Tous les articles par Eric Sionneau

LE POUM : REVOLUTION DANS LA GUERRE D’ESPAGNE (1936-1939)

Nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence de
Monsieur Jean-Louis BARGÈS, membre du CA de l’association Retirada37.

Le POUM (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste) est une organisation communiste antistalinienne qui naît à Barcelone en septembre 1935. Aujourd’hui encore, l’histoire de ce parti qui fut un des protagonistes de la Guerre Civile d’Espagne (1936-1939) reste mal connue.

Lundi 25 février 2019 de 17 h à 19 h – Salle TA 218
(site universitaire, 3 rue des Tanneurs. Tours)

Département d’Espagnol et de Portugais
et association Retirada 37

Exposition sur GUERNICA

L’Association « Retirada 37 » vous propose, du 12 au 16 février 2019,
à la médiathèque de La Riche, une exposition sur GUERNICA.

Petite localité de la province de Biscaye, Guernica était célèbre pour son chêne, sous lequel les monarques espagnols promettaient, selon la tradition, de respecter les libertés basques. Le bombardement massif de cette ville par la légion Condor, le 26 avril 1937, eut un grand retentissement dans le monde entier, dont s’est fait l’écho Picasso dans son célèbre tableau, « Guernica » :

De riches panneaux thématiques retracent l’histoire de ce bombardement meurtrier, analysent le contexte historique et politique et l’œuvre de Picasso.
Venez les découvrir à la médiathèque de La Riche, près de la mairie, ouverte selon les horaires suivants :

Mardi 14:00–19:00 Mercredi 10:00-18:00 Vendredi 14:00-19:00 Samedi 10:00-18:00

Le samedi 16 février à 15 heures, l’association « Retirada 37 » vous invite à une réunion-débat avec une introduction de Joséphine Bargès sur le martyre infligé au peuple de Guernica par le franquisme et ses alliés nazis.

Un vin d’honneur viendra ensuite clôturer l’exposition.

ROMANCERO DES OMBRES


« Et un matin tout était en flamme
et un matin les foyers sortaient de terre dévorant les vivants,
et dès lors ce fut le feu,
ce fut la poudre dès lors, et dès lors ce fut le sang
. »
Pablo Neruda

En cette année qui marque le quatre-vingtième anniversaire de la
Retirada (l’exil de 500000 républicains espagnols en France), en
ces temps où une Europe nauséabonde renaît de ses cendres, le
«Romancero des ombres» est un geste artistique nécessaire pour
continuer à vivre debout.

Deux matériaux sont au cœur de cette création :

un film documentaire (Compañeras) et le témoignage de Manuel
Cano Lopez (En remontant le temps lointain), le père du metteur.
Compañeras, le film de Jean Ortiz et de Dominique Gautier,
donne la parole à des femmes « courage » qui racontent leur rôle,
effacé de la mémoire collective espagnole, dans la défense de la
République espagnole et dans l’anti-franquisme.

Depuis leur condition d’avant l’avènement de la République,
en 1931, jusqu’à nos jours, elles évoquent leurs espoirs et leurs
souffrances.

En remontant le temps lointain est composé d’une dizaine de
pages, que Manuel Cano Lopez écrivit à la demande de son fils.
Un récit émouvant des souvenirs d’un enfant de onze ans perdu
dans le tourbillon de la guerre civile en Andalousie.

Les témoignages de ces femmes et le récit de ce petit garçon
s’entrelacent étroitement et nous renvoient avec force les douleurs
passées mais toujours vivaces.

Partager aussi ce qui a été profondément enfoui, et nous permettre
ainsi de mieux penser (panser) et vaincre nos incertitudes et nos
peurs d’aujourd’hui.

RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS
02 47 38 29 29 // info@ciecanolopez.fr

1969, Paco Ibáñez : l’Espagnol d’Aubervilliers

Le 2 décembre 1969 le chanteur en exil donnait à l’Olympia un concert devenu légendaire, incarnation fervente de la résistance au franquisme. 50 ans plus tard et avant de ressusciter cette prestation le 24 janvier prochain au Casino de Paris, il revient sur cette histoire.

