Archives de catégorie : Histoire

Espagne1931-2006.

Du contexte socio-politique en Espagne à la fin de la Monarchie ; 1931, la 2e République espagnole sans violence ; les réformes de Manuel Azaña ; la victoire de la droite en 1934 ; les forces politiques en présence et la situation explosive ; l’importance de l’anarcho-syndicalisme, le coup d’Etat Franquiste, guerre et révolution en Espagne, la retirada, la répression franquiste, la résistance et la transition démocratique.

.

A lire ou à relire : « Révolution et contre révolution en Catalogne, 1936-1937 » de Carlos SEMPRUN MAURA

Présentation1 revolution et contre revLa guerre d’Espagne n’a pas été seulement une terrible guerre civile.

En effet, une tentative de révolution sociale avait vu le jour quelque temps auparavant dans diverses régions d’Espagne et s’est poursuivi pendant la guerre civile.

L’ouvrage « Révolution et contre révolution en Catalogne (1936-1937) » de Carlos SEMPRUN MAURA retrace de façon très détaillée cette tentative en Catalogne et en Aragon.

Il s’appuie notamment sur les écrits, règlements, tracts, lois, déclarations, … des différentes parties antifranquistes (gouvernement républicain légal, staliniens, communistes modérés, socialistes et surtout les mouvements libertaires, acteurs majeurs de cette tentative).

On trouvera sur la deuxième photo jointe à l’article un résumé du sujet du livre (double click pour l’agrandir).

Le livre est passionnant mais le nombre de documents à caractère plus ou moins administratifs rapportés et commentés peut rebuter certains lecteurs.

J’ai noté quelques points qui ont particulièrement attiré mon intérêt :

  • L’étendue des collectivisations et de l’autogestion agricoles et industrielles mises en place dans le cadre de cette tentative de révolution sociale, collectivisations qui ont perduré longtemps en Aragon.
  • La suppression par les anarchistes et leurs milices des anciennes hiérarchies et bureaucratie existantes, afin de mettre en place les leurs non moins pesantes.
  • L’opposition, jusqu’au divorce, au sein des mouvements libertaires, des militants de base et des dirigeants compromis avec les autres parties.
  • Les alliances « contre nature », notamment entre les républicains de la Généralité catalane (le gouvernement légal) et les communistes staliniens dans le but de détruire cette tentative libertaire, y compris avec une terrible violence.

Nous savions depuis longtemps qu’au sein de la guerre civile, une autre guerre fratricide avait eu lieu. Mais la description détaillée de cette période désastreuse inspire consternation et m’interroge : comment les « Républicains » auraient-ils pu gagner …

L’auteur est Carlos SEMPRUN MAURA, frère de l’écrivain Jorge SEMPRUN.

A la lecture du livre, on devine ses sympathies libertaires.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Sempr%C3%BAn_Maura

A noter que le livre a été imprimé par l’imprimerie tourangelle MAME en 1974.

 

Une Exposition de la part de Georges

EXTRAIT DE « L’INDEPENDANT » DU 31/07/2015
Pyrénées Orientales : PRATS DE MOLLO – LA PRESTE
Une riche exposition de plusieurs milliers de documents retrace l’histoire de l’Espagne de 1931 à 1975.

