Archives de catégorie : Histoire

Franco la muerte : 20 nouvelles contre l’oubli

Quarante ans après la mort de Franco, si le temps a passé, la détestation est intacte. Elle a inspiré « Franco la muerte », un ouvrage qui regroupe 20 nouvelles inédites écrites par des snipers de la plume qui visent juste, et sur tous les tons : drôle, cocasse, grave, ironique, coléreux… Chaque mercredi l’humanite.fr vous en propose un extrait différent.

–  Novembre 1975, le Caudillo meurt de sa belle mort. Dans son lit, en toute impunité !

–  Janvier 2015, l’idée jaillit de célébrer l’anniversaire de Franco de porc, pour les 40 ans de sa mort. Franco, les garrots, les fachos, les bigots, les toubibs, les courtisans, les cocos, les anars, les Basques : vingt auteur(e)s entament ici la grande parade des règlements de compte. A la lecture du recueil « Franco la muerte » on se dit que l’affaire n’est pas soldée. D’autant que l’Ogre a fait des petits, beaucoup de petits…

http://www.editions-arcane17.net

Sortie en librairie : Jeudi 27 août
Prix : 21.00€
SOURCE : « Franco la muerte » : 20 nouvelles contre l’oubli | L’Humanité

Association www.24-aout-1944 : les antifascistes espagnols à Mauthausen

Cette association a pour but de faire connaître et de cultiver la mémoire historique (écrite, enregistrée, iconographique, artistique, etc.) de la Libération de Paris en 1944 en liant cette célébration à la participation des antifascistes espagnols de la 2e DB, en exposant toutes les facettes de cette lutte commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, et continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique, et plus particulièrement dans les maquis en France. Pour beaucoup de femmes et d’hommes, elle se prolongea dans le combat contre le franquisme, jusque dans les années 60.

Vous trouverez ci-après le lien vers un article paru sur le site de l’association, qui concerne les espagnols à Mauthausen :

http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/plaquette_mauthausen_web.pdf

 

 

Aux espagnols exilés – Version traduite en Français

Mensonges ….

Après leur entrée en France essentiellement en février 1939 (la « retirada ») et leur internement dans les différents camps installés à la hâte notamment sur les plages du Roussillon, les exilés républicains espagnols (environ 500 000) seront dispersés dans plus de 70 départements français.

L’arrivée d’autres réfugiés courant 1939 est telle que l’administration française poursuit la dispersion des Espagnols et les pousse au maximum à rentrer en Espagne.

En parallèle, des lettres de propagande de I ’Ambassade d’Espagne en France sont distribuées à cet effet. Franco promet d’accueillir sans poursuite les exilés.

C’est une traduction de ces lettres que nous publions aujourd’hui (cliquer sur le lien ci-dessus et utiliser le zoom pour une meilleure lecture).

Ceux qui retourneront en Espagne seront aussitôt internés dans les geôles du Caudillo. La répression sera féroce. Des milliers de prisonniers seront affectés à la construction de « La valle de los caidos » auprès de I ’Escorial. Ce chantier souterrain gigantesque (cathédrale taillée dans le roc) est un bagne terrible. Beaucoup de prisonniers mourront d’épuisement. FRANCO, à sa demande, y sera enterré en 1975.

Liens aux bases récapitutalives d’articles sur la Guerre Civile espagnole et la Mémoire des journaux espagnols « El País » et « Público »

Trouver ci-joint  les liens aux bases récapitulatives d’articles sur la Guerre civile espagnole, l’après-guerre et la Mémoire apparus dans les journaux « El País » et « Público » ( mis à jour de façon automatique par les journaux concernés). Il y a des récits personnels, biographiques, les avis des historiens sur les sujets, des actualités, la recherche des victimes des fusillades de la répression…. En plus, sur la base de données de « Público » on peut accéder au sommaire que le juge Baltasar Garzón a instruit contre le régime franquiste. Tous les articles sont en espagnol.

http://elpais.com/tag/guerra_civil_espanola/a/196

http://especiales.publico.es/es/memoria-publica/documentacion.php  (cliquer sur Actualidad pour lire les articles)

 

Bonne lecture!

Les massacres oubliés de la guerre d’Espagne : « La carretera de la muerte »

Une information de Dolorès : conférences-débats le 25 avril 2015 à Toulouse.