Né en 1934 à Valence, fils d’anarchiste, forcé par la guerre civile à s’exiler au pays basque puis à Perpignan, Paco Ibáñez débarque à Paris en 1952. Sa rencontre, quelques années plus tard avec Georges Brassens consacre sa révélation pour la poésie. Dès lors, il n’aura de cesse que de mettre en musique les plus grands poètes de langue espagnole (Rafael Alberti, Gabriel Celaya, Antonio Machado, Pablo Neruda, José Agustín Goytisolo etc).

Vivant à Aubervilliers, il fréquente de nombreux artistes espagnols ou latino-américains et publie deux albums en 1964 puis 1967.

En 1968, il assiste aux événements de mai à Paris et, profitant d’un assouplissement temporaire du régime espagnol, se produit pour la première fois en Catalogne et à Madrid. Pourtant début 1969, Franco resserre la vis et instaure l’état d’exception : contraint de retourner à Paris, Paco Ibáñez se produit cette année-là dans la cour de la Sorbonne puis à l’Olympia, au cours de deux soirées restées dans les mémoires en raison de la communion entre le chanteur et son public.

A l’occasion du concert qu’il donnera le 24 janvier prochain au Casino de Paris, recréation de la performance de l’Olympia (augmentée d’autres chansons) Juke-Box modifie sa formule habituelle et reçoit le chanteur espagnol pour une interview exceptionnelle.

Pour un 11 novembre 2018 antimilitariste !

La folie guerrière et militariste ne cesse de faire florès à travers le monde : aux Etats Unis, l’ahuri Trump joue avec l’avenir de la planète avec ses menaces inconsidérées d’agressions militaires, en Corée du Nord, le « guide suprême » saigne son peuple au sang pour maintenir une armée pléthorique et développer un arsenal nucléaire qui fait froid dans le dos. De la Russie à la Chine, en passant par les pays occidentaux et leurs prétentions hégémoniques en Afrique, une seule chose va bien dans ce monde, c’est l’industrie de l’armement !

Cette « pourvoyeuse » d’emplois qui ne devrait pas exister, continue à engendrer ça et là des massacres, corollaires à de gros profits pour les industriels (industrie aéronautique avec EADS, Dassault Aviation, SAFRAN/SNECMA ; terrestre, avec NEXTER ou PANHARD ; naval avec DNCS ; électronique avec THALES, DASSAULT Systems ou SAFRAN/SAGEM ; missiles avec MBDA ; espace avec EADS/ASTRIUM…).

En france, en 2016, la seule Direction Générale de l’Armement a passé près de 10 milliards d’euros de contrats pour l’équipement des armées (sur un total de 20 milliards de prises de commandes), et a investi 800 millions d’euros dans la recherche. L’industrie de l’armement devrait passer de 165 000 emplois à plus de 200 000 en 2018 selon le ministère de la Défense. En 2015, 16 milliards d’euros de commandes à l’exportation ont été réalisées, soit deux fois plus que l’année précédente et quatre fois plus qu’en 2012 !

Mais ce n’est pas tout, l’armée ne se contente pas de faire « des opérations extérieures » : le renforcement des lois antiterroristes lui permet d’occuper le territoire métropolitain et ultra marin comme l’autorise, notamment, l’instruction interministérielle de mai 2010, le ministère de la Défense qui prévoit de déployer dans le cadre d’un plan spécial 10 000 militaires sur l’hexagone en « cas de crise majeure ». Le SGDSN (Secrétaire Général à la Défense et la Sécurité Nationale) dans la revue Armées d’octobre 2010, définissant un « cas de crise majeure » comme « Un événement – pandémie, attaque terroriste, catastrophe, crise d’ordre public – dont la gravité et la portée conduisent les autorités gouvernementales à activer le dispositif interministériel ».

Nous ne pouvons tolérer cette politique militariste !

