Cipriano Mera : Un homme au cœur de la révolution et de la guerre d’Espagne

meraTrès beau témoignage sur le parcours atypique d’un militant anarchiste espagnol devenu, par obligation et non par principe, l’un des généraux les plus célèbres (mais oublié aujourd’hui…) de la Guerre d’Espagne.

Une analyse des forces et des faiblesses du camp républicain, profondément divisé entre soldats de métiers fidèles à la république, miliciens anarchistes de la CNT, communistes du 5e régiment, etc.

A lire absolument…

(22 euros,  COMMANDE à renvoyer à : Le Coquelicot / BP 74078 / 31029 Toulouse cedex, chèques à l’ordre de : Le Coquelicot)

Buenacasa venait en train chercher les armes à St-Pierre-les-Corps…

Témoignage d’Engracia  Galván, épouse Cherpeau,  sur son père,  Florentino Galván. ( Après avoir habité longtemps, avec son mari, à Saint-Pierre-des-Corps, elle demeure désormais à La Riche ).

Son père était en relation régulière avec Emilio Marco Pérez, qui à la Libération, en tant que membre des FFI, put faire du troc (alcool contre armes) avec les soldats américains à Tours.

Buenacasa  ,  guérilleros des Pyrénées que connaissait Galván, venait en train chercher les armes à St-Pierre-les-Corps pour les ramener sur Toulouse et de là en Espagne.

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Voir l’article complet ci-dessous :

http://gimenologues.org/spip.php?article375#nh2-60

 

 » Viva la Quinta Brigada ! « 

Lors de la guerre civile espagnole, de 1936 à 1938, Les Brigades Internationales étaient composées de volontaires venus spontanément de 53 pays différents… Pour défendre la liberté aux côtés des républicains espagnols et et combattre le régime fasciste de Franco… La XVème Brigade Internationale, rassemblée à Albacète en 1937, était une unité mixte qui comprenait des antifascistes Américains, Balkans, Anglais, Irlandais, Belges & Français…  » Viva la Quinta Brigada !  » était leur chant.

 

Association www.24-aout-1944 : les antifascistes espagnols à Mauthausen

Cette association a pour but de faire connaître et de cultiver la mémoire historique (écrite, enregistrée, iconographique, artistique, etc.) de la Libération de Paris en 1944 en liant cette célébration à la participation des antifascistes espagnols de la 2e DB, en exposant toutes les facettes de cette lutte commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, et continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique, et plus particulièrement dans les maquis en France. Pour beaucoup de femmes et d’hommes, elle se prolongea dans le combat contre le franquisme, jusque dans les années 60.

Vous trouverez ci-après le lien vers un article paru sur le site de l’association, qui concerne les espagnols à Mauthausen :

http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/plaquette_mauthausen_web.pdf

 

 

RETIRADA37 soutient la Cie CANO LOPEZ

La Compagnie Cano Lopez a été créée en 1986 et est installée au Château du Plessis, propriété de la ville de Tours, à La Riche depuis 1998. Ce site est un lieu culturel pluridisciplinaire de grande qualité où se sont déroulées de nombreuses manifestations regroupant musiciens, comédiens, danseurs, plasticiens, auteurs en résidence et stagiaires en formation (en 2015 : 135 artistes en résidence, 900 stagiaires issus de différents milieux). Comme le dit José Manuel Cano Lopez « Son projet s’inscrit plus que jamais dans la vie de la Cité, avec la volonté permanente de nourrir le dialogue entre les créateurs et les publics »
Les différentes baisses de subvention depuis le désengagement de l’Etat en 2008, puis des collectivités locales et celle de la Ville de Tours depuis 2014 avec moins 52% mettent en danger l’existence même de la Compagnie.
En décidant unilatéralement le départ de la Compagnie du Plessis au 1er janvier 2016 la municipalité de Tours veut sa disparition.
Un dialogue doit s’ouvrir pour revoir le montant des subventions et maintenir l’activité au Plessis-théatre Gabriel Monnet. Voici notre appel pour le soutien à la Compagnie Cano Lopez

Communiqué de l’association RETIRADA 37

  Le CA de l’association Retirada 37, dont le but est de faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains espagnols exilés, a décidé unanimement le jeudi 4 juin 2015 d’adhérer au Comité de soutien du Plessis-Théâtre Gabriel Monnet.
  L’association Retirada 37 a trouvé auprès de la Compagnie soutien et coopération pour construire un événement artistique, mémoriel et convivial le 20 novembre 2015 afin de commémorer le 40ème anniversaire de la fin du dictateur Franco et l’espoir pour de nombreux Républicains espagnols exilés d’un retour à la démocratie.
  Retirada 37 compte parmi ses valeurs celles de l’éducation populaire, de la démocratie culturelle, de la promotion des découvertes artistiques, du partage, de l’accueil qui sont également celles de la Compagnie José Manuel Cano Lopez.
  Le CA de Retirada 37 estime donc nécessaire de reconsidérer la baisse de subvention et de maintenir au Plessis le projet de la Compagnie, dans ce lieu où elle a su unir ses valeurs, ses créations, ses multiples actions artistiques et l’âme de ce lieu qu’elle a d’ailleurs aidé à sauvegarder.
 