Du 8 au 12 Février 1937 un massacre essentiellement de civils femmes, enfants, blessés et vieillards eut lieu sur la route qui menait de pauvres gens fuyant la répression franquiste  de Malaga à Almeria, route qui fut alors baptisée Carretera de la muerte. Tragique destin pour ces républicains espagnols désarmés qui, poursuivis par les unités de Queipo de Llano, le boucher de Séville puis de Malaga, seront bombardés par l’aviation et les navires des pays de l’axe. Les haines fascistes se déchaînant, bien qu’il y ait eu beaucoup plus de morts qu’à Badajoz ou qu’à Guernika ce massacre est à peine connu tant en France qu’en Espagne.

Espagne 36-39 les massacres oubliés

La Nueve le 21 avril à Tours

Le 24 août 1944, 150 soldats, républicains espagnols, de la France libre entraient dans Paris occupé, avec la 9ème compagnie de la 2ème Division Blindée de l’armée du Général Leclerc. Les blindés s’appelaient Guernica, Guadalajara, Ebro, Don Quichotte, Teruel…
Nous allons honorer le 21 avril prochain ces héros oubliés de la Nueve dans une rencontre avec Evelyn Mesquida. Elle dédicacera son livre qui sera en vente ce soir là.

Sur le site 24 août 1944 de nombeux articles vous informent sur cette période.

http://www.24-aout-1944.org/-Articles-presse-

Je vous invite aussi à regarder avec attention le documentaire « La Nueve ou les oubliés de la victoire » qui retrace à travers des témoignages émouvants ce grand moment de notre Histoire.

L’association Retirada 37 a été créée pour faire vivre l’action de ces républicains espagnols exilés en France : combattants de la Nueve et aussi les nombreux résistants espagnols en France qui ont combattu pour la Libération de notre pays.

La bête immonde ressurgit aujourd’hui en Europe, en France sous des formes qui se voudraient plus « civilisées ». Nous avons le devoir de les dénoncer, de les combattre avec la même force. Les républicains espagnols, mais aussi les Brigades Internationales nous ont appris que la lutte contre le fascisme, contre la barbarie nazie est universelle. A nous de perpétuer ces valeurs, ces mémoires.

NO PASARAN !

Qu’appelle-t-on « la retirada  » ?

la-foule-des-refugies-au-perthus-29-janvier-1939_451624_516x332 RETIRADA 1939 2 RETIRADA 1939Un peu d’histoire : la seconde République espagnole a été proclamée à la suite des élections municipales d’avril 1931. Le roi Alphonse XIII abandonne Madrid et part en exil sans avoir abdiqué. Ce fut la fin de la dictature monarchique espagnole (1923-1930).

En juillet 1931, la gauche espagnole a donc le pouvoir de transformer par voie législative l’ordre social et économique du pays, et de moderniser l’Espagne.

Malheureusement, compte tenu notamment de la complexité de la société espagnole et des divergences entre les différents acteurs politiques (anarchistes, communistes, socialistes, droite modérée), et malgré les nombreuses réformes progressistes mises en place, les espoirs suscités par ce régime républicain seront partiellement déçus .

Néanmoins, les élections du 16 février 1936 ont vu la victoire du Frente Popular (front populaire espagnol).

Mais le coup d’état de juillet 1936 mené par le général Franco plongera l’Espagne dans une guerre civile au cours de laquelle Hitler et Mussolini apporteront un soutien militaire décisif aux franquistes et qui s’achèvera le 1er avril 1939, après avoir provoqué l’exil de près de 500 000 républicains espagnols majoritairement vers la France, pour échapper à la féroce répression des franquistes.

Cet exil sera par la suite appelé « retirada » en espagnol et catalan .

D’autres partiront vers l’Afrique du nord et certains pays d’Amérique latine, notamment le Mexique et le Brésil.

  • Pour en savoir plus, on peut par exemple se reporter notamment aux sites suivants :

http://www.histoire-immigration.fr/des-dossiers-thematiques-sur-l-histoire-de-l-immigration/la-retirada-ou-l-exil-republicain-espagnol-d-apres-guerre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Retirada

  • ainsi qu’au livre de Geneviève ARMAND-DERYFUS : « L’exil des républicains espagnols en France. De la guerre civile à la mort de Franco ». (Editions Albin Michel).