L’école primaire de Prats héberge jusqu’au 23 août une exposition sur la guerre civile espagnole et la Retirada.
Le temps s’égrène et les plaies de la guerre civile d’Espagne (1936-1939) peinent encore à cicatriser. Le traumatisme de l’effroi répandu dans une péninsule ibérique divisée en deux et du déchirement lancinant de milliers de familles espagnoles s’éveille en sursaut à chaque découverte d’une nouvelle archive iconographique. Outre la douleur viscérale toujours vive chez certains, la mémoire de cette époque sombre de l’Europe s’entretient pour l’été à Prats-de-Mollo à travers l’exposition « Llibertat ! ». Des images de la Retirada, l’exode des réfugiés espagnols de la guerre civile, sont aussi imprimées sur papier glacé.
Faits politiques, sociaux, économiques, militaires et religieux en tout genre ont émaillé l’Espagne de la déclaration de la République en 1931 à la disparition du dictateur Franco le 20 novembre 1975. Un pan de l’Histoire que Patrick Lluís a fait sien, lui le descendant de réfugiés. Ainsi, depuis des années, il collecte avec minutie tout manuscrit, acte, archive ou photographie dénichés chez les particuliers, sur internet, chez les marchands, à Barcelone ou même Paris.
« Ce travail de mémoire, je l’ai réalisé à des fins personnelles, d’abord, pour analyser le traumatisme. Puis, j’ai pris conscience que dans certains livres d’histoire, la République espagnole, la guerre civile, la Retirada, le Franquisme étaient quasiment passés sous silence. Je me devais d’exposer mes recherches au grand public », consent Patrick Lluís féru d’histoire tout comme son épouse Elena Gual quil’accompagne dans ses démarches. Pas moins de 2000 documents, fruits de leurs trouvailles, sont affichés et révélés pour l’occasion.
Le couple à la tête de l’exposition a une ambition : « Dévoiler la globalité de l’histoire. » Dans ce sens, il fait la lumière sur des iconographies réalisées pendant la guerre par les anarchistes, les communistes, les syndicalistes, les associations, les franquistes, les groupes royalistes et ceux d’extrême droite. « Sans distinction. » Même la propagande internationale trouve sa place. Des témoignages et des photographies sont consacrés à la Retirada, des journaux de 1975 reviennent sur la mort de Franco.
Parmi les trouvailles de Patrick Lluís figurent un laisser-passer signé de la main de Léon Blum, des tracts communistes édités clandestinement à Madrid dans les années 1940, des écrits de réfugiés du camp d’Argelès, des rapports de 1946 des services secrets français à Madrid envoyés à Paris et relatant la mise en place du régime franquiste.

Franco la muerte : 20 nouvelles contre l’oubli

Quarante ans après la mort de Franco, si le temps a passé, la détestation est intacte. Elle a inspiré « Franco la muerte », un ouvrage qui regroupe 20 nouvelles inédites écrites par des snipers de la plume qui visent juste, et sur tous les tons : drôle, cocasse, grave, ironique, coléreux… Chaque mercredi l’humanite.fr vous en propose un extrait différent.

–  Novembre 1975, le Caudillo meurt de sa belle mort. Dans son lit, en toute impunité !

–  Janvier 2015, l’idée jaillit de célébrer l’anniversaire de Franco de porc, pour les 40 ans de sa mort. Franco, les garrots, les fachos, les bigots, les toubibs, les courtisans, les cocos, les anars, les Basques : vingt auteur(e)s entament ici la grande parade des règlements de compte. A la lecture du recueil « Franco la muerte » on se dit que l’affaire n’est pas soldée. D’autant que l’Ogre a fait des petits, beaucoup de petits…

http://www.editions-arcane17.net

Sortie en librairie : Jeudi 27 août
Prix : 21.00€
SOURCE : « Franco la muerte » : 20 nouvelles contre l’oubli | L’Humanité

Association www.24-aout-1944 : les antifascistes espagnols à Mauthausen

Cette association a pour but de faire connaître et de cultiver la mémoire historique (écrite, enregistrée, iconographique, artistique, etc.) de la Libération de Paris en 1944 en liant cette célébration à la participation des antifascistes espagnols de la 2e DB, en exposant toutes les facettes de cette lutte commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, et continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique, et plus particulièrement dans les maquis en France. Pour beaucoup de femmes et d’hommes, elle se prolongea dans le combat contre le franquisme, jusque dans les années 60.

Vous trouverez ci-après le lien vers un article paru sur le site de l’association, qui concerne les espagnols à Mauthausen :

http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/plaquette_mauthausen_web.pdf

 

 

Aux espagnols exilés – Version traduite en Français

Mensonges ….

Après leur entrée en France essentiellement en février 1939 (la « retirada ») et leur internement dans les différents camps installés à la hâte notamment sur les plages du Roussillon, les exilés républicains espagnols (environ 500 000) seront dispersés dans plus de 70 départements français.

L’arrivée d’autres réfugiés courant 1939 est telle que l’administration française poursuit la dispersion des Espagnols et les pousse au maximum à rentrer en Espagne.

