Archives de catégorie : Histoire

Le « Stanbrook », dernier navire de réfugiés espagnols : La guerre est terminée.

Fin mars 1939.

Le port d’Alicante est le dernier réduit où se réfugient 15 000 à 20 000 personnes selon les sources, cherchant à échapper aux griffes franquistes. Leur dernier espoir, la mer: trouver un navire pour les libérer de l’enfer qui les attend mais, espoir trahi, la mer libératrice sera la même que celle d’Argelès ou de St Cyprien, c’est-à-dire un horizon infranchissable. Bien que n’étant pas l’ouvrage d’un historien, Rafael Torres, retrace fidèlement, à partir d’archives, l’histoire de ce cargo, le Stanbrook, commandé par le capitaine britannique Archibald Dickson, 47 ans.

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TORRES Rafael, Los náufragos del Stanbrook. Sevilla: Algaida, 2004, 250 p.

 

Madrid. Début mars 1939.

Le colonel Segismundo Casado se rebelle contre le gouvernement Negrín et crée le Consejo Nacional de Defensa. Son objectif est de trouver “une paix négociée, honorable, entre militaires” pour mettre fin à la guerre. Franco refuse car il a toujours exigé une reddition sans conditions. Rappelons qu’il a fait publier une loi (Ley de Responsabilidades Políticas) un mois auparavant, le 9 février 1939, où sont rendu responsables politiquement les personnes impliquées dans les troubles de l’ordre public du 1er octobre 1934 (début de la « Révolution des Asturies ») jusqu’au 18 juillet 1936, loi à effet rétroactif. Vaincu, Casado livre la république à Franco. Casado demande néanmoins de faciliter l’arrivée de navires français et anglais dans différents ports pour évacuer ceux qui le souhaitent. Ces navires n’arriveront jamais.

 

La Stanbrook.

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Le Stanbrook accoste au port d’Alicante le 19 mars 1939 afin d’embarquer des cargaisons. Archibald Dickson, capitaine du cargo, attend les dernières instructions de l’armateur pour le chargement mais, compte tenu des événements, les communications sont lentes et difficiles. Ce petit cargo, construit en 1909, ancien charbonnier de 1400 t, doit charger du tabac, des oranges et du safran. L’équipage est composé de 24 marins mais il a la capacité d’embarquer une centaine de personnes.

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Alicante est encerclée, la ville est désormais sous l’autorité du général italien Gambarra, à la tête de la división Littoria. Devant la confusion qui règne sur le port il prend l’initiative d’autoriser l’évacuation des personnes qui se sont réfugiées dans les consulats. Franco le relève de son commandement. Les consuls français et argentins et le député communiste Charles Tillon (en mission político-humanitaire) avaient demandé aux autorités locales que le port soit placé en “zone neutre”. Ils sont mis aux arrêts “pour rébellion” puis finalement libérés grâce à un sauf-conduit. La situation est tendue sur les quais, la foule, de plus en plus angoissée, attend l’arrivée des navires français et anglais qui leur ont été promis. Le désespoir est tel que les suicides sont nombreux, difficiles à évaluer, de 50 à 68 selon les sources: suicide par noyade, par arme à feu, certains s’égorgeant à l’aide d’un rasoir. [Voir les cinquante premières pages de l’excellent roman graphique “La Nueve” de Paco Roca qui relate cet épisode, en particulier page 31.]

Les autorités portuaires républicaines encore en fonction essaient de convaincre le capitaine d’embarquer quelques centaines de personnes dont le passeport a été validé à la hâte par le Gouverneur Civil, le socialiste Manuel Rodríguez, pour rejoindre le port d’Oran. Dickson, devant ce spectacle désolant, décide finalement de ne pas charger de marchandises et prend la décision d’embarquer entre 800 à 900 passagers.

« Debido al gran número de refugiados me encontraba en un dilema sobre mi propia postura, ya que mis instrucciones eran que no debía tomar refugiados a menos de que estuviesen realmente necesitados. No obstante, después de ver la condición en que se hallaban decidí desde un punto de vista humanitario aceptarlos a bordo… »

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Le transfert se fait dans l’ordre mais rapidement la confusion s’empare de ceux qui sont restés à quai, la situation dégénère et le capitaine se voit contraint d’embarquer le maximum de personnes. Dickson, atterré par tant de désolation, rendra compte plus tard de ce qu’il a vu de ses propres yeux dans une lettre au journal Sunday Dispatch : des personnes de toute condition sociale et de tous âges, certaines en haillons mais aussi d’autres en costume, toutes dans la désolation. (Voir liens)

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Le 28 mars 1939 dans la soirée, soit quatre jours avant la fin de la guerre, le Stanbrook prend le large avec 2638 personnes à son bord dont 398 femmes, 147 enfants et 15 nouveaux-nés. Parmi les passagers il y a 94 étrangers, majoritairement argentins, allemands, français, cubains, italiens,… (voir la liste en annexe). Le navire surchargé est en dessous de la ligne de flottaison, les manoeuvres sont hasardeuses. Le croiseur Canarias et le démineur Vulcano  (franquistes) bloquent le port au large mais le mauvais temps permet au capitaine de s’en déjouer.