Aux espagnols exilés – Version traduite en Français

Mensonges ….

Après leur entrée en France essentiellement en février 1939 (la « retirada ») et leur internement dans les différents camps installés à la hâte notamment sur les plages du Roussillon, les exilés républicains espagnols (environ 500 000) seront dispersés dans plus de 70 départements français.

L’arrivée d’autres réfugiés courant 1939 est telle que l’administration française poursuit la dispersion des Espagnols et les pousse au maximum à rentrer en Espagne.

En parallèle, des lettres de propagande de I ’Ambassade d’Espagne en France sont distribuées à cet effet. Franco promet d’accueillir sans poursuite les exilés.

C’est une traduction de ces lettres que nous publions aujourd’hui (cliquer sur le lien ci-dessus et utiliser le zoom pour une meilleure lecture).

Ceux qui retourneront en Espagne seront aussitôt internés dans les geôles du Caudillo. La répression sera féroce. Des milliers de prisonniers seront affectés à la construction de « La valle de los caidos » auprès de I ’Escorial. Ce chantier souterrain gigantesque (cathédrale taillée dans le roc) est un bagne terrible. Beaucoup de prisonniers mourront d’épuisement. FRANCO, à sa demande, y sera enterré en 1975.

« L’Estaca », un hymne à la liberté…

L’Estaca, une chanson symbole de la lutte anti Franquiste, n’est ni plus ni moins qu’une métaphore, un code que le public décrypte évidemment rapidement et auquel il s’identifie. La chanson sonne clairement comme un chant de résistance au fascisme en même temps qu’un chant d’espoir et une invitation à ne jamais cesser de lutter contre le pouvoir autoritaire car le temps peut remplacer la force quand celle-ci fait défaut. Au bout d’un an, cette chanson est censurée par Franco et interdite. Une décision qui intervient trop tard tant les paroles et la mélodie qui l’accompagne sont connues de tous. A aucun moment Lluis Llach ne reculera devant la pression et les menaces. Pour ne pas se mettre en danger, il lui arrive de jouer les notes sans paroles et de laisser à son public la liberté d’entonner le texte. En 1970, Llach se produit ainsi au Théâtre espagnol de Madrid. Sa popularité naissante lui attire les foudres du pouvoir et tous les textes interprétés en public doivent préalablement être soumis à la censure. Au garde à vous devant son micro, il explique alors la situation pendant que son pianiste continue à jouer le refrain de l’Estaca. Trois mille personnes se mettent à chanter. Lui reste muet…

Une version chantée par Luis Llach, en Catalan, en 1976 :

Une version en Français par Marc Robine :

Une version avec Serge Utgé-Royo, Marc Robine, Christiane Stefanski, Marek Mogilewicz au Festival de Barjac 2001 :

Une version étonnante d’actualité  par Emel Mathlouthi qui fut un des airs de la révolution de Tunisie de janvier 2011 :

( En septembre 2012, juste retour des choses, la chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi interprète Dima dima de Yasser Jradi en public à Barcelone, sur les terres où Lluís Llach composa l’Estaca 44 ans plus tôt. Malheureusement, le son de cet enregistrement direct n’est pas excellent. Toutefois, l’émotion du chant et des symboles font plus que pallier à la mauvaise qualité auditive ).

 

Paroles et traduction de «L’estaca» (Du Catalan au français)

L’estaca (Le Pieu (1))

L’avi Siset em parlava
Grand-père Siset me parlait ainsi
De bon mati al portal
De bon matin sous le porche
Mentre el sol esperavem
Tandis qu’en attendant le soleil
I els carros veiem passar
Nous regardions passer les charettes

Siset, que no veus l’estaca
Siset, ne vois-tu pas le pieu
On estem tots lligats ?
Où nous sommes tous attachés ?
Si no podem desfer-nos-en
Si nous ne pouvons nous en défaire
Mai no podrem caminar !
Jamais nous ne pourrons nous échapper !

[Refrany]
[Refrain]
Si estirem tots, ella caurà
Si nous tirons tous, il tombera
I molt de temps no pot durar
Cela ne peut durer plus longtemps
Segur que tomba, tomba, tomba
C’est sûr il tombera, tombera, tombera
Ben corcada deu ser ja.
Bien vermoulu il doît être déjà.
Si tu l’estires fort per acqui
Si tu le tires fort par ici
I jo l’estiro fort per alla
Et que je le tire fort par là
Segur que tomba, tomba, tomba,
C’est sûr, il tombera, tombera, tombera,
I ens podrem alliberar.
Et nous pourrons nous libérer.

Pero Siset fa molt temps ja
Mais Siset, ça fait déjà bien longtemps
Les mans se’m van escorxant !
Mes mains à vif sont écorchées !
I quan la força se me’n va
Et alors que les forces me quittent
Ella és més ample i més gran.
Il est plus large et plus haut.

