{"id":19305,"date":"2026-04-27T10:22:54","date_gmt":"2026-04-27T09:22:54","guid":{"rendered":"https:\/\/retirada37.com\/?p=19305"},"modified":"2026-04-27T10:22:54","modified_gmt":"2026-04-27T09:22:54","slug":"la-retirada-dont-ils-ne-nous-ont-jamais-parle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/retirada37.com\/?p=19305","title":{"rendered":"La Retirada dont ils ne nous ont jamais parl\u00e9."},"content":{"rendered":"<p>Journal Publico<br \/>\n26 avril 2026<br \/>\npar Juan Tortosa<br \/>\nTraduit par Luis Lopez<\/p>\n<p>La semaine derni\u00e8re, une centaine de personnes ont c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la IV\u00e8me Marxa de la Retirada (Quatri\u00e8me marche de la Retirada). Cette ann\u00e9e, nous sommes partis de Montju\u00efc, o\u00f9, en 1936, une Olympiade populaire \u00e9tait envisag\u00e9e comme alternative \u00e9thique aux Jeux de Berlin. Elle n&rsquo;a jamais eu lieu, le coup d&rsquo;\u00c9tat du 18 juillet ayant tout interrompu. Nous avons bien s\u00fbr rendu hommage \u00e0 Llu\u00eds Companys. La deuxi\u00e8me \u00e9tape a suivi le sentier c\u00f4tier jusqu&rsquo;\u00e0 Matar\u00f3. Ce tron\u00e7on est connu sous le nom de Cam\u00ed del Nord (chemin du Nord), un itin\u00e9raire emprunt\u00e9 par des milliers de personnes de la r\u00e9gion de Maresme fuyant les troupes de Franco. Nous sommes ensuite mont\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 Camprodon et Prats de Moll\u00f3, puis avons continu\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 Argel\u00e8s-sur-Mer. Il y a quatre-vingt-sept ans, un demi-million d&rsquo;Espagnols, principalement des Catalans, mais aussi des Aragonais, des Andalous et des Castillans, ont travers\u00e9 les Pyr\u00e9n\u00e9es pour fuir la terreur apr\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e des fascistes \u00e0 Barcelone. Il s&rsquo;agissait de la quatri\u00e8me marche comm\u00e9morant ce que l&rsquo;on appelle la Retirada. Tout comme lors de La Desbanda de Malaga \u00e0 Almer\u00eda, que nous c\u00e9l\u00e9brons \u00e9galement chaque ann\u00e9e en f\u00e9vrier, nous exigeons ici la v\u00e9rit\u00e9, la justice et des r\u00e9parations.<\/p>\n<p>Le dernier tron\u00e7on de la Route de la Retirada, qui traverse Collioure et s&rsquo;ach\u00e8ve \u00e0 Portbou, est profond\u00e9ment \u00e9mouvant. La tombe d&rsquo;Antonio Machado, symbole de l&rsquo;exil intellectuel et \u00e9motionnel, et celle de Walter Benjamin, incarnant la trag\u00e9die europ\u00e9enne et le d\u00e9sespoir de ceux qui fuyaient les nazis, sont deux exemples qui convergent vers un m\u00eame point\u00a0: la n\u00e9cessit\u00e9, et l&rsquo;obligation, de ne pas oublier. C&rsquo;\u00e9tait en plein hiver que le demi-million de personnes qui ont fui vers la France entre le 28\u00a0janvier et le 13\u00a0f\u00e9vrier\u00a01939 l&rsquo;ont fait \u00e0 pied, n&#8217;emportant que leurs v\u00eatements, dans la neige et la peur. Plus d&rsquo;un tiers d&rsquo;entre elles \u00e9taient des femmes, des enfants et des personnes \u00e2g\u00e9es.