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La promiscuité est telle que les conditions de vie à bord sont déplorables, les toilettes sont bouchées, la place manque, on s’entasse. On s’agglutine dans les cales car il fait froid à l’extérieur, on se réchauffe dans la salle des machines ou près de la cheminée sur le pont. Le capitaine a offert sa cabine à quelques malades et ne peut proposer qu’un peu de café chaud et quelques aliments (beaucoup avaient cependant apporté du pain). Au dénuement s’ajoute l’angoisse, on appréhende les torpilles sous-marines et les canonnades. A la vue d’un panache de fumée, on craint un navire ennemi, les passagers se précipitent sur le bord mettant subitement le bateau en déséquilibre précaire.

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Après 22 heures de traversée, le cargo atteint enfin le port de Mazalquiver (Mers el Kébir), près d’Oran. Il est mis en quarantaine dans la rade du port sans que l’on connaisse réellement les raisons de cette mesure (officiellement par crainte du typhus mais des raisons politiques ne sont pas à exclure car les autorités coloniales redoutent “les rouges”). Deux jours plus tard elles laissent finalement débarquer femmes et enfants. La solidarité et la générosité des locaux apportera nourriture et réconfort à ces espagnols désemparés. Ce n’est qu’un mois plus tard que les hommes (environ 1500) pourrons quitter le navire, épuisés et affamés. La plupart sont envoyés au camp de concentration de Boghari.

Les autorités françaises réclament la somme de 170 000 francs pour divers frais, cette somme sera réglée par l’antenne locale d’Oran du SERE (cf. Infra).

Mission accomplie, le Stanbrook reprend la mer le 1er mai.

Le 30 mars, le colonel Casado s’est enfuit depuis le port de Gandía avec la majorité des membres de la Junta de Defensa Nacional. Ils embarquent à bord du navire anglais Galatea puis sont transférés sur le navire hôpital Maine, navire qui suppose plus de sûreté dans la traversée jusqu’à Marseille, avec 143 hommes, 19 femmes et 2 enfants. Accosté à proximité,  le navire marchand Mar Negro, armé par Franco, surveille l’opération sans intervenir, il a reçu des consignes. Une forme de gratitude de Franco envers celui qui a mis fin au conflit en lui livrant la république et qu’il laisse fuir… La Guerre Civile se termine comme elle a commencé: un coup d’état militaire contre un gouvernement jugé révolutionnaire.

Et ceux qui n’ont pu partir?

On les estime à 16 000 dont 2 000 femmes et enfants. Ils sont dépouillés de leurs objets personnels, bijoux et valeurs. Les militaires les confinent provisoirement dans stades, arènes, casernes, les femmes et les enfants dans les cinémas et le château de Santa Bárbara qui domine la ville. Les hommes sont envoyés dans un camp en plein air, aménagé à la hâte par les troupes italiennes: El campo de los Almendros dont les conditions de détention sont très précaires. Il sera fermé en novembre. Le premier camp d’internement franquiste?

L’écrivain Max Aub (1903-1972), dans son roman Campo de los Almendros, recueille  le témoignage de son ami qui fut interné avec lui, le célèbre historien et universitaire Manuel Tuñón de Lara (1915-1997), qui écrit “… viajaba ligero de equipaje; solo llevaba las Obras Completas de Antonio Machado”.
Max Aub note dans les dernières pages de Campo de los almendros: « Estos que ves ahora deshechos, maltrechos, furiosos, aplanados, sin afeitar, sin lavar, cochinos, sucios, cansados, mordiéndose, hechos un asco, destrozados, son, sin embargo, no lo olvides, hijo, no lo olvides nunca pase lo que pase, son lo mejor de España, los únicos que, de verdad, se han alzado, sin nada, con sus manos, contra el fascismo, contra los militares, contra los poderosos, por la sola justicia; cada uno a su modo, a su manera, como han podido, sin que les importara su comodidad, su familia, su dinero. Estos que ves, españoles rotos, derrotados, hacinados, heridos, soñolientos, medio muertos, esperanzados todavía en escapar, son, no lo olvides, lo mejor del mundo. No es hermoso. Pero es lo mejor del mundo. No lo olvides nunca, hijo, no lo olvides« .

