Tous les articles par Eric Sionneau

EXILÉS DE L’ESPOIR

L’association 24 août 1944
vous invite à l’hommage

en deux parties aux

EXILÉS DE L’ESPOIR

MERCREDI 24 AOÛT 2022

À PARTIR DE 18H

1 rue de Lobau 75004

Jardin de la Nueve (dans le jardin)

Cette année, nous voudrions dédier cet hommage à notre amie, disparue cette année sans crier gare, fille d’un combattant espagnol de la Nueve, José Cortes, blessé rue des Archives le 25 août 1944 et qui épousa l’infirmière qui lui sauva la vie. Sa fille, notre regrettée Marie José fut toujours présente à toutes les actions et interventions concernant la mémoire de son père et de ses compagnons.

Ce 24-Août- 2022 Dans le contexte actuel de repli identitaire, nous avons choisi de rappeler l’attitude des étrangers réfugiés en France :

Ceux qui fuyant le nazisme et le fascisme n’ont pas hésité à s’engager pour la Liberté. Outre des Espagnols en grand nombre, il y avait au sein de la Nueve , entre autre, un patchwork de nationalités, citons notamment:

CARRASCO Joaquin – (Brésil)

CATIZONE Guiseppe – (Italie)

CORTESI Daniel – (Italie)

MENDELSON Félix – (Allemagne)

PIRLIAN Krikor – (Arménien de Turquie),

PORESKI Wilhelm – (Allemagne)

REITER Johann – (Allemagne)

Et avec ces Espagnols, ils étaient les soldats de première ligne, les francs-tireurs de la première heure, agents de liaison, passeurs de lignes et de frontières, porteurs d’armes, de tracts, ou de messages. Ils ont été de tous les combats, dans les pires conditions ; ils ont enduré les pires souffrances pour ne pas permettre que le fascisme leur arrache leur dignité.

Puis nous filerons en cortège à la Halle des Blancs manteaux où nous attend l’exposition :

VISAGES D’EXIL 1939-2019

Chemins d’exil, photos inédites 1939, Philippe Gaussot

La sangre no es agua, photos 2019, Pierre Gonnord

Composée de deux expositions de photos :

Chemins de l’exil de Philippe Gaussot, qui a saisi sur le vif la retirada et les camps sur les plages en février 1939, mais auparavant avait aussi photographié le secours aux enfants basques et catalans en 1937.

La Sangre no es agua de Pierre Gonnord qui en 2019, à la demande du gouvernement socialiste espagnol partit à la recherche de survivants exilés ou de leurs enfants et trouva facilement son bonheur (et le nôtre de le rencontrer) l’adresse du 33 rue des Vignoles dans le 20e arrondissement de Paris.

Présenter ces deux expositions s’est imposée à nous comme une évidence.

Aux foules anonymes que capte Philippe Gaussot en 1939, répondent les portraits et témoignages de Pierre Gonnord 80 ans après.

Car ce que dit Pierre Gonnord en 2019, c’est que chaque homme, chaque femme, chaque enfant de 1939 a une histoire.

Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille Du Temple 75004 Paris à 19h le 24 août 2022.

Vous pourrez visiter cette exposition exceptionnelle

Du 25 au 31 août 2022

De 14 à 19h. Visites guidées à 15h et à 17h tous les jours.

Aucun sujet de côté !

Penser rend libre : épreuve écrite d’espagnol de spécialité 2023, aucun sujet de côté !

Je me présente : M. Jean-François GRIVAUX, professeur agrégé d’espagnol depuis 2013 et en poste fixe au lycée Jean Moulin de Torcy (77200) depuis 2014.

Je souhaitais ici vous faire part d’une très vive inquiétude, partagée par de nombreux collègues de la communauté enseignante d’espagnol cosignataires de ce courrier, suite à la lecture des « recommandations » suivantes, émises dans la note officielle aux concepteurs de corpus pour l’épreuve écrite de LLCER espagnol 2023 et transmises le 9 juin 2022 par l’inspection d’espagnol de l’académie de Paris :

« Recommandations :

Les documents pouvant heurter la sensibilité des candidats (disparitions d’enfants, enlèvement, torture, viol, attentats) mais aussi les sujets d’actualité trop polémiques et récents (nationalisme et régionalisme en Espagne, la violence d’état en Amérique Latine) doivent être évités.

Attention : des extraits des ouvrages au programme peuvent être considérés comme polémiques pour un sujet national. Cela signifie que que votre corpus ne sera pas choisi pour être travaillé car aucun recteur ou rectrice ne prendra le risque de le signer.

