prisonniers attribu\u00e9s, le lieu de destination et le travail qu\u2019ils devront r\u00e9aliser. Ces donn\u00e9es n\u2019ont toutefois pas pu \u00eatre consult\u00e9es de mani\u00e8re syst\u00e9matique, raison pour laquelle les chercheurs qui travaillent sur ce th\u00e8me ont d\u00fb recourir aux Memorias de la Direcci\u00f3n General de Prisiones. Les recherches indiquent qu\u2019il y avait des entreprises de tout type, y compris des petits commerces et des particuliers qui sollicitaient une domestique. Alors qu\u2019ils travaillaient, ils \u00e9taient enferm\u00e9s dans des colonies p\u00e9nitentiaires, en d\u00e9tachement p\u00e9nal, ou m\u00eame dans des prisons. Pour avoir une image g\u00e9n\u00e9rale du syst\u00e8me d\u2019enfermement, il faudrait ajouter \u00e0 ces colonies p\u00e9nitentiaires les camps de concentration dont la fonction \u00e9tait d\u2019interner et de classer les prisonniers de guerre.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/FrancoMonum.jpg\" alt=\"\" width=\"396\" height=\"394\" class=\"alignnone size-full wp-image-2886\" srcset=\"https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/FrancoMonum.jpg 396w, https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/FrancoMonum-150x150.jpg 150w, https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/FrancoMonum-300x298.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 396px) 100vw, 396px\" \/><\/p>\n<p>Les chiffres et l\u2019\u00e9tendue de cette pratique \u00e0 tous les secteurs de l\u2019\u00e9conomie montrent que le syst\u00e8me de travail esclave n\u2019avait rien de provisoire, mais qu\u2019il s\u2019agissait bien d\u2019un pilier central de l\u2019\u00e9conomie franquiste. D\u2019apr\u00e8s les historiens qui ont trait\u00e9 de cette question, le nombre le plus \u00e9lev\u00e9 de prisonniers a \u00e9t\u00e9 destin\u00e9 aux infrastructures et travaux publics: construction de chemins de fer, routes, canaux, prisons et mines. Un exemple est celui de la construction de la prison de Carabanchel, \u00e0 Madrid, o\u00f9 l\u2019on sait qu\u2019en 1946 956 prisonniers travaillaient, bien que l\u2019on ne poss\u00e8de pas de donn\u00e9es sur d\u2019autres ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans son ouvrage intitul\u00e9 El Valle de los Ca\u00eddos: Una memoria de Espa\u00f1a, l\u2019une des recherches les plus d\u00e9taill\u00e9es sur la construction du monument, l\u2019historien Fernando Olmeda ne s\u2019aventure pas \u00e0 donner des chiffres sur le nombre de prisonniers qui ont \u0153uvr\u00e9 au Valle en raison des difficult\u00e9s \u00e0 trouver ces donn\u00e9es. D\u2019apr\u00e8s les Memorias de la Direcci\u00f3n General de Prisiones, il y aurait eu environ 500 prisonniers par ann\u00e9e entre 1943 et 1950, bien qu\u2019il n\u2019y ait aucun chiffre pour certaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Les travaux furent confi\u00e9s \u00e0 trois entreprises de la construction \u2013 Ban\u00fas, Mol\u00e1n et San Rom\u00e1n \u2013 dont les dirigeants eux-m\u00eames faisaient le tour des prisons pour s\u00e9lectionner les d\u00e9tenus. Teodoro Garc\u00eda Ca\u00f1as, prisonnier \u00e0 Oca\u00f1a, rappelle dans le libre Esclavos por la patria comment Juan Ban\u00fas examinait personnellement les dents et les muscles des prisonniers pour choisir ceux qui seraient les plus \u00e0 m\u00eame \u00e0 tenir le coup. Nombreux sont ceux qui ne le firent pas. Aux morts caus\u00e9s par les mauvaises conditions de travail et par l\u2019\u00e9puisement, il faut ajouter ceux qui moururent de silicose \u00e0 la suite du travail dans les cryptes.