L’anarchosyndicaliste et écrivain Eduardo de Guzmán (1908-1991) relate également, jour après jour, les évènements d’Alicante et son internement dans ce camp et celui d’Albatera (voir le lien de la vidéo et la bibliographie dans “Sources”).
Continúan los suicidios. En la parte exterior del muelle dos cadáveres flotan junto al rompeolas. Un individuo que pasea por el muelle con aparente tranquilidad se pega un tiro en la cabeza. Otro muchacho se pega un tiro y la bala después de atravesar su cuerpo hiere mortalmente a un viejo de pelo blanco. Dos días más y el fascismo no tendrá nada que hacer porque nos habremos matado todos”.

Les camps d’Algérie.

Les hommes arrivés à Oran sont transférés dans différents camps. Il y a une cinquantaine de camps d’internement en Algérie, dont cinq à Oran, où les exilés espagnols sont confinés par l’administration coloniale française. “Les républicains espagnols furent traités comme des prisonniers de guerre, alors que c’étaient des civils, hommes, femmes et enfants fuyant la guerre civile en Espagne”.

Dès le 31 mars 1939, une lettre du Gouverneur Général d’Algérie (GGA) au ministre de l’Intérieur l’informe que le total des réfugiés espagnols en Algérie s’élève à 5 100 personnes, auxquelles il faudrait ajouter un nombre indéterminé d’individus arrivés individuellement et hébergés par leur famille. Parmi les premiers, 400 ont embarqué sur un pétrolier (le Campillo), 723 sur des bâtiments espagnols, 2 731 sur des bâtiments de commerce français ou anglais, 250 sur 9 petits chalutiers et plus de 413 sur 4 chalutiers de plus gros tonnage, etc. Au 10 juin 1939, les estimations du GGA sont de l’ordre de 5 300 (le département d’Oran compte 2 140 réfugiés espagnols: 1 840 dans les camps, les autres chez des particuliers; le département d’Alger 3 160). Certains réfugiés possèdent de la monnaie espagnole mais aussi des devises étrangères (pesetas en billets, livres et dollars, de l’or et de l’argent). Les préfets demandent au GGA d’autoriser une banque à faire le change en monnaie locale. Le secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs et le vice-président de l’Union Syndicale d’Alicante sont arrivés à Béni-Saf à bord d’un chalutier; à leur arrivée, ils avaient en leur possession la caisse socialiste espagnole (cotisations et dons des adhérents) avec 100 000 pesetas en billets. Parmi les réfugiés une grande diversité de catégories professionnelles et de niveaux d’instruction. La lettre du préfet d’Oran datée du 26 juillet 1939 donne la liste des réfugiés espagnols ayant des activités qualifiées d’intellectuelles.

Centre n°1: 7 officiers, 2 médecins, 1 interne, 1 pharmacien, 3 avocats, 3 professeurs, 4 instituteurs, 3 ingénieurs, 3 journalistes, 1 écrivain, 1 étudiant, 2 fonctionnaires. Parmi les femmes, 3 sont institutrices, 4 étudiantes, 3 professeurs, 1 artiste et 1 fonctionnaire.

Centre n° 2: 23 officiers, 12 ingénieurs, 25 agents de santé publique, 51 enseignants, 6 journalistes, 18 fonctionnaires de justice, 64 ont des professions diverses.

Dans le camp Morand (Médéa) où ont été regroupés les membres de l’armée républicaine, est inscrit sur la liste nominative le grade et la profession antérieure à l’intégration dans l’armée. La majorité des soldats, officiers et sous-officiers étaient des agriculteurs ou des ouvriers de l’industrie. Il y avait parmi eux 3 médecins, 4 pharmaciens, 7 avocats, 14 artistes et écrivains, 5 ingénieurs, 29 enseignants du primaire ou du secondaire et 48 étudiants. Plusieurs personnes ont déclaré comme profession antérieure “industrielle”, sans plus de détails.

Deux camps sont ouverts dans le département d’Oran, l’un à Relizane et l’autre à Ain-El-Turck. Cependant, les autorités administratives décident pour des raisons politiques de les transférer vers des camps dans le département d’Alger. Ainsi, le préfet, dans une lettre datée du 14 avril 1939, adressée à son homologue d’Alger, l’informe qu’il “pourvoit à l’entretien de 4 265 réfugiés espagnols” et demande leur évacuation vers les camps du département d’Alger. La raison invoquée est que “la population européenne [du département d’Oran] est à 80 % d’origine espagnole”. Les réfugiés espagnols sont rapidement internés dans des camps et il est proposé de les utiliser comme main-d’œuvre à bon marché dans les secteurs des ponts et chaussées (travaux ferroviaires et routiers comme la construction de la transsaharienne), dans l’agriculture (greffe d’oliviers sauvages).