Ainsi, nous éviterons, dans la mesure du possible :

Les textes faisant référence à la Guerre Civile espagnole, à la dictature franquiste ou aux dictatures latino-américaines afin de proposer une réflexion ouverte sur des objets d’études plus divers et sur des enjeux plus contemporains.
Les textes également présents dans les manuels scolaires. »

Jamais, de toute ma carrière d’enseignant, je n’aurais pu imaginer être amené à lire des attentes d’une telle teneur, et encore moins les savoir transmises par l’inspection d’espagnol. J’ai cru littéralement tomber de ma chaise au moment d’en prendre connaissance.

Depuis ma prise de poste, au-delà des compétences linguistiques et des objectifs culturels travaillés avec mes lycéens, je n’ai jamais perdu de vue l’importance capitale d’aiguiser leur esprit critique. L’intérêt est bien de pouvoir les amener à réfléchir précisément sur ce qui fait problème dans le monde hispanique (socialement, historiquement), de pratiquer un débat contradictoire fécond autour de sujets d’actualité ou de thèmes historiques parfois complexes et délicats, en prenant soin d’écarter le risque de réappropriation(s) politique(s) ou d’instrumentalisation, notamment médiatique, des discours.

La confrontation respectueuse des idées et la sensibilisation des élèves à la pluralité des perspectives, en classe comme lors des épreuves, sont le meilleur moyen de former des citoyens éclairés et instruits, désireux de protéger les valeurs démocratiques qui nous animent. Enfin, la pensée critique qui émerge du débat est plus souvent encline à soulever des interrogations qu’à imposer des jugements péremptoires, ce qui est d’autant plus précieux. Telle est, selon moi, l’essence de notre devoir républicain et le sens même notre pratique professionnelle qui ne devrait rien discriminer des sujets qu’elle aborde (bien que certaines précautions méritent évidemment d’être prises).

Or l’histoire, contemporaine comme passée, est à mon sens notre meilleur matériau de travail, le vivier et la matrice de tout ce qui a traversé et continue de secouer nos sociétés, parfois certes sans ménagement. Prétendre ainsi l’écarter en partie ou en faire abstraction, même seulement à l’occasion d’une épreuve, c’est à mes yeux faire le choix d’un évitement périlleux -et moyennement responsable- dans un monde qui, lui, n’attend pas pour se radicaliser dangereusement et venir porter régulièrement atteinte à la démocratie. Face à des polarisations toujours plus vives et déjà particulièrement patentes en milieu scolaire, nous avons grand besoin de force de volonté, de détermination, de fermeté et non de pusillanimité. Nous avons été formés à l’école de la pensée libre, alors défendons-la.

Les soubresauts de l’Histoire sont indissociables de notre mémoire collective. Difficile dans ce cas de ne pas pouvoir librement aborder la question de la violence d’État en Amérique latine, ou encore de devoir éviter de proposer un sujet sur la guerre civile espagnole, alors que les enseignants abordent bien souvent Guernica avec leurs élèves dès le collège…Que recherche-t-on exactement par là ? À lisser la moindre aspérité, à déserter la réflexion historique, à ignorer soigneusement un devoir de mémoire pourtant mené avec une remarquable dignité ces dernières décennies ? Combien d’auteurs actuels, d’écrivains, d’essayistes, d’historiens et plus généralement de penseurs tomberaient probablement des nues devant la lecture de pareilles « recommandations » ?

D’autant que l’enseignement de spécialité a pour vocation, entre autre, de préparer nos élèves aux attentes et aux contenus universitaires. Or peut-on raisonnablement imaginer que dès les premiers mois de L1, les facultés écartent quelque sujet que ce soit en littérature ou en civilisation ? Alors pourquoi donc nous demander de le faire lors des épreuves ? Même d’un point de vue purement et strictement disciplinaire, nous ne rendons pas service aux élèves. PRAG, maîtres de conférences ou enseignants-chercheurs : eux aussi seraient certainement abasourdis devant de telles restrictions de choix de sujets en spécialité LLCER.

Si l’Éducation nationale se raidit de peur face au moindre risque (de recours ou d’autre nature) et que l’on antépose le principe du « pas de vague » aux bienfaits émancipateurs de la réflexion critique sur des sujets complexes ou délicats, alors oui, la bataille pour la pensée libre semble perdue d’avance. Je pense cependant avoir bien compris, étant donné le caractère explicite de certains passages de la note, qu’il s’agissait, avant même de ménager la sensibilité des élèves, de protéger prioritairement monsieur le recteur face à la responsabilité engagée par la validation des sujets.