<\/p>\n<p>P\u00e9rez del Pulgar observait la progression du Valle de los Ca\u00eddos et souriait. Les prisonniers se rachetaient non seulement vis-\u00e0-vis de la patrie, mais aussi face \u00e0 Dieu. En \u00e9change de leur travail, le Patronato avait \u00e9tabli un syst\u00e8me de r\u00e9duction des condamnations et un salaire dont l\u2019objectif \u00e9tait de montrer qu\u2019il \u00e9tait possible de revenir sur le droit chemin et d\u2019obtenir le pardon. Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que ces mesures furent peu mises en place. Le syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire de Cuervo Radigales \u00e9tait fond\u00e9 sur l\u2019arbitraire et la torture syst\u00e9matique des d\u00e9tenus, qui souffraient de mesures telles que la politique de dispersion permanente baptis\u00e9e de \u00abtourisme p\u00e9nitentiaire\u00bb par Radigales. Pour ce qui est du salaire, il \u00e9tait fix\u00e9 \u00e0 2 pesetas par jour, desquels l\u2019Etat d\u00e9duisait 1,5 pour les frais d\u2019entretien.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/Valledeloscaidos.jpg\" alt=\"\" width=\"269\" height=\"426\" class=\"alignnone size-full wp-image-2885\" srcset=\"https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/Valledeloscaidos.jpg 269w, https:\/\/retirada37.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/Valledeloscaidos-189x300.jpg 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 269px) 100vw, 269px\" \/><\/p>\n<p><strong>La plus grande fosse commune de la p\u00e9ninsule<\/strong><\/p>\n<p>Franco choisi un autre anniversaire pour l\u2019inauguration du Valle de los Ca\u00eddos, celui de 1959 [20 ans apr\u00e8s la fin de la guerre civile]. Alors que dans un premier temps il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que seuls les h\u00e9ros franquistes y seraient enterr\u00e9s, en 1958 le r\u00e9gime changea d\u2019id\u00e9e: une lettre du ministre de Gobernaci\u00f3n [de l\u2019int\u00e9rieur] sp\u00e9cifiait que les inhumations se feraient \u00absans distinction du camp dans lequel ils combattirent\u00bb. L\u2019endroit ne cessa jamais d\u2019\u00eatre un monument \u00e0 la victoire franquiste, mais on d\u00e9cida d\u2019y transf\u00e9rer les cadavres provenant de fosses communes de pratiquement toute la p\u00e9ninsule, sans tenir compte d\u2019o\u00f9 ils venaient et sans aviser les familles.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9norme transfert, 33\u2019833 corps, qui se prolongea jusqu\u2019en 1983, transforma le Valle de los Ca\u00eddos en la plus grande fosse commune d\u2019Espagne. 12\u2019410 cadavres n\u2019ont toujours pas \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. Bien que les fosses aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es de propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019Etat en 2007, leur acc\u00e8s d\u00e9pend de l\u2019Eglise en vertu des accords de 1979 avec le Vatican. L\u2019Eglise a fait usage de ce pouvoir pour refuser les identifications, y compris contre des d\u00e9cisions judiciaires comme dans le cas, en 2017, de Manuel et Ramiro Lape\u00f1a.