Dans les échanges de courrier figurent parfois les “nuances politiques” des chefs de famille. Ainsi le transfert de 245 ménages (hommes, femmes et enfants, soit 847 personnes au total) d’Oran vers Alger est accompagné de la mention d’appartenance politique des concernés: 160 socialistes, 7 communistes, 77 militant dans des partis modérés et un seul sans parti. Les militaires espagnols (officiers et soldats) sont dirigés principalement vers le camp militaire de Boghar. À Orléansville et Cherchell sont regroupées les personnes arrivées en famille; la caserne Berthezène accueille les hommes, alors que les femmes et les enfants sont dirigés vers le centre de Carnot

Qu’adviendra-t-il de ces réfugiés ?

Une grande partie de ces hommes s’engageront dans l’armée française, certains intégreront La Nueve.

 

 

Le capitaine Dickson périt 6 mois plus tard avec 21 marins en Mer du Nord, son navire est coulé par un sous-marin allemand.

En 2009, 70 ans après ce sauvetage, la municipalité d’Alicante invite les deux enfants du capitaine Dickson, Arnold et Dorothéa, pour rendre hommage à sa mémoire. Une rue porte le nom de “calle del buque Stanbrook”. Ce n’est qu’en 2015 que la ville de Cardiff, dont est originaire Dickson, célébrera son exploit.

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Plaque sur le port d’Alicante en souvenir de l’exploit du capitaine Dickson.

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Arnold et Dorothéa Dickson.

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SERE et JARE.

Le docteur Negrín, chef du gouvernement, crée fin mars 1939 le Servicio de Evacuación de Republicanos Españoles (SERE), premier service d’aide aux réfugiés. On affrète des navires depuis des ports français pour les diriger vers le Mexique, terre d’accueil mais aussi d’autres pays d’Amérique latine comme le Chili avec le Winnipeg dont Pablo Neruda a organisé le départ près de Bordeaux (2500 personnes) sous les auspices du SERE. D’autres suivront: le Ronwyn (le 12 mars 1939 avec 716 personnes à bord); l’African Trader (853); le Flandre (312); le Sinaia (part de Sète le 25 mai 1939 avec 1599 personnes à bord); l’Ipanema (900); le Mexique (2067); le Veracruz (13 juin avec 1600 personnes); le Lézardrieux (350 depuis le port de Valence), etc. On estime que le SERE a permis d’évacuer 6000 personnes, la préférence étaient donnée aux communistes…

En 1939, il apparaît évident que l’Europe entrerait dans un conflit généralisé contre l’Allemagne, au plus c’est une question de quelques mois  (la France et le Royaume-Unis entrent en guerre début septembre, six mois après la fin de la guerre d’Espagne). Negrín est partisan de la résistance à outrance (ses “trois R”: Resistir, Resistir, Resistir), il veut gagner du temps car il est convaincu que la République peut être sauvée, que les alliés soutiendront la République contre Franco, fidèle à  Hitler. L’histoire ne lui donnera pas raison. Le seul soutien des Républicains est l’URSS. Negrín, pourtant socialiste convaincu, n’a pas d’autre choix – par pragmatique politique – que de composer avec Moscou. Indalecio Prieto lui reprochera cette trop grande proximité. De rivaux, ils deviendront ennemis. Dans l’exil, deux Espagne vont s’affronter: “négrinistes” et “prietistes”.

La Junta de Auxilio a los Republicanos Españoles (JARE) est créée en France le 31 juillet 1939 sur proposition d’Indalecio Prieto, membre éminent du PSOE (Partido Socialista Obrero Español), plusieurs fois ministre (ministre de la Defensa Nacional de 1937 à 1938). Tous les partis politiques soutiennent la JARE sauf le PNV (Partido Nacional Vasco) et le PCE (Partido Comunista de España) ralliés, eux à Negrín. La JARE est donc “un rival” du SERE dans l’aide aux réfugiés.

Comment sont financés SERE et JARE?

El SERE par une partie des valeurs, monnaies, bijoux, or, œuvres d’art, provenant de saisies et de confiscations (Caja General de Reparaciones de Daños y Perjuicios de la Guerra) qui ont été transférées en France.

“El oro del Vita”.

Fin 1938, Negrín fait l’acquisition d’un yacht qu’il baptisera Vita (qui fut l’ancien yacht d’Alphonse XIII). Il est à la disposition de la République dans le port du Havre. Le yacht est chargé discrètement de 120 malles (dont la valeur est estimée à 40 millions de dollars par Negrín, 300 selon d’autres sources), il accoste à Vera Cruz, au Mexique, le 28 mars  1939. Le capitaine, pressé de décharger la précieuse marchandise, s’adresse alors à l’ambassadeur d’Espagne qui n’est autre qu’Indalecio Prieto, ami personnel de Lázaro Cárdenas, président de la république du Mexique… Les valeurs seront donc gérées par la JARE, la rupture est irrémédiable entre Prieto et Negrín.