Je m’interroge alors : de quoi sera fait l’avenir ? Comptons-nous vider progressivement les programmes de leur substance « sensible », rogner notre liberté pédagogique, faire la promotion de l’amnésie collective ou encore maquiller d’opaques stratégies évoquant lointainement la censure (le terme « recommandations » ne semblant pas le plus honnête et approprié pour s’ajuster au contenu du paragraphe de cette note) ?

Ce message, entendu et soutenu par de nombreux collègues de la communauté d’enseignants d’espagnol, semble appeler une réponse : pourriez-vous clarifier les fondements de ces nouvelles directives inquiétantes ?

En mon nom et celui des cosignataires de ce courrier, nous vous remercions tous par avance de l’attention portée à notre demande.

Cordialement,

M. Jean-François GRIVAUX, professeur d’espagnol au lycée Jean Moulin de Torcy (77200)

Signer la pétition ici : https://www.change.org/p/penser-rend-libre-%C3%A9preuve-%C3%A9crite-d-espagnol-de-sp%C3%A9cialit%C3%A9-2023-aucun-sujet-de-c%C3%B4t%C3%A9?signed=true

« DES ANARCHISTES FACE AU FRANQUISME »

Tribulations de Félix mon père, Pelao, Victor, Talego et les autres.

– Joel Ruiz.

Après la découverte sous une pile de draps dans l’armoire familiale d’un carnet de guerre ayant appartenu à son père, l’auteur s’engage dans une grande enquête. Qui fut son père ? Qui furent ses compagnons ? Quel fut leur engagement passionné et douloureux dans la guerre d’Espagne contre le franquisme ? Comment ont-ils dû faire face au triomphe de l’arbitraire et de la terreur qui marqua le régime de Franco et l’échec de leur lutte ? Et comment témoigner aujourd’hui de cette époque majeure de l’histoire de l’Europe, moment où le totalitarisme l’a pour la première fois emporté ?En nous racontant l’extraordinaire engagement de cette génération d’hommes qui ont lutté pour la liberté, il rend plus concret ce que fut leur lutte au quotidien. Une lutte qui, nourrie du refus de tout fanatisme, s’inventa comme une forme d’anarchisme vibrante.

Anarchisme dont il est urgent de comprendre le sens, la portée et l’inspiration, loin des caricatures dont ce mouvement est encore marqué.

Châteaudun : Inauguration du Jardin de La Nueve, le 3ème après Paris et Madrid

Bonsoir à toutes et à tous,

Notre amie Mar y Luz Cariño Lopez, membre de l’association Retirada 37 – fille de républicain espagnol soldat de La Nueve – a été conviée à l’inauguration d’un Jardin de La Nueve à Châteaudun le 8 mai dernier.

Mar y Luz a accepté de nous faire un compte-rendu de cette manifestation, et nous tenons à la remercier.

Châteaudun est jumelée avec un ville de la province de Séville – Marchena -, et une délégation était présente à la cérémonie.

Ci-dessous le compte-rendu réalisé par Mar y Luz, quelques photos de la cérémonie ainsi que des liens de cette journée et du travail effectué par les élèves de l’école Emile Zola de Châteaudun depuis plusieurs années.

Bonne lecture,

Le Bureau de Caminar

https://www.24-aout-1944.org/Le-8-mai-a-Chateaudun-la-Nueve-a-l

https://www.lechorepublicain.fr/chateaudun-28200/actualites/chateaudun-l-inauguration-du-jardin-des-combattants-de-la-nueve-en-images_14126831/

https://www.24-aout-1944.org/La-Nueve-au-lycee-Emile-zola-de

https://www.histogames.com/HTML/chronologie/articles/0010-la-nueve-ou-comment-la-creme-de-l-espagne-republicaine-libere-paris.php

Châteaudun (Eure et Loir) Dimanche 8 Mai 2022

Inauguration du Jardin de La Nueve,
le 3ème après Paris et Madrid

Cette inauguration s’inscrit dans le cadre des festivités du 25ème anniversaire du jumelage de Châteaudun avec la ville de Marchena (Séville).

Ce projet est dû à l’initiative d’un professeur d’espagnol qui l’a proposé au maire de la ville M Fabien Verdier.

S’il a pu se concrétiser c’est donc grâce à l’accord de la municipalité de Châteaudun mais également grâce à l’engagement et la mobilisation des enseignants d’espagnol de la ville.

Ces festivités se sont déroulées du 3 au 11 Mai avec une programmation variée tant sur le plan historique que culturel.

– Exposition sur La Retirada et les hommes de La Nueve grâce à l’Association du 24 Août 1944.

– Projection de films suivis de débats.

– Intervention d’une historienne.

– Travail artistique d’élèves autour d’un poème de Garcia Lorca.