<\/p>\n<p>Ces accords, qui ont rang de trait\u00e9 international et sont par cons\u00e9quent au-dessus des lois nationales, constituent l\u2019obstacle principal auquel fait face le gouvernement [S\u00e1nchez] pour transf\u00e9rer les restes de Franco. L\u2019avenir du mouvement soul\u00e8ve toutefois d\u2019autres questions. L\u2019une d\u2019elles est celle de sa transformation possible en un m\u00e9morial des victimes des deux camps, ainsi que l\u2019avait recommand\u00e9 le Comit\u00e9 d\u2019experts nomm\u00e9 par Zapatero en 2011. Cette transformation semble compliqu\u00e9e pour un monument dont la finalit\u00e9 \u00e9tait claire d\u00e8s le d\u00e9but et qui est rest\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, un lieu d\u2019hommage au franquisme. Il s\u2019agit aussi de r\u00e9pondre \u00e0 des questions telles que celle du financement de sa restauration, dont le co\u00fbt est estim\u00e9 \u00e0 13 millions d\u2019euros en raison de l\u2019importante d\u00e9t\u00e9rioration du monument.<\/p>\n<p>En 2011, Joan Tard\u00e1 [d\u00e9put\u00e9 membre d\u2019ERC] proposa au Congr\u00e8s que ces co\u00fbts soient port\u00e9s par les entreprises qui s\u2019\u00e9taient enrichies gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019usage de main-d\u2019\u0153uvre esclave. Pour appuyer son propos, il utilisa une photographie des travaux o\u00f9 l\u2019on pouvait voir une affiche de l\u2019entreprise Huarte, anc\u00eatre de l\u2019actuelle OHL [Obrasc\u00f3n Huarte Lain, S.A., l\u2019une des six plus grandes entreprises espagnoles de la construction]. Au dos de la photo, une note indiquait qu\u2019il fallait effacer l\u2019affiche pour \u00e9viter toute association avec l\u2019entreprise. En r\u00e9alit\u00e9, la participation de Huarte aux chantiers fut plus tardive, en 1950, alors que, selon les donn\u00e9es de la Direcci\u00f3n General de Prisiones, il n\u2019y avait plus de travail esclave. Toutefois, ainsi que l\u2019ont signal\u00e9 les collectifs de m\u00e9moire historique de Navarre lorsque F\u00e9lix Huarte a re\u00e7u la m\u00e9daille d\u2019or de Navarre, la complicit\u00e9 de ce dernier avec la dictature \u00e9tait tr\u00e8s forte. Il est probable qu\u2019il ait eu recours \u00e0 du travail esclave sur d\u2019autres chantiers, tels que la construction de l\u2019a\u00e9rodrome d\u2019Ablitas.<\/p>\n<p>Huarte n\u2019\u00e9tait pas seul. Les grandes fortunes de l\u2019IBEX 35 [l\u2019indice boursier espagnol], \u00e9difi\u00e9s sur le travail esclave, ne souhaitaient pas laisser de traces de leur pass\u00e9. Ainsi que l\u2019ont d\u00e9couvert des recherches du Financial Times, publi\u00e9es en 2003, et de La Marea, en 2014, aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019OHL se trouvent de nombreuses autres entreprises dont la fortune repose sur le travail forc\u00e9, des compagnies mini\u00e8res Norte ou Duro \u00e0 des entreprises de la construction comme Acciona et ACS en passant par Iberdrola ou Gas Natural Fenosa.<\/p>\n<p>Toutes ces entreprises ont refus\u00e9 de donner toute explication et \u00e0 fournir des informations sur cette affaire. Le syst\u00e8me cr\u00e9\u00e9 par P\u00e9rez del Pulgar et Cuervo Rodigales produit toujours, bien des ann\u00e9es plus tard, des b\u00e9n\u00e9fices. (Article publi\u00e9 le 27 juin sur le site Elsaltodiario.com. L\u2019auteure remercie l\u2019historien Fern\u00e1n Mendiola pour la r\u00e9vision et l\u2019am\u00e9lioration du texte. Traduction A l\u2019Encontre)<\/p>\n<p><strong>Layla Mart\u00ednez<\/strong><\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"qyfgzFuqjK\"><p><a href=\"http:\/\/alencontre.org\/europe\/espagne\/etat-espagnol-les-esclaves-du-franquisme.html\">Etat espagnol. Les esclaves du franquisme<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" title=\"\u00ab\u00a0Etat espagnol. 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