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A lire ou à relire : « Révolution et contre révolution en Catalogne, 1936-1937 » de Carlos SEMPRUN MAURA

Présentation1 revolution et contre revLa guerre d’Espagne n’a pas été seulement une terrible guerre civile.

En effet, une tentative de révolution sociale avait vu le jour quelque temps auparavant dans diverses régions d’Espagne et s’est poursuivi pendant la guerre civile.

L’ouvrage « Révolution et contre révolution en Catalogne (1936-1937) » de Carlos SEMPRUN MAURA retrace de façon très détaillée cette tentative en Catalogne et en Aragon.

Il s’appuie notamment sur les écrits, règlements, tracts, lois, déclarations, … des différentes parties antifranquistes (gouvernement républicain légal, staliniens, communistes modérés, socialistes et surtout les mouvements libertaires, acteurs majeurs de cette tentative).

On trouvera sur la deuxième photo jointe à l’article un résumé du sujet du livre (double click pour l’agrandir).

Le livre est passionnant mais le nombre de documents à caractère plus ou moins administratifs rapportés et commentés peut rebuter certains lecteurs.

J’ai noté quelques points qui ont particulièrement attiré mon intérêt :

  • L’étendue des collectivisations et de l’autogestion agricoles et industrielles mises en place dans le cadre de cette tentative de révolution sociale, collectivisations qui ont perduré longtemps en Aragon.
  • La suppression par les anarchistes et leurs milices des anciennes hiérarchies et bureaucratie existantes, afin de mettre en place les leurs non moins pesantes.
  • L’opposition, jusqu’au divorce, au sein des mouvements libertaires, des militants de base et des dirigeants compromis avec les autres parties.
  • Les alliances « contre nature », notamment entre les républicains de la Généralité catalane (le gouvernement légal) et les communistes staliniens dans le but de détruire cette tentative libertaire, y compris avec une terrible violence.

Nous savions depuis longtemps qu’au sein de la guerre civile, une autre guerre fratricide avait eu lieu. Mais la description détaillée de cette période désastreuse inspire consternation et m’interroge : comment les « Républicains » auraient-ils pu gagner …

L’auteur est Carlos SEMPRUN MAURA, frère de l’écrivain Jorge SEMPRUN.

A la lecture du livre, on devine ses sympathies libertaires.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Sempr%C3%BAn_Maura

A noter que le livre a été imprimé par l’imprimerie tourangelle MAME en 1974.

 

Rencontres au détour des vacances…

Au cours de nos pérégrinations ornithologiques, dans les P.O.
(Pyrénées Orientales),nous avons découvert ,au bout d’un chemin
inextricable,d’un petit village de montagne catalane :PY (réserve naturelle),
une plaque commémorative de la retirada (voir pièce jointe ).
Ce qui semble banal ,au premier abord,dans ce département qui reçut plusieurs
centaines de milliers de réfugiés, l’ait beaucoup moins, quand comme nous, avons pu le
constater physiquement, la route empruntée n’était pas la plus naturelle et la plus facile.
-La vallée de la Rotja est très escarpée,avec peu de sentiers ou sentes naturelles dessinées
( peu d’élevage et estives).
-La frontière suit des sommets de plus de 2000m qui forment une barrière très difficile à franchir
-Il est certain qu’au mois de février 1939,cette « route » était fortement enneigée.
Alors pourquoi avoir choisi cet itinéraire ?
Était ce un choix ,ou se sont ils perdu ?
Avaient-ils des contacts avec les catalans du village de Py ou de Mantet ?
Pensaient-ils,que l’accueil français serait meilleur ici que sur les grands passages?
Je crois savoir que la route de Mollo était la dernière à être contrôlée par les fascistes,
ces réfugiés faisaient -ils parti des dernières vagues ?
Qui étaient-ils ?

J’imagine mal des femmes , enfants, vieillards résister à une telle marche!
Que sont ils devenu ?