 

Lettre du capitaine Dickson à la presse :
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Détail des passagers du Stanbrook, Juan Batista Vilar, Université de Murcia:
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Alicante, vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=f-5ltcJvxKg

 

Sources :

AUB, Max. El laberinto mágico: Campo cerrado (1943); Campo de sangre (1945); Campo abierto (1951); Campo del moro (1963); Campo francés (1965); Campo de los Almendros (1967). Ces ouvrages ont été réédités en espagnol chez Prisa Ediciones (Madrid) et en français chez Les Fondeurs de Briques (81370 Saint-Sulpice-la-Pointe).

DE GUZMÁN, Eduardo: El año de la victoria, testimonio de los campos de concentración franquistas. Madrid; Vosa Ed., 2001, 395 p.

DE GUZMÁN, Eduardo: La muerte de la esperanza, memorias de la guerra civil española 1936-1939. Madrid; G. del Toro, 1973, 395 p.

ROCA, Paco: La Nueve, les républicains espagnols qui ont libéré Paris. Paris; Delcourt, 2014, 320 p. (roman graphique)

Annales de démographie historique (2007)

http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=ADH_113_0155

http://www.alicantevivo.org

niarunblog.unblog.fr

 

Une femme à la tête d’une colonne au combat.

« Je suis incapable de trouver une autre occupation que celle de me faire tuer. Je n’ai pas, comme les miliciens, le droit de traîner dans les bars pour écourter les jours et les nuits sans combats. Mon statut de femme sans peur et sans reproche, de femme à part, me l’interdit. Mes convictions personnelles aussi me l’interdisent. Alors il ne me reste qu’à me plonger dans le manuel de formation militaire que j’essaie d’apprendre par cœur… »

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C’est l’un des textes les plus forts sur la guerre d’Espagne.

Écrit par Mika Etchebéhère (1902-1992), une femme qui dirigea une colonne du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On y croise des minoritaires, des anarcho-syndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d’imminents lendemains qui chantent.

La première édition de ce livre rédigé en langue française par une internationaliste argentine qui a fini ses jours à Paris date de 1976 (Denoël). Maurice Nadeau avait alors favorisé sa publication. Le texte a ensuite été republié en format poche par Actes Sud en 1999, dans la collection « Babel Révolutions », sans le moindre appareil critique.
Cette édition, la plus complète, la plus soignée, la plus luxueuse, doit tout au travail conjoint des éditions Milena et des éditions Libertalia.

Outre des photos inédites et un texte du poète surréaliste Guy Prévan, on y trouvera une longue préface contextualisante (signée par Charles Jacquier), des extraits de la correspondance de Mika avec Alfred et Marguerite Rosmer ainsi qu’une lettre de Julio Cortázar en fac-similé. L’ouvrage comprend par ailleurs un efficace documentaire de 80 minutes de Fito Pochat et Javier Olivera (DVD).

« Rien n’est plus triste que de trouver mauvaise l’œuvre d’un ami, et à l’inverse, on ressent une grande joie lorsque ce texte est beau. Beau, nécessaire et efficace, ton livre est le témoin de la guerre d’Espagne, mais également des ruines de notre époque, et de l’invincible espoir qui est le nôtre. » (lettre de Julio Cortázar, 1974)

 

« Je suis incapable de trouver une autre occupation que celle de me faire tuer. Je n’ai pas, comme les miliciens, le droit de traîner dans les bars pour écourter les jours et les nuits sans combats. Mon statut de femme sans peur et sans reproche, de femme à part, me l’interdit. Mes convictions personnelles aussi me l’interdisent. Alors il ne me reste qu’à me plonger dans le manuel de formation militaire que j’essaie d’apprendre par cœur… »

C’est l’un des textes les plus forts sur la guerre d’Espagne.

Écrit par Mika Etchebéhère (1902-1992), une femme qui dirigea une colonne du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On y croise des minoritaires, des anarcho-syndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d’imminents lendemains qui chantent.

La première édition de ce livre rédigé en langue française par une internationaliste argentine qui a fini ses jours à Paris date de 1976 (Denoël). Maurice Nadeau avait alors favorisé sa publication. Le texte a ensuite été republié en format poche par Actes Sud en 1999, dans la collection « Babel Révolutions », sans le moindre appareil critique.
Cette édition, la plus complète, la plus soignée, la plus luxueuse, doit tout au travail conjoint des éditions Milena et des éditions Libertalia.

Outre des photos inédites et un texte du poète surréaliste Guy Prévan, on y trouvera une longue préface contextualisante (signée par Charles Jacquier), des extraits de la correspondance de Mika avec Alfred et Marguerite Rosmer ainsi qu’une lettre de Julio Cortázar en fac-similé. L’ouvrage comprend par ailleurs un efficace documentaire de 80 minutes de Fito Pochat et Javier Olivera (DVD).