– Groupe de reconstitution de véhicules militaires avec présentation d’un half track ayant appartenu à la 2ème DB et portant le nom de Guadalajara ( il a servi pour le tournage d’un film en Espagne).

L’inauguration du jardin a eu lieu le Dimanche 8 Mai,sous un soleil particulièrement clément,en présence des différents officiels espagnols et français,de représentants d’anciens combattants et de nombreux jeunes des écoles publiques et privées qui avaient travaillé sur ce sujet. Ces derniers sont d’ailleurs intervenus au cours de la cérémonie pour lire différents textes ou poèmes, en espagnol ou en français.

Le Jardin, aménagé par le personnel municipal, se situe dans la partie ancienne de la ville au pied d’un mur d’enceinte et offre une magnifique perspective sur le donjon du château.

En tant que fille de républicain espagnol soldat de La Nueve,j’ai été très touchée que l’on me demande de participer à cette inauguration.
J’ai vécu au cours de cette journée deux moments très émouvants.

Le premier en faisant le trajet de l’Hôtel de ville au Jardin de La Nueve dans le half track.
J’ai bien sûr pensé à tous ces combattants pour qui ce véhicule a dû être pendant longtemps peut être « leur seule maison ».A travers les noms qu’ils leurs avaient donnés, tout spécialement pour les espagnols,ils arboraient ainsi leur identité et les raisons de leurs combats.

Le second,alors qu’avec les officiels nous avons dévoilé la plaque commémorative car j’ai eu la surprise de découvrir le Guernica, le half track de mon père.
Je remercie d’ailleurs Daniel pour sa délicatesse à avoir choisi ce véhicule.

Par ce choix, cet hommage aux hommes de La Nueve avait pour moi un aspect plus intime.
Je tiens à préciser que ces professeurs d’espagnol, s’ils enseignent la langue, font beaucoup plus auprès de leurs élèves car ils les inscrivent aussi dans l’histoire et la culture de l’Espagne.

J’avais eu le plaisir de collaborer avec eux en 2019,déjà au sujet de La Nueve, et j’avais pu me rendre compte de leur engagement mais aussi de l’écoute et de la mobilisation de leurs élèves.

Encore merci à toutes et à tous pour cette journée de retrouvailles,de nouvelles rencontres et d’échanges enrichissants qui a permis à travers les hommes de La Nueve d’aborder aussi l’exil,problème qui trouve actuellement une résonance toute particulière.

Mar-y-Luz Cariño Lopez

Coro, Tierra y libertad – Preliminares

Actuación en directo del concurso oficial de agrupaciones carnavalescas de Cádiz (COAC), retransmitidos a través de Onda Cádiz Televisión.

COMPARSA LA CREADORA

COMPARSA LOS MOJARRITAS

CUARTETO ¡ESTO ESTÁ EMPETAO!

CHIRIGOTA LA MISIÓN, EL EVANGELIO SEGÚN SANTANDER

CHIRIGOTA VERANO AZUL

COMPARSA LA BOQUITA PRESTÁ

CORO TIERRA Y LIBERTAD

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ADIOS A FEDERICO

Après neuf créations théâtrales consacrées à l’œuvre de Federico Garcia Lorca d’une richesse et d’une force infinies, José Manuel Cano Lopezcompose un dernier parcours théâtral dans les multiples matériaux littéraires, musicaux et plastiques de son compagnon de route de Granada.

Une soirée pour essayer d’oublier la dernière nuit de Federico sous les étoiles tremblantes des collines arides de Viznar en ce 19 août 1936.

Ses personnages, ses paysages, ses rêves et ses peurs rôdent parmi les oliviers et les chênes lièges et sur le plateau du Plessis : Bernarda Alba, le Metteur en scène, Yerma, le Poète à New York, la Comédienne, Don Perlimplin, Marcolfe, Bélise, Antonito el Camborio, Buster keaton…

« La réalité commence, car l’auteur ne veut pas voir assis au théâtre, mais au milieu de la rue. Pour lui, plus de poésie, plus de rythmes, plus de littérature.
L’odeur des lys m’est agréable, mais je préfère l’odeur de la mer. Je pourrais dire que l’odeur de la mer s’exhale des seins des sirènes : cela lui est égal à la mer ; elle n’entend pas. Elle frappe sans cesse au rivage dans l’attente de nouveaux noyés.

C’est ce qui compte pour l’homme.

Mais comment apporter l’odeur de la mer dans une salle de théâtre,
comment inonder d’étoiles les fauteuils d’orchestre? »

L’ultime étape d’un parcours passionné, engagé il y près de 50 ans, par José Manuel Cano Lopez avec son maître et compagnon de route Federico Garcia Lorca.
Le dernier mois de vie de Federico dans une Espagne qui s’embrase se joue sur un « tablao » du cœur.