Quelle est leur histoire ?
Visiblement à PY leur mémoire a perduré,mais en interrogeant un garde de la maison de la nature,
il m’indiqua sans trop de précision, que certains s’étaient établis dans l’arrière pays
(j’ai grand peine à imaginer plus arrière pays que cette vallée ) ou ont étés dirigés vers
Rivesaltes…..Bref rien de bien probant .
Étant seulement de passage, je n’ai pu continuer mes investigations plus loin, auprès du maire,
des résidents etc…..ces questions resteront pour l’instant sans réponse.
Je souhaitais seulement vous faire partager ma stupéfaction devant les conditions extrêmes de
cet « exode ».
Salut et fraternité
Bruno N.

Une Exposition de la part de Georges

EXTRAIT DE « L’INDEPENDANT » DU 31/07/2015
Pyrénées Orientales : PRATS DE MOLLO – LA PRESTE
Une riche exposition de plusieurs milliers de documents retrace l’histoire de l’Espagne de 1931 à 1975.

L’école primaire de Prats héberge jusqu’au 23 août une exposition sur la guerre civile espagnole et la Retirada.
Le temps s’égrène et les plaies de la guerre civile d’Espagne (1936-1939) peinent encore à cicatriser. Le traumatisme de l’effroi répandu dans une péninsule ibérique divisée en deux et du déchirement lancinant de milliers de familles espagnoles s’éveille en sursaut à chaque découverte d’une nouvelle archive iconographique. Outre la douleur viscérale toujours vive chez certains, la mémoire de cette époque sombre de l’Europe s’entretient pour l’été à Prats-de-Mollo à travers l’exposition « Llibertat ! ». Des images de la Retirada, l’exode des réfugiés espagnols de la guerre civile, sont aussi imprimées sur papier glacé.
Faits politiques, sociaux, économiques, militaires et religieux en tout genre ont émaillé l’Espagne de la déclaration de la République en 1931 à la disparition du dictateur Franco le 20 novembre 1975. Un pan de l’Histoire que Patrick Lluís a fait sien, lui le descendant de réfugiés. Ainsi, depuis des années, il collecte avec minutie tout manuscrit, acte, archive ou photographie dénichés chez les particuliers, sur internet, chez les marchands, à Barcelone ou même Paris.
« Ce travail de mémoire, je l’ai réalisé à des fins personnelles, d’abord, pour analyser le traumatisme. Puis, j’ai pris conscience que dans certains livres d’histoire, la République espagnole, la guerre civile, la Retirada, le Franquisme étaient quasiment passés sous silence. Je me devais d’exposer mes recherches au grand public », consent Patrick Lluís féru d’histoire tout comme son épouse Elena Gual quil’accompagne dans ses démarches. Pas moins de 2000 documents, fruits de leurs trouvailles, sont affichés et révélés pour l’occasion.
Le couple à la tête de l’exposition a une ambition : « Dévoiler la globalité de l’histoire. » Dans ce sens, il fait la lumière sur des iconographies réalisées pendant la guerre par les anarchistes, les communistes, les syndicalistes, les associations, les franquistes, les groupes royalistes et ceux d’extrême droite. « Sans distinction. » Même la propagande internationale trouve sa place. Des témoignages et des photographies sont consacrés à la Retirada, des journaux de 1975 reviennent sur la mort de Franco.
Parmi les trouvailles de Patrick Lluís figurent un laisser-passer signé de la main de Léon Blum, des tracts communistes édités clandestinement à Madrid dans les années 1940, des écrits de réfugiés du camp d’Argelès, des rapports de 1946 des services secrets français à Madrid envoyés à Paris et relatant la mise en place du régime franquiste.

Un petit mot de Jose Manuel depuis Viznar, lors de l’hommage à Federico Garcia Lorca

 » Bonjour les ami(e)s de la Retirada 37,

juste un petit salut amical pour vous dire que j’ai beaucoup pensé à vous tous hier soir dans le Parc Federico Garcia Lorca à Viznar au cours de l’hommage qui lui était rendu

(à lui et à tous les « desaparecidos ») pour le 79 anniversaire de son assassinat.

Des prises de paroles très fortes et un récital vibrant et sobre de Soléa Morente (une des filles du grand Enrique) tout près des centaines de corps toujours enfouis dans ses montes

près de Granada. Il a beaucoup été question, bien sûr, de tout ce qui nous unit.