« Rien n’est plus triste que de trouver mauvaise l’œuvre d’un ami, et à l’inverse, on ressent une grande joie lorsque ce texte est beau. Beau, nécessaire et efficace, ton livre est le témoin de la guerre d’Espagne, mais également des ruines de notre époque, et de l’invincible espoir qui est le nôtre. » (lettre de Julio Cortázar, 1974)

 

Livre-DVD

18 euros — 460 pages

DVD 80 mn

Coédition Milena-Libertalia.

« Histoire d’une photo »

Qui ne connaît cette célèbre et émouvante photo, souvent reproduite dans les livres, parue le 18 février 1939 dans la revue l’Illustration, photo devenue l’un des symboles emblématiques de la Retirada ?

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Amadeo (5 ans), Mariano le père, Alicia la sœur et Antonio le frère aîné arrivaient de Monzón (Province de Huesca).
(Photo « Satara », inconnue des photographes. Certains auteurs indiquent que ce cliché appartient à l’agence Roger-Viollet –créée en 1938 – mais je ne retrouve aucune copie dans leurs archives). On remarquera que le père porte sur son épaule droite le drapeau républicain où l’on peut distinguer la « grenade » représentant le royaume du même nom qui est placé en bas du blason officiel.

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Voici rapidement ce que l’on sait de leur épopée :
Le 20 novembre 1937, la ville de Monzón est bombardée par des Savoia italiens. La mère, Pilar, prend son ouvrage, empoigne Amadeo et prie Antonio de suivre une voisine qui se saisit au passage d’Alicia et cours se mettre à l’abri, dans les champs, loin des maisons. Elle s’aperçoit rapidement qu’elle a oublié son dé à coudre et prie Antonio d’aller le chercher. Elle se couche sur Amadeo afin de le protéger et, dans le même réflexe, la voisine sur Alicia. Des éclats de bombe atteignent les deux femmes. Amadeo a son pied gauche en partie arraché, sa sœur Alicia la jambe gauche déchiquetée. L’aîné Antonio est miraculeusement indemne, il constate, effondré, le massacre. Le père rentre précipitamment de la sucrerie dans laquelle il travaille (collectivisée par un comité anarcho-syndicaliste). Deux semaines plus tard la maman décède à l’hôpital de Lérida,  Amadeo aura le pied amputé et sa sœur la jambe gauche. Le papa décide de s’installer près de l’hôpital afin de veiller sur ses enfants. Le 23 novembre un autre bombardement atteint la salle d’hôpital où ils se trouvent. Ils en sortent indemnes. Le père a eu la bonne idée de quitter Monzón car la ville est prise par les franquistes le 30 mars et se préparent à investir Lérida. L’hôpital est évacué par camion vers la clinique San Pau de Barcelone, Mariano recherche alors un nouveau lieu d’accueil et, début juin, il trouve une place pour les trois enfants à La Garriga, à 30 km au nord de Barcelone, dans une colonie pour orphelins parrainée par Negrín où le père a pu se faire engager comme gardien. Devant l’avancée franquiste sur Barcelone la famille est conduite à Ripoll puis à Camprodón, puis ensuite vers la frontière française. Etant donné l’état des deux enfants ils bénéficient d’un camion pour accomplir les 18km séparant Camprodón du col d’Ares, frontière et terminus carrossable. De là, le groupe a emprunté l’un des nombreux sentiers conduisant à Prats de Mollo. C’est en chemin que Thomas Coll, un habitant du village, ancien poilu de 14-18, lui aussi amputé, offre sa main à Amadeo pour atteindre le lieu de fouille de la frontière.
Le père décède, probablement dans un camp, entre fin 1939 et début 1940. Amadeo, entouré de ses petits-enfants, vit sa retraite à Alcalá de Henares. Atteint d’un cancer je ne sais pas s’il est encore parmi nous.
En voici l’histoire de cette photo :
Le journal « El País Semanal » souhaite publier un numéro spécial consacré à la Retirada (qui sera mis à la vente le 12 janvier 2003). Il est alors proposé aux lecteurs d’envoyer leurs témoignages. Amadeo envoie un courrier (« Yo ni perdono, ni olvido ») ainsi qu’une copie de cette photo où il s’identifie. L’émotion des lecteurs entraine une vague de sympathie pour cet aragonais au parcours douloureux. Le journal reçoit des appels téléphoniques et aussi de nombreux courriers dont celui d’Irène Suñer de l’Association des Fils et Filles de Réfugiés Espagnols et Enfants de l’Exode (FFREEE) d’Argelés et de Marguerite Planell, présidente de l’association « Prats Endavant » de Prats del Mollo. Amadeo apprend alors que l’homme qui lui tient la main s’appelle Thomas Coll.
Fin 2003, Enrique Líster López, le fils du célèbre général communiste, écrit à la rédaction et adresse une copie d’un film qu’il a retrouvé dans les archives de son père : « Levés avant le jour », réalisé en 1948 par Bertrand Dunoyer. Amadeo découvre l’existence de ce film et revit avec une grande émotion ces instants pénibles, dans la neige et le froid, en compagnie de son père et de ses frère et sœur. Soixante ans plus tard, invité à Prats de Mollo, Amadeo revivra son tragique passé. (Enrique Líster junior, aujourd’hui retraité, a été maître de conférence en Langue, Civilisation et Histoire russe à l’université de Poitiers).