<\/p>\n<p>Tous ces gens en plein d\u00e9sespoir travers\u00e8rent Le Perthus, Cerb\u00e8re, Bourg-Madame ou Prats de Moll\u00f3 et arriv\u00e8rent de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 des Pyr\u00e9n\u00e9es, \u00e9puis\u00e9s, affam\u00e9s et humili\u00e9s. Peu apr\u00e8s, ils d\u00e9couvriront qu&rsquo;un autre enfer les attendrait dans le pays voisin apr\u00e8s l&rsquo;occupation allemande\u00a0: des camps de concentration comme Argel\u00e8s-sur-Mer, Saint-Cyprien ou Bram\u00a0; des plages barricad\u00e9es\u00a0; des trous creus\u00e9s dans le sable pour dormir\u00a0; le froid, la dysenterie et le m\u00e9pris. Nombre de ces r\u00e9publicains finiront dans les camps nazis ou rejoindront la R\u00e9sistance fran\u00e7aise. D&rsquo;autres, comme ceux qui avaient atteint la Catalogne apr\u00e8s avoir surv\u00e9cu \u00e0 La Desband\u00e0 deux ans plus t\u00f4t, portaient d\u00e9j\u00e0 en eux le parfum d&rsquo;un exil d\u00e9finitif.<\/p>\n<p>Pendant des d\u00e9cennies, ni la Retirada ni la Desbanda ne furent \u00e9voqu\u00e9s. Un silence absolu r\u00e9gnait dans les \u00e9coles, dans les rues, entre voisins, et m\u00eame au sein des foyers. Rares \u00e9taient les familles \u00e0 parler de ce qui nous \u00e9tait arriv\u00e9. Apr\u00e8s la mort du dictateur, un autre pacte de silence, conclu pendant la Transition pour \u00ab \u00e9viter de rouvrir les plaies \u00bb, a maintenu plusieurs g\u00e9n\u00e9rations sans conna\u00eetre les raisons de tant de peur et de silence. Le franquisme n&rsquo;a pas seulement tu\u00e9 et exil\u00e9, il est aussi parvenu \u00e0 effacer une partie de notre Histoire. Comment est-il possible que des g\u00e9n\u00e9rations enti\u00e8res n&rsquo;aient jamais entendu parler de la Retirada ni de la Desbanda\u00a0? Quelle sorte de r\u00e9cit collectif avons-nous construit pour que ces \u00e9pisodes soient rel\u00e9gu\u00e9s \u00e0 la marge\u00a0?<br \/>\nVoil\u00e0 pourquoi ces marches sont importantes\u00a0: elles sont une forme de p\u00e9dagogie vivante, parce qu\u2019elles sont une fa\u00e7on de le raconter aux nouvelles g\u00e9n\u00e9rations, et \u00e0 celles qui suivent, ce qui nous est arriv\u00e9\u00a0: un coup d\u2019\u00c9tat contre un gouvernement l\u00e9gitime qui a co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 des centaines de milliers de personnes en trois ans, suivi d\u2019une r\u00e9pression syst\u00e9matique qui a dur\u00e9 quatre d\u00e9cennies. Ceux qui ont choisi de fuir lors de la Retirada ou de la Desbanda \u00e9taient des enseignants, des ouvriers, des intellectuels ou des paysans qui croyaient en une Espagne moderne, la\u00efque et juste. Ce n\u2019\u00e9taient absolument pas des \u00ab\u00a0rouges\u00a0\u00bb sans c\u0153ur, soyons clairs.<br \/>\nJe crois que marcher en hommage aux victimes de cette ignominie les rend plus dignes. \u00c0 Argel\u00e8s, il y a un cimeti\u00e8re pour les Espagnols, un monument sur la plage, un m\u00e9morial. L\u00e0, on d\u00e9pose des fleurs et on lit des noms\u00a0; on leur rend la dignit\u00e9 que leur ont refus\u00e9e les camps de concentration fran\u00e7ais et l\u2019oubli espagnol, et on r\u00e9siste ainsi \u00e0  la propagande n\u00e9gationniste des descendants de ces criminels \u2013 nombre d\u2019entre eux \u00e9tant aujourd\u2019hui les agitateurs et dirigeants des groupes fascistes qui corrompent au quotidien notre coexistence. Non, le n\u00e9gationnisme n\u2019a pas disparu, loin de l\u00e0. Il y a encore ceux qui relativisent, qui mettent sur le m\u00eame plan, qui parlent des \u00ab\u00a0deux camps\u00a0\u00bb comme si le coup d\u2019\u00c9tat fasciste et la trag\u00e9die qu\u2019il a engendr\u00e9e \u00e9taient un match de football. Eh bien non\u00a0!