Un abrazo a todos y a todas.

José Manuel Cano Lopez  »

Un article dans la presse locale de Grenade

Lorca cede el protagonismo a las víctimas del franquismo
Soleá Morente / González Molero
Cerca de un millar de personas han participado de este homenaje organizado por el gobierno de la Diputación de Granada
 María Ruiz (EFE) | ALFACAR
18 agosto 2015 00:36
Soleá Morente, hija del cantaor Enrique Morente, ha prestado su voz a los versos del poeta García Lorca para conmemorar el 79 aniversario de su asesinato en un acto que ha cedido el protagonismo a los otros Lorca de la guerra civil, el resto de represaliados que « morirán dos veces si les olvidamos ».
El parque Federico García Lorca de Alfacar (Granada), ubicado en el entorno en el que murió el poeta, ha servido de escenario para recordar el 79 aniversario de su asesinato en un emotivo acto que ha rememorado el Camino del Obispo, el que recorrieron miles de víctimas entre este paraje y el municipio vecino de Víznar.
El acto ha comenzado con una ofrenda floral junto al monolito que recuerda al autor de Yerma, en el que los ramos de rosas de diferentes cargos públicos se han sumado a los claveles anónimos que han dejado como cada año vecinos del municipio y familiares de los represaliados.
Antes del inicio del acto, los asistentes han guardado un minuto de silencio como muestra de repulsa por la muerte de una vecina de Armilla (Granada), que ha sido asesinada esta mañana por su marido de dos hachazos. La diputada provincial de Memoria Democrática y alcaldesa de Alfacar, Fátima Gómez, ha resaltado el papel de las asociaciones memorialistas durante los años « en los que no estábamos las administraciones » y el empeño en alentar y acompañar a las familias de las víctimas en su búsqueda de la verdad.
La magia de las noches granadinas que relató el poeta ha impregnado el parque de Alfacar, rodeado de cipreses, poemas y pinares, en una nueva edición del ‘Federico Vive’ que este año ha tenido la voz de Soleá Morente, hija del cantaor Enrique Morente, como hilo conductor del recuerdo a García Lorca.
Cerca de un millar de personas han participado de este homenaje organizado por el gobierno socialista de la Diputación de Granada que ha recuperado el espíritu de sus inicios en 1986. Familiares de víctimas y asociaciones memorialistas han recordado a García Lorca y a los que no fueron tan conocidos como el dramaturgo, a los que se lloró en silencio en los parajes cercanos al parque en un « luto suspendido », según el manifiesto redactado por las asociaciones memorialistas.
En nombre de las familias de las víctimas ha hablado Pepa Miranda, nieta y biznieta de represaliados, que ha recordado al « Lorca hombre, el que sufrió con un dolor que le igualaba al resto de las víctimas » en un acto que ha pedido recordarlos a todos « porque morirán dos veces si los olvidamos ».
Soleá Morente, hija del cantaor Enrique Morente, ha cantado acompañada al piano por J.J. Machuca obras de García Lorca como las versiones de « Doña Rosita la soltera », « Leyenda del Tiempo » y « Nana » de Yerma, a las que ha sumado obras de su padre incluidas en el disco « Omega ».
Varias personas han asistido a la conmemoración del aniversario con banderas republicanas, aunque no se han repetido las críticas de de ediciones anteriores del ‘Federico Vive’.
Este 79 aniversario del asesinato de Federico García Lorca se conmemora aun con la incógnita sobre el lugar en el que reposan sus restos, que la Junta de Andalucía buscó sin éxito en 2009 cerca del parque en el que han vuelto a resonar sus versos.
Mientras, la asociación cultural « Regreso con honor », que ha asumido la continuidad del proyecto de búsqueda de fosas comunes de la Guerra Civil en los terrenos de Alfaca, espera el permiso de la Junta para continuar los trabajos de campo con financiación propia.

Cipriano Mera : Un homme au cœur de la révolution et de la guerre d’Espagne

meraTrès beau témoignage sur le parcours atypique d’un militant anarchiste espagnol devenu, par obligation et non par principe, l’un des généraux les plus célèbres (mais oublié aujourd’hui…) de la Guerre d’Espagne.