Un ultime et vibrant hommage au poète, peintre, musicien et dramaturge andalou pour essayer d’ « apporter l’odeur de la mer dans la salle de théâtre et d’inonder l’orchestre d’étoiles »…

Les étoiles tremblantes de Viznar près de la Fontaine des Larmes en cette nuit du 19 août 1936, nuit de l’assassinat du poète…
Le metteur en scène tourangeau-andalou invite ses amies et amis artistes de tous les horizons à s’emparer d’un univers inoubliable…

Textes : Federico Garcia Lorca

Conception et mise en scène : José Manuel Cano Lopez

Costumes et scénographie : Camille Lebègue

Musique, création sonore : Clément Cano Lopez, Rubin Steiner

Lumière : Clément Cano Lopez

Chorégraphie : Léa Carlosema

Distribution : Reine Bernard, José Manuel Cano Lopez, Françoise Cano Lopez, Léa Carlosema, Jean-Pierre Guitton, Jean-Louis Maitre, Alain Papillon, Matilde Thomas

Production : Compagnie Diotima avec l’aide du Plessis, commun culturel et humaniste et de la Retirada37 .

Jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 avril

19h RESTAURATION
Produits locaux et en circuits courts

20h REPRÉSENTATION THÉÂTRALE – « ADIOS A FEDERICO » D’après l’œuvre de Federico Garcia Lorca, création originale de la COMPAGNIE DIOTIMA

TARIF MINIMAS : 8 euros

TARIF PARTAGÉ : 12 euros

TARIF SOLIDAIRE : 14 euros

INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS : 02.47.38.29.29 ou info@plessis-tierslieu.fr

Le concert de David et Juan Francisco Ortiz

Le vendredi 11 mars, Retirada 37 reprenait ses modestes activités après deux ans d’inaction.

Pour le bonheur de tous, ce fut un succès !!!

Merci à José Manuel et toute son équipe « Le Plessis Tiers-lieu culturel et humaniste », et aux membres de Retirada 37 pour leur implication.

En présence d’un nombreux public, ce sont produit en concert Juan Francisco Ortiz à la guitare et David Ortiz son fils au violoncelle, ce fut une soirée emprunte d‘émotions avec une musique de qualité, les musiciens ont terminé leur concert sous des applaudissements chaleureux.

Merci à eux, ils nous ont offert ce concert gracieusement.

James ( président de Retirada37)

Le 27 janvier dernier Juan Francisco Ortiz et son fils David donnaient un concert pour la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste dans le musée Séfarade à Tolède. Ils étaient ce 11 mars sur la scène du Château du Plessis à l’invitation de notre association en partenariat avec ce nouveau tiers-lieu culturel et humaniste, à La Riche, pour rendre hommage à Francisco Ortiz et à tous les espagnols déportés à Mauthausen-Gusen (Autriche). Les Espagnols portaient un triangle bleu marqué de la lettre « S » pour Spaniers. Plus de 5000 Espagnols y moururent. Les rescapés furent libérés par l’armée américaine le 5 mai 1945. Francisco Ortiz fut de ceux-là.

Aujourd’hui le fils et le petit fils leur rendent hommage à travers leurs concerts de guitare et de violoncelle, avec des œuvres originales composées par Juan Francisco Ortiz et d’autres pièces musicales, de l’art populaire comme le célèbre « Emigrante » de Juanito Valderrama connu de tous les Espagnols réfugiés en France, ou de la poésie avec Federico Garcia Lorca, Antonio Machado et Miguel Hernadez.

Le drapeau républicain que le matricule 4252, Francisco rapporta du camp fut confectionné avec ses camarades. Le fac-similé du drapeau fut offert à José Manuel Cano lopez, responsable du Plessis et sera exposé à la vue du public. Juan Francisco le présenta au Mémorial de Mauthausen lors d’un concert en 2015.

Dans son concert il nous a raconté la vie de son père à travers les morceaux écrits, mais aussi les souffrances de tous ceux qui vécurent sous le franquisme, comme ces 13 jeunes filles qui furent exécutées le 5 août 1939 dans le cimetière de Madrid pour leur seule appartenance aux Jeunesses communistes. Ce fut lors de cet hommage le 5 août dernier que nous rencontrions, mon épouse et moi, Juan Francisco et David à Madrid où ils nous firent la promesse de venir jouer gratuitement à Tours à l’invitation de Retirada37.

La salle était comble, ce 11 mars au Plessis et ils furent nombreux, sur un liste d’attente, à ne pouvoir y participer. L’émotion était forte dans la salle. Juan Francisco et David furent longuement applaudis.
Ce fut une soirée de grande qualité musicale et d’une charge émotionnelle qui restera longtemps gravée dans nos mémoires.