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Bande extraite du film « Levés avant le jour » dont le titre est tiré de l’ouvrage d’Artur London « Espagne, Espagne… ».
Film réalisé par Bertrand Dunoyer (54’) :
http://parcours.cinearchives.org/Les-films-731-153-0-0.html

La courte séquence sur Amadeo est à 5’08 ’’ (index défilant au centre de l’écran).

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Monument de l’exil à La Vajol, « Mariano en compagnie de sa fille Alicia ».

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Je vous recommande vivement la visite du MUME (Musée Mémorial de l’Exil) à La Junquera.

http://www.museuexili.cat/index.php?lang=fr

Sources :
PRUJA, Jean-Claude, « Premiers camps de l’exil espagnol, Prats de Mollo, 1939 », Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, 2003.
PRUJA, Jean-Claude, « De la République aux camps de l’exil, La Guerre d’Espagne, Réfugiés dans les Pyrénées et sur la côte catalane », Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, 2009.
LONDON, Artur, « Espagne… », Bruxelles, Editions Tribord, 2003.
http://todoslosrostros.blogspot.fr/2009/09/en-algun-oculto-lugar-de-la-memoria.html
Jean-Claude Vanhille Lite

Espagne1931-2006.

Du contexte socio-politique en Espagne à la fin de la Monarchie ; 1931, la 2e République espagnole sans violence ; les réformes de Manuel Azaña ; la victoire de la droite en 1934 ; les forces politiques en présence et la situation explosive ; l’importance de l’anarcho-syndicalisme, le coup d’Etat Franquiste, guerre et révolution en Espagne, la retirada, la répression franquiste, la résistance et la transition démocratique.

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A lire ou à relire : « Révolution et contre révolution en Catalogne, 1936-1937 » de Carlos SEMPRUN MAURA

Présentation1 revolution et contre revLa guerre d’Espagne n’a pas été seulement une terrible guerre civile.

En effet, une tentative de révolution sociale avait vu le jour quelque temps auparavant dans diverses régions d’Espagne et s’est poursuivi pendant la guerre civile.

L’ouvrage « Révolution et contre révolution en Catalogne (1936-1937) » de Carlos SEMPRUN MAURA retrace de façon très détaillée cette tentative en Catalogne et en Aragon.

Il s’appuie notamment sur les écrits, règlements, tracts, lois, déclarations, … des différentes parties antifranquistes (gouvernement républicain légal, staliniens, communistes modérés, socialistes et surtout les mouvements libertaires, acteurs majeurs de cette tentative).

On trouvera sur la deuxième photo jointe à l’article un résumé du sujet du livre (double click pour l’agrandir).

Le livre est passionnant mais le nombre de documents à caractère plus ou moins administratifs rapportés et commentés peut rebuter certains lecteurs.

J’ai noté quelques points qui ont particulièrement attiré mon intérêt :

  • L’étendue des collectivisations et de l’autogestion agricoles et industrielles mises en place dans le cadre de cette tentative de révolution sociale, collectivisations qui ont perduré longtemps en Aragon.
  • La suppression par les anarchistes et leurs milices des anciennes hiérarchies et bureaucratie existantes, afin de mettre en place les leurs non moins pesantes.
  • L’opposition, jusqu’au divorce, au sein des mouvements libertaires, des militants de base et des dirigeants compromis avec les autres parties.
  • Les alliances « contre nature », notamment entre les républicains de la Généralité catalane (le gouvernement légal) et les communistes staliniens dans le but de détruire cette tentative libertaire, y compris avec une terrible violence.

Nous savions depuis longtemps qu’au sein de la guerre civile, une autre guerre fratricide avait eu lieu. Mais la description détaillée de cette période désastreuse inspire consternation et m’interroge : comment les « Républicains » auraient-ils pu gagner …

L’auteur est Carlos SEMPRUN MAURA, frère de l’écrivain Jorge SEMPRUN.

A la lecture du livre, on devine ses sympathies libertaires.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Sempr%C3%BAn_Maura

A noter que le livre a été imprimé par l’imprimerie tourangelle MAME en 1974.