Une analyse des forces et des faiblesses du camp républicain, profondément divisé entre soldats de métiers fidèles à la république, miliciens anarchistes de la CNT, communistes du 5e régiment, etc.

A lire absolument…

(22 euros,  COMMANDE à renvoyer à : Le Coquelicot / BP 74078 / 31029 Toulouse cedex, chèques à l’ordre de : Le Coquelicot)

Buenacasa venait en train chercher les armes à St-Pierre-les-Corps…

Témoignage d’Engracia  Galván, épouse Cherpeau,  sur son père,  Florentino Galván. ( Après avoir habité longtemps, avec son mari, à Saint-Pierre-des-Corps, elle demeure désormais à La Riche ).

Son père était en relation régulière avec Emilio Marco Pérez, qui à la Libération, en tant que membre des FFI, put faire du troc (alcool contre armes) avec les soldats américains à Tours.

Buenacasa  ,  guérilleros des Pyrénées que connaissait Galván, venait en train chercher les armes à St-Pierre-les-Corps pour les ramener sur Toulouse et de là en Espagne.

6-3

Voir l’article complet ci-dessous :

http://gimenologues.org/spip.php?article375#nh2-60

 

Liens aux bases récapitutalives d’articles sur la Guerre Civile espagnole et la Mémoire des journaux espagnols « El País » et « Público »

Trouver ci-joint  les liens aux bases récapitulatives d’articles sur la Guerre civile espagnole, l’après-guerre et la Mémoire apparus dans les journaux « El País » et « Público » ( mis à jour de façon automatique par les journaux concernés). Il y a des récits personnels, biographiques, les avis des historiens sur les sujets, des actualités, la recherche des victimes des fusillades de la répression…. En plus, sur la base de données de « Público » on peut accéder au sommaire que le juge Baltasar Garzón a instruit contre le régime franquiste. Tous les articles sont en espagnol.

http://elpais.com/tag/guerra_civil_espanola/a/196

http://especiales.publico.es/es/memoria-publica/documentacion.php  (cliquer sur Actualidad pour lire les articles)

 

Bonne lecture!

Mémoires d’un homme d’action

Juan_García_OliverJUAN GARCIA OLIVER : L’écho des pas
Enfin traduit en français, le livre/épopée des mémoires de Juan Garcia Oliver
640 pages – 25 €

L’écho des pas est resté jusqu’à ce jour inédit en français. A sa parution originale en espagnol en 1978, « le pavé de Garcia Oliver -650 pages- y produisit quelques effets, dont l’irritation ne fut pas le moindre. C’est que le bonhomme avait l’avantage d’exaspérer d’abord les siens, et ce depuis longtemps » comme l’écrit Freddy Gomez qui signe la préface de cette édition française.
Quand il proposa au Plenum du 23 juillet 1936 que la CNT prenne tout le pouvoir en Catalogne, Garcia Oliver ne fut pas suivi. Seul le canton du Bas Llobregat vota pour sa proposition. C’est le ralliement à l’idéologie de front républicain qui prévalut…
Pour Garcia Oliver, tout s’est joué ce 23 juillet. « Je n’en revenais pas. C’était le Plénum de fédérations locales et cantonales le plus insolite. Des délégués convoqués dans l’urgence et ignorant ce dont on allait parler dans cette assemblée, venaient d’adopter des positions qui jetaient par terre tous les accords fondamentaux de la CNT ignorant les aspects les plus élémentaires de son histoire d’organisation fortement influencée par le radicalisme anarchiste (…) écrit-il .
Le témoignage de celui qui fut, depuis 1919, un des hommes clé de la CNT, tour à tour garçon de café, organisateur de syndicats, homme d’action revolver au poing et… ministre de la justice est incontournable(…)

commander
 
Il s’agit des mémoires parues en 1978, inédites en Français de celui qui « n’a pas voulu occulter tout ce qui jusqu’alors avait été censuré même par les propres anarchistes ou traité de façon obscure dans l’histoire de la CNT. En définitive, il ne se tait pas pour critiquer les mythes et les martyrs de l’anarchisme. »

(extrait de Solidaridad Obrera n° spécial 2007)