<br \/>\nLa m\u00e9moire d\u00e9mocratique est le fondement sur lequel nous devons b\u00e2tir une soci\u00e9t\u00e9 qui refuse de r\u00e9p\u00e9ter les erreurs du pass\u00e9. Ce n&rsquo;est pas un caprice de la gauche ; \u00e7a suffit de mentir. La Loi sur la M\u00e9moire D\u00e9mocratique le reconna\u00eet, mais les lois seules ne suffisent pas. La Retirada et la Desbanda doivent continuer d&rsquo;\u00eatre comm\u00e9mor\u00e9s chaque ann\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la m\u00e9moire des victimes soit pleinement restaur\u00e9e. Il reste beaucoup \u00e0 faire, car la r\u00e9sistance persiste et l&rsquo;engagement politique des institutions est faible et insuffisant. Contrairement \u00e0 ce que beaucoup craignent, je veux croire que les fascistes ne gouverneront pas notre pays, qu&rsquo;ils ne gagneront pas les prochaines \u00e9lections. Quoi qu&rsquo;il arrive, la menace demeurera, c&rsquo;est pourquoi nous devons mener ces combats avec la plus grande urgence afin que, s&rsquo;ils acc\u00e8dent un jour au pouvoir, ils constatent que tout le travail de r\u00e9paration a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 accompli.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;aucune rue ne porte le nom de ceux qui ont assassin\u00e9 tant d&rsquo;innocents, mais que les noms des criminels responsables de ces massacres soient r\u00e9p\u00e9t\u00e9s sans cesse afin que leurs crimes soient connus, afin qu&rsquo;ils ne restent pas impunis. Que les familles des victimes re\u00e7oivent la reconnaissance publique qu&rsquo;elles m\u00e9ritent. Que personne, lorsqu&rsquo;on \u00e9voque La Desband\u00e1 ou La Retirada, ne hausse les \u00e9paules en demandant\u00a0: \u00ab\u00a0Mais c&rsquo;est quoi\u00a0\u00e7a ?\u00a0\u00bb parce que les moyens de diffuser cette information restent rares. Que le grand public prenne pleinement conscience de la gravit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements et que la majorit\u00e9 exige des excuses publiques des institutions. Nous avons pris du retard, beaucoup de retard.<\/p>\n<p>Juan Tortosa, journaliste<\/p>\n<p>\u200b La Retirada que nunca nos contaron<br \/>\nDiario Publico<br \/>\n26\/04\/2026 21:00<br \/>\nPor Juan Tortosa<\/p>\n<p>Durante esta \u00faltima semana, un centenar de personas hemos celebrado la\u00a0IV Marxa de\u00a0La Retirada. Este a\u00f1o la iniciamos en\u00a0Montjuic,\u00a0donde en 1936 se proyect\u00f3 una Olimpiada Popular que pretend\u00eda ser la alternativa \u00e9tica a los Juegos de Berl\u00edn. No lleg\u00f3 a celebrarse porque el golpe de Estado del 18 de julio lo trunc\u00f3 todo. Homenajeamos, por supuesto, a\u00a0Llu\u00eds Companys. La segunda etapa la realizamos siguiendo el camino de la costa hasta Matar\u00f3. Este tramo se conoce como el\u00a0Cam\u00ed del Nord, una ruta que miles de personas de la comarca del Maresme recorrieron en su huida de las tropas de Franco. Subimos despu\u00e9s a Camprod\u00f3n y Prats de Moll\u00f3 y continuamos hasta recalar en Argel\u00e8s-sur-Mer. Hace 87 a\u00f1os, medio mill\u00f3n de espa\u00f1oles en total, catalanes en su mayor\u00eda pero tambi\u00e9n aragoneses, andaluces y castellanos, cruzaron los Pirineos huyendo del terror tras la llegada de los fascistas a Barcelona. Ha sido la IV Marxa\u00a0en memoria de lo que se conoce como La Retirada. Igual que se hace en\u00a0La Desband\u00e1\u00a0de M\u00e1laga a Almer\u00eda, que cada febrero homenajeamos tambi\u00e9n, aqu\u00ed se reclama verdad, justicia y reparaci\u00f3n.