 

Une Exposition de la part de Georges

EXTRAIT DE « L’INDEPENDANT » DU 31/07/2015
Pyrénées Orientales : PRATS DE MOLLO – LA PRESTE
Une riche exposition de plusieurs milliers de documents retrace l’histoire de l’Espagne de 1931 à 1975.

L’école primaire de Prats héberge jusqu’au 23 août une exposition sur la guerre civile espagnole et la Retirada.
Le temps s’égrène et les plaies de la guerre civile d’Espagne (1936-1939) peinent encore à cicatriser. Le traumatisme de l’effroi répandu dans une péninsule ibérique divisée en deux et du déchirement lancinant de milliers de familles espagnoles s’éveille en sursaut à chaque découverte d’une nouvelle archive iconographique. Outre la douleur viscérale toujours vive chez certains, la mémoire de cette époque sombre de l’Europe s’entretient pour l’été à Prats-de-Mollo à travers l’exposition « Llibertat ! ». Des images de la Retirada, l’exode des réfugiés espagnols de la guerre civile, sont aussi imprimées sur papier glacé.
Faits politiques, sociaux, économiques, militaires et religieux en tout genre ont émaillé l’Espagne de la déclaration de la République en 1931 à la disparition du dictateur Franco le 20 novembre 1975. Un pan de l’Histoire que Patrick Lluís a fait sien, lui le descendant de réfugiés. Ainsi, depuis des années, il collecte avec minutie tout manuscrit, acte, archive ou photographie dénichés chez les particuliers, sur internet, chez les marchands, à Barcelone ou même Paris.
« Ce travail de mémoire, je l’ai réalisé à des fins personnelles, d’abord, pour analyser le traumatisme. Puis, j’ai pris conscience que dans certains livres d’histoire, la République espagnole, la guerre civile, la Retirada, le Franquisme étaient quasiment passés sous silence. Je me devais d’exposer mes recherches au grand public », consent Patrick Lluís féru d’histoire tout comme son épouse Elena Gual quil’accompagne dans ses démarches. Pas moins de 2000 documents, fruits de leurs trouvailles, sont affichés et révélés pour l’occasion.
Le couple à la tête de l’exposition a une ambition : « Dévoiler la globalité de l’histoire. » Dans ce sens, il fait la lumière sur des iconographies réalisées pendant la guerre par les anarchistes, les communistes, les syndicalistes, les associations, les franquistes, les groupes royalistes et ceux d’extrême droite. « Sans distinction. » Même la propagande internationale trouve sa place. Des témoignages et des photographies sont consacrés à la Retirada, des journaux de 1975 reviennent sur la mort de Franco.
Parmi les trouvailles de Patrick Lluís figurent un laisser-passer signé de la main de Léon Blum, des tracts communistes édités clandestinement à Madrid dans les années 1940, des écrits de réfugiés du camp d’Argelès, des rapports de 1946 des services secrets français à Madrid envoyés à Paris et relatant la mise en place du régime franquiste.

Franco la muerte : 20 nouvelles contre l’oubli

Quarante ans après la mort de Franco, si le temps a passé, la détestation est intacte. Elle a inspiré « Franco la muerte », un ouvrage qui regroupe 20 nouvelles inédites écrites par des snipers de la plume qui visent juste, et sur tous les tons : drôle, cocasse, grave, ironique, coléreux… Chaque mercredi l’humanite.fr vous en propose un extrait différent.

–  Novembre 1975, le Caudillo meurt de sa belle mort. Dans son lit, en toute impunité !

–  Janvier 2015, l’idée jaillit de célébrer l’anniversaire de Franco de porc, pour les 40 ans de sa mort. Franco, les garrots, les fachos, les bigots, les toubibs, les courtisans, les cocos, les anars, les Basques : vingt auteur(e)s entament ici la grande parade des règlements de compte. A la lecture du recueil « Franco la muerte » on se dit que l’affaire n’est pas soldée. D’autant que l’Ogre a fait des petits, beaucoup de petits…

http://www.editions-arcane17.net

Sortie en librairie : Jeudi 27 août
Prix : 21.00€
SOURCE : « Franco la muerte » : 20 nouvelles contre l’oubli | L’Humanité

Association www.24-aout-1944 : les antifascistes espagnols à Mauthausen

Cette association a pour but de faire connaître et de cultiver la mémoire historique (écrite, enregistrée, iconographique, artistique, etc.) de la Libération de Paris en 1944 en liant cette célébration à la participation des antifascistes espagnols de la 2e DB, en exposant toutes les facettes de cette lutte commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, et continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique, et plus particulièrement dans les maquis en France. Pour beaucoup de femmes et d’hommes, elle se prolongea dans le combat contre le franquisme, jusque dans les années 60.

Vous trouverez ci-après le lien vers un article paru sur le site de l’association, qui concerne les espagnols à Mauthausen :

http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/plaquette_mauthausen_web.pdf