En parallèle, des lettres de propagande de I ’Ambassade d’Espagne en France sont distribuées à cet effet. Franco promet d’accueillir sans poursuite les exilés.

C’est une traduction de ces lettres que nous publions aujourd’hui (cliquer sur le lien ci-dessus et utiliser le zoom pour une meilleure lecture).

Ceux qui retourneront en Espagne seront aussitôt internés dans les geôles du Caudillo. La répression sera féroce. Des milliers de prisonniers seront affectés à la construction de « La valle de los caidos » auprès de I ’Escorial. Ce chantier souterrain gigantesque (cathédrale taillée dans le roc) est un bagne terrible. Beaucoup de prisonniers mourront d’épuisement. FRANCO, à sa demande, y sera enterré en 1975.

Liens aux bases récapitutalives d’articles sur la Guerre Civile espagnole et la Mémoire des journaux espagnols « El País » et « Público »

Trouver ci-joint  les liens aux bases récapitulatives d’articles sur la Guerre civile espagnole, l’après-guerre et la Mémoire apparus dans les journaux « El País » et « Público » ( mis à jour de façon automatique par les journaux concernés). Il y a des récits personnels, biographiques, les avis des historiens sur les sujets, des actualités, la recherche des victimes des fusillades de la répression…. En plus, sur la base de données de « Público » on peut accéder au sommaire que le juge Baltasar Garzón a instruit contre le régime franquiste. Tous les articles sont en espagnol.

http://elpais.com/tag/guerra_civil_espanola/a/196

http://especiales.publico.es/es/memoria-publica/documentacion.php  (cliquer sur Actualidad pour lire les articles)

 

Bonne lecture!

Les massacres oubliés de la guerre d’Espagne : « La carretera de la muerte »

Une information de Dolorès : conférences-débats le 25 avril 2015 à Toulouse.

Du 8 au 12 Février 1937 un massacre essentiellement de civils femmes, enfants, blessés et vieillards eut lieu sur la route qui menait de pauvres gens fuyant la répression franquiste  de Malaga à Almeria, route qui fut alors baptisée Carretera de la muerte. Tragique destin pour ces républicains espagnols désarmés qui, poursuivis par les unités de Queipo de Llano, le boucher de Séville puis de Malaga, seront bombardés par l’aviation et les navires des pays de l’axe. Les haines fascistes se déchaînant, bien qu’il y ait eu beaucoup plus de morts qu’à Badajoz ou qu’à Guernika ce massacre est à peine connu tant en France qu’en Espagne.

Espagne 36-39 les massacres oubliés

La Nueve le 21 avril à Tours

Le 24 août 1944, 150 soldats, républicains espagnols, de la France libre entraient dans Paris occupé, avec la 9ème compagnie de la 2ème Division Blindée de l’armée du Général Leclerc. Les blindés s’appelaient Guernica, Guadalajara, Ebro, Don Quichotte, Teruel…
Nous allons honorer le 21 avril prochain ces héros oubliés de la Nueve dans une rencontre avec Evelyn Mesquida. Elle dédicacera son livre qui sera en vente ce soir là.

Sur le site 24 août 1944 de nombeux articles vous informent sur cette période.

http://www.24-aout-1944.org/-Articles-presse-

Je vous invite aussi à regarder avec attention le documentaire « La Nueve ou les oubliés de la victoire » qui retrace à travers des témoignages émouvants ce grand moment de notre Histoire.

L’association Retirada 37 a été créée pour faire vivre l’action de ces républicains espagnols exilés en France : combattants de la Nueve et aussi les nombreux résistants espagnols en France qui ont combattu pour la Libération de notre pays.

La bête immonde ressurgit aujourd’hui en Europe, en France sous des formes qui se voudraient plus « civilisées ». Nous avons le devoir de les dénoncer, de les combattre avec la même force. Les républicains espagnols, mais aussi les Brigades Internationales nous ont appris que la lutte contre le fascisme, contre la barbarie nazie est universelle. A nous de perpétuer ces valeurs, ces mémoires.

NO PASARAN !