<br \/>\nEl tramo final de\u00a0La Retirada,\u00a0donde se pasa por Colliure y se termina en Portbou, es conmovedor. La tumba de\u00a0Antonio Machado, s\u00edmbolo del exilio intelectual y emocional, y la de\u00a0Walter Benjamin, que encarna el drama europeo y la desesperaci\u00f3n de quienes hu\u00edan de los nazis, son dos casos que convergen en un mismo punto, la necesidad, y la obligaci\u00f3n, de no olvidar. Era pleno invierno cuando el medio mill\u00f3n de personas que escap\u00f3 hacia Francia entre el 28 de enero y el 13 de febrero de 1939 lo hizo caminando a pie con lo puesto, bajo la nieve y el miedo. M\u00e1s de la tercera parte eran mujeres, ni\u00f1os y ancianos.<\/p>\n<p>Aquellas gentes desesperadas cruzaron por\u00a0Le Perthus, Cerb\u00e8re, Bourg-Madame o Prats de Moll\u00f3\u00a0y llegaron al otro lado de los Pirineos exhaustos, fam\u00e9licos y humillados. Poco despu\u00e9s descubrir\u00edan que en el pa\u00eds vecino les esperaba otro infierno tras la ocupaci\u00f3n alemana. Campos de concentraci\u00f3n de\u00a0Argel\u00e8s-sur-Mer, Saint-Cyprien o Bram, playas cercadas con alambre de espino, agujeros cavados en la arena para dormir, fr\u00edo, disenter\u00eda y desprecio. Muchos de aquellos republicanos acabar\u00edan en los campos nazis o luchando en la Resistencia francesa. Otros, como quienes hab\u00edan llegado hasta Catalunya tras sobrevivir a\u00a0La Desband\u00e1\u00a0dos a\u00f1os antes, llevaban ya en sus carnes el aroma del exilio permanente.<\/p>\n<p>Durante d\u00e9cadas apenas se habl\u00f3 ni de\u00a0La Retirada\u00a0ni de\u00a0La Desband\u00e1. Silencio absoluto en los colegios, en la calles, entre los vecinos y tambi\u00e9n dentro de casa. En muy pocas familias se hablaba de lo que nos pas\u00f3. Tras la muerte del dictador otro pacto de silencio, el enhebrado en la Transici\u00f3n para \u201cno remover heridas\u201d, ha mantenido a varias generaciones sin conocer la raz\u00f3n de tanto miedo y tanto silencio. El franquismo no solo mat\u00f3 y exili\u00f3, sino que consigui\u00f3 tambi\u00e9n borrar parte de nuestra historia\u00a0\u00bfC\u00f3mo es posible que haya generaciones enteras que no hayan o\u00eddo hablar nunca de\u00a0La Retirada\u00a0o de\u00a0La Desband\u00e1?\u00a0\u00bfqu\u00e9 tipo de relato colectivo hemos construido para que estos episodios queden al margen?<\/p>\n<p>Por eso estas marchas importan, porque son pedagog\u00eda viva, porque son la forma de contarle a las nuevas generaciones, y a las no tan nuevas, lo que nos pas\u00f3, un golpe de Estado contra un gobierno leg\u00edtimo que acab\u00f3 en tres a\u00f1os con la vida de cientos de miles de personas y al que sigui\u00f3 una represi\u00f3n sistem\u00e1tica que dur\u00f3 cuatro d\u00e9cadas m\u00e1s. Quienes decidieron huir en\u00a0La Retirada\u00a0o en\u00a0La Desband\u00e1\u00a0eran maestros, obreros, intelectuales o campesinos que creyeron que Espa\u00f1a pod\u00eda ser moderna, laica y justa. No eran en absoluto unos \u00ab\u00a0rojos\u00a0\u00bb desalmados, ya est\u00e1 bien.