Ben cert sé que està podrida,
Bien sûr, je sais qu’il est pourri,
Pero és que, Siset, costa tant !
Mais, aussi, Siset, il est si lourd !
Que a cops la força m’oblida
Que parfois les forcent me manquent
Tornem a dir el teu cant :
Reprenons donc ton chant :

[Refrany]
[Refrain]

L’avi Siset ja no diu res
Grand-père Siset ne dit plus rien
Mal vent que se’l va emportar
Un mauvais vent l’a emporté
Ell qui sap cap a quin indret
Lui seul sait vers quel lieu
I jo a sota el portal
Et moi, je reste sous le porche

I quan passem els nous vailets
Et quand passent d’autres gens
Estiro el col per cantar
Je lève la tête pour chanter
El darrer cant d’en Siset,
Le dernier chant de Siset,
Lo darrer que em va ensenyar
Le dernier qu’il m’a appris :

[Refrany] (x2)
[Refrain] (x2)

En Espagnol :

El viejo Siset me hablaba
al amanecer, en el portal,
mientras esperábamos
la salida del sol
y veíamos pasar los carros.

Siset: ¿No ves la estaca
a la que estamos todos atados?
Si no conseguimos
liberarnos de ella
nunca podremos andar.

Si tiramos fuerte, la haremos caer.
Ya no puede durar mucho tiempo.
Seguro que cae, cae, cae,
pues debe estar ya bien podrida.

Si yo tiro fuerte por aquí,
y tú tiras fuerte por allí,
seguro que cae, cae, cae,
y podremos liberarnos.

¡ Pero, ha pasado tanto tiempo así !
Las manos se me están desollando,
y en cuanto abandono un instante,
se hace más gruesa y más grande.

Ya sé que está podrida,
pero es que, Siset, pesa tanto,
que a veces me abandonan
las fuerzas.
Repíteme tu canción.

Si tiramos fuerte …

Si yo tiro fuerte por aquí …

El viejo Siset ya no dice nada;
se lo llevó un mal viento.
– él sabe hacia donde -,
mientras yo continúo
bajo el portal.

Y cuando pasan
los nuevos muchachos,
alzo la voz para cantar
el último canto
que él me enseñó.

Si tiramos fuerte …

Si yo tiro fuerte por aquí,
y tú tiras fuerte por allí,
seguro que cae, cae, cae,
y podremos liberarnos

Rencontre-débat du mardi 21 avril avec Evelyn MESQUIDA sur La Nueve.

Une soirée réussie, instructive et conviviale.

La rencontre débat du 21 avril 2015, à 18h aux Halles de Tours, était la première activité publique organisée par notre association depuis sa création en décembre 2014.

Environ 80 personnes ont assisté à cette soirée où l’invitée était Evelyn MESQUIDA journaliste espagnole et écrivain, auteure du livre « La Nueve », cette compagnie de soldats républicains espagnols, de la division Leclerc, qui sont entrés les premiers à Paris pour libérer la capitale le 24 aout 1944.

Luis a d’abord présenté notre association, la genèse de sa création, ses futurs projets et invité les nouveaux participants intéressés à adhérer.

Evelyn a ensuite présenté et fait une synthèse de son livre qu’elle a été amenée à écrire presque par hasard puisque c’est en travaillant en 1998 sur les camps de réfugiés du littoral qu’un espagnol lui a montré une photo de La Nueve dont elle ignorait l’existence, comme beaucoup, car oubliés par l’histoire officielle.

Elle a alors décidé d’écrire l’histoire des hommes qui constituaient cette compagnie si particulière, ces anciens combattants de la République espagnole issus notamment des mouvements libertaires et des diverses tendances combattant le fascisme.

Elle a réussi à retrouver neuf anciens de La Nueve qui ont survécu et dont elle a recueilli les témoignages.

Elle évoque également les principaux acteurs français de cette période, dont le général de Gaulle, le général Leclerc et le capitaine Dronne qui commandait cette compagnie.

Elle développe en particulier l’étonnant respect réciproque que partageaient ces hommes et le général Leclerc (Philippe de Hauteclocque de son vrai nom), grand aristocrate français.

Les participants ont pu ensuite échanger avec Evelyn. Plusieurs questions ont porté sur le contexte de l’époque de la libération et des années « gaullistes » qui ont suivi, durant lesquelles ces évènements ont été quelque peu « oubliés ».

La soirée s’est terminée par un pot dinatoire de l’amitié, autour de boissons et de plats espagnols préparés par certains participants.

Merci à tous.

Merci à Evelyn MESQUIDA pour sa venue, sa gentillesse et sa présentation très intéressante.

http://www.cherche-midi.com/theme/La_Nueve,_24_aout_1944-Evelyn_MESQUIDA_-9782749120461.html

Faire vivre les mémoires et les valeurs des Républicains espagnols exilés

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