Disons le haut et fort Dimanche 11 novembre, 10h30, parvis

de l’université François Rabelais, rue des Tanneurs, à Tours.

Rappelons que la France est toujours un pays en guerre !

Pour un 11 novembre antimilitariste !

Premiers signataires :SUD/SOLIDAIRES 37, Les Amis de Demain Le Grand Soir, Alternative Libertaire 37, Retirada 37, NPA 37.

Avec la présence de la chorale militante « La P’tite Rouge de Touraine ».

 » UNE LONGUE MARCHE DE LA RÉPRESSION FRANQUISTE AUX CAMPS FRANÇAIS « 

Albino GARRIDO SAN JUAN : « UNE LONGUE MARCHE DE LA REPRESSION FRANQUISTE AUX CAMPS FRANÇAIS ». Publié aux EDITIONS PRIVAT .

 » Une longue marche – De la répression franquiste aux camps français  » retrace le parcours d’Albino Garrido San Juan, jeune journalier de Castille, pris dans le tourbillon de la guerre d’Espagne. Agé d’à peine 17 ans il s’enrôle dans la colonne des milices populaires du colonel Julio Mangada puis dans la 34ème Brigade Mixte et lutte pour défendre la République, dans la Sierra, aux confins des provinces d’Avila et de Madrid. Démobilisé au printemps de 1937, il s’engage alors dans l’aviation. Affecté à plusieurs aérodromes à l’arrière du front, la fin de la guerre le surprend en Estrémadure. Dans des conditions particulièrement dramatiques il est fait prisonnier par les troupes franquistes et est interné dans le terrible camp de concentration de Castuera dans la province de Badajoz. Après plus de huit mois de réclusion dans un univers où l’arbitraire, les privations et la brutalité des vainqueurs règnent en maîtres, il parvient à s’évader accompagné de cinq camarades.

Commence alors, au coeur de l’hiver, une longue et périlleuse marche à travers l’Espagne. Se déplaçant de nuit, s’aidant d’un petit manuel de géographie pour tracer leur route, s’orientant lorsque le temps le permet à l’aide de l’étoile polaire, il réussit avec trois camarades à atteindre le 22 mars 1940 la frontière française à Urdos. Son périple a duré 79 jours.

Itinéraire approximatif suivi par Albino Garrido et ses compagnons lors de leur évasion du camp de concentration de Castuera. Leur pérégrination à travers l’Espagne dura 79 jours, du 4 janvier au 22 mars 1940. Elle les conduisit jusqu’à Canfranc puis Urdos, en France

Interné dans le camp de concentration de Gurs puis dans celui d’Argelès sur Mer il réussit à en sortir et travaille dans l’agriculture dans le département de l’Hérault. Après l’entrée des troupes allemandes à Paris il s’enfuit et rejoint Marseille. Commence alors une vie d’errance. Emprisonné à Aix en Provence pour défaut de papiers d’identité il rejoint les Groupements de Travailleurs Etrangers afin de régulariser sa situation. Passant d’un GTE à l’autre pour se soustraire aux réquisitions des autorités de Vichy qui veulent le mettre au service de l’organisation Todt, il quitte le midi de la France pour rejoindre Royan en juillet 1943. Il s’y trouve à la fin de la guerre. La longue nuit de la dictature franquiste anéantit tout espoir de retour en Espagne. Il fonde une famille et s’établit définitivement en France.

Ce récit a été traduit par son fils Luis qui, s’appuyant notamment sur des recherches dans différents services d’archives tant en Espagne qu’en France, l’a enrichi de nombreuses notes pour l’éclairer aussi bien sur le plan général de la guerre et de ses conséquences, que sur celui de ce parcours si particulier.

Le livre d’Albino GARRIDO sera présenté par son fils Luis qui parlera et debattra du système concentrationnaire franquiste et du combat pour la mémoire le : Samedi 13 Octobre de 14 h 30 à 18 heures

Salle 121 aux Halles à Tours