<br \/>\nCreo que caminar para homenajear a quienes fueron v\u00edctimas de aquella ignominia les dignifica. En Argel\u00e8s hay un cementerio de espa\u00f1oles, un monolito en la playa, un memorial. All\u00ed se depositan flores y se leen nombres, se les devuelve la dignidad que les negaron los campos de concentraci\u00f3n franceses y el olvido espa\u00f1ol y se planta cara a la propaganda negacionista de los descendientes de aquellos criminales, muchos de ellos instigadores y cuadros hoy d\u00eda de las formaciones fascistas que encanallan a diario nuestra convivencia. No, el negacionismo no ha desaparecido ni mucho menos. Contin\u00faan existiendo quienes relativizan, quienes equiparan, quienes hablan de \u00ab\u00a0ambos bandos\u00a0\u00bb como si el golpe de Estado fascista y la tragedia que este provoc\u00f3 hubiera sido un partido de f\u00fatbol. \u00a1Pues no!<br \/>\nLa memoria democr\u00e1tica es el suelo sobre el que hay que construir una sociedad que no quiere repetir errores, no es un capricho de la izquierda, ya est\u00e1 bien de mentir. La Ley de Memoria Democr\u00e1tica as\u00ed lo reconoce, pero las leyes solas no bastan.\u00a0La Retirada\u00a0y\u00a0La Desband\u00e1\u00a0tienen que seguir record\u00e1ndose cada a\u00f1o hasta que la memoria de las v\u00edctimas est\u00e9 reparada por completo. Queda mucho trabajo, porque las resistencias contin\u00faan siendo muchas y el compromiso pol\u00edtico de las instituciones es d\u00e9bil y escaso. Al contrario de lo que muchos temen, quiero pensar que los fascistas no van a gobernar en nuestro pa\u00eds, que no van a ganar las pr\u00f3ximas elecciones. Ocurra lo que ocurra, la amenaza continuar\u00e1 estando ah\u00ed, por eso las peleas hay que darlas con la mayor urgencia posible para que, si alguna vez llegaran a gobernar, se encuentren con todo el trabajo de reparaci\u00f3n hecho.<\/p>\n<p>Que no quede ni una calle con el nombre de quienes asesinaron a tantos y tantos inocentes, pero que se repitan una y otra vez los nombres y apellidos de los criminales responsables de aquellas masacres para que se conozcan sus cr\u00edmenes, para que no queden impunes. Que los familiares de las v\u00edctimas reciban el reconocimiento p\u00fablico que ellos y sus familias merecen. Que no haya nadie que cuando se le hable de\u00a0La Desband\u00e1\u00a0o de\u00a0La Retirada\u00a0se encoja de hombros y te pregunte \u00ab\u00a0\u00bfeso qu\u00e9 es?\u00a0\u00bb porque los canales para divulgarlo contin\u00faen siendo pocos y escasos. Que el com\u00fan de la ciudadan\u00eda adquiera verdadera conciencia de la dimensi\u00f3n de todo aquello y que de una manera mayoritaria se exija a las instituciones que pidan p\u00fablicamente perd\u00f3n. Vamos tarde, vamos muy, muy tarde.<\/p>\n<p>Juan Tortosa<br \/>\nPeriodista<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Journal Publico 26 avril 2026 par Juan Tortosa Traduit par Luis Lopez La semaine derni\u00e8re, une centaine de personnes ont c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la IV\u00e8me Marxa de la Retirada (Quatri\u00e8me marche de la Retirada). Cette ann\u00e9e, nous sommes partis de Montju\u00efc, o\u00f9, en 1936, une Olympiade populaire \u00e9tait envisag\u00e9e comme alternative \u00e9thique aux Jeux de Berlin. 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