Merci à Juan Francisco, merci à David, merci à José Manuel pour avoir accueilli ce magnifique spectacle. Merci à Viviane et Hervé pour leurs très belles photos. Merci à tous les adhérents de Retirada37 pour leur implication dans cette belle initiative.

Luis et Sylviane (adhérents de Retirada37)

Concierto Juan Francisco y David Ortiz – Memoria
Este 27 de enero pasado, Juan Francisco Ortiz y su hijo David daban un concierto por el día internacional de conmemoración de las víctimas del Holocausto en la Sinagoga del Tránsito (Museo sefardí de Toledo). Este 11 de marzo estaban con nosotros en el escenario del Castillo de Plessis (La Riche – Tours) invitados por nuestra asociación – Retirada37 – en colaboración con este nuevo espacio cultural y humanista, en el pueblo de La Riche, para rendir homenaje a Francisco Ortiz (padre y abuelo de los artistas) así como a todos los españoles exiliados y deportados en el campo de concentración nazi de Mauthausen-Gusen (Austria, 1940-1945). Asignaron a los presos españoles el tristemente famoso Triángulo Azul, con una «S» bordada por «Spaniers». Más de cinco mil españoles murieron durante esos años hasta la liberación del campo el 5 de mayo de 1945. Francisco Ortiz, preso número 4245 fue uno de los que sobrevivieron.

Hoy, el hijo y el nieto de Francisco, les rinden homenaje con un concierto de guitarra y violonchelo con obras originales compuestas por Juan Francisco Ortiz y otras piezas musicales, algunas populares como «El emigrante» de Juanito Valderrama, conocida por todos los españoles exiliados. Otras obras son adaptaciones de obras poéticas de Federico García Lorca, Antonio Machado o Miguel Hernández

La bandera republicana original, echa en Mauthausen por los propios presos sastres y que conservó el preso 4245, fue presentada al público y la familia Ortiz regaló un facsímil al responsable de Plessis, José Manuel Cano López y esta será expuesta en el mismo centro para el público visitante.

En este concierto, a través de la historia de Francisco Ortiz, los artistas cuentan con música y poesía el exilio, la deportación, así como el sufrimiento de las víctimas del franquismo, de las 13 Rosas fusiladas… El pasado 5 de agosto, durante la ceremonia de conmemoración del fusilamiento de las 13 Rosas en el cementerio del Este conocimos a Francisco y a David quienes nos hicieron la promesa de venir a tocar gratis a Tours con la invitación de nuestra asociación Retirada37.

Se llenó la sala este 11 de marzo en el Plessis y hasta tuvimos una larga lista de espera que no pudo asistir. Fue fuerte la emoción durante todo el concierto. Los artistas David y Francisco fueron largamente aplaudidos, una noche de gran calidad musical y con una carga emocional intensa que quedará grabada en nuestra memoria.
Gracias a Juan Francisco y a David. Gracias a José Manuel por haber recibido a los artistas y haber hecho posible este magnífico espectáculo. Gracias a Viviane y a Hervé por las increíbles fotos. Gracias a todos los miembros de Retirada 37 por su implicación en tan bella iniciativa.

Luis et Sylviane (Miembros de Retirada37) traducido por David
James Marco, le président de Retirada37, et José Manuel Cano Lopez, le taulier du théâtre du Plessis.


David et Juan Francisco Ortiz


José Manuel Cano Lopez et Juan Francisco Ortiz déployant le drapeau de république Espagnole.

Les réfugiés républicains espagnols piliers de la Résistance en Limousin

Il y a 80 ans, en Espagne, le général Franco remportait la victoire sur les Républicains, provoquant un exode massif de réfugiés vers la France.
Plusieurs milliers d’entre eux furent accueillis en Limousin et beaucoup jouèrent un rôle essentiel dans la Résistance…

Spécialiste de l’époque troublée de la guerre civile espagnole, l’universitaire Tiphaine Catalan travaille depuis plusieurs années sur le parcours des exilés espagnols réfugiés en Limousin après la défaite des Républicains.

Au fil de ses recherches elle a constaté l’ampleur de cet exil.

Quatre-vingt ans plus tard, ses travaux bientôt publiés montrent également le rôle essentiel qu’ont joué de de nombreux anciens combattants républicains de la Guerre d’Espagne dans les mouvements de résistance du Limousin.

Une guerre civile

Espagne, 1936 : après l’arrivée au pouvoir d’un Front Populaire, la contre révolution du général Franco dégénère en guerre civile.

La lutte entre les militaires nationalistes et les défenseurs de la République pousse de nombreux Espagnols sur les routes de l’exil.

En 1937 les premiers réfugiés, une centaine de femmes et d’enfants, arrivent en Limousin. Ils suscitent un important élan de solidarité. Des comités de soutien se mettent en place.

La Retirada : 7 000 réfugiés espagnols arrivent en Limousin

En 1939 Franco écrase les Républicains : des milliers de nouveaux réfugiés franchissent alors la frontière, c’est la Retirada.

En quelques semaines, près de 7 000 exilés espagnols arrivent en Limousin, beaucoup par le train.

Des femmes et des enfants encore, mais aussi pour la première fois, 3 500 d’hommes. La plupart sont des combattants républicains qui ont combattu les troupes de Franco pendant plusieurs années et qui ne peuvent plus rester en Espagne.

Femmes et hommes vont être séparés.

700 femmes vont être regroupées dans l’ancienne caserne de Magnac-Laval dans le nord de la Haute-Vienne.

D’autres seront envoyées à Bellac, dans le château du Chatelard à Saint-Junien ou dans l’ancienne prison désaffectée d’Aubusson en Creuse.

70 morts dans le camp de Nexon

La plupart des hommes vont être regroupés dans des camps, puis dans 14 compagnies de travailleurs étrangers (CTE) où ils jouissent d’une relative autonomie. Dépendants du ministère des armées ils effectuent des travaux pénibles laissés en jachère par les français mobilisés.

Des camps dits « de concentration » sont implantés à Saint Germain les Belles, Saint Paul d’Eyjeaux , Nexon, Sereilhac et La Meyze.

Durant l’hiver 1942, 70 réfugiés espagnols mourront de froid, de maladie et d’épuisement dans le camp de Nexon.

En 1940, après la défaite et l’armistice face à l’Allemagne, les réfugiés espagnols deviennent indésirables et suspects pour le gouvernement de Collaboration de Pétain.

En Limousin, beaucoup de femmes et d’enfants vont être expulsés de leurs lieux d’accueil pour laisser la place aux nouveaux réfugiés alsaciens.

Disséminés dans des Groupements de Travailleurs Etrangers

La surveillance des hommes va se renforcer. Les Compagnies de Travailleurs Etrangers (CTE) vont être transformées en Groupements de Travailleurs Etrangers (GTE).

Bien que le régime de Vichy les considère comme des ennemis potentiels, ils vont être dispersés dans les campagnes dans des petits groupes jouissant d’une relative autonomie.

Pour pallier le manque d’hommes mobilisés sur le Front ils effectuent des travaux de force sur des chantiers, dans les forêts, dans les fermes ou dans les mines.

En Corrèze, les barrages de l’Aigle et de Bort-les-Orgues seront construits en partie par les GTE espagnols.

Ces petits groupes d’anciens combattants soudés, politisés (ndc : notamment à la CNT en ce qui concerne le barrage de l’Aigle) et éloignés des villes vont rapidement devenir l’un des principaux terreaux des maquis limousins en gestation.

Le temps des Maquis

En novembre 1942, les Allemands envahissent la zone libre.

C’est aussi le début de l’entrée des Espagnols dans les mouvements de la Résistance limousine.

Avec l’instauration du Service de Travail Obligatoire en Allemagne (STO) la plupart des hommes des Groupements de Travailleurs Etrangers (GTE) espagnols disséminés dans les campagnes du Limousin vont prendre le Maquis.

Ils vont rapidement y être appréciés et très recherchés. Ils vont s’illustrer par leur expérience, leur efficacité et leur courage.

On va les retrouver indifféremment dans les trois principaux mouvements de Résistance à l’œuvre dans la Région : les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), l’Armée Secrète (AS) et l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Forts de leur expérience de la guérilla contre les troupes franquistes mais aussi de leur culture politique, les réfugiés espagnols joueront souvent un rôle de formateurs et d’instructeurs auprès des jeunes Français inexpérimentés qui ont rejoint le Maquis.

Les anciens de la Guerre d’Espagne sont également réputés pour leur expertise en matière d’explosifs. Les « dynamiteros », comme certains les appelaient à l’époque, seront à l’origine de nombreuses opérations de sabotage.

On estime qu’au moins 2 000 réfugiés républicains espagnols ont combattu dans la Résistance en Limousin.

Des figures marquantes de la Résistance

En Creuse, dans les environs de Grand-Bourg, une douzaine d’hommes du 420ème GTE se regroupent et prennent le Maquis autour de Vidal de Juan Baldazo, dit Vidal. Quatre d’entre eux seront arrêtés, torturés et fusillés à la prison de Limoges en 1944.

A Limoges, Casto Balesta, un anarchiste de la CNT qui avait participé à des expériences de collectivisation en Catalogne, prend contact avec l’Armée Secrète. Il en deviendra un des leaders jusqu’à la Libération.

A Treignac, en Corrèze, Joaquim Muro, dit Quino, ancien combattant communiste en Andalousie, rejoint le Colonel Guingouin, le chef du Maquis Limousin, dont il deviendra l’un des hommes de confiance jusqu’à la fin de la Guerre.

La socialiste barcelonaise Neus Català combat les nazis dans les Maquis de Dordogne et de Corrèze avant d’être arrêtée, emprisonnée à Limoges, torturée puis déportée à Ravensbrûck.

En juillet 1944, lors de la célèbre bataille du Mont Gargan, le colonel Guingouin les charge de contenir l’avancée allemande dans le cimetière de Saint-Gilles-les-Forêts.
Ils tiendront leur position pendant plusieurs jours face aux Allemands et aux miliciens, permettant à la Résistance d’évacuer plus facilement les armes et les munitions parachutées par les Alliés.

Le « Capitaine Tito »

En 1942, âgée de 5 ans, Amada Pedrola Rousseaud arrive à Bellac avec sa mère, une militante communiste qui avait fui Barcelone. Elle se souvient de son oncle qui les y a rejoints.

Après avoir combattu Franco dans l’armée républicaine en Catalogne Francisco Valero avait fui l’Espagne en 1939 avec les derniers réfugiés à franchir la frontière. Puis il avait rejoint la Résistance en Limousin après s’être évadé d’un camp de travail de l’organisation Todt en Bretagne.

Devenu le « capitaine Tito », il créé alors son propre groupe de l’Armée Secrète à Bellac : le « groupe Cherbourg ».

Avec 200 maquisards sous ses ordres, dont une majorité d’Espagnols, le « capitaine Tito » se spécialise rapidement dans les opérations de commandos et de sabotage.

Depuis son camp dissimulé dans les bois du Roy il organise des opérations de récupération de parachutage d’armes effectués par les alliés au Dorat.

Il fait exploser un pont sur la Glayeule à Bellac et en 1944 il mène des combats contre les Allemands à Droux.

Avec ses hommes Francisco Valero participe à la libération de Bellac et il défilera dans les rues de la ville lors des cérémonies de la Victoire.

D’autres groupes de résistants espagnols défileront aux côtés des hommes de Georges Guingouin à la libération de Limoges.

L’impossible retour

Après la Libération, comme beaucoup de réfugiés espagnols ayant participé à la Résistance, le « capitaine Tito » ne parlera plus de la guerre, même à sa famille.

Il se fondra dans la vie civile, abandonnera toute activité militante et tentera de reconstruire une vie paisible, avec dans le cœur, la blessure de l’impossible retour vers sa terre natale gouvernée d’une main de fer par la dictature franquiste jusqu’en 1975.

Une exposition consacrée aux Brigades Internationales espagnoles se tient actuellement au Musée de la Résistance à Limoges.

VIDEO : de la Guerre d’Espagne à la Résistance en Limousin

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/guerre-espagne-resistance-limousin-1759675.html

Motion au regard du conflit en Ukraine

Le Conseil d’Administration de Caminar a adopté hier le principe et les orientations d’une motion au regard du conflit en Ukraine.

Vous trouverez ci-dessous le texte de cette motion.

Nous sommes descendants et amis des exilés de l’Espagne républicaine.

Nos parents, nos amis ont subi il y a 86 ans des interventions extérieures sans lesquelles un quarteron de généraux putschistes n’aurait pu imposer au peuple espagnol une dictature sanglante qui s’est prolongée pendant plus de quarante années.

A ce titre nous ne pouvons que condamner l’agression militaire décidée par le Président Poutine contre un État souverain, l’Ukraine.

C’est sous l’égide de l’O.N.U, dans le respect des principes du droit international et de la diversité des populations des États souverains constituant la communauté internationale, que doivent se résoudre les conflits éventuels et non par la guerre et l’occupation.

Descendants et amis de l’exil républicain, nous savons les souffrances engendrées par la guerre. Pour beaucoup des nôtres elle a été à l’origine d’un exil définitif.

Le France des droits humains a accueilli dans des conditions souvent inhumaines et indignes les exilés de la République espagnole.

Déjà par centaines de milliers des Ukrainiens, femmes et enfants, fuient les combats cherchant refuge dans des États limitrophes.

Nous exigeons que notre pays, la France, remplisse ses devoirs humanitaires et respecte enfin un droit d’asile malheureusement mis à mal à l’occasion des conflits récents du Moyen Orient et de l’Afrique.